Quatrième trimestre de 2012

Cette publication par la Direction générale de la petite entreprise fournit de l'information à jour sur l'industrie du capital de risque au Canada. La série fait état des tendances au chapitre de l'investissement, rend compte de la recherche d'actualité et examine les principales grappes technologiques où il y a investissement.


Introduction

Le présent numéro de fin d'année fait état des activités en matière de capital de risque (CR) effectuées au cours de la période allant de janvier à décembre 2012.

Aperçu des activités en matière de capital de risque

Investissements et mobilisation de fonds

Croissance marquée des niveaux annuels de mobilisation de fonds

Les activités canadiennes en matière d'investissement en capital de risque sont demeurées stables en 2012, leur valeur atteignant presque celle des investissements effectués en 2011, alors que le nombre d'entreprises innovatrices financées connaissait une croissance marginale. Un peu moins de 1,47 milliard de dollars ont été investis dans le marché au cours de l'année, ce qui représente une légère baisse de 3 % par rapport aux 1,51 milliard de dollars investis en 2011 (tableau 1, figure 1). Dans le même ordre d'idées, 458 entreprises ont obtenu du financement en capital de risque en 2012, soit une entreprise de plus que les 457 entreprises financées en 2011. Les résultats de fin d'année ont été renforcés par un investissement total de 321 millions de dollars au quatrième trimestre (T4) de 2012, bien que ce montant d'investissement ait diminué de 15 % d'une année à l'autre.

Tableau 1 : Investissement en capital de risque et mobilisation de fonds, exercices 2011 et 2012
2011 2012 Variation en %
(millions de dollars)
Source : Thomson Reuters Canada, 2013.
Investissement 1 510 1 469 −3 %
Mobilisation de fonds 1 031 1 784 73 %

Figure 1 : Investissement en capital de risque par année, de 2008 à 2012

Figure 1 : Investissement en capital de risque par année, de 2008 à 2012
Source : Thomson Reuters Canada, 2013.
Description de la figure 1
Figure 1 : Investissement en capital de risque par année, de 2008 à 2012
Année Millions de dollars
2008 1 390
2009 1 031
2010 1 139
2011 1 510
2012 1 469

Bien que les niveaux d'investissement soient demeurés relativement stables au cours de l'année, les activités en matière de mobilisation de fonds ont augmenté considérablement en 2012. Les nouveaux engagements de capital pour les fonds de capital de risque ont atteint leur niveau le plus élevé depuis une décennie, dans la foulée de plusieurs fermetures d'importants fonds indépendants privés au début de 2012. Presque 1,8 milliard de dollars en nouveaux approvisionnements ont été engagés dans 33 fonds nationaux de capital de risque tout au long de l'année, soit une hausse de 73 % par rapport au montant de 1,0 milliard de dollars engagés dans 28 fonds en 2011. Il s'agit du total le plus élevé en valeur monétaire totale engagée depuis les 2,5 milliards de dollars qui ont été engagés en 2002.

Valeur des transactions

Valeur moyenne des transactions pratiquement inchangée en 2012

En 2012, 458 entreprises ont obtenu du financement, soit presque le même nombre qu'en 2011 (figure 2). Il s'agit du plus grand nombre de transactions totales conclues depuis 2005, année à laquelle 598 entreprises avaient reçu du financement en capital de risque. La valeur moyenne des transactions a changé de façon marginale, passant de 3,8 millions de dollars en 2011 à 3,7 millions de dollars en 2012.

Figure 2 : Répartition des investissements en capital de risque selon la valeur des transactions, de 2010 à 2012

Figure 2 : Répartition des investissements en capital de risque selon la valeur des transactions, de 2010 à 2012
Source : Thomson Reuters Canada, 2013.
Description de la figure 2
Figure 2 : Répartition des investissements en capital de risque selon la valeur des transactions, de 2010 à 2012
Valeur des transactions Nombre de transactions
2010 2011 2012
Moins de 1 M$ 136 176 223
De 1 M$ à 4,9 M$ 141 166 151
5 M$ et plus 99 115 84

