Cette partie traite de la valeur et de la croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’économie canadienne (NAICS 11-91). Cette information pourra servir à évaluer la santé générale de l’économie et à dégager les tendances de la croissance économique.
Entre 2001 et 2010, le PIB pour l’ensemble des secteurs d’activité de l’économie canadienne est passé de 1 041 milliards $ à 1 234 milliards $. Le PIB s’est accru chaque année au cours de cette période, sauf en 2009, ayant un recul pour l’économie canadienne. Le taux de croissance annuel composé s’est établi à 1,9 % entre 2001 et 2010.

Source : Statistique Canada, Produit intérieur brut par industrie, 2001 à 2010.
La croissance du PIB en 2001 et en 2002 a reculé relativement, ses taux de croissance annuels étant nettement supérieurs au taux annuel composé sur dix ans. Toutefois, le taux de croissance annuel du PIB est tombé de 2,1 % en 2003, parallèlement au ralentissement de l’économie américaine. Il a ensuite rebondi pour se stabiliser entre 2 et 3 % jusqu’en 2008, lorsque la récession l’a décendu de 0,6 % suivi d'un autre recul en 2009 de 2.8% . En 2010, on enregistre un taux de croissance positive du PIB de 3,3 %.
Le tableau ci-dessous présente le PIB en dollars chaînés ainsi que les taux de croissance du PIB à court et à long terme pour chaque secteur de l’économie canadienne.
| Code du SCIAN |
Secteur | PIB* en millions $ chaînés de 2002 | TCAC** 2001-2010 |
% de variation 2009-2010 |
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|---|---|---|---|---|---|
| 2001 | 2010 | ||||
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*Le PIB est présenté en dollars chaînés de 2002, ce qui permet de maintenir les taux de croissance initiaux observés. Le total de l'ensemble des valeurs de chaque secteurs ne correspondra pas à la valeur pour l'économie canadienne car les dollars chaînés sont non-additifs. **Taux de croissance annuel composé. ***PIB pour la combinaison de ces secteurs. Source : Statistique Canada, Produit intérieur brut par industrie, 2001 à 2010. |
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| 11 | Agriculture, foresterie, pêche et chasse | 24 674 | 26 357 | 0,7 % | 0,3 % |
| 21 | Extraction minière et extraction de pétrole et de gaz | 51 236 | 53 930 | 0,5 % | 4,8 % |
| 22 | Services publics | 27 384 | 29 845 | 0,9 % | -0,2 % |
| 23 | Construction | 55 542 | 73 856 | 2,9 % | 6,6 % |
| 31-33 | Fabrication | 181 084 | 159 740 | -1,2 % | 5,7 % |
| Industries
produisant des biens (SCIAN 11-33) |
339 779 | 347 710 | 0,3 % | 4,9 % | |
| 41 | Commerce de gros | 53 438 | 69 513 | 2,7 % | 5,3 % |
| 44-45 | Commerce de détail | 55 234 | 76 319 | 3,3 % | 3,8 % |
| 48-49 | Transport et entreposage | 50 176 | 58 439 | 1,5 % | 4,3 % |
| 51 | Industrie de l'information et industrie culturelle | 36 498 | 45 634 | 2,3 % | 0,7 % |
| 52 53 55*** | Finance et assurances; services d'immobiliers et services de location et de location à bail; gestion de sociétés et d'entreprises | 196 769 | 257 454 | 2,7 % | 2,6 % |
| 54 | Services professionnels, scientifiques et techniques | 47 453 | 60 804 | 2,5 % | 0,6 % |
| 56 | Services administratifs, services de soutien, services de gestion des déchets et services d'assainissement | 22 820 | 30 566 | 3,0 % | 1,6 % |
| 61 | Services d'enseignement | 50 675 | 62 626 | 2,1 % | 2,2 % |
| 62 | Soins de santé et assistance sociale | 67 198 | 82 962 | 2,1 % | 2,3 % |
| 71 | Arts, spectacles et loisirs | 10 142 | 11 265 | 1,1 % | 0,9 % |
| 72 | Hébergement et services de restauration | 24 950 | 27 410 | 0,9 % | 2,6 % |
| 81 | Autres services (sauf les administration publiques) | 26 101 | 32 483 | 2,2 % | 1,6 % |
| 91 | Administrations publiques | 59 705 | 74 892 | 2,3 % | 2,3 % |
| Industries produisant des services (SCIAN 41-91) |
701 115 | 890 219 | 2,7 % | 2,6 % | |
| économie canadienne (SCIAN 11-91) |
1 040 943 | 1 233 611 | 1,9 % | 3,3 % | |
Les activités des industries produisant des biens contribuent à près du tiers de l’activité à valeur ajoutée de l’économie canadienne. Entre 2001 et 2010, les industries produisant des biens ont affiché un taux de croissance annuel de 2,7 %, comparativement à 1,9 % pour l’ensemble de l’économie canadienne.
