Lancement du groupe d'experts sur la recherche-développement
Communiqués :
Le gouvernement Harper prend des mesures concrètes pour mieux appuyer la recherche-développement dans les entreprises
Notes d'allocution
L'honorable Gary Goodyear, C.P., député
Ministre d'État (Sciences et Technologie)
Centre MaRS (Toronto)
Le 14 octobre 2010
La version prononcée fait foi
Merci d'être ici aujourd'hui.
Le Canada est un lieu où les gens d'affaires et les chercheurs peuvent atteindre l'excellence de niveau mondial.
Les Canadiens comprennent le potentiel extraordinaire de leur pays. Nous sommes conscients des changements majeurs qui ont transformé l'économie mondiale au cours de la dernière décennie, et nous avons partagé le fardeau des difficultés économiques mondiales des deux dernières années.
Même dans cette période difficile, les entreprises ont continué d'innover, les chercheurs ont continué de faire des découvertes, et de nouveaux marchés sont apparus.
Face au ralentissement économique, notre gouvernement a adopté le Plan d'action économique du Canada, qui vise à renouveler et à développer l'infrastructure du Canada, à attirer et retenir au pays des gens de grand talent, à créer des emplois pour les Canadiens et à jeter les bases d'une économie plus solide.
En 2007, le premier ministre a dévoilé la stratégie des sciences et de la technologie du gouvernement du Canada. Depuis lors, dans chaque budget, le gouvernement a accru son appui aux sciences et à la technologie, en reconnaissance de leur importance pour la prospérité et le dynamisme de la société.
De fait, dans les quatre derniers budgets, le gouvernement a investi 8 milliards de dollars de plus pour consolider les avantages du Canada en matière de sciences et de technologie, en attirant et en retenant des chercheurs de talent, en renforçant l'excellence dans les sciences, en assurant la commercialisation de découvertes et d'innovations, et en développant l'infrastructure des sciences et de la technologie. Au cours de l'exercice 2010-2011, on prévoit que les dépenses fédérales dans le domaine des sciences et de la technologie atteindront un sommet historique de 11,7 milliards de dollars. De cette somme, 5,9 milliards de dollars seront octroyés à des ministères et organismes fédéraux et 5,8 milliards de dollars iront à d'autres secteurs, dont ceux de l'enseignement supérieur, des entreprises et des organismes sans but lucratif, afin de soutenir leurs activités liées aux sciences et à la technologie.
Par suite de cette stratégie et des mesures que nous avons prises, le Canada effectue des travaux scientifiques de calibre mondial, attire les esprits les plus brillants dans de nombreux domaines, et bénéficie d'une capacité enviable de former les ressources humaines voulues et de produire les découvertes qui sont en quelque sorte la matière première du système d'innovation du Canada.
Pourtant, malgré ces acquis, il est notoire qu'il reste des défis à relever. Les résultats décevants du Canada sur les plans de la productivité et de l'innovation sont bien connus.
Le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation a attiré l'attention aussi bien sur la question de l'accroissement de la productivité que sur les défis à relever en innovation, qui posent des risques pour la compétitivité mondiale à long terme du Canada.
L'an dernier, dans son bulletin sur l'état de l'innovation, le Conference Board du Canada a octroyé une note de « D » au Canada en matière d'innovation et de commercialisation.
Les faits sont clairs. Les entreprises canadiennes pourraient faire mieux en ce qui concerne les investissements dans la recherche-développement (R-D).
Le Canada se classe 16e parmi les pays industrialisés membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques pour les investissements des entreprises dans la R-D en pourcentage du produit intérieur brut.
La question est sérieuse. Les entreprises canadiennes innovent moins que leurs concurrents.
Lorsque les entreprises investissent dans la recherche, mettent au point de nouveaux produits et services, et lancent de nouvelles idées sur le marché, elles augmentent la qualité de vie des familles canadiennes. Elles font croître l'économie et créent des emplois de qualité supérieure pour l'avenir.
Voilà pourquoi la situation doit changer.
Même si les gouvernements ont offert un appui hors pair à la R‑D du secteur privé au Canada, cela n'a pas engendré l'augmentation voulue dans la R‑D des entreprises, la productivité ou la prospérité des Canadiens. C'est ce qui a amené le gouvernement à prévoir, en cette deuxième année du Plan d'action économique du Canada, un examen approfondi de la R-D fédérale à titre d'appui à l'innovation et aux débouchés pour les entreprises.