Le nombre de transactions de moins de 1 million de dollars a considérablement augmenté au cours de l'année, passant de 176 transactions en 2011 à 223 transactions en 2012. La baisse de la valeur des transactions s'inscrit dans la lignée d'une tendance qui s'est accentuée ces dernières années. Les transactions totales de moins de 1,0 million de dollars ont représenté presque la moitié de toutes les transactions réalisées en 2012, comparativement à 39 % en 2011 et à 36 % en 2010. Malgré tout, les transactions en général ont fait l'objet de plusieurs financements importants durant l'année, notamment : un financement de 80 millions de dollars de Desire2Learn Inc., à Kitchener; un financement de 50 millions de dollars d'Engineered Power Inc., à Calgary; un financement de 35 millions de dollars de D-Wave Systems Inc., à Vancouver; et un financement de 35 millions de dollars de Thrasos Innovation Inc., à Montréal.

Étapes du développement

Croissance importante des transactions réalisées en 2012 dans les entreprises en prédémarrage et en démarrage

En 2012, les investissements ont continué à se concentrer fortement dans des transactions réalisées dans les entreprises qui sont à des étapes ultérieures de leur développement, ayant attiré environ 73 % de tous les montants d'investissements, ce qui représente une hausse par rapport à 71 % en 2011. Le total des 1,07 milliard de dollars investis dans les transactions réalisées dans les entreprises qui sont à des étapes ultérieures de leur développement en 2012 est demeuré presque le même qu'en 2011 (figure 3). Les 248 transactions totales réalisées tout au long de l'année concernaient des entreprises qui sont à des étapes ultérieures de leur développement, ce qui représente environ 55 % de toutes les transactions conclues.

Figure 3 : Investissements en capital de risque selon l'étape de développement, de 2010 à 2012

Figure 3 : Investissements en capital de risque selon l'étape de développement, de 2010 à 2012
Source : Thomson Reuters Canada, 2013.
Description de la figure 3
Figure 3 : Investissements en capital de risque selon l'étape de développement, de 2010 à 2012
Étape de développement Millions de dollars
2010 2011 2012
Prédémarrage et démarrage 146 149 225
Autres étapes préliminaires 324 290 175
Étapes ultérieures 670 1 071 1 070

On a notamment observé en 2012 une augmentation considérable des transactions réalisées dans les entreprises en prédémarrage et en démarrage (figure 3). En tout, 141 entreprises en prédémarrage et en démarrage ont attiré environ 225 millions de dollars, soit une hausse de 66 % par rapport aux 149 millions de dollars investis en 2011. Toutefois, malgré une croissance importante des investissements dans les entreprises en prédémarrage et en démarrage, les investissements dans les entreprises à d'autres étapes préliminaires ont baissé, passant de 290 millions de dollars en 2011 à 175 millions de dollars en 2012.

Nouveaux investissements et investissements subséquents

Augmentation d'une année à l'autre des nouvelles transactions conclues

En 2012, on a enregistré 210 nouvelles transactions en capital de risque, soit 28 de plus qu'en 2011; il s'agit là du nombre le plus élevé depuis 2005. Ces nouvelles transactions avaient une valeur approximative de 539 millions de dollars, ce qui représente une augmentation de 53 % des investissements d'une année à l'autre, comparativement à un montant de 353 millions de dollars investis dans de nouvelles transactions en 2011. Les nouvelles transactions pour des entreprises aux étapes de prédémarrage et de démarrage ont connu une croissance notable avec 33 nouvelles transactions de plus qu'en 2011. Les 104 nouvelles transactions réalisées dans les entreprises en prédémarrage et en démarrage constituent le chiffre annuel le plus élevé enregistré depuis 2002 et représentent presque le triple du niveau le plus faible jamais enregistré, celui de 2010.

Les transactions subséquentes réalisées ont connu une baisse, passant de 275 en 2011 à 248 en 2012. Les transactions subséquentes dans les entreprises à d'autres étapes préliminaires ont diminué, passant de 60 en 2011 à 39 en 2012 (tableau 2).

