Annonce d'un financement de 182 millions de dollars destiné à la Fondation canadienne pour l'innovation

Notes d'allocution

L'honorable Gary Goodyear, C.P., député
Ministre d'État (Sciences et Technologie)

Montréal (Québec)
Le 6 août 2010

La version prononcée fait foi

Je vous remercie de cette aimable présentation.

Je suis ravi d'être avec vous ici aujourd'hui, à l'Université McGill. J'accueille avec plaisir le nouveau président-directeur général de la Fondation canadienne pour l'innovation, M. Gilles G. Patry. À titre d'ancien recteur et vice‑chancelier de l'Université d'Ottawa, M. Patry est bien conscient de l'importance du financement accordé aux universités canadiennes par l'entremise du Fonds des leaders.

Le gouvernement du Canada a effectué des investissements majeurs afin d'améliorer et de renouveler les installations et les laboratoires pour les étudiants d'aujourd'hui et de demain, et ces investissements ont permis de créer des emplois. Nous avons notamment investi dans la modernisation du pavillon McIntyre (sciences médicales) et du pavillon Otto Maass (chimie) ici, à l'Université McGill. Je me réjouis de voir que les travaux vont bon train sur le campus.

Le mois dernier, l'économie canadienne a connu un léger recul en matière de croissance des emplois par rapport à la croissance soutenue qu'elle affichait depuis juin.

Ces chiffres nous rappellent que malgré la hausse de 6,1 p. 100 du produit intérieur brut enregistrée au cours du premier trimestre cette année, la reprise économique demeure fragile.

Grâce aux mesures clés que nous avons adoptées, c'est-à-dire : création d'emplois, réduction du taux de chômage, stimulation de la croissance économique, réglementation prudente de nos institutions financières, stabilisation de notre industrie hypothécaire et maintien d'un niveau relativement faible de l'endettement, le Canada jouit maintenant d'une meilleure situation financière que les États-Unis et les autres pays du G-7. En fait, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait prévu des résultats positifs pour le Canada. Ainsi, l'économie du Canada a affiché une croissance de 6,1 p. 100 au cours du premier trimestre, bien au-delà de la croissance globale de 1,9 p. 100 enregistrée par les autres pays du G-7.

L'OCDE prévoit également que la croissance économique du Canada s'élèvera à près de 4,5 p. 100 au cours du deuxième trimestre, soit près du double de la croissance attendue pour tous les pays du G-7 combinés.

Cependant, bien des Canadiens sont toujours à la recherche d'un emploi. Nous devons continuer d'aider ceux et celles qui sont sans travail. Nous devons également continuer de poser les jalons nécessaires pour assurer la création d'emplois et la croissance économique à long terme de notre pays.

Au cours des 12 derniers mois, l'économie a progressé pendant 10 mois, et près de 400 000 emplois ont été créés au cours de cette période.

Nous comprenons les préoccupations de ceux et celles qui ont perdu leur emploi. Nous avons pris des mesures afin de veiller à ce que les Canadiens qui sont dans cette situation aient accès à des prestations améliorées d'assurance-emploi et reçoivent, au besoin, une formation axée sur les compétences.

Le budget de cette année, intitulé Tracer la voie de la croissance et de l'emploi, met en œuvre le deuxième volet du Plan d'action économique du Canada. Notre objectif principal visera encore à aider les Canadiens à trouver de l'emploi, à améliorer leurs compétences et à faire progresser leur carrière.

Nous avons aussi comme objectifs d'investir dans la recherche, la science et l'innovation, et de prendre des mesures rigoureuses pour aider les Canadiens à se tailler une place sur les nouveaux marchés du monde entier. Ce faisant, nous assurons au Canada une place de leader.

Dans le contexte de l'économie mondiale, le savoir, la recherche et l'innovation sont au cœur de la croissance et de la réussite économiques. Comme l'a indiqué le premier ministre Stephen Harper le mois dernier, « la science fait fonctionner le commerce. »

Lorsque Frederick Banting et Charles Best ont découvert l'insuline, ils n'ont pas seulement fait une découverte intéressante au niveau scientifique. Ils ont, en fait, contribué à sauver des millions de vies et favorisé, du même coup, la croissance de l'industrie pharmaceutique mondiale.

Comme vous le savez, il y a trois ans, le premier ministre Stephen Harper a lancé la stratégie canadienne des sciences et de la technologie. Depuis lors, notre gouvernement a pris des mesures concrètes pour appuyer cette stratégie.

Nous avons augmenté notre appui aux conseils subventionnaires de recherche canadiens. Nous avons investi dans les laboratoires, les installations de recherche et le nouvel équipement dont les chercheurs ont besoin. Nous avons appuyé les étudiants et les universitaires grâce au Programme de bourses d'études supérieures du Canada, à la création de nouveaux stages et grâce, aussi, au nouveau Programme de bourses postdoctorales.

En fait, l'an dernier seulement, le gouvernement du Canada a investi la somme record de 10,7 milliards de dollars dans les sciences et la technologie.

Nous investissons dans les sciences et la technologie afin de créer des emplois, de stimuler l'économie et d'améliorer la qualité de vie des Canadiens.

Nous voulons aussi attirer, former et retenir les meilleurs chercheurs au monde ici même, dans les universités canadiennes.

De toute évidence, nous influons positivement sur le cours des choses. Le Canada occupe le premier rang des pays du G-7 pour ce qui est de l'appui gouvernemental offert à la recherche-développement dans le secteur de l'éducation supérieure.

J'aimerais dire aux chercheurs présents ici aujourd'hui que leur travail améliore la vie des Canadiens et des citoyens du monde entier. Notre gouvernement est fier de votre travail et des résultats positifs qui en découlent.

Notre gouvernement est aussi d'avis que la prospérité et la croissance sont étroitement liées à notre soutien aux sciences et à l'innovation, ainsi qu'à l'approfondissement continu du savoir. C'est d'ailleurs pour cette raison que je suis ici aujourd'hui.

J'ai en effet le plaisir d'annoncer que le gouvernement du Canada investira 182 millions de dollars dans le but de fournir aux chercheurs du Québec et du reste du Canada les nouvelles installations et les nouveaux équipements dont ils ont besoin pour poursuivre leur quête du savoir et faire de nouvelles découvertes qui amélioreront la vie des Canadiens et stimuleront notre économie. Cet investissement dans le Fonds des leaders de la Fondation canadienne pour l'innovation aidera également les universités canadiennes à attirer, à former et à retenir au pays les plus brillants esprits scientifiques du monde.

L'an dernier, par exemple, la Fondation a révélé que les installations de recherche de pointe en activité au Canada avaient contribué à la création de 4 675 emplois dans les secteurs universitaire, public et privé.

Pourquoi faut-il investir dans l'infrastructure de recherche? Parce que les installations de recherche appliquée fournissent aux chercheurs, au personnel enseignant, aux étudiants et aux partenaires régionaux et locaux de l'industrie les outils dont ils ont besoin pour réussir.

Les investissements réalisés dans les laboratoires et les équipements ultramodernes assurent une meilleure place au Canada dans des domaines de recherche clés, y compris l'environnement, la santé, les technologies de l'information et des communications, les ressources naturelles et l'énergie.

Ils permettent aussi aux chercheurs canadiens de faire concurrence aux meilleurs chercheurs du monde et au Canada, de se tailler une place de choix au sein de l'économie mondiale du savoir.

Je remercie une fois de plus l'Université McGill et je me réjouis à la perspective de poursuivre nos efforts en vue de maintenir la position du Canada au sein de l'économie mondiale.

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