Aujourd'hui, je suis heureux d'annoncer la création d'un groupe d'experts indépendant chargé d'examiner les investissements fédéraux dans la R-D. Six éminents Canadiens représentant une diversité de compétences et de parcours dans le secteur privé et le secteur public ont accepté de devenir membres du groupe d'experts.
Je suis enchanté que Tom Jenkins, président-directeur et stratège en chef d'Open Text Corporation, ait accepté de présider le groupe d'experts. Il comprend ce qu'il faut faire pour assurer le développement d'une entreprise axée sur l'innovation au Canada, et il sait comment relever les défis et saisir les possibilités que présentent les marchés mondiaux.
Je suis également heureux d'annoncer que David Naylor, Monique Leroux, Arvind Gupta, Bev Dahlby et Nobina Robinson seront membres du groupe d'experts. Les six membres de ce groupe possèdent une grande expérience et une vaste connaissance de l'économie canadienne et des nombreux acteurs du système d'innovation du Canada.
Le Dr Naylor est président de l'Université de Toronto et ancien scientifique principal au sein du Conseil de recherches médicales du Canada.
Mme Leroux est présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins.
M. Gupta est professeur d'informatique à l'Université de la Colombie-Britannique et directeur scientifique de Mathematics of Information Technology and Complex Systems group (MITACS), un organisme visant la mise au point, l'application et la commercialisation d'outils mathématiques.
M. Dahlby, professeur d'économie à l'Université de l'Alberta, a publié de nombreux ouvrages sur la politique fiscale et a agi à titre de conseiller auprès des gouvernements fédéral et provinciaux du Canada au sujet de la réforme du régime fiscal des entreprises.
Mme Robinson est présidente-directrice générale de Polytechnics Canada et a occupé des postes de plus en plus importants au sein du gouvernement fédéral et du secteur sans but lucratif depuis les 20 dernières années.
L'examen du groupe d'experts portera surtout sur les activités et programmes fédéraux visant à promouvoir et à soutenir l'innovation du secteur privé. Le groupe d'experts a été chargé de faire rapport au gouvernement dans un an. Il présentera une analyse et des recommandations en vue d'améliorer notre système d'appui à l'innovation des entreprises. L'examen aidera le gouvernement à trouver des façons de soutenir les entreprises canadiennes, de créer des emplois et de lancer de nouvelles idées sur le marché au profit des Canadiens.
Nous avons défini le mandat du groupe d'experts avec grand soin. Le groupe ne cherche pas à favoriser un transfert de l'appui gouvernemental des travaux scientifiques axés sur la curiosité et la découverte à des recherches à but commercial. Il y a de bons arguments en faveur de la recherche publique et de l'excellence de calibre mondial en sciences, et nous tenons à préserver la position du Canada au sommet du G‑7 pour ce qui est de l'ampleur des travaux de recherche effectués par le secteur canadien de l'enseignement supérieur.
Le groupe d'experts réalisera ses propres recherches et dressera un bilan éclairé grâce à de vastes consultations auprès du secteur privé, des chefs de file du milieu universitaire, des provinces et territoires, et de divers spécialistes. Il sollicitera aussi les points de vue des intervenants sur la façon dont nos investissements en R-D pourraient aider plus efficacement à construire l'économie du savoir et créer des emplois spécialisés.
Cet examen revêt une grande importance et il survient à un moment crucial. Nous devons déverrouiller le potentiel de la nation pour lui permettre de devenir un chef de file en innovation.
Nous devons exploiter nos solides assises : une situation financière saine, de faibles taux d'imposition, un environnement accueillant pour la croissance des entreprises, ainsi qu'un bassin de chercheurs de talent travaillant à la fine pointe des sciences et de la technologie. Au nom du gouvernement du Canada, je tiens à remercier les membres du groupe d'experts d'assumer cette tâche.
Vous pouvez compter sur mon appui sans réserve et sur celui de l'ensemble du gouvernement. Nous vous souhaitons des délibérations fructueuses et nous attendons avec impatience votre rapport dans un an.
Je vous remercie.
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