Tableau 2 : Nombre d'entreprises qui ont bénéficié de nouveaux investissements et d'investissements subséquents, de 2010 à 2012
Total des investissements 2010 2011 2012
Source : Thomson Reuters Canada, 2013.
Nouveaux Prédémarrage et démarrage 35 71 104
Autres étapes préliminaires 24 15 30
Étapes ultérieures 90 96 76
Toutes les étapes 149 182 210
Subséquents Prédémarrage et démarrage 40 43 37
Autres étapes préliminaires 69 60 39
Étapes ultérieures 118 172 172
Toutes les étapes 227 275 248
Total Toutes les étapes 376 457 458

Type d'investisseur

Les fonds nationaux ont dominé les activités de financement en 2012

En 2012, les fonds nationaux ont joué un rôle essentiel dans les tendances du marché canadien. Les investisseurs nationaux de capital de risque ont investi un total de 1,1 milliard de dollars en 2012, soit une hausse de 7 % par rapport à 2011. Même si les investisseurs de fonds indépendants privés ont été les plus actifs au cours de l'année, ayant injecté 319 millions de dollars, les investisseurs institutionnels et autres ont affiché la hausse la plus importante quant aux niveaux d'investissement. Ensemble, les investisseurs institutionnels et autres ont investi 38 % de plus qu'en 2011, une grande partie de cette activité étant attribuable à OMERS Ventures.

Les sociétés à capital de risque de travailleurs (SCRT)/fonds de détail ont suivi une tendance à la baisse pour une sixième année consécutive, alors que seulement 149 millions de dollars ont été investis en capital de risque en 2012. Il s'agit du montant annuel le plus faible jamais enregistré par les SCRT. Les investisseurs gouvernementaux, quant à eux, ont affiché le même résultat d'une année à l'autre, en investissant une fois de plus 176 millions de dollars dans les entreprises canadiennes. En revanche, les fonds américains et autres fonds étrangers de capital de risque étaient moins actifs au Canada en 2012, avec des transactions de 381 millions de dollars, soit une baisse de 22 % par rapport aux 491 millions de dollars qu'ils avaient injectés l'année précédente (figure 4). Ainsi, les fonds étrangers ont représenté 26 % des sommes totales investies dans le marché canadien l'année dernière, ce qui est loin de la part de 32 % maintenue en 2011.

Figure 4 : Répartition des investissements en capital de risque selon le type d'investisseur, de 2010 à 2012

Figure 4 : Répartition des investissements en capital de risque selon le type d'investisseur, de 2010 à 2012
Source : Thomson Reuters Canada, 2013.
Description de la figure 4
Figure 4 : Répartition des investissements en capital de risque selon le type d'investisseur, de 2010 à 2012
Type d'investisseur Millions de dollars
2010 2011 2012
SCRT/Fonds de détail 207 206 149
Fonds indépendants privés 287 388 319
Fonds étrangers 329 491 381
Fonds gouvernementaux 109 176 176
Institutionnels et autres 160 222 307

Mobilisation de fonds

Mobilisation de fonds annuelle la plus forte depuis plus d'une décennie

Même si les niveaux d'investissement sont restés relativement stables au cours de 2012, la mobilisation de fonds au Canada a connu son année la plus active depuis plus d'une décennie. À la fin de 2012, un peu moins de 1,8 milliard de dollars en nouveaux approvisionnements avaient été engagés pour 33 fonds nationaux de capital de risque, soit une hausse de 73 % par rapport au montant de 1,0 milliard de dollars accordé à 28 fonds en 2011. La mobilisation de fonds dans des fonds indépendants privés était largement soutenue par d'importants investisseurs gouvernementaux comme la Banque de développement du Canada (BDC) et d'autres fonds de fonds gouvernementaux comme le Fonds ontarien de capital-risque.

La mobilisation de fonds était dominée par des fonds indépendants privés, parmi lesquels 23 ont injecté près de 1,2 milliard de dollars en nouveaux approvisionnements dans le marché canadien du capital de risque, c'est-à-dire environ 70 % de toutes les sommes recueillies. Les SCRT/fonds de détail ont également connu l'année dernière une croissance au chapitre des nouveaux engagements, ayant recueilli 414 millions de dollars au cours de l'année, soit une hausse de plus de 3 % par rapport aux 402 millions de dollars recueillis en 2011. Comme dans les années précédentes, la vaste majorité des activités de mobilisation de fonds des SCRT (environ 73 %) étaient concentrées au Québec.

