Évaluation finale de l’Initiative de l’industrie de la langue

1.0 Contexte

Ce document présente les résultats d'une évaluation finale de l'Initiative de l'industrie de la langue (IIL). L'évaluation a pour but d'évaluer les résultats et l'efficacité de l'IIL. Elle répond aux exigences de la politique actuelle en matière d'évaluation de programme. Ce premier chapitre présente le contexte de l'étude. Il sera suivi d'un chapitre décrivant l'approche méthodologique et des résultats et conclusions de l'étude.

1.1 Profil de l'industrie canadienne de la langue

L'industrie de la langue est une notion récente qui découle de la volonté de regrouper des secteurs professionnels qui opéraient individuellement. Selon le Conference Board du CanadaNote 1, l'industrie de la langue au Canada représente un apport économique minimal de 2,7 milliards de dollars au niveau du PIB en 2004, soit 0,2 % du PIB total du Canada. La croissance de l'industrie de la langue est évaluée par des experts à plus de 15 % par an au cours des cinq à dix prochaines annéesNote 2. L'industrie est responsable de 51 700 emplois (directs et indirects) à travers le Canada. Comptant plus de 2 000 entreprises et 30 000 spécialistes, cette industrie comprend différents secteurs d'activités que l'on peut rassembler sous trois pôles : la traduction, la formation linguistique et les technologies langagières.

1.1.1 La traduction

La traduction comme secteur regroupe entre autres, les entreprises et professionnels de la traduction, de l'interprétation orale et gestuelle et de la terminologie. Conformément au Code National des Professions (CNP), ces professionnels occupent des emplois dans différents types d'organisations, tels que décrit ci-dessous.

« Les traducteurs, les terminologues et les interprètes travaillent pour le gouvernement, dans des cabinets de traduction et d'interprétation, dans des services internes de traduction, dans des grandes sociétés privées, dans des organisations internationales, dans des médias d'information, ou ils peuvent être des travailleurs autonomes. Les interprètes en langue des signes travaillent en milieu scolaire, dans les services sociaux, les services d'interprétation, les cours de justice, les services gouvernementaux et les stations de télévision, ou ils peuvent être des travailleurs autonomes. ».

Le Canada compte environ 800 entreprises qui font de la traduction et de l'interprétation leur principale activité. Celles-ci desservent surtout des entreprises et des établissements publics ou gouvernementaux. Le nombre moyen d'employés est de 6,2 et 76,9 % des entreprises du secteur de la traduction comptent moins de cinq employés.

Bien que le recensement de 2001Note 3 dénombre plus de 13 000 employés dans le secteur de la traduction, seulement un peu plus de la moitié des traducteurs, terminologues et interprètes travaillent dans des entreprises de ce secteur alors que 47 % travaillent pour des entreprises d'autres secteurs. Quelque 70 % des personnes du secteur travaillent à temps complet et 38 % sont des travailleurs autonomes.

Près de 80 % de ces professionnels sont concentrés dans les provinces du Québec et de l'Ontario. Les titres de traducteur agréé, d'interprète agréé et de terminologue agréé sont reconnus par la loi dans quatre provinces canadiennes.

1.1.2 La formation linguistique

Le secteur de la formation linguistique comprend notamment l'enseignement des langues, la formation enligne des langues, et la formation en technologies langagières. Selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (2002), la catégorie 611630 – Écoles de langues comprend les établissements dont l'activité principale consiste à enseigner les langues étrangères. Les cours dispensés par ces établissements vont des cours de conversation à des fins d'enrichissement personnel aux cours de formation intensive suivis dans le but de poursuivre des études ou une carrière.

