Ministre Duncan, un an au poste de ministre des Sciences

Le 10 novembre 2016

En un an, tant de choses peuvent changer.

Il y a un an, à pareille date, j'ai eu le privilège de prononcer, à l'occasion de la Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes, ma toute première allocution d'importance en tant que nouvelle ministre des Sciences. J'ai accepté avec enthousiasme et humilité ma nomination au Cabinet, le premier cabinet paritaire hommes-femmes de l'histoire du Canada.

Ce nouveau rôle m'a permis de rehausser le respect et la confiance du gouvernement envers les scientifiques canadiens.

Notre gouvernement s'est engagé à faire en sorte que la science occupe la place qui lui revient à la table fédérale. Il s'est aussi engagé à prendre des décisions fondées sur les meilleures données probantes disponibles. Durant les premières semaines de notre administration, nous avons réintroduit le questionnaire détaillé du recensement de Statistique Canada. Peu de temps après, nous avons fait en sorte que les experts, y compris les scientifiques, soient libres de parler de leur travail et de leur domaine d'expertise. Ces mesures importantes ont donné le ton à notre approche à l'égard des sciences, une approche qui vise à favoriser une culture d'ouverture et d'optimisme, et qui mise sur la diversité.

En plus de travailler avec les leaders du milieu de la recherche à réduire les écarts en matière d'équité et de diversité en science, notre gouvernement a aussi réintroduit l'enquête sur le Système d'information sur le personnel d'enseignement dans les universités et les collèges (SPEUC), qui offre une vue d'ensemble de la composition du personnel enseignant dans les campus postsecondaires au pays. Les données générées par cette enquête aideront les établissements postsecondaires à établir un corps professoral plus inclusif et diversifié, à l'image du Canada moderne.

Devant les grands défis environnementaux, sociaux et économiques que nous devons relever au pays, nous devons veiller à ce que le monde des sciences accueille chaque personne, chaque question et chaque perspective.

La science a joué un rôle intégral dans l'examen des processus d'évaluation environnementale et réglementaire, dans nos réinvestissements dans les scientifiques à Pêches et Océans Canada et dans notre collaboration scientifique internationale renouvelée dans l'Arctique. En septembre, j'ai eu le privilège d'accompagner mes collègues internationaux à la toute première réunion donnée à la Maison-Blanche des ministres responsables des sciences. J'ai profité de l'occasion pour militer en faveur des partenariats avec les peuples autochtones et les collectivités nordiques, afin que nous puissions collectivement trouver des solutions pour faire face aux changements rapides qui surviennent dans le Nord.

C'est l'importance des sciences qui m'a amenée à consulter les scientifiques et les experts au pays et à l'étranger dans le cadre des travaux visant à établir un poste de conseiller scientifique en chef. La personne nommée à ce poste sera une voix solide et permanente en faveur de la science et des scientifiques au gouvernement.

Le soutien du gouvernement à la science doit aussi être stratégique et effectif, et procurer les meilleurs avantages possibles à la communauté scientifique et à la population du Canada en général. C'est pour cette raison qu'en juin, nous avons lancé un examen indépendant du soutien fédéral à la science fondamentale; il s'agissait du premier exercice du genre.

J'ai demandé à un groupe indépendant de neuf experts d'examiner les mécanismes de financement fédéral existants pour la science fondamentale. Le groupe, qui est présidé par l'ancien recteur de l'Université de Toronto, David Naylor, a arpenté le pays pour recueillir les commentaires des scientifiques, des chercheurs, des administrateurs et du grand public canadien. En fait, en plus de rencontrer des intervenants à plus d'une douzaine de tables rondes, le groupe a reçu plus de 1 200 soumissions individuelles de la part des scientifiques et du public sur son portail en ligne.

Pendant que le gouvernement s'efforce de mettre à jour et de combler les lacunes possibles du financement fédéral dans le domaine des sciences, nous avons maintenu l'octroi de fonds aux programmes et aux initiatives scientifiques clés par l'entremise des engagements prévus au budget de 2016. Ces engagements incluent une enveloppe de 2 milliards de dollars pour le Fonds d'investissement stratégique pour les établissements postsecondaires afin d'améliorer l'infrastructure de recherche et d'innovation aux collèges et universités de tout le Canada; l'octroi de 900 millions de dollars pour soutenir 13 projets de recherche de pointe par l'entremise du Fonds d'excellence en recherche Apogée Canada; et l'octroi supplémentaire de 95 millions de dollars aux trois conseils subventionnaires fédéraux, la contribution la plus importante accordée au cours des dix dernières années.

Tout au long de l'année, notre gouvernement a fait énormément pour favoriser les sciences au pays, mais nous savons qu'il reste encore beaucoup à faire. Je m'efforcerai de militer en faveur des sciences à la table des politiques et de m'assurer que notre pays se dote de politiques scientifiques éclairées, qui soient profitables pour notre communauté scientifique, notre environnement, notre économie et notre classe moyenne.

L'honorable Kirsty Duncan
Ministre des Sciences

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