Huntsman : L'Ami du Pêcheur

Découvrez la carrière d'Archibald Huntsman, qui fut un grand rassembleur, un océanographe novateur et, en tant que biologiste, un expert du saumon de l'Atlantique.

Transcription de la video :

Narrateur :
Bien qu’on ait pêché dans ce plan d’eau de 40 millions de kilomètres carré depuis des centaines d’années, on en connaissait bien peu sur les espèces animales et végétales qui habitaient ses fonds marins. Un monde beaucoup trop étrange pour qu’on ait l’envie de l’explorer. Ce n’est que vers la fin du 19e siècle qu’on fut forcé de s’y intéresser; Le poisson commençait à se faire rare dans toute la partie est de l’Atlantique Nord sans qu’on sache pourquoi.

Narrateur :
De nos jours, il est difficile d’évaluer le tort que cette disparition allait causer aux gens vivant des deux côtés de l’Atlantique Nord. Un approvisionnement alimentaire énorme, un élément commercial important et une source de travail abondante étaient en péril.

Narrateur :
Les pays halieutiques, très concernés par toute cette affaire, réagirent vivement en mettant sur pied des programmes d’écloserie ambitieux, dans un effort vain de remplacer le poisson manquant. Ils construirent également des nouvelles stations de biologie côtières, dans le but d’instaurer une nouvelle science aquatique qui pourrait les amener à comprendre le mystérieux monde marin. Bien que le problème était davantage perçu que réel dans l’Atlantique Ouest, l’anxiété était tout aussi palpable que dans l’Atlantique Est.

Le Canada, jeune nation de 5 millions d’habitants, dont les ressources financières étaient minces et dont la côte était la plus longue au monde, agissait sous la gouverne de l’illustre embryologiste E.E. Prince, nommé par Ottawa au poste de Commissaire fédéral des pêcheries en 1893. Sous sa direction, le nouveau Conseil de gestion commença des études sur le terrain à St. Andrews, au Nouveau-Brunswick, à l’aide d’un accon rudimentaire, sur lequel était perché un laboratoire habité par des bénévoles et des professeurs de sciences de l’Université de Toronto.  

Après que l’accon fut endommagé, laissé sur la côte et puis abandonné en 1907, on le remplaça en 1908 par cette modeste station de biologie érigée à St. Andrews, laquelle était mal équipée et sous-armée, munie seulement de deux petites embarcations pour s'aventurer en mer. Mais l’arrivée d’un certain Archibald Gowanlock Huntsman allait tout changer. Perçu par certains comme un homme autocratique, avare, argumentatif et têtu, il était vu par d’autres comme un grand professeur, un homme charitable, un travailleur infatigable et un innovateur brillant.

Cet homme allait transformer la nouvelle station de St. Andrews en un centre de sciences marines mondialement reconnu. Voici l’histoire d’un parcours scientifique remarquable.

Lorsque le jeune Huntsman intégra l’Université de Toronto en 1901, ce n’était pas pour étudier les sciences aquatiques, mais la médecine. Issu d’une famille modeste d'agriculteurs à proximité de Tintern, en Ontario, il obtint, en 1983, une bourse d’études universitaires. Un de ses professeurs se rappelle : Huntsman était un grand intellectuel qui s’imprégnait de ses lectures et qui s’interrogeait sur tout.

Narrateur :
A.G. voulait toujours savoir pourquoi? De quoi s’agit-il ?

Narrateur :
Huntsman correspondait en tout point à l’étudiant que voulaient les professeurs de sciences pour le poste saisonnier de chercheur à St. Andrews ainsi qu’aux deux autres stations de biologie du Conseil : la première sur la baie Georgienne, établie en 1901; et l’autre étant laStation de Biologie du Pacifique, ouverte en 1908 à Departure Bay près de Nanaimo, en Colombie-Britannique.

En 1904, ils réussirent à le convaincre et le jeune Huntsman accepta d’aller aider B.A. Benzley dans ses recherches sur l’eau douce à Go Home Bay sur la baie Georgienne, en Ontario, comme adjoint de recherche pour la période estivale. Huntsman adora l’expérience et passa les quatre étés suivants avec Benzley à collectionner des spécimens et à consigner l’évolution biologique d’espèces dulcicoles.

