Approche canadienne à l'egard de la chaîne de valeur mondiale du secteur de vêtement
Annexe B : L'industrie canadienne du vêtement et la spécialisation dans la chaîne de valeur mondiale
Selon l'étude de 2007 du CRHIV, les entreprises canadiennes du secteur du vêtement ont mis du temps à s'adapter aux créneaux du marché et à se spécialiser dans la chaîne de valeur mondiale. On peut envisager cette lacune selon deux angles : la mesure dans laquelle le marché cible du consommateur final a été défini de manière précise et le degré de spécialisation dans la chaîne de valeur. Les sections qui suivent examinent cette question du point de vue interne de l'entreprise et du point de vue de leurs clients, les détaillants.
B.1 Perspectives de l'entreprise
Accent mis sur une clientèle étroitement ciblée.
Nombre d'entreprises canadiennes n'ont pas encore une clientèle étroitement ciblée, essayant au contraire d'attirer un vaste marché. Sachez que sur les 130 entreprises du secteur qui ont pris part à l'étude de 2007, près de 40 p. 100 ont signalé vendre à trois catégories d'âge ou plus, tandis que 22 p. 100 seulement ont indiqué vendre à une seule des catégories suivantes.
[Description de la figure B.1]
Accent mis sur un aspect particulier de la chaîne de valeur
Les entreprises canadiennes du secteur du vêtement ont pris conscience de la nécessité de s'approvisionner à l'échelle mondiale pour demeurer concurrentielles, comme on le constate dans l'étude de 2003 menée par le CRHIV auprès des manufacturiers canadiens de vêtements :
[Description de la figure B.2]
Malgré cette tendance, les fabricants de vêtements avaient l'intention de continuer à assumer eux-mêmes les fonctions les plus cruciales du procédé de fabrication. On n'a observé que de légères baisses dans les activités effectuées à l'interne, à savoir l'achat de tissus, la confection de patrons, la gradation et le traçage. Selon l'étude de 2003, on allait observer des réductions massives de l'ordre de 31 à 42 p. 100 dans des postes à forte intensité de main d'œuvre, comme la coupe, la couture, la finition et le pressage.
[Description de la figure B.3]
Les entreprises s'adaptent à l'externalisation des processus de fabrication; toutefois, la plupart continuent de considérer tous les autres éléments de la chaîne de valeur comme leurs principales compétences internes.
[Description de la figure B.4]
Malheureusement, l'étude de 2007 du CRHIV a conclu que la plupart des entreprises participantes du secteur du vêtement obtenaient un rendement fort moyen dans la chaîne de valeur. La section suivante sur les opinions des détaillants concernant l'industrie vient confirmer cette conclusion.
haut de la pageB.2 Perspectives de détaillants
On a posé aux détaillants une série de questions fermées et ouvertes afin d'évaluer les participants dans toute la chaîne de valeur, c'est-à-dire design, production, approvisionnement, marketing, vente/service et distribution. Dans l'ensemble, la plupart des participants étaient perçus comme étant « moyens ».
On a également posé aux détaillants une série de questions pour déterminer si les entreprises excellent dans un secteur de la chaîne de valeur (design, production/approvisionnement, vente/service, marketing, distribution). Les entreprises devaient obtenir de bons résultats à un ensemble de questions pertinentes pour avoir des résultats élevés dans un secteur. Le sondage a permis de conclure que la plupart des entreprises étaient moyennes dans tous les secteurs de la chaîne de valeur. Bien que certaines excellaient dans la vente/service et la distribution, le marketing constitue le maillon faible.
[Description de la figure B.6]
L'étude de 2007 du CRHIV a tiré les conclusions suivantes :
- La plupart des entreprises canadiennes participantes du secteur possèdent les « compétences de base »; cependant, la plupart sont « moyennes » et n'ont pas développé un solide avantage concurrentiel.
- Les forces traditionnelles de l'industrie, comme la qualité et le service, ne suffisent plus face à la concurrence internationale accrue.
- L'absence d'avantage concurrentiel n'est pas de très bon augure pour beaucoup d'entreprises étant donné la dynamique concurrentielle actuelle.
- Les entreprises canadiennes « moyennes » risquent d'être avalées par des chefs de file de calibre mondial.
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