Les écoles de langues privées offrent leurs services principalement aux particuliers. De façon globale, c'est 64 % des écoles de langues canadiennes qui ciblent les étudiants étrangers. Selon une enquête réalisée par l'ACELP en 2004, les étudiants des écoles de langues proviendraient surtout des pays asiatiques (58 %) et de l'Amérique latine (24 %). Lorsqu'on les interroge sur leurs plans futurs, 86 % des étudiants souhaitent poursuivre des activités étudiantes ou professionnelles dans leur pays d'origine, alors que 4 % pensent à s'inscrire dans une université ou un collège canadien. L'Enquête sur les entreprises de l'industrie de la langue (2006) indique également que 52 % des écoles de langues privées offrent leurs programmes et leurs cours à des étudiants internationaux de six mois ou moins.

Le rapport sur les choix de carrières d'Industrie Canada (2005) précise que des 526 écoles de langues recensées, 57 % sont des écoles privées. De 1999 à 2002, le nombre d'écoles de langues a augmenté de 15 % par année. L'Ontario et le Québec comptent chacun 30 % des écoles de langue, alors que la Colombie-Britannique en possède 23 %.

Le nombre national moyen d'employés est évalué à 21,5, alors que 37 % des entreprises de ce secteur comptent 20 employés et plus. Contrairement au secteur de la traduction, la proportion de travailleurs autonomes est faible pour la formation linguistique, mais le travail à temps partiel est supérieur. En effet, selon l'enquête de Statistique Canada (2006), 38,5 % des employés travaillent à temps plein et 56,9 % à temps partiel.

Selon Statistique Canada, les revenus des écoles de langues privées s'élevaient en 2004 à tout près de 240 millions de dollars, alors que ceux des écoles de langues publiques s'estimaient à plus de 165 millions de dollars. Le nombre d'emplois directs dans ce secteur serait d'environ 11 200 en 2004. Il existe des regroupements (i.e. associations des écoles de langues, de professeurs, etc.) pour le secteur de la formation linguistique, dont les principaux sont énumérés ci-dessous.

  • Le Conseil des langues du Canada (CLC) est une association nationale qui représente les institutions publiques et privées offrant des formations intensives d'anglais et de français.
  • A l'heure actuelle, l'ACELP est la plus importante association d'écoles privées de français et d'anglais au Canada. Comptant 20 membres à ses débuts en 1997, elle représente aujourd'hui plus de 60 écoles de langues réparties dans plus de 100 lieux d'études partout au Canada.

Prévue pour le printemps 2008, Langues Canada naîtra de la fusion de l'Association canadienne des écoles de langues privées et du Conseil des langues du Canada. Leur mission sera de promouvoir, au Canada et à l'étranger, le secteur canadien de la formation linguistique en anglais et en français, axé sur l'accréditation et la qualité.

1.1.3 Les technologies langagières

Ce dernier secteur comprend une variété d'entreprises de technologie qui s'intéressent à des domaines tels que la traduction automatisée et des outils d'aide à la traduction, le traitement de textes multilingues, le traitement de la parole (reconnaissance de la voix, biométrie de la voix, texte à voix), la gestion de l'information textuelle (CRM, gestion des connaissances, gestion des contenus) et des outils de formation. Comme ce secteur est fortement intégré à d'autres secteurs technologiques, dont l'informatique, il est plus difficile de le cerner sur le plan statistique. De plus, selon l'Évaluation économique de l'industrie de la langue, les personnes occupées dans de telles activités s'identifient peu ou pas à l'industrie de la langue, mais plutôt à celle des services informatiques.

Selon un rapport publié en 2005Note 4, quelque 180 entreprises et 40 établissements de recherche ont été répertoriés dans ce secteur. Cependant, aucune étude réalisée à ce jour ne permet de dégager un profil des professions. En 2004, Statistique Canada a tenté, par le biais d'une enquête, d'obtenir des données pour créer un profil. Toutefois, les résultats n'ont pas été concluants. Statistique Canada a tout de même tiré certaines conclusions. Le nombre d'entreprises dans le secteur des technologies langagières était très faible et pour celles qui exerçaient quelques activités dans ce domaine, elles représentaient qu'une faible proportion de leur activité globale. Par ailleurs, il semble que la demande pour les technologies langagières soit en pleine croissance. Une autre enquête publiée en 2006Note 5 permet de constater que la recherche et le développement de technologies langagières sont peu réalisés au sein des entreprises de traduction (5,3 %) et de la formation linguistique (1 %).

