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Statistiques relatives à l'industrie canadienne

PIB
Économie canadienne (SCIAN 11-91)

Cette partie traite de la valeur et de la croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’économie canadienne (NAICS 11-91). Cette information pourra servir à évaluer la santé générale de l’économie et à dégager les tendances de la croissance économique.

Le PIB et la croissance de l'économie canadienne

Entre 2002 et 2011, le PIB pour l’ensemble des secteurs d’activité de l’économie canadienne est passé de 1 068 milliards $ à 1 266 milliards $. Le PIB s’est accru chaque année au cours de cette période, sauf en 2009, ayant un recul pour l’économie canadienne. Le taux annuel de variation du PIB entre 2002 et 2011 est de 2.6%.

Croissance du PIB selon l'industrie: 2002-2011
économie canadienne (SCIAN 11-91)

Taux de croissance du PIB de l'économie canadienne, 2002-2011

Source : Statistique Canada, Produit intérieur brut par industrie, 2002 à 2011.

Dans le graphique ci-dessus, pour la période de dix ans en question, l'année 2010 montre les meilleurs résultats de croissance du PIB. En 2009, le pourcentage annuel de variation a affiché le plus bas taux connus au Canada. Le PIB, tombé à -3%, a augmenté à 3,4%, mais en 2011, a baissé à 2,6%.

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Le PIB selon les secteurs de l'économie canadienne

Le tableau ci-dessous présente le PIB en dollars chaînés ainsi que les taux de croissance du PIB à court et à long terme pour chaque secteur de l’économie canadienne.

Produit intérieur brut (PIB) selon l'industrie : 2002-2011
économie canadienne (SCIAN 11-91)
Code
du SCIAN
Secteur PIB* en millions $ chaînés de 2002 TCAC**
2002-2011
% de variation
2010-2011
2002 2011

*Le PIB est présenté en dollars chaînés de 2002, ce qui permet de maintenir les taux de croissance initiaux observés. Le total de l'ensemble des valeurs de chaque secteurs ne correspondra pas à la valeur pour l'économie canadienne car les dollars chaînés sont non-additifs.

**Taux de croissance annuel composé.

***PIB pour la combinaison de ces secteurs.

Source : Statistique Canada, Produit intérieur brut par industrie, 2002 à 2011.

11 Agriculture, foresterie, pêche et chasse 23 293 29 093 2,5% 2,1%
21 Extraction minière et extraction de pétrole et de gaz 53 488 57 443 0,8% 4,5%
22 Services publics 28 883 34 058 1,8% 4,4%
23 Construction 57 775 76 514 3,2% 4,1%
31-33 Fabrication 182 736 162 072 -1,3% 2,4%
Industries produisant des biens
(SCIAN 11-33)
346 175 365 036 0,6% 3,6%
 
41 Commerce de gros 55 226 71 034 2,8% 3,2%
44-45 Commerce de détail 58 483 76 832 3,1% 1,6%
48-49 Transport et entreposage 50 066 59 743 2,0% 3,8%
51 Industrie de l'information et industrie culturelle 38 229 45 907 2,1% 1,5%
52  53  55*** Finance et assurances; services d'immobiliers et services de location et de location à bail; gestion de sociétés et d'entreprises 202 959 264 270 3,0% 2,6%
54 Services professionnels, scientifiques et techniques 48 481 61 566 2,7% 2,7%
56 Services administratifs, services de soutien, services de gestion des déchets et services d'assainissement 24 853 30 752 2,4% 1,4%
61 Services d'enseignement 51 593 63 150 2,3% 1,0%
62 Soins de santé et assistance sociale 68 142 84 485 2,4% 2,1%
71 Arts, spectacles et loisirs 10 398 11 227 0,9% -1,2%
72 Hébergement et services de restauration 25 408 27 341 0,8% 2,7%
81 Autres services (sauf les administration publiques) 27 230 33 093 2,2% 2,4%
91 Administrations publiques 61 523 76 374 2,4% 1,3%
Industries produisant des services
(SCIAN 41-91)
722 590 906 458 2,6% 2,2%
 
économie canadienne
(SCIAN 11-91)
1 068 765 1 266 578 1,9% 2,6%

Les activités des industries produisant des biens contribuent à près du tiers de l’activité à valeur ajoutée de l’économie canadienne. En 2011, seulement l'industrie de fabrication a affiché un taux négatif de -1,3% pour le TCAC. L'industrie de l'extraction minière et de l'extraction de pétrole et de gaz a aussi diminué de 4,8% en 2010 à 4,5% en 2011.

