Statistiques relatives à l'industrie canadienne (SIC)
Production manufacturière
Fabrication de boissons et de produits du tabac (SCIAN 312)
Dans cette section vous trouverez de l'information sur les revenus et la
valeur ajoutée générés dans le sous-secteur de la Fabrication de boissons et de produits du tabac (SCIAN
312) au Canada. Cette information permettra de mesurer l'état
de santé du sous-secteur et l'intensité de la fabrication à ce niveau
et de déterminer la part de marché de votre entreprise.
Au départ, nous examinons la production au Canada telle qu'elle est mesurée
d'après la valeur totale des revenus manufacturiers de l'industrie, qui est
essentiellement la valeur des biens produits par ses établissements, y compris
le travail exécuté sur mesure et la réparation, ainsi que les biens fabriqués
sous contrat. Leur valeur est exprimée en dollars canadiens courants.
Valeur de la production : 2000-2009
Revenus manufacturiers et valeur manufacturière ajoutée
Fabrication de boissons et de produits du tabac (SCIAN 312)
La valeur des revenus manufacturiers pour le sous-secteur de la Fabrication de boissons et de produits du tabac
a resté plus ou moins stable avec un taux de croissance de 0,0 % par année en moyenne durant 2000-2009,
passant de 11,6 milliards $ en 2000 à 11,6 milliards $
en 2009. Entre 2008 et 2009, la valeur des revenus manufacturiers
a augmenté de 3,1 %.
En comparaison, les revenus manufacturiers dans le secteur de la Fabrication
a diminué de 1,3 % en moyenne entre 2000 et 2009,
et a diminué de 16,3 % dans la dernière année.
La valeur manufacturière ajoutée dans le sous-secteur a augmenté de
7,2 milliards $ en 2000 à 7,5 milliards $ en 2009,
soit une augmentation annuelle moyenne de 0,4 %. Entre
2008 et 2009, la valeur ajoutée a augmenté de 4,7 %.
La valeur manufacturière ajoutée dans le secteur de la Fabrication dans son
ensemble a connu une diminution annuelle moyenne de
2,4 % entre 2000 et 2009, mais a reculé de
10,9 % entre 2008 et 2009.
Valeur de la production manufacturière : 2000-2009*
Revenus manufacturières et valeur manufacturière ajoutéee
Fabrication de boissons et de produits du tabac (SCIAN 312)
Mesure de la production |
Valeur en milliards de $ |
TCAC** 2000-2009 |
% de variation 2008-2009 |
2000 |
2009 |
|
|
Livraisons
manufacturières |
11,6 |
11,6 |
0,0% |
3,1% |
Valeur
manufacturière ajoutée |
7,2 |
7,5 |
0,4% |
4,7% |
Le changement de la production nationale dans un sous-secteur
dépendra de divers facteurs, tels que l'évolution des marchés d'exportation
internationaux, des tendances relatives à la demande des consommateurs et les
habitudes de consommation, de la concurrence livrée par les importations sur le
marché national, des conditions économiques qui influent sur la production (y
compris le coût de la main-d'œuvre), de la rentabilité et ainsi de suite. Les
changements technologiques peuvent avoir des répercussions sur un secteur
d'activité en influant sur la demande des consommateurs, le coût de la
production et la concurrence au sein de l'industrie.

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Le ratio d'intensité de la fabrication, calculé en divisant la valeur
manufacturière ajoutée par les revenus manufacturiers, donne une idée du degré
de transformation qui se fait au sein d'une industrie et de la proportion de la
valeur ajoutée.
Par exemple, dans le cas des industries où des quantités relativement
importantes de capital et de main-d'œuvre sont appliquées, le ratio de
l'intensité de la fabrication est relativement élevé. Il est relativement
faible lorsqu'il faut moins de capital et de main-d'oeuvre pour obtenir le
produit final.
Ratio de l'intensité manufacturière : 2000-2009
Fabrication de boissons et de produits du tabac (SCIAN 312)
Comparaison au secteur de la fabrication
Le ratio de l'intensité manufacturière pour le sous-secteur de la Fabrication de boissons et de produits du tabac
a augmenté de 62,0 en 2000 à 65,0 en 2009. En 2008 le
ratio était 64,0.
Dans le secteur de la Fabrication dans son ensemble, le ratio a diminué de
40,0 à 36,0 entre 2000 et 2009. En 2008 le ratio
était 34,0.

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Les données présentées dans cette section proviennent de l'Enquête annuelle sur les manufactures
et l'exploitation forestière de Statistique Canada et elles s'appliquent à
la période 2000-2009.
En raison des changements méthodologiques apportés à l'Enquête annuelle sur
les manufactures et l'exploitation forestière (et présentés sommairement dans
la section Sources des données de
ce site), le lecteur doit interpréter avec circonspection les tendances
observées dans les données présentées ci-dessous.
Les données contenues dans la section Production des manufactures portent
plus spécialement sur la valeur des produits manufacturés, quelle que soit leur
destination (marchés de la vente en gros et de la vente au détail, marchés
d'exportation ou marchés des intrants destinés à d'autres industries). Elles
n'ont pas pour objet les produits en tant que tels ou les quantités produites,
mais plutôt la valeur monétaire des extrants.
Pour obtenir de l'information sur les intrants manufacturiers, consultez les
sections Coûts de fabrication
et Salaires et traitements de
Statistiques relatives à l'industrie canadienne.

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La valeur ajoutée est une mesure de l'extrant net (c.-à-d. l'extrant brut
moins les intrants correspondant à des achats – comme le coût des matières, des
fournitures, du combustible et de l'électricité) qui a été intégré à la valeur
du produit. Contrairement à la mesure des revenus totales, la valeur ajoutée
donne un aperçu du degré de transformation qui se produit à l'intérieur des
industries.
En bref, la valeur manufacturière ajoutée est égale à la valeur des revenus
manufacturiers plus l'écart net entre la valeur des produits en cours de
fabrication et les produits finis, moins le coût des matières, des fournitures,
du combustible et de l'électricité utilisés.
Le concept de la valeur ajoutée est utilisé pour éviter le double emploi
dans le calcul de la production d'une économie (au moyen du produit intérieur
brut par exemple). Ainsi, la valeur ajoutée de l'industrie des boulangeries de
détail ferait abstraction de la valeur de la farine utilisée pour fabriquer une
miche de pain; elle inclurait seulement la valeur que l'industrie ajoute au
produit en transformant la farine en pain (par exemple, le pétrissage, la
fermentation et la cuisson).