Tailler une entreprise à partir de la PI

Lorsque Leonard Lee, ancien employé d'Industrie Canada, fonda Lee Valley Tools en 1978, la compagnie n'était qu'une entreprise de vente par correspondance ayant son quartier général dans une cuisine. Le fabricant et détaillant d'outils de menuiserie et de jardinage est devenu depuis un nom canadien emblématique comptant 18 magasins à l'échelle du pays et des ventes en ligne offrant des livraisons aux quatre coins du monde.

Lee Valley exploite diverses formes de propriété intellectuelle (PI) pour conserver sa réputation bien établie de produits de grande qualité et d'excellent service à la clientèle. Cette entreprise de quincaillerie doit son succès en partie à sa forte reconnaissance d'image de marque qui rejoint les consommateurs.

Partir du bon pied avec la PI

Chez Lee Valley, la PI fait partie du processus de conception d'un produit, du début à la fin. Il est question de PI dès la phase de préproduction. Avant d'investir de grandes sommes dans la fabrication, ils élaborent les critères de la conception  et effectuent des recherches de PI pour savoir ce qui a été créé et déposé. Il est avantageux de savoir dès le départ si une création risque d'enfreindre des droits de PI déjà établis. Découvrir un brevet pour un produit similaire permet d'éviter à la compagnie des disputes inutiles de contrefaçon et les taxes de licence.

Les ingénieurs et les concepteurs chez Lee Valley comprennent très bien la PI. Ils sont très forts en recherche et développement et sont donc au fait de la concurrence, et savent ce qui se passe dans leur marché. En ayant intégré la connaissance et les processus de PI dans leur conception, ils ont épargné du temps, de l'argent et des efforts.

Choisir ses brevets

Bien que Lee Valley surveille et défend son portfolio de PI, la compagnie use de parcimonie lorsqu'elle investit dans la PI. Faire enregistrer une marque de commerce ou un dessin industriel, ou obtenir un brevet pour une invention peut se révéler un investissement coûteux. Il n'est pas possible, d'un point de vue économique, de protéger tout ce que produit une compagnie. C'est pourquoi Lee Valley effectue une analyse de rentabilité avant d'entreprendre des démarches pour faire protéger sa PI. La compagnie veut s'assurer que les coûts relatifs à l'obtention d'un brevet seront récupérés par la vente du produit.

Prenez par exemple les produits uniques et spécialisés de Lee Valley dont le marché est restreint. Il ne vaut peut‑être pas la peine de les protéger avec un brevet. Rick Blaiklock, vice-président de Veritas Tools Inc. (le fabricant des outils de Lee Valley Tools), affirme que la compagnie n'investit généralement pas dans la PI pour ces types de produits.

La marque de commerce comme outil de marketing

Au long d'une quarantaine d'années en affaires, Lee Valley a employé et fait enregistrer 10 marques de commerce au Canada, dont Lee Valley Tools®, Veritas®, Tools for Life® et Innovation in tools®. Blaiklock est d'avis qu'en sélectionnant avec soin sa marque de commerce et en l'enregistrant, on aide la compagnie à se distinguer de ses concurrents. La compagnie protège ses marques de commerce dans les marchés exportateurs pour que sa marque soit reconnue chez elle et à l'international. Avec son portfolio de marques de commerce enregistrées, Lee Valley peut adapter ses stratégies de marketing selon les différents marchés et publics visés.

Leçons à retenir du succès de Lee Valley en matière de PI

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