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1.2 Profil de l'Initiative

L'Initiative de l'industrie de la langue (IIL) a été mise sur pied en 2003 pour une période de cinq ans, soit jusqu'au 31 mars 2008. Elle s'appuie sur deux éléments majeurs, la Stratégie d'innovation du Canada et le Plan d'action pour les langues officielles (PALO)Note 6. Le volet industrie de la langue issu du PALO vise principalement à rencontrer les principaux défis de l'industrie, lesquels avaient été préalablement identifiés lors d'un symposium parrainé par Industrie Canada en 2002. Il était alors anticipé que la demande pour les services linguistiques augmenterait de façon marquée et que l'industrie de la langue n'avait pas la capacité jugée suffisante pour répondre à une demande accrue. On jugeait qu'elle faisait face à quatre grands défis:

  • La fragmentation de l'industrie : la plupart des entreprises canadiennes appartenant aux secteurs de l'industrie de la langue sont des micro-entreprises relativement isolées les unes des autres. Elles disposent de peu des ressources pour investir dans la recherche et le développement, le marketing, le perfectionnement des compétences, le recrutement et la technologie.
  • Le manque de visibilité : l'industrie canadienne de la langue n'est pas très connue, tant au Canada qu'à l'étranger. En raison de la fragmentation et du manque de visibilité, il devient difficile de promouvoir les succès des activités ou des produits et d'influer sur l'adoption de politiques gouvernementales.
  • Une pénurie de ressources humaines : la demande de travailleurs spécialisés dans l'industrie de la langue au Canada, et plus particulièrement la demande de traducteurs, excède l'offre. Chaque année, l'industrie observe un manque de diplômés par rapports aux objectifs de recrutement.
  • Le manque de recherche et de développement (R-D) et de compétences dans le domaine de la technologie langagière : en raison de la fragmentation qui caractérise l'industrie, les secteurs qui la constituent n'ont ni la masse critique, ni la planification et le leadership stratégique pour bénéficier d'investissements en R-D. Le secteur privé ne dispose pas des fonds nécessaires et le gouvernement ne s'est pas penché sur les besoins de ce secteur. Dans le contexte du PALO, ce défi est davantage la responsabilité du Conseil national de recherches du Canada (CNRC).

L'IIL vise à accroître la capacité de l'industrie de la langue à offrir ses produits et services au Canada et à l'étranger. Les trois secteurs de l'industrie sont visés par l'IIL, soit la traduction, la formation linguistique et les technologies langagières.

Au total, 20 millions de dollars ont été affectés à l'Initiative pour la période 2003-2004 à 2007-2008. De ce montant, 10 millions de dollars ont été attribués au Conseil national de recherches du Canada (CNRC) pour améliorer la recherche et le développement ainsi que les compétences dans le secteur des technologies langagières. Les autres 10 millions de dollars ont été accordés à Industrie Canada pour s'attaquer aux trois autres grands défis mentionnés plus haut. Le volet Industrie Canada de l'IIL comportait deux principaux objectifs :

  • aider l'industrie de la langue à établir des orientations stratégiques, à renforcer les liens entre partenaires, à améliorer sa capacité de répondre à la demande croissante de services et de produits linguistiques ainsi qu'à se développer et à accroître sa visibilité; et
  • mettre en place un plan de relève durable par suite de la mise en œuvre du Plan d'action pour les langues officielles.

Les principales activités de l'IIL se divisent en deux volets : 1) la création d'un réseau canadien de l'industrie de la langue, et 2) le marketing et positionnement. Le tableau suivant présente le cadre financier de l'Initiative.

