Le gouvernement du Canada affirme devant la communauté internationale qu'il s'oppose à une taxe bancaire

Déclaration

L'honorable Tony Clement, C.P., Député
Ministre de l'Industrie

Ottawa (Ontario)
Le 18 mai 2010

Bon après-midi. J’aimerais dire quelques mots sur la stratégie que notre gouvernement entend suivre pour favoriser la relance économique. Ensuite, je serai heureux de répondre à quelques questions.

Les dix-huit derniers mois ont été difficiles pour de nombreux Canadiens. J’aimerais donc parler brièvement des mesures que nous avons prises pour garantir une relance économique solide et durable.

Il y a un an et demi, le Canada a été entraîné dans la pire récession mondiale depuis plusieurs générations. Les marchés financiers de la planète ont subi d’énormes dommages. Au Canada, les familles de la classe moyenne ont été touchées par des pertes d’emploi, en plus de voir la valeur de leurs épargnes fondre et d’être tourmentées par l’incertitude quant à l’avenir.

Mais ne nous leurrons pas : notre économie est en voie de se redresser. Les responsables économiques et financiers du monde entier conviennent que le Canada est entré en récession en bien meilleure posture que le reste du monde industrialisé, et tout porte à croire qu’il en sortira plus fort que jamais.

En tant que pays, le Canada a tiré beaucoup de leçons des pratiques économiques du passé. Notre gouvernement prend des mesures constructives pour adapter l’économie canadienne aux exigences de l’avenir.

Nous sommes résolus à renforcer l’innovation, à créer plus d’emplois et à stimuler la reprise économique au Canada. En se fondant sur l’investissement et des mesures clés de stimulation économique, le Plan d’action économique du Canada a fait de notre approche de relance économique un modèle pour le monde. Au cours du seul mois d’avril 2010, l’économie canadienne a créé 108 000 emplois. Les familles et les collectivités de partout au pays profitent — dès maintenant — du fait que le gouvernement concentre son attention sur l’économie.

J’aimerais maintenant parler de ce qui est devenu une question dominante pour les économies en difficulté dans le monde : la taxe bancaire.

Je suis l’un des quatre ministres qui livrent aujourd’hui un seul message de la part du Canada à plusieurs endroits du monde.

Disons-le sans détour : notre gouvernement s’oppose à une taxe bancaire internationale. Une telle taxe irait chercher de l’argent dans les poches des contribuables et punirait nos institutions financières qui ont pris des précautions pour éviter le chaos.

Nous avons été témoins de la crise économique mondiale, et nous avons été entraînés dans son sillage. Cette crise a mis en évidence des lacunes flagrantes dans les systèmes bancaires internationaux. Il convient de mentionner que les banques canadiennes n’ont pas éprouvé les problèmes qui ont touché plusieurs banques étrangères. Certains groupes internationaux ont souligné l’importance d’une gouvernance économique mondiale inclusive. Par conséquent, certains se sont prononcés en faveur d’une taxe internationale sur les banques.

Le premier ministre Stephen Harper disait récemment : « […] tout comme on ne peut pas taxer une économie pour en augmenter la prospérité, on ne peut pas taxer le secteur financier pour en accroître la stabilité ». Le Canada s’oppose et continuera de s’opposer à une taxe qui pénaliserait les institutions financières canadiennes, qui sont restées fortes et prospères pendant que plusieurs banques du reste du monde s’effondraient.

Les réalisations du Canada sont admirables. Pendant les mois les plus sombres de la récession économique mondiale, les ratios de levier des institutions financières se sont maintenus à des niveaux viables. À chaque stade de la crise, nos banques ont évité de s’exposer à des actifs toxiques. Selon le Forum économique mondial et la société Moody’s, le secteur bancaire du Canada est le plus sain du monde.

Il est impératif que le Canada continue résolument de s’opposer à une taxe bancaire internationale et de mettre en œuvre un cadre réglementaire fort. Nous devons garantir la transparence de notre secteur bancaire, tout en évitant de le surcharger avec une taxe qui le priverait de son avantage compétitif relativement aux banques d’autres pays.

La raison la plus importante pour laquelle nous nous opposons à une taxe bancaire est qu’elle serait injuste pour les consommateurs canadiens, qui subiraient inévitablement une augmentation du coût des services bancaires.

Le gouvernement s’engage à protéger les Canadiens contre une taxation injuste.

Ce message est transmis aujourd’hui même aux gouvernements du monde entier. Le ministre des Finances, l’honorable Jim Flaherty, est à Mumbai, en Inde, pour le communiquer à la Confédération des industries indiennes. Le président du Conseil du Trésor et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Stockwell Day, s’adresse à plus de 100 dirigeants du milieu des affaires chinois, à Shanghai. De plus, le ministre du Commerce international, l’honorable Peter Van Loan, prend la parole devant la Chambre de commerce des États-Unis, à Washington (D.C.), pour exprimer clairement la position du Canada.

En continuant de faire preuve de discipline, le Canada, j’en suis convaincu, connaîtra un avenir économique prospère. Le gouvernement du Canada est déterminé à redonner au pays son équilibre financier et à faire en sorte qu’il demeure un chef de file de l’économie mondiale.

Je vous remercie.

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