Narrateur :
En l’absence de cours portant sur les pêcheries et les sciences marines, les étudiants comme Huntsman devaient apprendre sur le chantier en approfondissant la science et les méthodes au fil du temps.  

Narrateur :
Lorsque Huntsman retourna à Toronto après son quatrième été à la baie Georgienne, il tomba amoureux de la très jolie Florence Marie Sterling. Grand passionné qu’il était, Huntsman voulu immédiatement l’épouser mais dut y renoncer en raison de sa situation financière précaire.

Toutefois, après avoir obtenu son diplôme de médecine avec distinction le printemps suivant, l’Université lui offrit un emploi salarié comme conférencier adjoint en biologie, à condition qu’il poursuive sa collaboration en recherches aquatiques au département de zoologie durant l’été.

Narrateur :
J’ai abandonné la médecine et opté plutôt pour un poste d’assistant en biologie. Cela m’a permis de continuer mes recherches en pêcheries et d’épouser Florence.

Narrateur :
Le mariage célébré en 1908 marqua le début d’une merveilleuse relation qui dura toute leur vie.  

Narrateur :
Il était très attentionné et la traitait toujours de façon très courtoise.

Narrateur :
Quelque mois après leur mariage, Huntsman fut envoyé à la toute nouvelle Station biologique du Pacifique près de Nanaimo, en Colombie-Britannique, dans le but de monter une collection d’animaux marins pour l’Université de Toronto, ce qu’il refit d’ailleurs l’été suivant, mais à St. Andrews, sur la côte Atlantique.

C’est donc ici, sur les quais de pêche et les ports du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse qu’il entra en contact direct avec les pêcheurs et leur famille. Il fut ébranlé par la souffrance et l’incertitude que vivaient ces familles et décida d’améliorer leur sort en augmentant leurs prises et en trouvant de meilleures façons de commercialiser leur poisson.

Narrateur :
Huntsman était très loyal envers les pêcheurs, et ce pour deux raisons. La première étant qu’il les appuyait et voulait améliorer leurs conditions et la deuxième étant qu’il les considérait comme de bons observateurs; ce qu’ils voyaient était souvent non biaisé et très utile pour la science.  

Narrateur :
L’été suivant, en 1911, Huntsman laissa derrière lui Florence et leur petite fille et retourna à St. Andrews, où Prince l’avait temporairement nommé curateur. À la fin de la saison, toutefois, Prince et le Conseil furent si marqués par l’énergie et la compétence du jeune Huntsman qu’ils renouvelèrent son poste de curateur pour l’été d’ensuite et en 1915, il fut nommé curateur de façon permanente. Non pas en raison de ses aptitudes de scientifique, mais bien en raison de son talent de facilitateur.  

En 1912 Huntsman profita de son nouveau poste de curateur pour se familiariser avec les types de programmes de recherche qui étaient en branle à St. Andrews depuis son ouverture en 1908.

Narrateur :
J’ai remarqué que la plupart des études ont été consacrées au travail scientifique fondamental plutôt qu’à la recherche dirigée vers le développement et l’amélioration des pêcheries et vers le travail qui a été fait afin d’améliorer les pêcheries, comme les programmes d’écloserie par exemple. Toute tentative de culture du homard et de l’huître s’est avérée sans succès.

Narrateur :
Huntsman croyait qu’il fallait aller en mer afin d’étudier les conditions environnementales du poisson.

Narrateur :
Son attitude étant que le poisson est un produit de son environnement et que celui-ci revêt donc une importance capitale.

Narrateur :
À l’automne 1914, Prince et le Conseil de biologie invitèrent le réputé biologiste et océanographe Johan Hjort à venir travailler au Canada. Hjort avait écrit longuement sur l’importance de la recherche océanique et avait effectué des recherches inédites dans les eaux de l’Océan Atlantique, au large de la Norvège. Après cette visite, il fut invité, en 1915, à diriger une recherche océanographique et biologique approfondie dans le Golfe Saint-Laurent et dans les eaux avoisinantes.