En 2010, la croissance annuelle du PIB de l’ensemble de l’économie canadienne a augmenté à 3,3 % en 2010 contre un recul de 2,7 % en 2009. La croissance du PIB des industries produisant des biens a augmenté de 4,9 % en 2010 suivant un recul de 9,9 % en 2009.
L’activité de l’industrie de l’extraction minière et de l'extraction de pétrole et de gaz a augmenté en 2010, son PIB ayant augmenté de 4,8 % après avoir reculé de 8,8 % en 2009. L'augmentation des prix des produits énergétiques et d’autres produits de base ainsi que l'augmentation de la demande, le rebondi de l'economie ont contribué à pousser la production plus haute.
Le PIB de l’industrie de la fabrication recule depuis 2005. Le recul de 11,3 % en 2009 et l'augmentation de 5,7 % en 2010 respectivement ont contribué à une augmentation globale des industries produisant des biens et une augmentation de la croissance de l’ensemble de l’économie canadienne.
L'industrie de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse a également augmenté en 2010, son PIB ayant fléchi de 0,3 % après avoir accusé une baisse de 6,7 % en 2009. L'industrie de PIB de l’industrie de construction a vu une augmentation de 6,6 % en 2010, suivi d'un recul de 9,9 % en 2009.
L’industrie des services publics, est la seule industrie qui a vu un recul en 2010. Le PIB a chuté de 2,0 % suivant le recul de 4,4 % en 2009.
Les industries produisant des services ont à l’origine de plus des deux tiers du PIB total des industries canadiennes. Entre 2001 et 2010, le PIB des industries produisant des services a augmenté en moyenne de 0,2 % par année. S’il est vrai que la croissance du PIB de l’ensemble des industries produisant des services a augmenté pour passer de 0,3 % en 2009 à 2,6 % en 2010.
Les industries produisant des services ne sont pas immunisées contre le ralentissement mondial qui a débuté en 2009, la demande inférieure soutenue leur a permis de maintenir une augmentation de croissance en 2010, alors que les industries produisant des biens ont affiché des résultats positifs.
Tous les PIB des industries produisant des services aussi ont affiché en 2010 une croissance positive.
Les industries du commerce de gros et celle du transport et entreposage ont affiché les plus fortes croissances. Le secteur du commerce de gros a vu la plus grosse augmentation en 2010 soit de 5.3%. ceci en comparaison à un recul de 6.6% en 2009. Le secteur de transport et entreposage a vu une augmentation de 4.3% en 2010 en comparaison au recul de 3.5% enregistrer en 2009.
Le PIB pour le secteur de Soins de santé et assistance sociale a vue une augmentation de 2.3% en 2010 légèrement moins que le 2,7 % inscrit en 2009.
L’industrie du commerce de détail ont aussi vu une augmentation de PIB de 3,8 % en 2010 suit au recul de 0,4 % observé en 2009. L’industrie des autres services a vu une augmentation de 1,6 % en 2010, après avoir enregistré un recule de 0,4 % en 2009.
L’industrie de l'Hébergement et services de restauration a vu une augmentation de son PIB en 2010 de 2.6 %, après avoir enregistré une perte de 2,0 % en 2009. Les taux de croissance de l’industrie des services d'enseignement ont augmenté de 1,8 % en 2009 contre 2,2 % en 2010.
L’ensemble des industries de la finance et des assurances, des services immobiliers, de location et de location à bail et de la gestion de sociétés et d’entreprises a vu une augmentation en 2010. Le PIB à augmenter de 2,6 % contre une augmentation de 2,3% l'année précédente.
