Discours principal — Conférence Canada 3.0
L'honorable Tony Clement, C.P., Député
Ministre de l'Industrie
Conférence Canada 3.0
Stratford (Ontario)
Le 10 mai 2010
Communiqué :
Le gouvernement du Canada lance une consultation nationale pour établir une stratégie sur l'économie numérique
Merci beaucoup David.
En effet, Messieurs les députés Schellenberger et Braid, ma collègue Diane Finley notamment, et je suis persuadé qu'il y en a d'autres dans la salle …
Je ne peux pas vous voir parce que je suis ébloui par toutes ces lumières — mais je suis certain que vous êtes là.
Merci de vous joindre à nous ce matin et tout au long de cette journée à Stratford, dans un milieu très important, un endroit très spécial.
Je sais que vous pensez tous à Justin Bieber en ce moment. Mais c'est également un endroit spécial en raison du Festival de Stratford et un endroit spécial en raison de la conférence Canada 3.0 qui se tient ici aujourd'hui.
Et j'évoquais évidemment certaines des meilleures œuvres théâtrales en anglais, ou en toute langue, et l'expression « Le monde entier est un théâtre » m'est venue à l'esprit.
Aujourd'hui, est présent sur scène le monde en ligne de l'informatique en nuage, des médias sociaux et du cybercommerce — ce qui diffère quand même quelque peu de la réalité des siècles passés. Et c'est pourquoi il est si merveilleux de participer à nouveau à la conférence Canada 3.0.
Permettez-moi en premier lieu de féliciter les organisateurs de cette conférence de premier ordre. Nous sentons réellement que nous sommes au centre de l'univers aujourd'hui.
Et évidemment, cela est important parce que toutes les personnes dans cette salle et toutes les personnes en ligne et qui suivent la webdiffusion en direct sont réunies parce qu'elles sont passionnées par les médias numériques et le travail en ligne. Elles comprennent l'importance primordiale de l'économie numérique, non seulement pour le Canada, mais pour l'avenir de l'humanité.
Depuis ma nomination à titre de ministre de l'Industrie, j'aborde régulièrement la question de l'économie numérique parce que je crois en son potentiel — son potentiel de transformer notre économie, de stimuler la productivité et de créer des occasions.
Désormais, à la suite du discours du Trône et du dernier budget fédéral, ma priorité personnelle est devenue un engagement du gouvernement.
Plus précisément, le budget de 2010 affirme que le gouvernement élaborera une stratégie sur l'économie numérique qui, permettez-moi d'en citer un extrait : « permettra au secteur des [technologies de l'information et des communications] de créer de nouveaux produits et services, d'accélérer l'adoption de technologies numériques et de contribuer à l'amélioration des pratiques de cybersécurité. »
Mesdames et Messieurs, nous donnons suite dès aujourd'hui à cet engagement. Je suis heureux d'annoncer le lancement d'une consultation nationale, par la publication d'un document de consultation — en version électronique en ligne aussi, bien entendu — portant sur la stratégie sur l'économie numérique.
Or, tous les Canadiens auront un rôle à jouer pour orienter l'avenir numérique du Canada.
Et c'est pourquoi nous faisons appel à leur aide, dans le cadre d'une vaste consultation. Et nous incitons les Canadiens à faire connaître leur point de vue, en leur offrant l'occasion de présenter des mémoires et de participer à diverses tribunes, y compris des tables rondes s'adressant à des groupes d'intervenants précis, de même qu'en ligne, comme je le mentionnais, par un site Web interactif qui encourage les échanges sur les enjeux.
La consultation se déroulera jusqu'au 9 juillet 2010 et, lorsque tous les commentaires du public auront été recueillis, nous en ferons une synthèse qui prendra la forme d'un plan d'action visant à redonner au Canada sa place de chef de file mondial de l'économie numérique.
Bien sûr, cela ne se fera pas du jour au lendemain, ni sans planification. D'autres pays ont consacré de six à dix-huit mois à mettre au point leur stratégie.
Nous voulons procéder avec diligence et veiller à ce que la stratégie soit fidèle aux points de vue exprimés par la population, et faire de notre mieux.
Cette consultation est donc importante pour plusieurs raisons. En premier lieu, très franchement, parce que nous ne sommes pas encore parvenus à un consensus sur les priorités à retenir pour une telle stratégie.
Certains pays, par exemple, ont centré leurs efforts sur la vitesse de leurs réseaux de la prochaine génération, alors que d'autres ont privilégié les possibilités d'innovation découlant de leur stratégie.