Hjort était l’homme idéal pour mener cette expédition qui servirait à évaluer le nombre de populations de poisson marchand comme le hareng, son niveau de santé et sa distribution. On documenta également le régime des températures océaniques, la salinité, les courants et le contenu du plancton.

La recherche de Hjort était la première recherche systématique portant sur l’hydrographie du Canada atlantique, et elle marquait le début d'efforts, particulièrement à St. Andrews, pour étudier comment les changements des conditions océanographiques peuvent affecter les pêcheries.

Narrateur :
Le fait de travailler avec Hjort enseigna à Huntsman les bienfaits d’études plus approfondies en sciences halieutiques et influença considérablement son approche déjà très créative.

Narrateur :
Je crois que Huntsman prit conscience de la possibilité d’aider les pêcheurs en améliorant la qualité avec laquelle ils manipulent leurs prises, et ce, grâce à son contact avec le merveilleux scientifique norvégien Johan Hjort. Hjort était très admiré par Huntsman pour sa capacité scientifique.  

Narrateur :
Malheureusement, l’émergence de la Première Guerre mondiale interrompit les travaux entrepris avec Hjort. Huntsman et les autres qui travaillaient avec lui furent toutefois profondément influencés par ses idées.

Narrateur :
Hjort avait beaucoup à nous enseigner. Il a élargi nos horizons et a fait de l’océan notre laboratoire.

Narrateur :
Un an après la guerre, en 1919, Huntsman fut nommé officiellement directeur à St. Andrews. Ottawa injecta beaucoup d’argent dans la recherche océanographique durant les années d’après-guerre, ce qui donna lieu à une augmentation du nombre de chercheurs et de nouvelles installations. A.G. était maintenant employé par le Conseil à plein temps, ce qui ne l’empêchait pas, toutefois, de continuer à enseigner, sans solde, à ses étudiants diplômés à l’Université de Toronto, un arrangement qui plaisait à tous.

En plus de diriger les recherches à St. Andrews, Huntsman encourageait les étudiants à travailler comme bénévoles durant l’été dans une des nombreuses stations de biologie du Conseil. Il adorait discuter de ses idées scientifiques et en débattre avec ses étudiant au lieu de leur faire des exposés magistraux.

Narrateur :
Dr Huntsman avait une bonne réputation, bien méritée. Il stimulait les gens à penser. Il était délibérément provocateur, ce qui poussait les gens à lui poser des questions et à entamer des discussions. Il adorait cela.

Narrateur :
Il aimait argumenter. C’était sa forme d’échange préférée.

Narrateur :
En tant que directeur à  St. Andrews et professeur en biologie marine à l’Université de Toronto, Huntsman avait développé de nombreux contacts importants avec d’autres universités et installations de recherche, chez lui et à l’étranger, ce qui le conduit à mener des projets de recherche en coopération internationale, particulièrement avec son ami, Henri Bigalow, un scientifique réputé de l’Université de Harvard spécialisé dans le domaine aquatique.

Huntsman et Bigalow avaient fondé le Conseil nord-américain des recherches sur les pêches,  lequel finançait et mettait en œuvre de nouvelles recherches océanographiques au large des côtes de l’Atlantique des deux pays ainsi que de Terre-Neuve. Prince prit sa retraite en tant que président du Conseil en 1924. Il appartenait donc de plus en plus à Huntsman de faire des recommandations au Conseil sur les recherches aquatiques qui devraient être menées dans les stations de biologie.

C’est au milieu des années 1920 que Huntsman fut le plus influent. Non seulement il dirigeait St. Andrews, mais il prit également l’engagement de créer la station expérimentale atlantique à Halifax, qu’il dirigea jusqu’en 1928. Il y mena de nombreuses études scientifiques dans le but d’améliorer la manutention des poissons à partir du moment de la prise et du nettoyage jusqu’à leur transport subséquent vers les marchés.

