Allocution à la Chambre de commerce de Vancouver : Pour un commerce intérieur libre et ouvert au Canada

Transcription : Allocution à la Chambre de commerce de Vancouver : Pour un commerce intérieur libre et ouvert au Canada

(Musique)

(Signature d'Industrie Canada et mot-symbole « Canada »)

Texte à l'écran :
Un commerce libre et ouvert au Canada
Allocution prononcée devant la Chambre de commerce de Vancouver

(Vidéo de l'allocution du ministre Moore. Les drapeaux du Canada et de la Colombie-Britannique entourent le podium. Une affiche sur le podium porte l'inscription : « Emplois et possibilités ». Le nom et le logo de la Cambre de commerce de Vancouver sont répétés sur une toile de fond bleue)

(Images de membres de l'auditoire discutant. Le ministre Moore s'approche du podium.)

Voix de la présentatrice :
Veuillez vous joindre à moi pour accueillir le ministre James Moore.

(Applaudissements)

(Le ministre Moore se tient derrière le podium. Pendant l'allocution du ministre, la caméra se tourne parfois vers l'auditoire)

L'honorable James Moore : Merci de cette aimable présentation. Je vous en suis très reconnaissant.

Texte à l'écran :
L'honorable James Moore
Ministre de l'Industrie

Comme vous le savez, le programme que s'est donné notre gouvernement depuis 2006 en matière de libre-échange est l'un des plus ambitieux de l'histoire de notre pays.

Le Canada a conclu des accords de libre-échange avec 43 autres pays. Toutefois, la triste réalité est que nous accordons des avantages commerciaux plus grands aux étrangers qui veulent faire des affaires sur l'axe est-ouest de notre pays qu'aux Canadiens qui veulent faire du commerce intérieur sur le même axe.

Les obstacles au commerce, à la mobilité de la main-d'œuvre et à la croissance sont encore trop nombreux à l'intérieur du Canada.

Par exemple, comme l'a mentionné Iain, essayez de traverser le pays au volant d'un camion de transport, et le problème vous sautera aux yeux. Les provinces n'ont pas toutes la même réglementation pour ce qui est du poids et de la dimension des camions, ni les mêmes exigences pour la taille des pneus. Les carburants ne sont pas non plus les mêmes d'une province à l'autre.

Le Canada est le deuxième pays au monde pour ce qui est de la superficie. Nous voulons faire des échanges commerciaux d'un océan à l'autre, mais nous ne disposons pas de normes élémentaires de transport uniformes à l'échelle nationale.

Cette situation pousse les entreprises à adopter des plans de croissance économique basés sur un axe nord-sud plutôt qu'est-ouest, ce qui nuit à leur essor économique et à l'intégration économique du Canada.

Le Canada, à mon avis, doit se doter d'un cadre stratégique beaucoup plus rigoureux et ambitieux pour éliminer les obstacles au commerce intérieur au Canada. Les sociétés étrangères qui exercent leurs activités au Canada ne devraient pas profiter d'un avantage systémique sur les sociétés canadiennes qui font affaire ici.

J'ai publié une déclaration de principes sur le site Web du gouvernement du Canada et dans les médias sociaux dans le but de faire valoir ce point, de faire avancer le dossier et de nous permettre de tirer profit de cette occasion.

Permettons aux Canadiens faire des échanges commerciaux à l'intérieur du pays.

Le gouvernement provincial de l'Ontario a fait des démarches auprès du gouvernement du Canada, et nous avons conclu des partenariats avec eux. Nous avons également élargi notre accord de libre-échange avec les États-Unis. Nous travaillons aussi avec les provinces de l'Atlantique à une entente visant à faciliter la mobilité de la main-d'œuvre et à revitaliser l'économie de la région. Nous disposons en outre de l'Accord commercial du nouveau partenariat de l'Ouest, qui connaît un certain succès, mais nous voulons pousser encore plus loin toutes ces initiatives.

Si je suis ici aujourd'hui, comme je l'ai mentionné plus tôt, c'est en partie pour vous demander votre aide. Cet enjeu ne doit pas seulement faire l'objet de discussions au sein d'un groupe de politiciens. Je suis extrêmement reconnaissant envers John et Iain et envers les autres membres du milieu des affaires de toute la Colombie-Britannique et du reste du Canada des démarches qu'ils ont faites pour demander la libéralisation du commerce intérieur au pays, parce que nous pouvons y arriver, nous pouvons aller de l'avant et nous pouvons réaliser notre objectif.

Je parcours le pays depuis six mois pour discuter de ce dossier avec les membres de plusieurs chambres de commerce au pays, de Regina à St. John's, et pour obtenir leur appui. Nous devons faire front commun pour faire avancer ce projet.

Comme je l'ai mentionné, il reste encore beaucoup à faire pour vivre l'esprit de la Confédération. L'union politique, sociale et économique du Canada n'est pas achevée. La prochaine étape est claire. En 2017, nous allons souligner le 150e anniversaire du Canada. Il est l'heure de resserrer les liens qui nous unissent, car ces liens revêtent une importance capitale. Il faut y croire et continuer de créer des emplois d'un bout à l'autre du pays.

Merci de m'avoir accordé votre temps.

(Applaudissements)

(Iain Black, président et chef de la direction de la Chambre de commerce de Vancouver, prend la parole. Il se tient devant le drapeau du Canada et d'une toile de fond représentative de la Chambre de commerce de Vancouver.)

Texte à l'écran :
Iain Black
Chambre de commerce de Vancouver

Iain Black : Le message transmis aujourd'hui par le ministre Moore aux membres de la Chambre de commerce de Vancouver était vivement attendu depuis de nombreuses années. Notre pays enregistre chaque année des pertes économiques de 14 et 20 milliards de dollars parce que nos échanges commerciaux intérieurs manquent de fluidité, et que nous ne disposons pas de normes et de règlements uniformes et d'un climat de libre échange sans obstacle. Cette situation est franchement embarrassante pour un pays du G-7. Il est important de donner à ce dossier la visibilité voulue, d'obtenir le soutien des gens d'affaires d'un océan à l'autre et de trouver des solutions, une fois pour toutes. Les démarches commencées il y a plus de vingt ans sont un bon départ, mais il faut aller de l'avant. Il est temps de clore les discussions entourant les obstacles internes entre les provinces et d'établir l'unité économique au sein de notre pays. Nous avons déjà conclu des accords avec plusieurs pays étrangers, il faut maintenant le faire sur notre propre territoire.

(Signature d'Industrie Canada et mot-symbole « Canada »)

Fin de la transcription

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