À mon avis, nous devons agir sur ces deux fronts — et faire plus encore. Nous devons donc assumer pleinement ce défi, établir nos objectifs et convenir des moyens à prendre pour les atteindre.
En deuxième lieu, nous devons former une vaste coalition.
Il nous faudra mobiliser le secteur privé, les administrations gouvernementales et les universités, conjuguer les efforts de chacun afin d'harmoniser les politiques et les programmes que nous avons déjà mis en place en vue de faire du Canada une nation à l'avant-garde du numérique.
Une action concertée où tous font valoir leurs idées est essentielle.
Et « tous » désigne aussi bien chaque citoyen que les associations industrielles et les spécialistes.
Les Canadiens passent plus de temps en ligne que jamais auparavant. Ils utilisent les médias sociaux, créent du contenu, regardent des émissions de télévision, effectuent des recherches, obtiennent de l'information, achètent et vendent
Et ouvrent de nouveaux horizons aux entreprises et à l'économie, et tout cela, en ligne.
Ainsi, cette stratégie sur l'économie numérique aura une incidence sur notre vécu, sur le milieu dans lequel nous vivons et travaillons, et c'est pourquoi la participation de chacun est si cruciale.
En troisième lieu, ces consultations sont importantes parce qu'il faut nous entendre sur le partage des tâches.
Les gouvernements doivent exercer leur leadership pour orienter l'action, mettre en place les cadres stratégiques appropriés et investir judicieusement.
Le secteur privé doit passer à l'action, par la mise en place de l'infrastructure et par l'innovation en matière de produits, de services et de processus.
L'élaboration d'une telle stratégie nous permet de bâtir sur des assises solides. Notre gouvernement a tout mis en œuvre au cours des dernières années pour préparer le terrain : il a réduit l'impôt des entreprises, éliminé des obstacles aux investissements de capital de risque, effectué d'importants investissements dans les sciences et la technologie, s'est engagé à ouvrir encore plus le pays aux investissements étrangers dans le domaine des télécommunications, y compris l'industrie des satellites, et investi 350 millions de dollars pour créer le programme des Centres d'excellence en commercialisation et en recherche, qui finance, par exemple, le Canadian Digital Media Network.
Ces efforts reposent sur nos divers programmes, tels que le programme d'encouragements fiscaux pour la recherche scientifique et le développement expérimental, le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches Canada, les programmes d'Exportation et développement Canada et de la Banque de développement du Canada, ainsi que nos activités visant à stimuler le commerce et à percer sur les marchés étrangers.
Je tiens également à souligner l'excellent travail de mes collègues, le ministre Moore, en matière de médias et de contenu numériques, et bien entendu la ministre Finley, dans le domaine des compétences numériques. Mes collègues ont fourni et continueront de fournir des éléments d'une importance cruciale afin d'assurer la compétitivité et la réussite des Canadiens.
Et évidemment, tous les ordres de gouvernement — Votre Honneur et nos collègues de la province également — doivent travailler et travaillent en fait de concert afin que le Canada bénéficie d'un plus grand avantage sur le plan du numérique.
En réalité, plusieurs provinces élaborent des stratégies en matière TIC. Ces provinces appuient la recherche et contribuent au déploiement de services à large bande dans les régions rurales et éloignées.
Et je tiens à dire que nous félicitons et appuyons nos collègues des provinces, des territoires et des municipalités pour leurs activités. Il est entendu que nous continuons de dégager des leçons de nos expériences respectives.
Bref, Mesdames et Messieurs, nous bénéficions de solides assises dans ce pays, mais ainsi que Kevin le laissait entendre, il y a encore beaucoup à faire.
De plus, nous ne pouvons pas attendre passivement la fin de la consultation pour agir.
Nous devons continuer d'aller de l'avant. Parallèlement à son déroulement, nous poursuivrons sur notre lancée vers l'économie numérique.
Ainsi que vous le savez, en matière législative, nous présenterons de nouveaux projets de loi pour lutter contre les pourriels et protéger les droits d'auteur. Nous mettrons également à jour nos lois relatives à la protection de la vie privée pour qu'elles soient au diapason de l'ère numérique.
Ces mesures contribueront à accroître la confiance des consommateurs, à réduire les coûts des entreprises et à protéger les droits des Canadiens dont les activités de recherche-développement et de création artistique contribuent à la prospérité du Canada.
Nous sommes conscients par ailleurs que la demande de services sans fil à large bande est appelée à augmenter en raison des percées technologiques et du nombre croissant d'applications.