Parmi ses nombreuses innovations, Huntsman légua à la Station expérimentale atlantique la congélation rapide des filets de poisson. Il inventa ce qu’on appelle aujourd’huil’entrepôt frigorifique à double paroi. Les tuyaux de réfrigération ne gelaient plus et donc ne perdaient plus de leur efficacité puisqu’ils étaient enclos dans un étui métallique qui les séparaient du contenu du congélateur. Résultat : une méthode rapide et économique de congeler des filets d’un pouce d’épaisseur en seulement 15 minutes.

Grâce à la production de filets congelés de Huntsman en 1929, Toronto goûta à son premier poisson frais. Le Conseil de biologie ne pouvait répondre à la demande tellement elle était forte. Par contre, lorsque le Conseil dut remettre la production des filets congelés dans les mains du secteur privé, le gouvernement refusa que le Conseil de biologie effectue des inspections de la qualité.

Narrateur :
Les entreprises productrices négligèrent la qualité, le poisson congelé perdit sa bonne réputation, et la demande déclina.  

Narrateur :
Cela prit 25 ans avant que les filets de poisson soient remis sur le marché.   Les années 1920 furent dorées pour Huntsman et sa famille. Florence et leurs trois filles l’accompagnaient maintenant à St. Andrews durant l’été, ce qui l’amena à s’acheter une automobile. Il prit le train pour Halifax, acheta un véhicule et, même s’il n’avait jamais conduit de sa vie, apprit de peine et de misèresur le chemin du retour vers St. Andrews.Ce genre de confiance en soi lui permettait de diriger le Conseil de biologie auquel s’était joint des représentants de l’industrie de la pêche.

Lors de la réunion annuelle à Ottawa, Huntsman boucla l’agenda scientifique à St. Andrews pour l’année à venir. Grâce à des budgets accrus et un personnel élargi, St. Andrews a passé, en 1928, de station n’opérant que l’été à une station opérant toute l’année. Huntsman était maintenant reconnu mondialement pour son travail à St. Andrews et était invité à prendre la parole dans de multiples conseils nationaux et organismes de pêcheries étrangers.

Narrateur :
Que ce soit au sein du conseil consultatif et du conseil d'administration de Woods Hole ou au sein de la British Academy of Sciences et du Conseil national de recherche ici, ou encore de la Société royale du Canada, il avait acquis une grande crédibilité auprès des sociétés scientifiques.

En 1929, l’expansion de la recherche, du personnel et des installations à St. Andrews et dans les autres stations de biologie connut une fin abrupte avec l’émergence de la grande dépression. Les salaires furent compressés de 10 pour cent et le budget global des stations de 50 pour cent. Mais peu d’employés s’apitoyaient sur leur sort, se contentant d’avoir encore un emploi.

Malgré de sérieuses réductions b udgétaires, Huntsman continua de faire de la recherche durant encore deux ans dans sa station adorée. Et ce fut la catastrophe. En 1932 un incendie ravagea l’édifice abritant le laboratoire principal, et par le fait même, détruisit la bibliothèque ainsi que des années de renseignements, de dossiers et de documents précieux. Huntsman savait que le gouvernement n’allait pas rebâtir la station, ni en ces temps difficiles, ni probablement jamais. Comme il ne pouvait rester impassible devant une telle situation, il rassembla son personnel et lui annonça que son salaire allait être baissé d’un autre 10 pour cent. Toutes les dépenses allaient être surveillées de près, et ce, afin d’épargner le moindre sous destiné à la reconstruction.

Il embaucha donc des entrepreneurs locaux, au nom du Conseil, afin d’entamer les travaux. Lorsque le Conseil fut finalement avisé de la reconstruction immédiate de la station sans qu’il en ait en donné l’autorisation, il fut scandalisé. Les membres du Conseil ne pouvaient rien faire ou presque. Huntsman avait signé les accords juridiques avec les constructeurs, et à moins de s’engager dans des batailles juridiques coûteuses, le Conseil devait payer. Ce fut la fin du règne de directeur de Huntsman à St. Andrews.