Tableau 1 : Cadre de financement prévu de l'Initiative (en millions de dollars)
En millions de dollars 2003-2004 2004-2005 2005-2006 20062007 2007-2008 Total
Salaires et dépenses d'exploitation 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 2,0
Réseau canadien de l'industrie de la langue 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6 3,0
Marketing et positionnement
Marketing et image de marque 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6 3,0
Programme de l'industrie de la langue 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 2,0

Deux ententes de contribution ont également été signées avec le Centre de recherche en technologies langagières (CRTL) pour une somme engagée de 450 000 $ provenant d'une part, des fonds inutilisés du PIL, et d'autre part, d'un transfert de fonds du CNRC. Ces ententes ont servi au marketing et à la promotion de l'industrie.

Le tableau suivant présente les dépenses réelles liées concernant les contributions et le budget de fonctionnement et entretien pour l'IIL.

Tableau 2 : Valeur des ententes de contributions et frais de fonctionnement et d'entretien
Période 2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 Total
  1. * Basé sur un budget de 716 000 $ / an. N'inclut pas les salaires et les charges de TPSGC (284 000 $ / an). (retour à la référence de note *)
Contributions 338 591 $ 894 193 $ 1 565 502 $ 1 038 346 $ 3 836 632 $
Fonctionnement et entretienNote * 431 420 $ 661 547 $ 765 380 $ 493 562 $ 2 351 909 $

1.2.1 Le réseau canadien de l'industrie de la langue

Le réseau canadien de l'industrie de la langue a été conçu pour bâtir une (des) association(s) viable(s) et durable(s) de l'industrie de la langue, faciliter le réseautage, représenter les intérêts de tous les secteurs de l'industrie de la langue et appuyer les efforts déployés pour recruter de nouveaux talents. Les cinq millions de dollars affectés à ce volet comprenaient une contribution non remboursable de trois millions de dollars sur cinq ans pour fournir du soutien aux associations de l'industrie ainsi que deux millions de dollars pour les salaires et les dépenses d'exploitation de l'Initiative.

L'Association de l'industrie de la langue (AILIA) a été créée en 2003 afin de représenter les trois sous-secteurs (traduction, formation, technologie langagière) de l'industrie. Elle aura pour mission de réunir les « forces vives » et devenir la voix de l'industrie de la langue afin de faire du Canada un chef de file mondial dans le domaine. Pour réaliser sa mission, AILIA s'est donné les objectifs suivants :

  • Promouvoir les intérêts de l'industrie de la langue;
  • Constituer une plate-forme d'action commune pour toutes les composantes de l'industrie;
  • Accroître la visibilité du secteur;
  • Mettre en œuvre des initiatives destinées à surmonter les problèmes;
  • Élaborer des stratégies communes de ressources humaines applicables aux firmes du secteur;
  • Promouvoir l'innovation et la R-D;
  • Assurer le réseautage entre les entreprises de l'industrie et d'autres partenaires des secteurs public et privé;
  • Devenir un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics;
  • Encourager la mise en place d'alliances et de projets propres faire progresser le domaine.

Le comité exécutif et le conseil d'administration assurent la gouvernance de l'AILIA. Ils ont la responsabilité de gérer les activités du réseau langagier canadien dans un esprit d'étroite collaboration entre les divers intervenants de l'industrie. Ces intervenants peuvent être décideurs, propriétaires d'entreprises, responsables de regroupements professionnels ou commerciaux, ou encore représentants du secteur public ou du monde de l'enseignement.Note 7

L'AILIA compte plusieurs comités dont : traduction, ressources humaines, communication et technologie. Les principales activités de l'AILIA visaient à permettre à l'industrie de relever ces quatre grands défis. Parmi les activités les plus importantes, notons celles-ci :