Selon Cisco, les réseaux sans fil en Amérique du Nord achemineront environ 740 pétaoctets de données par mois d'ici 2014.
En passant, cela équivaut à 740 mille billions d'octets, ou 740 mille téraoctets, ce qui constitue un achalandage 40 p. 100 plus élevé que l'an dernier.
Ainsi, l'accès en temps opportun et prévisible à d'autres bandes du spectre est crucial pour obtenir la capacité nécessaire à notre croissance future, à la prochaine génération d'applications mobiles et aux services essentiels de sécurité publique.
Or, seuls les gouvernements peuvent prendre de telles mesures, à savoir créer les conditions propices pour permettre au secteur privé d'exceller dans ses domaines de prédilection : l'innovation, la création d'occasions et la transformation de technologies numériques en entreprises dynamiques.
Il ne fait aucun doute que le gouvernement est appelé à jouer un rôle clé en fournissant le cadre législatif et d'investissement, mais c'est le secteur privé qui a le talent, la technologie et l'esprit d'entreprise nécessaires pour tenir le premier rôle,
soit saisir l'occasion d'assurer le leadership du Canada dans l'économie numérique mondiale.
Permettez-moi un instant de revenir au document que nous publions aujourd'hui.
Ainsi que je le disais, en voici la version papier, mais il y en a également les versions diffusées en ligne.
Évidemment, ce que nous tentons de créer est une stratégie tout à fait canadienne, axée sur certains aspects d'une grande importance pour assurer l'essor de notre pays.
D'abord et avant tout, comment inciter les gens à opter davantage pour les technologies numériques?
Je n'ai sans doute pas besoin de vous rappeler l'importance primordiale de ces outils pour stimuler la croissance économique et améliorer la qualité de vie de la population canadienne.
Déjà, ces technologies transforment notre façon de communiquer, d'exploiter nos entreprises, de faire des affaires et d'administrer le gouvernement.
Elles sont en train de révolutionner la pratique des professionnels de la santé de même que les méthodes de recherche et d'apprentissage.
Nous pouvons à peine imaginer à quel point ces technologies continueront de transformer le monde dans lequel nous vivons.
Les progrès étonnants de la génomique, par exemple, sont entièrement attribuables à la révolution informatique — aux percées informatiques qui ont rendu possible le traitement de quantités considérables de données nécessaires au séquençage de l'ADN.
Ainsi, le rythme du progrès est de plus en plus rapide, réduit les coûts et crée d'autres occasions.
Il y a une dizaine d'années, le séquençage du génome humain coûtait plus de 3 milliards de dollars.
De nos jours, un prototype lancé sur le marché par une entreprise américaine promet d'en faire autant pour moins de 100 $, marquant le début d'une ère nouvelle de médecine prédictive, préventive et personnalisée, en plus de modifier du tout au tout la façon dont notre société envisage la santé.
Et il ne s'agit que d'un exemple.
Compte tenu du pouvoir de transformation de ces technologies, comment croyez-vous que le Canada parvient à les intégrer à son économie?
En vérité — ainsi que Kevin l'a également laissé entendre — pas si bien.
À l'heure actuelle, le Canada est en milieu de peloton parmi les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques quant au rythme d'adoption des technologies numériques, à la vitalité des industries ainsi qu'au débit de transmission et au coût de l'infrastructure en ligne.
Honnêtement, c'est loin d'être suffisant.
Surtout que les technologies numériques font partie intégrante des processus commerciaux, de la fabrication de produits et de la prestation de services de pointe, qu'il s'agisse de l'assemblage de voitures, de l'exploitation de mines d'uranium, des énergies vertes ou encore de la neurochirurgie.
Et d'autant plus que d'autres pays mettent tout en œuvre pour promouvoir et adopter ces technologies; nous devons en être conscients également.
De nos jours, par exemple, l'investissement dans les TIC par travailleur au Canada ne représente en moyenne que 62 p. 100 du taux d'investissement aux États-Unis.
Ainsi, en raison du peu d'investissements dans les technologies numériques, le Canada a un défi encore plus vaste à relever, soit une plus faible productivité par rapport à ses concurrents, ce qui est d'autant plus critique en raison du vieillissement de la main-d'œuvre canadienne.
Nous devons ainsi faire mieux, et nous comptons sur vos idées pour trouver une façon efficace de promouvoir l'adoption des TIC.
Chose certaine, il faut aborder entre autres la question des réseaux de la prochaine génération.