Il incomba au nouveau président du Conseil, A.T. Cameron, de remercier Huntsman, une tâche désagréable qui aurait pu ébranler toute personne dotée de douceur et de gentillesse.  Mais Cameron ne possédait ni une ni l’autre de ces qualités. Il croyait que Huntsman devrait retourner à la case départ, ce que le Conseil refusait catégoriquement. Il lui vouait un trop grand respect. Il fut donc nommé rédacteur en chef des publications du Conseil et on lui attribua les fonctions plutôt imprécises de directeur consultant du Conseil. 

Narrateur :
Démis de mes fonctions de directeur à St. Andrews, catapulté en haut de la hiérarchie pour être directeur consultant du Conseil, je savais parfaitement qu’ils n’avaient pas la moindre intention de me consulter à nouveau,

Narrateur :
Huntsman fut de nouveau déçu par la décision de Cameron et du Conseil d’arrêter de soutenir financièrement les bénévoles universitaires durant l’été.  

Narrateur :
Comment peuvent-ils faire preuve d’autant d’étroitesse d’esprit. Les étudiants n’auront plus l’opportunité de faire de la recherche durant l’été, ce qui est essentiel à leur éducation. Il faut avoir des oeillères pour agir ainsi.

Narrateur :
En 1935, en plus de son travail de rédaction, Huntsman dirigeait la plupart des recherches du Conseil sur le saumon atlantique. Son travail sur les impacts de l’environnement sur les mouvements et le comportement du saumon atlantique, tout comme ses études sur les effets de la prédation du saumon juvénile lui valurent une reconnaissance internationale. Pourtant, Huntsman semait l’indignation en raison de son refus de se conformer àl’idée que le saumon quittait le cours d'eau de sa naissance pour y revenir, et ce, malgré toutes les preuves du contraire. Une erreur banale dans une carrière scientifique remarquable.

La publication de plus de 200 rapports et documents scientifiques illustre bien sa carrière. En 1952, la communauté scientifique canadienne souligna la contribution importante  de Huntsman en lui décernant la prestigieuse Médaille Flavelle accordée par la Société royale du Canada. Mais le plus grand héritage est celui qu’il a légué à ses étudiants alors qu’il était professeur de biologie marine à l’Université de Toronto. Bon nombre d’entre eux sont devenus des scientifiques réputés à l’échelle mondiale.

Son héritage est également palpable ici à la station de biologie de St. Andrews, aujourd’hui devenue un centre scientifique aquatique très respecté. C’est grâce à une persévérance acharnée que Huntsman a sauvé la station après l’incendie de 1932. Il est donc tout à fait approprié que trois ans avant la mort de A.G. en 1975, on lui demanda d’ouvrir cette institution unique, le Huntsman Marine Laboratory, aujourd’hui le Huntsman Marine Science Centre, à St. Andrews, afin de perpétuer la mission de Huntsman : offrir aux étudiants et scientifiques l’occasion d’étudier l’environnement marin durant l’été, comme il l’avait fait lui-même durant sa jeunesse. Le Centre fut établi sous la gouverne d’un ancien directeur à St. Andrews, J.M. Anderson, avec le soutien d’un consortium d’universités de l’est du Canada.

La mémoire de A.G. Huntsman est également célébrée ici à l’Institut océanographique de Bedford en Nouvelle-Écosse au moyen d’un prix annuel. Le Prix A.G. Huntsman qui sert à souligner l'excellence de la recherche et la contribution exceptionnelle de chercheurs dans le domaine des sciences de la mer est décerné sur une base de sélection internationale. Le prix a été décerné en 2001 à un océanographe biologique, David N. Karl de l’Université de Hawaii pour ses études poussées des écosystèmes marins et des processus globaux.

L’héritage le plus précieux de A.G. ne demeure pas moins celui de la reconnaissance des générations de pêcheurs qui ont tiré grand profit de son travail expérimental à Halifax, un travail qui a amélioré leur sort en améliorant la commercialisation du poisson et le meilleur traitement du fruit de leurs efforts en mer.  

En 2000, Postes Canada a créé un timbre à son effigie. Le timbre porte l’inscription Archibald Gowanlock Huntsman : l’ami des pêcheurs, probablement le plus bel hommage qu’on puisse lui rendre.

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