Répartition régionale

Les entreprises de l'Ontario dominent en matière de fonds de capital de risque reçus

En valeur, les entreprises ontariennes étaient en tête dans le marché canadien du capital de risque en 2012, ayant attiré 603 millions de dollars; il s'agit d'une hausse marquée par rapport aux 564 millions de dollars attirés par la province en 2011. La croissance sur le marché ontarien était largement attribuable aux investissements accrus effectués dans les entreprises des technologies de l'information et des communications (TIC), qui ont attiré environ 456 millions de dollars, ce qui représente 76 % des fonds de capital de risque de l'Ontario. Le Québec et la Colombie-Britannique ont connu une légère baisse de la valeur du capital de risque investi, avec des investissements respectifs de 409 millions de dollars et de 222 millions de dollars (figure 5). La Saskatchewan a connu une croissance marquée au chapitre des niveaux d'investissement au cours de l'année, attirant 73 millions de dollars dans le cadre de 15 transactions, comparativement à seulement 13 millions de dollars au cours de l'année précédente (tableau 3).

Tableau 3 : Nombre d'entreprises recevant du capital de risque, par province, en 2011 et 2012
Province 2011 2012 Variation en %
Source : Thomson Reuters Canada, 2013.
Colombie-Britannique 52 56 8
Alberta 23 18 −22
Saskatchewan 8 15 88
Manitoba 5 4 −20
Ontario 132 161 22
Québec 217 166 −24
Nouveau-Brunswick 9 11 22
Nouvelle-Écosse 8 25 17
Île-du-Prince-Édouard 0 0 s.o.
Terre-Neuve-et-Labrador 0 0 s.o.
Territoires 0 0 s.o.

Figure 5 : Répartition régionale des investissements en capital de risque au Canada, de 2010 à 2012

Figure 5 : Répartition régionale des investissements en capital de risque au Canada, de 2010 à 2012
Source : Thomson Reuters Canada, 2013.
Description de la figure 5
Figure 5 : Répartition régionale des investissements en capital de risque au Canada, de 2010 à 2012
Province Millions de dollars
2010 2011 2012
Colombie-Britannique 226 228 222
Alberta 69 117 84
Saskatchewan 33 13 73
Manitoba 16 25 31
Ontario 453 564 603
Québec 341 486 400
Nouveau-Brunswick 11 24 8
Nouvelle-Écosse 10 48 37
Île-du-Prince-Édouard 0 0 0
Terre-Neuve-et-Labrador 0 2 1
Territoires 0 0 0

Bien que l'Ontario domine le pays sur le plan de la valeur des transactions réalisées, le Québec a continué de dominer pour ce qui est du nombre de financements réalisés, à savoir 166 transactions conclues, soit une baisse de 24 % par rapport au nombre total des transactions réalisées dans la province au cours de l'année précédente. Sur le plan de la valeur moyenne des transactions, l'Ontario a largement dépassé les autres provinces et territoires, grâce à plusieurs transactions de très grande valeur, dont un financement de 80 millions de dollars dans Desire2Learn Inc., à Kitchener.

Répartition selon le secteur d'activité

Les entreprises de logiciels et de services Internet ont poursuivi leur envolée en 2012

En 2012, les entreprises des technologies de l'information (TI) ont dominé les activités en matière de capital de risque au Canada. En tout, 719 millions de dollars ont été investis dans 214 entreprises, c'est-à-dire un peu moins de la moitié de tous les fonds de capital de risque investis au cours de l'année (figure 6). Les entreprises de logiciels et de services Internet ont poursuivi leur tendance ascendante, alors que les entreprises dans ces deux secteurs ont attiré respectivement 345 millions de dollars et 179 millions de dollars, ce qui représente la meilleure année en ce qui concerne les investissements reçus par les entreprises de logiciels depuis plus d'une décennie.

Figure 6 : Investissement en capital de risque selon le secteur d'activité, de 2010 à 2012

Figure 6 : Investissement en capital de risque selon le secteur d'activité, de 2010 à 2012
Source : Thomson Reuters Canada, 2013.
Description de la figure 6
Figure 6 : Investissement en capital de risque selon le secteur d'activité, de 2010 à 2012
Secteur d'activité Millions de dollars
2010 2011 2012
Sciences de la vie 310 377 368
Technologies de l'information et des communications 488 678 719
Technologies énergétiques et environnementales 174 254 144
Autres technologies 43 30 14
Secteurs traditionnels 125 172 224

Les entreprises des sciences de la vie ont connu une très légère baisse sur le plan du financement total reçu au cours de l'année; en 2012, 368 millions de dollars ont été investis dans le secteur, comparativement à 377 millions de dollars au cours de l'année précédente. En Ontario et au Québec, les entreprises des sciences de la vie étaient les principaux destinataires de ces capitaux, ayant attiré respectivement 118 millions de dollars et 114 millions de dollars. La Colombie-Britannique, quant à elle, a vu diminuer le montant total du capital de risque reçu dans le secteur des sciences de la vie, lequel est passé de 83 millions de dollars en 2011 à seulement 42 millions de dollars en 2012.