L'accès à ces réseaux est une condition tout aussi déterminante de l'endroit où ces entreprises décident de s'implanter que la proximité d'un réseau ferroviaire l'était pour les entreprises manufacturières au siècle dernier.
La largeur de bande est désormais la prémisse incontournable, aussi bien pour la recherche que pour les hôpitaux et les téléphones intelligents.
Les Canadiens veulent bénéficier d'un accès aux données, partout, en tout temps, sur l'appareil de leur choix et, de plus, à un prix concurrentiel.
Notre gouvernement a consenti à financer l'expansion des services à large bande dans les collectivités mal desservies et non desservies. Cela permettra à un grand nombre de Canadiens de profiter d'importants avantages économiques et sociaux sur les plans, entre autres, de la télésanté, du téléapprentissage et même des occasions d'affaires. Cela favorisera le développement économique, stimulera l'innovation et améliorera la qualité de vie de la population de centaines de collectivités partout au pays.
Hier, j'ai eu le plaisir d'annoncer une nouvelle étape dans le cadre de cette initiative de la large bande.
Dans un premier temps, nous avons approuvé un financement de près de 77 millions de dollars dans le cadre de 52 projets, permettant d'offrir des services à large bande à plus de 168 000 foyers qui ne pouvaient pas avoir accès auparavant à Internet haute vitesse.
Merci. Ces projets ouvrent la voie à de nombreuses possibilités pour ces citoyens.
Au cours des prochaines semaines, nous annoncerons le déploiement de services à large bande dans bien d'autres collectivités et foyers de différentes régions du pays.
Mais ce n'est pas tout.
Pour leur part, les fournisseurs de services de télécommunications ont aussi investi massivement dans l'infrastructure des communications.
Nous pouvons maintenant nous vanter d'avoir trois réseaux mobiles HSPA au Canada, assurant la couverture de 93 p. 100 de la population et offrant des vitesses de transmission plus élevées que celles disponibles aux États-Unis.
N'empêche que d'autres pays aussi se sont fixé des objectifs ambitieux quant à la vitesse de transmission des réseaux de la prochaine génération. Le Canada aurait-il intérêt à faire de même?
Devrait-il établir un objectif de vitesse de téléchargement vers l'aval ou vers l'amont?
Y a-t-il lieu au contraire de fournir des stimulants au secteur privé afin qu'il continue d'investir dans l'infrastructure?
Quelle est réellement la meilleure façon d'aller de l'avant?
Voilà des questions auxquelles il faut répondre.
L'économie mondiale prenant de plus en plus le virage numérique, la demande de produits et de services numériques est appelée à augmenter.
Nous devons donc assurer l'essor du secteur canadien des TIC, afin qu'il soit en mesure de répondre à la demande.
C'est pourquoi l'industrie des TIC est au nombre des quatre secteurs prioritaires de notre stratégie des sciences et de la technologie, annoncée par le premier ministre Harper en 2007.
À l'heure actuelle, environ 5 p. 100 du produit intérieur brut du Canada est attribuable aux entreprises spécialisées dans les TIC, mais leurs produits et services contribuent à la compétitivité des 95 p. 100 restants.
Près de 39 p. 100 de l'ensemble des activités de recherche-développement du secteur privé sont réalisées par des entreprises de l'industrie des TIC.
Il s'agit là d'un pourcentage étonnant d'innovation, concentré dans un seul secteur!
N'empêche que l'industrie des TIC joue un plus grand rôle au sein de l'économie d'autres pays.
La part du secteur canadien des TIC quant à la valeur ajoutée par secteur d'activité est inférieure à la moyenne des pays membres de l'OCDE.
Occupant la 14e place parmi 23 pays, le Canada est nettement devancé, entre autres, par la Finlande, l'Irlande, la Corée du Sud et les États-Unis.
Notre défi consiste donc à assurer l'essor de notre secteur des TIC et à tout mettre en place afin que chaque aspect de notre économie puisse en profiter.
Imaginez comment cela stimulerait la productivité et la compétitivité de notre pays, et nous permettrait de créer les emplois bien rémunérés de demain.
Comment faut-il s'y prendre pour assurer l'essor de l'industrie des TIC, pour faire suite aux réussites de RIM ou d'Open Text, pour produire 10 autres entreprises d'une telle envergure?
Comment peut-on à la fois favoriser la croissance d'entreprises canadiennes et inciter des entreprises étrangères à s'établir ici?
Comment peut-on collaborer afin d'accroître la participation canadienne aux chaînes d'approvisionnement mondiales et stimuler la croissance de nos grappes technologiques?