  • Participation à des conférences, des salons, des foires au Canada, ainsi qu'à des foires et des missions à l'étranger;
  • Campagnes annuelles de recrutement et d'assemblées générales annuelles, la production de matériel promotionnel.
  • Préparation de la relève, telles que le développement d'une stratégie, la production de matériel sur les professions de l'industrie, la participation à des foires de l'emploi, la création d'une section « offres d'emploi » sur le site Web de l'AILIA.
  • Participation à des conférences internationales et l'instauration d'une « année des langues » pour promouvoir une image de marque.
  • Développement de la carte routière technologique, laquelle permettra de contribuer à la recherche et au développement par l'analyse des tendances et des priorités technologiques de l'industrie de la langue.
  • Développement d'une normeNote 8 nationale pour les services de traduction. Ces normes permettront d'avoir accès à des services de qualité reconnue pour les clients de l'industrie et d'augmenter la part de marché des entreprises accréditées au niveau national et international.

Dans le cadre du programme de contributions, l'Association a reçu un total de 2 523 848 $ pour financer ses activités. Pour l'année 2007-2008, une somme additionnelle de 76 888 $ est anticipée. La distribution des membres est comme suit :

Tableau 3 : Distribution des membres AILIA 2007/08 par secteur
Secteur Pourcentage

Source : Ces calculs sont basés sur des données reçues de l'AILIA le 22 août 2007.

Traduction 33.3 %
Formation 23.4 %
Technologie 5.4 %
Formation et technologie 4.5 %
Traduction et formation 5.4 %
Traduction et technologie 18.0 %
Traduction, formation et technologie 9.9 %
Total 100 %
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1.2.2 Le marketing et positionnement

Le second volet marketing et positionnement visait à améliorer l'image de l'industrie de la langue ainsi que de ses produits et services au Canada et à l'étranger, à accroître sa visibilité et à appuyer les efforts déployés pour recruter de nouveaux talents. Il contient deux composantes.

1.2.2.1 Marketing et image de marque

Les activités réalisées dans le cadre de ce volet incluent des enquêtes, des études de marché, la production de produits d'information, et la tenue de missions commerciales et de foires destinées à démontrer la capacité de l'industrie. Par exemple, sept études de marché ont été réalisées en 2007 et des missions commerciales se sont déroulées en Chine, au Brésil et en Espagne. Selon la documentation du programme, plus de 75 événements et présentations ont été réalisées et bien qu'il soit difficile d'obtenir le nombre exact de participants, les documents permettent d'estimer à plus de 8 500 le nombre de participants.

Une somme de 600 000 $ par année (trois millions de dollars sur cinq ans) est disponible pour ces activités sous forme de fonds de fonctionnement et d'entretien.

1.2.2.2 Programme de l'industrie de la langue

Le Programme de l'industrie de la langue (PIL) a été créé dans le but de travailler en collaboration avec les entreprises du secteur privé afin de bâtir une industrie solide et compétitive. Le programme de contribution est donc axé sur l'aide aux entreprises afin qu'elles entreprennent des activités de marketing et des activités visant à accroître l'image de marque au Canada et à l'étranger. Dans le cadre de ce programme, l'aide financière était limitée à 50 % des coûts admissibles jusqu'à concurrence de 10 000 $ par entreprise, par année. Au total, 400 000 $ par année (deux millions de dollars sur cinq ans) étaient disponibles pour les trois principaux secteurs de l'industrie (services de traduction, formation linguistique et technologies langagières).

De 2003 à 2008, le PIL a permis de financer 219 projets dans les trois secteurs de l'industrie et répartis à travers le Canada. La répartition des projets par secteur et par région est présentée au tableau 5. Selon ce dernier, 76 % des entreprises bénéficiaires proviennent du secteur de la formation linguistique et 54 % proviennent des provinces de l'Ontario et du Québec.

Tableau 4 : Nombre de projets par secteur et par région
Région Technologies langagières Formation linguistique Traduction Total
  1. * Données régionales non-disponibles pour l'année 2007-2008 (retour à la référence de note *)
Provinces de l'ouest 4 33 0 37
Prairies 0 7 0 7
Ontario 8 56 3 67
Québec 18 27 6 51
Maritimes 2 8 1 11
Region n.d.Note * 7 38 1 46
Total 39 169 11 219

Au total, le PIL a reçu 327 demandes de contribution, tel que représenté au tableau 6 ci-dessous. Le taux global de financement est de 67 % (219 demandes approuvées), tandis que la moyenne des contributions est de 8 808 $.

