Colloque Innovation without borders
Notes d'allocution
L'honorable Gary Goodyear, C.P., député
Ministre d'État (Sciences et Technologie)
Toronto (Ontario)
Le 24 février 2011
La version prononcée fait foi
Je vous remercie!
Je suis enchanté d'être ici. Au nom du premier ministre Harper et du gouvernement du Canada, je tiens à exprimer ma reconnaissance à nos hôtes ici au Centre MaRS ainsi qu'à tous les partenaires dans l'organisation de cette conférence.
Les percées scientifiques font partie du fier patrimoine de notre pays. De Sir Sandford Fleming, « père de l'heure normale », jusqu'à Abraham Gesner, qui a découvert le kérosène, de John Hopps, qui a inventé le stimulateur cardiaque, à Frederick Banting et Charles Best, qui ont découvert l'insuline, d'Alexander Graham Bell et son téléphone à Mike Lazaridis et son BlackBerry, les Canadiens ont fait des découvertes et lancé des produits qui ont transformé la vie des gens partout au monde.
Ces exemples sont autant de découvertes scientifiques importantes pour le Canada. Mais ils ont aussi été des succès commerciaux pour notre pays.
Tout comme le premier ministre, j'aime rappeler que la science alimente le commerce.
De fait, notre gouvernement continue de se concentrer sur l'économie, s'efforçant de solidifier notre reprise économique, de créer de meilleurs emplois et de bâtir une économie du savoir plus vigoureuse pour les années à venir.
Les familles canadiennes qui travaillent fort parviennent à s'assurer un haut niveau de vie non seulement parce que des générations de scientifiques et d'entrepreneurs ont fait des découvertes et innové, mais aussi parce qu'ils se sont attachés à commercialiser ces découvertes pour que la population du pays puisse en profiter et que de nouveaux produits et services canadiens puissent être vendus à l'échelle mondiale.
Pour rester à l'avant-plan de l'économie mondiale, nous devons continuer d'investir dans les gens et les idées qui produiront les grandes percées de demain.
Nous savons aussi qu'aujourd'hui le Canada est confronté à de nombreux défis. Notre pays investit davantage en recherche-développement (R-D) dans le cadre des études supérieures, en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), que les autres nations du G7. Pourtant il continue de perdre du terrain par rapport à des pays comme les États-Unis et la Grande-Bretagne sur les plans de l'innovation et de la productivité, ce qui entraînera une baisse du niveau de vie des familles canadiennes.
Le gouvernement fédéral investit quelque 7 milliards de dollars chaque année pour encourager la R-D des entreprises au Canada. Pourtant tout indique que les entreprises canadiennes n'investissent pas suffisamment dans la R-D et l'innovation en comparaison de celles de nos partenaires du G7 et, surtout, de pays comme la Chine et l'Inde.
Il est temps que les entreprises canadiennes investissent plus dans l'innovation. Sinon, comme l'a exprimé cette semaine le conseiller scientifique principal du président Obama, la Chine ne nous laissera que des miettes.
C'est pourquoi en octobre dernier, j'ai lancé un vaste examen du soutien fédéral de la recherche-développement. J'ai aussi nommé un groupe de six experts qui consulteront les Canadiens sur les façons dont notre gouvernement peut mieux appuyer l'innovation des entreprises et assurer de meilleurs résultats pour la population.
C'est aussi pourquoi des conférences comme celle-ci sont si importantes. Elles nous permettent de discuter d'information et d'expériences indiquant comment nous pouvons accélérer l'innovation dans notre propre marché et sur les marchés du monde entier.
Il s'agit certainement d'une priorité du gouvernement du Canada.
En 2007, le premier ministre Harper a lancé une importante stratégie fédérale des sciences et de la technologie. Depuis lors, nous avons continué d'affecter des fonds à l'innovation dans chaque budget successif. Cette action produit des résultats pour chacun de nous.
Les sciences et la technologie sont un aspect vital du Plan d'action économique du Canada que notre gouvernement a adopté en 2009 en réponse au ralentissement économique. Dans le cadre de ce plan, les collèges et universités bénéficieront d'améliorations bien nécessaires grâce à notre Programme d'infrastructure du savoir doté de 2 milliards de dollars. Le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC) a quant à lui reçu une injection de 200 millions de dollars.