Le PIB de l’industrie de la fabrication recule depuis 2005. En 2009, le recul était de 11,%. Par contre, en 2010 le PIB de l’industrie a augmenté de 5,7%. En 2011, pourtant, les industries produisant des biens a diminué encore à 2,3%.

Un autre industrie donc le PIB a augmenté encore en 2011 est l'industrie de l'industrie de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse. En 2010 et 2011 respectivement, le secteur a vue une augmentation de 0,3% de 2009 et ensuite de 0,7% de 2010.

L’industrie des services publics, a rétabli son taux de PIB de -0,2% en 2010 à 4,4% en 2011. Cela est un saut de plus que 4,0% en une année.

L'industrie de construction a vu un déclin de 6,6 % en 2011 à 4,1% en 2011. Par contre, le TCAC du secteur a augmenté de 2,9% à 3,2%.

Les industries produisant des services ont à l’origine de plus des deux tiers du PIB total des industries canadiennes. Toutefois, ils ne sont pas immunisées contre le ralentissement mondial qui a débuté en 2009; la demande inférieure soutenue leur a permis de maintenir une augmentation de croissance en 2010. Néanmoins, en 2011, le secteur a vu un déclin dans leurs croissance du PIB.

L'accroissement le plus perceptible a été enregistré dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques. Son PIB a augmenté de 1,1% entre 2010 et 2011.

Le PIB pour le secteur de Soins de santé et assistance sociale a vue un déclin de 0,2% en 2011. Aussi en recul est l'industrie du commerce de détail. Son PIB a diminué par 2,3%, après leur hausse de 3,8% en 2010.

L’industrie de l'Hébergement et services de restauration a vu une augmentation de 0,1% à son PIB de 2010 à 2011. Par contre, le secteur de services d'enseignement a passé de 2,2% en 2010 à 1,0% en 2011.

L'agglomération des industries de finance et des assurances, des services immobiliers, de location et de location à bail et de la gestion de sociétés et d’entreprises a vu une augmentation de 2,5% en 2010 à 2,6% en 2011.

Le PIB de l’industrie de l’information et de l’industrie culturelle montre une hausse de 0,8% en 2011, suivant leur première hausse depuis 2009 en 2010 de 0,7%.

La croissance du PIB pour l’industrie des services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d'assainissement a diminué de 0,2% de 2010 à 2011, suite a une hausse de 1,6% de 2009 à 2010. Dorénavant, l'industrie des arts, des spectacles et des loisirs montre une baisse de 2,2% de 2010, résultant en un PIB de -1,2%, en 2011.

Les industries du commerce de gros ont baissé de 5,3% en 2010 à 3,2% en 2011. En comparaison avec l'industrie du transport et entreposage, ce secteur a aussi diminué de 4,3% en 2010 à 3,8% présentement.

Le secteur des administrations publiques a diminué de 1,0%, un recul de 2,3% en 2010 à 1,3% en 2011.

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Notes importantes sur les données relatives au produit intérieur brut

Le PIB selon l’industrie est établi par les responsables du Système des comptes économiques nationaux du Canada de Statistique Canada. Il est exprimé en prix de base et présenté en dollars chaînés de 2002. Le chaînage permet de tenir compte de l’effet des fluctuations de prix qui se produisent au fil du temps tout en limitant au maximum les distorsions. Les données présentées dans cette section portent sur la période 2002-2010.

Le lecteur doit garder en tête qu’il existe d’autres méthodes de calcul du produit intérieur brut (p. ex. le PIB peut être calculé selon les dépenses et selon les revenus, plutôt que selon la branche d’activité; d’après le coût des facteurs de production et les prix du marché, plutôt que selon les prix de base; être exprimé en dollars constants plutôt qu’en dollars chaînés). En conséquence, on doit user de circonspection lorsqu’on compare les données présentées ici et celles d’autres sources.