Par ailleurs, le secteur des technologies énergétiques et environnementales a connu une baisse marquée au chapitre des niveaux d'investissement en 2012. Tout au long de l'année, ces entreprises n'ont attiré que 144 millions de dollars, soit presque 110 millions de dollars de moins que les 254 millions de dollars reçus en 2011. Cette baisse a surtout été marquée au Québec, où les investissements dans ce secteur sont passés de 102 millions de dollars en 2011 à seulement 19 millions de dollars en 2012.

Activités gouvernementales

Activités de la Banque de développement du Canada

Au cours du T4 de 2012, la Banque de développement du Canada (BDC) a réalisé des engagements en matière de capital de risque dans 32 entreprises, pour une valeur totale de 16,6 millions de dollars (tableau 4). Ces financements ont totalisé 65,7 millions de dollars si on inclut les contributions des co-investisseurs.

Tableau 4 : Activités de la BDC en matière de capital de risque, T4 de 2012
BDC Co-investisseurs Total Nombre de transactions
(millions de $)
Source : Banque de développement du Canada, 2013.
Prédémarrage et démarrage 6,3 3,1 9,4 22
Développement 6,0 22,1 28,1 7
Étapes ultérieures 4,3 23,9 28,2 3
Total 16,6 49,1 65,7 32

Le premier ministre annonce le Plan d'action pour le capital de risque

Le gouvernement du Canada a mis en oeuvre un plan d'action exhaustif visant à déployer les 400 millions de dollars annoncés dans le budget de 2012, au cours des sept à dix prochaines années. Le 14 janvier 2013, le gouvernement du Canada a annoncé le Plan d'action pour le capital de risque, qui permettra de débloquer les fonds suivants : 250 millions de dollars pour établir de nouveaux grands fonds de fonds nationaux dirigés par le secteur privé, en partenariat avec des investisseurs stratégiques d'institutions ou d'entreprises; jusqu'à 100 millions de dollars pour recapitaliser de grands fonds de fonds existants dirigés par le secteur privé; et un investissement total pouvant aller jusqu'à 50 millions de dollars dans trois à cinq fonds existants de capital de risque à haut rendement au Canada.

Pleins feux : Le point de vue de la BDC sur les activités et les tendances dans l'écosystème du capital de risque au Canada

Contexte des investissements et de la mobilisation de fonds

Les améliorations apportées aux investissements et à la mobilisation de fonds en matière de capital de risque, conjuguées au Plan d'action pour le capital de risque du gouvernement du Canada, contribuent à créer une perspective plus optimiste, à moyen et à long terme, pour l'écosystème canadien du capital de risque.

En effet, les investissements en capital de risque ont suivi un rythme constant tout au long de la dernière année, ce qui laisse présager un retour à la stabilité. Dans la foulée des activités en matière d'investissement en capital de risque, qui ont connu une croissance générale, les entreprises canadiennes sont plus nombreuses à recevoir du financement de capital de risque. Signe encourageant, les fonds de capital de risque privés et institutionnels ont dominé la croissance des activités nationales en matière de capital de risque. Des transactions de grande valeur sont maintenant conclues au Canada (p. ex. Desire2Learn — 80 millions de dollars) et les marchés de sortie se sont affermis, en grande partie en raison d'acquisitions et de ventes stratégiques.

Du point de vue de l'écosystème, la diminution à court terme du retard qu'accusait la mobilisation de fonds en matière de capital de risque a sans doute été l'avancée la plus importante, donnant lieu à une croissance considérable des activités de mobilisation de fonds en matière de capital de risque en 2012. Néanmoins, la mise en commun de capitaux demeure limitée, étant donné que la demande dépasse l'offre. Bien que les rares capitaux disponibles se dirigent vers des fonds de qualité supérieure, la mobilisation de fonds demeure difficile et chronophage, aussi bien pour les nouveaux gestionnaires que pour les plus expérimentés.