J'aimerais parler de ce programme, car il est un des outils les plus efficaces de notre gouvernement pour aider les petites entreprises à innover. Ces entreprises sont une source vitale d'innovation et de croissance future. En fait les petites et moyennes entreprises (PME) constituent 99,7 % de toutes les entreprises canadiennes. Et les entreprises comptant moins de 50 employés assurent presque le quart de notre PIB.
Souvent, ces petites entreprises peuvent profiter d'un accroissement des ressources financières et professionnelles afin de concrétiser des projets de commercialisation de leurs innovations.
Le Programme d'aide à la recherche industrielle s'inscrit dans cette optique. Il apporte non seulement une aide financière, mais aussi les services de son équipe de conseillers. Le programme offre de fait un appui diversifié. Souvent, ce qui est le plus précieux pour les clients est l'expertise technique qu'ils reçoivent des conseillers.
Ce genre d'aide au développement commercial bénéficiera en outre du partenariat entre le programme et le Réseau Entreprise Europe. Bien que ce soit encore une nouveauté, le but consiste à créer des liens entre petites et moyennes entreprises canadiennes et celles des pays membres de l'Union européenne.
Grâce aux réseaux et aux nombreux liens internationaux du Conseil national de recherches, le programme bénéficie déjà d'accords avec d'autres pays comme la France, la Chine et l'Espagne, où des entreprises canadiennes collaborent avec leurs homologues internationaux.
D'ailleurs je suis heureux d'annoncer aujourd'hui la reconduction pour deux ans de l'entente entre le PARI-CNRC et le Centre pour le développement de la technologie industrielle, en Espagne. Près de 60 projets de R-D ont été entrepris au Canada en vertu de cet accord.
Il y a par exemple Norgen Biotek, une entreprise ontarienne, qui collabore avec une entreprise espagnole de biotechnologie à la mise au point de trousses de détection de maladies. Elle a reçu hier plus de 817 000 $ pour ces travaux.
Et aujourd'hui, je suis heureux d'annoncer que Nucro-Technics, de Scarborough, recevra une contribution de 750 000 $ pour sa collaboration avec une autre PME espagnole de biotechnologie. Elles travaillent à un système innovateur de prédiction pour la sécurité des médicaments.
Ces collaborations internationales, en même temps que nos initiatives nationales, aident les entreprises à réaliser leur potentiel de moteurs de l'innovation et de créateurs d'emplois et de prospérité. Nous continuons de chercher de nouveaux moyens d'amplifier nos investissements.
Sur ce, j'ai le plaisir d'annoncer un apport financier pour le Programme de stages en recherche-développement industrielle.
Ce programme fournit chaque année des stages dans des entreprises canadiennes à quelque 1 000 étudiants de cycle supérieur et boursiers postdoctoraux. C'est une des façons dont notre gouvernement renforce le lien entre les scientifiques, les établissements de recherche et l'industrie, afin d'encourager l'innovation.
Vu le succès qu'a connu le Programme de stages en recherche-développement industrielle depuis son lancement en 2007, je suis fier d'annoncer aujourd'hui que le gouvernement Harper lui affectera 34,4 millions de dollars de plus sur cinq ans. Il pourra ainsi continuer de cultiver les talents dont nous avons besoin pour préserver notre compétitivité dans l'économie mondiale du savoir.
Ce financement sera versé à deux Réseaux de centres d'excellence qui géreront les stages partout au pays. MITACS, basé à Vancouver, placera 850 stagiaires par année dans le cadre de son programme Accélération; et AUTO21, à Windsor, placera 150 stagiaires grâce à son programme CONNEXION Canada.
Je sais que les stagiaires du Programme de stages en recherche-développement industrielle acquerront une importante expérience dans l'industrie. Les entreprises profiteront pour leur part des connaissances et des talents qui se trouvent dans les universités du Canada.
Mesdames et Messieurs, nous avons au Canada un énorme fonds de connaissances et un vaste bassin de scientifiques et de chercheurs de talent – et ce bassin se développera encore grâce aux annonces d'aujourd'hui.
Je vous encourage tous à continuer de tirer parti de cet esprit d'innovation au cours des deux prochains jours ici à Toronto.
Je vous souhaite une conférence informative et productive.
Merci.
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