Les données sur le produit intérieur brut (PIB) selon l’industrie présentées dans cette section ne s’arrêtent pas aux périodes de récession ayant affecté l’économie canadienne ou certains secteurs, sous-secteurs ou classes d’industries. Ce genre d’analyse peut être fait en examinant plus en détail les tendances trimestrielles et mensuelles. Les données mensuelles sont fournies sur le site Web de Statistique Canada (voir Produit intérieur brut aux prix de base selon la branche d’activité).

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Signification du PIB et de la valeur ajoutée

Le concept de la valeur ajoutée est utilisé pour éviter les doubles comptages. Par exemple, le PIB de l'industrie des boulangeries de détail ferait abstraction de la valeur de la farine employée pour fabriquer une miche de pain, incluant seulement la valeur que l'industrie ajoute au produit en transformant la farine en pain (par exemple, le pétrissage, la fermentation et la cuisson).

Cet exemple de produit à valeur ajoutée (PIB) peut être élargi de façon à illustrer la valeur totale d'une miche de pain. Supposons que nous vivons dans un univers simple où les deux seuls intrants nécessaires pour la fabrication du pain sont la farine et l'eau. Supposons aussi pour le moment que l'eau est gratuite.

Donc, comme dans l'exemple précédent, le boulanger transforme la farine en pain. Ce processus représente la valeur ajoutée par le travail de celui-ci (PIB). Pour le boulanger, la farine est un intrant dans la production du pain, de sorte que la valeur de la farine est exclue de la valeur ajoutée (PIB) par le boulanger.

Le boulanger achète sa farine du meunier, qui produit la farine en moulant le blé. Ainsi, la valeur ajoutée (PIB) découlant de la fabrication de la farine est attribuée au travail du meunier. Comme le blé acheté par le meunier constitue un intrant, la valeur du blé est exclue de la valeur ajoutée (PIB) par le travail de cet intervenant.

De qui le meunier achète-t-il son blé? De l'agriculteur, qui récolte le blé de sa terre à la sueur de son front. Par conséquent, la valeur ajoutée (PIB) du blé, qui est moulu par le meunier pour produire la farine, qui sera utilisée par le boulanger pour fabriquer du pain, est attribuée à l'agriculteur.

Comme notre boulanger possède une boulangerie de détail et vend ses produits directement aux consommateurs, la valeur totale du pain serait égale à la valeur ajoutée par l'agriculteur en plus la valeur ajoutée par le meunier et le boulanger.

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Signification du PIB et de la croissance économique

La croissance économique est souvent exprimée en pourcentage de l'accroissement du PIB, corrigé en fonction de l'inflation en glissement annuel. Les taux de croissance tendanciels pour une économie, un secteur ou une industrie sont calculés sur plusieurs années. Dans Statistiques relatives à l'industrie canadienne, le taux de croissance annuel composé (TCAC) est souvent employé pour décrire l'évolution de la croissance du PIB réel et d'autres indicateurs économiques.

La croissance du PIB est un indicateur économique important. Elle permet de mesurer la progression de l'économie ou de déterminer dans quelle mesure sa capacité de production (de biens et de services) a augmenté. Elle est vue comme une mesure de la stabilité ou de l'instabilité à court terme de l'économie. La croissance du PIB est aussi révélatrice des perspectives futures de consommation d'un pays. C'est surtout d'elle que découle l'amélioration de notre niveau de vie avec le temps.

La croissance économique résulte du développement du capital humain (connaissances et compétences), de l'investissement dans le capital physique (usines, machines et équipement) et de l'application de nouvelles technologies de production.

La croissance économique a des avantages, mais ces avantages ont un prix. Ainsi, pour améliorer les perspectives futures de consommation, il ne faut pas se limiter à répondre aux besoins actuels de consommation. Pour maintenir la poussée économique, il faut se concentrer davantage sur la progression de la technologie et la promotion de l'investissement en vue de produire des biens qui répondront aux besoins futurs des consommateurs, et non à leurs besoins actuels.

Le maintien d'une forte croissance économique peut aussi se faire aux dépens des ressources et de l'environnement. Toutefois, la mesure de l'expansion du PIB ne tient pas compte des effets d'une croissance plus vigoureuse de l'économie sur notre environnement et nos ressources.