Tableau 5 : Nombre et valeur des ententes de contribution engagées
Années Propositions reçues Ententes de contribution acceptées Taux Total des contributions engagées Moyenne des contributions engagées
2003-2004 25 13 52,0 % 89 143 $ 6 ,857 $
2004-2005 62 38 61,3 % 322 522 $ 8 487 $
2005-2006 92 69 75,0 % 663 567 $ 9 617 $
2006-2007 77 53 68,8 % 449 566 $ 8 482 $
2007-2008 71 46 64,8 % 404 040 $ 8 784 $
Total 327 219 67,.0 % 1 928 ,838 $ 8 808 $

La différence entre le nombre de propositions reçues et acceptées s'explique par : le retrait par le requérant de sa candidature ou le refus de la proposition par le comité de révision du programme.

Les contributions ont soutenu 123 entreprises, dont certaines d'entre elles (44 %) ont reçu plus d'une contribution :

  • entreprises ayant obtenu une contribution : 69
  • entreprises ayant obtenu deux contribution : 22
  • entreprises ayant obtenu trois contributions : 22
  • entreprises ayant obtenu quatre contributions : 10

Tel que représenté au tableau 7, les activités reliées au PIL incluent principalement la participation à des foires ou des missions commerciales, le développement de plans de commercialisation et de stratégies de communication et la création d'outils de promotion.

Tableau 6 : Types d'activités du PIL pour les années 2003-2008
Activité 2003–2004 2004–2005 2005–2006 2006–2007 2007–2008 Total
  1. * Une compagnie peut effectuée plus d'une activité. (retour à la référence de note *)
Marketing (voyage, développement d'une stratégie, d'un plan, assistance) 11 29 57 20 20 137
Promotion (création de matériel, image de marque) 1 8 23 5 9

33

Site Web 1     6 2 9
Marketing & Site Web   1   4   5
Promotion & Site Web       7 2 9
Marketing & Promotion       9 14 23
Marketing, Promotion & Site Web       3 8 11
TotalNote * 13 38 69 53 46 227

1.3 Modèle logique

En août 2003, un cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) a été développé pour l'initiative.

Modèle logique de l'initiative concernant les industries de la langue
Modèle logique de l'initiative concernant les industries de la langue [Description du modèle logique de l'initiative concernant les industries de la langue]

Notes en bas de page

  1. 1 Évaluation économique de l'industrie de la langue au Canada, Conference Board du Canada, mars 2007. (retour à la référence de note en bas de page 1)
  2. 2 L'industrie de la langue offre des choix de carrière intéressants, Industrie Canada, janvier 2005. (retour à la référence de note en bas de page 2)
  3. 3 Les données du recensement de 2006 n'étaient pas disponibles. (retour à la référence de note en bas de page 3)
  4. 4 L'industrie de la langue offre des choix de carrière intéressants, Industrie Canada, janvier 2005. (retour à la référence de note en bas de page 4)
  5. 5 Enquête sur les entreprises de l'industrie de la langue du Canada : traduction, interprétation et formation linguistique, Industrie Canada, 2006. (retour à la référence de note en bas de page 5)
  6. 6 Le prochain acte : un nouvel élan pour la dualité linguistique canadienne – Le plan d'action pour les langues officielles, mars 2003. (retour à la référence de note en bas de page 6)
  7. 7 Source: site web de l'AILIA http://www.ailia.ca/ (en anglais seulement) (retour à la référence de note en bas de page 7)
  8. 8 Industrie Canada et l'AILIA ont signé un protocole d'entente avec l'Office des normes générales du Canada (ONGC) pour développer cette norme. (retour à la référence de note en bas de page 8)