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Archivée - L’innovation et la créativité - Discussion
Commentaires pour la période du 19 au 21 août 2009

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Doc Mart'n [2009-08-21 12:06] Nº du commentaire : 1940

Les créateurs courent après leur argent depuis la nuit des temps, c'est-à -dire bien avant l'avènement d'internet. Le gouvernement devrait voir à tenir en laisse tous les bougons en cravate de l'industrie qui abusent des créateurs depuis toujours. Une fois que je saurai que mon argent va vraiment aux artistes je serai sà»rement plus enclin à accepter des lois sur les droits d'auteurs. Mais comme avec les Grands Organismes Mondiaux de Charité, je suis écoeuré de savoir que pour chaque dollar que je donne, après avoir transigé dans plusieurs poches, seuls quelques sous aboutissent finalement dans la tirelire des gens visés au départ. Des créateurs crève-la-fin, il y en a toujours eu et il n'y en a pas plus aujourd'hui qu'hier. Les échanges internet font surtout mal aux gros bonzes de l'industrie qui l'ont d'ailleurs toujours parasitée. Qu'on se débarasse de ces suceurs de sang afin que les créateurs reçoivent leur juste part.

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Travis Huckell [2009-08-19 16:32] Nº du commentaire : 1849

Significant expansion of moral rights to parallel the French and German systems and to bring Canada in conformity to its Berne Convention obligations on moral rights.

The law should be modernized by fully implementing our Berne Convention obligations as to moral rights. Moral rights in Canada are not as fully implemented as they are in most countries of the European Union. There, moral rights are, generally speaking, inalienable. This gives the author greater creative control over the author's works. In France and Germany, for example, publishers are unable to seek a waiver of moral rights, thus preserving the author's creative interest in keeping the author's work current and meaningful.

Moral rights are not purchasable because they are not property rights. Instead, they are akin to a human right, a personal attribute of the author's personality. In European law, an author can no more sell or waive his or her moral rights as sell the his or her own personality.

In Canada, by contrast, publishers often seek a waiver of moral rights, which is permitted under Canadian law. I am sure that publishers see authors' moral rights as a nuisance since the publishers have to consult with authors if changes are made to a work for which the publisher has purchased copyright.

However, the wisdom of moral rights in the Internet age is apparent. Publishers do not, in fact, protect the currency of published material as well as the original authors do. Publishers operate under a business model where a book is published, and, if fortune smiles upon the work, it may have 2nd or subsequent printings, perhaps a subsequent edition, then possibly a paperback edition but in most cases is remaindered or otherwise forgotten after only a few years. Articles in magazines or journals have an even shorter life span. Of course, publishers believe that electronic editions of magazines and journals (and now books) have the potential for an afterlife of virtual publishing, but only of the costs of acquisition of 'electronic rights' is zero or near to zero. Since the costs of electronic distribution are so low compared to print media, the publishers are in a race to the bottom for the price of such electronic editions. Thus they expect a commensurately low price for the content

Therefore whether in book form, or through electronic editions publishers seek to reduce their acquisition costs.

However all of these commercial motives do not yield potential for currency or creativity. Instead, they yield only stockpiling, a sort of warehousing of knowledge. Worse, there is little incentive on behalf of publishers to keep the stockpile fresh and meaningful. Most will likely languish in some electronic backwater called a server. This is hardly the dynamic creative culture that the Internet promises.

By contrast, however, if authors retained their moral rights and publishers were enjoined from seeking a waiver of same by making moral rights inalienable, it is is likely that authors would keep an active interest in their works' currency and relevancy. This bodes well for a creative and meaningful knowledge economy.

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martin [2009-08-19 13:50] Nº du commentaire : 1836

Il n'y a pas douze sortes de biens : les biens matériels et les biens immatériels.

Pour les biens matériels, c'est réglé… En 10 ans, la moitié des usines du monde ont fermé au profit d'une économie chinoise dont les fondements reposent sur l'argent à tout prix sans la moindre considération pour les mains qui la façonne.

Cette réalité laisse derrière elle des fauchés et des sans abris, au Canada, comme dans la plupart des pays développés. Les médias comme les politiciens vivent de cette traînée de poudre lugubre et inflammable qu'on appelle la crise; l'un par les débats qu'elle suscite, l'autre par les grands titres desquels émanent un réconfort morbide qui nous console… Youpi, le pire est ailleurs!

Mais le pire est à nos portes… Dans 10 ans, la moitié des cerveaux et des mains qui vivent de la production de ces précieux biens immatériels (musiciens, peintres, photographes, cinéastes, scénaristes, écrivains etc, mais aussi journalistes, oui, ceux là même qui vivent des grands titres annonçant leur fin) seront à leurs tours asphyxiés de ne pas avoir été payés pour leur travail.

Que faudra-t-il pour réveiller la conscience et le bon sens des politiciens, que faudra-t-il pour que les médias (particulièrement imprimés), eux mêmes à l'agonie de ne plus recevoir la juste part de leur travail, se réveillent et cessent d'envisager qu'il puisse seulement y avoir un débat autour de la gratuité des biens immatériels…
Que faudra-t-il pour qu'enfin nous décisions collectivement d'apprendre à nos ados que le piratage abusif qu'ils opèrent participe à l'abattage des branches sur lesquels, un jour, ils pourraient vouloir trà´ner.

Avant même de chercher le coupable qui s'enrichit sur le dos des autres, payons pour les vrais raisons pour les biens que nous consommons. Cessons au nom de la liberté (!?) d'autoriser ou de cautionner la consommation de biens sans rétribuer ceux qui les produisent.
Cessons de faire des cas d'école les approches élitistes de Radiohead ou Madonna.

Sans oxygène, un cerveau meurt, point.

Réponse(s)

nebulo [2009-09-05 03:42] Nº du commentaire : 2235 Répondre à : 1836

Wow totalement d'Accords

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Daniel Bouliane [2009-08-19 13:35] Nº du commentaire : 1833

Une façon très efficace de favorisé l'innovation et la créativité est de faire en sorte que celle-ci soit payante, à court et à long terme.

En plus comme mentionné auparavant, la diversité aussi engendre l'innovation par le fameux principe d'essai /erreur, mais ceci en essayant d'affecter le moins possible la santé financière des gens qui en font l'expérience. La culture est l'affaire de toute notre société, elle en est son visage. Un milieu culturel sain est le signe d'une économie saine.

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Marie-Paule Girard [2009-08-19 10:47] Nº du commentaire : 1812

Bonjour,
Depuis l'avènement de l'internet, il y a un puissant moyen de publication mais il y a aussi un puissant moyen de copies froduleuses et gratuites accessible à tous. Il y a toujours deux cà´tés à une médaille.
Comment survivre à travers ce phénomène et comment l'encadrer par des lois?
Malheureusement, cet outil s'avèrera pourri et nous devrons inventer une protection sérieuse
autant pour la création pour les artistes et la sécurité de l'humanité globale.
Je suis artiste et j'investis dans ma création et ma réalisation et ce n'est pas intéressant de tomber dans un marché clandestin.
Que deviendra notre culture française, si fragile?
Il est temps que le gouvernement protège nos droits d'auteurs et impose le respect de nos oeuvres à l'échelle internationale et j'ajouterai même entre nous. (Il est courrant que les professeurs s'inspirent/s'accaparent des travaux des étudiants).
Marie-Paule Girard