Développement de marchés

Il semble qu'on ait assisté, au cours des 12 à 18 derniers mois, à une « renaissance » des activités de financement d'entreprises entrepreneuriales du secteur des technologies qui sont à des étapes préliminaires et de démarrage de leur développement. Ce phénomène est attribuable à un certain nombre de facteurs, notamment : l'émergence des « méthodes de démarrage allégées »; l'incidence des incubateurs (p. ex. MaRS, Communitech, etc.) et des accélérateurs (p. ex. GrowLab Ventures, FounderFuel, Extreme Startups, HyperDrive, JOLT); la présence d'investisseurs plus actifs aux étapes préliminaires et de prédémarrage (p. ex. Version One Ventures, Real Ventures, iNovia Capital, Golden Venture Partners et BDC Capital de risque); les programmes de financement aux entreprises qui sont à des étapes préliminaires dans certaines régions (p. ex. FedDev Ontario); et un réinvestissement actif dans des entreprises entrepreneuriales par des investisseurs providentiels et des entrepreneurs prospères dans le secteur des technologies. Bien qu'une telle activité soit encourageante, la capacité de l'écosystème à fournir un financement continu aux entreprises les plus prometteuses à mesure qu'elles se développent et qu'elles acquièrent de grandes sommes de capitaux soulève des préoccupations.

Les nouveaux modèles de financement qui ont vu le jour exercent une incidence notable sur l'écosystème des entreprises qui sont à des étapes préliminaires, notamment les « micro-fonds de capital de risque » ou les fonds de « super anges financiers », ainsi que les accélérateurs. Utilisant une approche pratique, ces modèles fournissent souvent une combinaison de capitaux de prédémarrage et de conseils précieux pour encadrer des entrepreneurs talentueux et combler l'écart par rapport au financement de capital de risque plus traditionnel. Toutefois, leurs structures et activités divergent souvent du modèle traditionnel d'investissement en capital de risque et, à ce titre, ces modèles posent un défi pour de nombreux, voire la plupart des investisseurs institutionnels.

Contribution de l'équipe d'initiatives et d'investissements stratégiques à l'écosystème

Pour aider à rebâtir et à revigorer l'écosystème du capital de risque, BDC Capital de risque a créé une équipe d'initiatives et d'investissements stratégiques (IIS) qui réalise des investissements pour combler l'écart entre le capital de risque aux étapes préliminaires (investisseurs providentiels, accélérateurs) et le capital de risque traditionnel. L'équipe a joué un rôle actif en appliquant bon nombre des nouveaux modèles de financement discutés précédemment, notamment les accélérateurs et les fonds aux étapes préliminaires et de prédémarrage. Depuis la création de l'équipe IIS, l'aide qu'elle peut apporter — tant financière que non financière — est fortement en demande. L'équipe IIS a élaboré un programme innovateur de titres d'emprunt convertibles qu'elle utilise en collaboration avec des accélérateurs sélectionnés (GrowLab Ventures, Vancouver; Extreme Startups, Toronto; FounderFuel, Montréal; Hyperdrive, Kitchener-Waterloo); à cet égard, elle a investi 4,95 millions de dollars dans 33 entreprises (1,95 million de dollars dans 13 entreprises durant le dernier trimestre seulement). L'équipe IIS a également engagé 27,5 millions de dollars pour quatre fonds de financement aux étapes préliminaires, dont plus récemment Atlantic Canada Regional Venture Fund (Halifax) et Version One Ventures (Vancouver). Au cours du dernier trimestre, l'équipe IIS a également investi dans Execution Labs, un incubateur hybride de jeux vidéo et un accélérateur de mise en marché à Montréal, ainsi qu'elle a accordé une aide financière à Notman House, un centre de collaboration qui permet à des Montréalais qui bâtissent des entreprises de haute technologie d'échanger des idées et de développer des réseaux.

Notes

La présente publication fait partie d'une série de documents publiés par la Direction générale de la petite entreprise. Cette direction analyse le marché financier et l'incidence des tendances observées sur l'accès des petites entreprises au financement.

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