Comment parviendrons-nous à attirer et à garder au pays les gens de talent qui seront au cœur d'une telle croissance?
Comme vous êtes en mesure de le constater, il faut parvenir à répondre à beaucoup de questions encore.
Les gouvernements aussi doivent devenir des utilisateurs modèles de produits et de services canadiens, et ainsi le nouveau programme d'innovation et de commercialisation dans les petites et moyennes entreprises qui a été annoncé dans le budget permettra aux ministères fédéraux de faire la démonstration de la valeur des produits canadiens, en assurant leur présence sur le marché mondial et en témoignant de leur pertinence.
Quelles autres initiatives sont nécessaires? Quelles autres mesures les gouvernements pourraient-ils prendre pour éliminer les obstacles à la croissance de ce secteur? Et, plus encore, que doit faire le secteur des TIC pour prendre son essor et devenir un chef de file mondial?
Évidemment, l'un des principaux enjeux, qui est en fait un problème persistant, est l'accès au capital de risque, l'élément vital de l'innovation. Comment faire du Canada l'endroit par excellence du financement par capital de risque et des investissements destinés à des mandats mondiaux de recherche-développement?
Vous êtes sans doute au courant que notre gouvernement a proposé, dans le budget de 2010, de resserrer la définition de « bien canadien imposable », ce qui éliminerait l'obligation de déclaration en vertu de l'article 116 de la Loi de l'impôt sur le revenu pour de nombreux investissements.
Cela peut vous sembler un aspect technique, mais cela a fait dire à Terry Matthews que l'attrait des entreprises canadiennes pour les investisseurs étrangers augmentera du jour au lendemain.
Et j'ai entendu un grand nombre d'entreprises spécialisées en technologie de ce pays, de même qu'un grand nombre de personnes qui voulaient investir dans les entreprises de haute technologie établies au Canada, qui aimeraient pouvoir le faire, sauf que cela était impossible en raison de cet obstacle que nous éliminons maintenant.
Par contre, quelles autres mesures nous faut-il prendre pour être suffisamment capitalisés? Comment peut-on faire mieux? Que devons-nous faire différemment?
Ainsi, notre consultation sera axée sur tous ces enjeux que je viens de mentionner, sur toutes ces questions que je viens de poser.
Mais il sera également centré sur un domaine qui est familier à la plupart d'entre vous ou que vous connaissez tous : le contenu numérique.
Le Conseil des académies canadiennes a fait valoir que seuls les sables bitumineux ont un plus fort potentiel de croissance que les nouveaux médias au Canada.
Selon les prévisions, le chiffre d'affaires du secteur des médias numériques dans le monde pourrait atteindre 2,2 billions de dollars américains au cours des cinq prochaines années.
Or, dans quelle voie faut-il engager les médias numériques, la numérisation et la radiodiffusion afin que les Canadiens créent du contenu pour le monde entier, ainsi que des emplois ici au pays par la même occasion?
Comment faut-il s'y prendre afin que les Canadiens puissent acquérir les compétences spécialisées nécessaires à leur participation et à leur compétitivité dans un monde du travail de plus en plus complexe?
Voilà donc les grands enjeux au cœur de notre consultation, les décisions primordiales qu'il faut prendre avant d'aller de l'avant, en misant sur nos réalisations relatives au droit d'auteur, à la protection des renseignements personnels et au spectre, ainsi que sur toutes les autres mesures que nous mettons de l'avant.
En dernier lieu, j'espère réellement que vous retirerez de mon propos ma conviction inébranlable que le Canada peut et doit être un chef de file de l'économie numérique — de l'économie numérique mondiale.
Rien ne s'oppose à ce que le Canada soit le meilleur endroit où investir, assurer la croissance d'une entreprise numérique ou créer du contenu numérique pour le monde.
C'est maintenant au tour de tous les secteurs — privé, public, universitaire — de passer à l'action, de fournir des idées et, lorsque la stratégie sur l'économie numérique sera en place, de mettre en œuvre le plan d'action.
Voilà ce que nous nous proposons de faire.
Je vous encourage donc tous à jouer votre rôle.
Les personnes présentes peuvent obtenir ici des exemplaires du document de consultation et celles à l'écoute de la webdiffusion en direct n'ont qu'à cliquer sur economienumerique.gc.ca pour obtenir l'information.
Je vous encourage à en prendre connaissance et à y donner suite, parce que nous devons faire de notre mieux. Faisons de notre mieux. Et ensemble, devenons à nouveau les chefs de file de l'économie numérique mondiale.
Thank you. Merci.
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