Le PIB de l’industrie de l’information et de l’industrie culturelle a augmenté de 0,7 % en 2010, après avoir vu un recul de 0,1 % en 2009. L’industrie des services professionnels, scientifiques et techniques, à vu son PIB augmenté que de 0,6 % en 2010, après avoir affiché un recul de 0,3 % en 2009.
La croissance du PIB de l’industrie des services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d'assainissement a augmenté de 1,6 % en 2010, après un recul de 3,6 % en 2009. La croissance du PIB de l’industrie des arts, des spectacles et des loisirs, elle a augmenté à 0,9 % en 2010, après avoir enregistré une augmentation de 0,8 % en 2009.
Le PIB selon l’industrie est établi par les responsables du Système des comptes économiques nationaux du Canada de Statistique Canada. Il est exprimé en prix de base et présenté en dollars chaînés de 2002. Le chaînage permet de tenir compte de l’effet des fluctuations de prix qui se produisent au fil du temps tout en limitant au maximum les distorsions. Les données présentées dans cette section portent sur la période 2001-2010.
Le lecteur doit garder en tête qu’il existe d’autres méthodes de calcul du produit intérieur brut (p. ex. le PIB peut être calculé selon les dépenses et selon les revenus, plutôt que selon la branche d’activité; d’après le coût des facteurs de production et les prix du marché, plutôt que selon les prix de base; être exprimé en dollars constants plutôt qu’en dollars chaînés). En conséquence, on doit user de circonspection lorsqu’on compare les données présentées ici et celles d’autres sources.
Les données sur le produit intérieur brut (PIB) selon l’industrie présentées dans cette section ne s’arrêtent pas aux périodes de récession ayant affecté l’économie canadienne ou certains secteurs, sous-secteurs ou classes d’industries. Ce genre d’analyse peut être fait en examinant plus en détail les tendances trimestrielles et mensuelles. Les données mensuelles sont fournies sur le site Web de Statistique Canada (voir Produit intérieur brut aux prix de base selon la branche d’activité).
Le concept de la valeur ajoutée est utilisé pour éviter les doubles comptages. Par exemple, le PIB de l'industrie des boulangeries de détail ferait abstraction de la valeur de la farine employée pour fabriquer une miche de pain, incluant seulement la valeur que l'industrie ajoute au produit en transformant la farine en pain (par exemple, le pétrissage, la fermentation et la cuisson).
Cet exemple de produit à valeur ajoutée (PIB) peut être élargi de façon à illustrer la valeur totale d'une miche de pain. Supposons que nous vivons dans un univers simple où les deux seuls intrants nécessaires pour la fabrication du pain sont la farine et l'eau. Supposons aussi pour le moment que l'eau est gratuite.
Donc, comme dans l'exemple précédent, le boulanger transforme la farine en pain. Ce processus représente la valeur ajoutée par le travail de celui-ci (PIB). Pour le boulanger, la farine est un intrant dans la production du pain, de sorte que la valeur de la farine est exclue de la valeur ajoutée (PIB) par le boulanger.
Le boulanger achète sa farine du meunier, qui produit la farine en moulant le blé. Ainsi, la valeur ajoutée (PIB) découlant de la fabrication de la farine est attribuée au travail du meunier. Comme le blé acheté par le meunier constitue un intrant, la valeur du blé est exclue de la valeur ajoutée (PIB) par le travail de cet intervenant.
De qui le meunier achète-t-il son blé? De l'agriculteur, qui récolte le blé de sa terre à la sueur de son front. Par conséquent, la valeur ajoutée (PIB) du blé, qui est moulu par le meunier pour produire la farine, qui sera utilisée par le boulanger pour fabriquer du pain, est attribuée à l'agriculteur.
Comme notre boulanger possède une boulangerie de détail et vend ses produits directement aux consommateurs, la valeur totale du pain serait égale à la valeur ajoutée par l'agriculteur en plus la valeur ajoutée par le meunier et le boulanger.
La croissance économique est souvent exprimée en pourcentage de l'accroissement du PIB, corrigé en fonction de l'inflation en glissement annuel. Les taux de croissance tendanciels pour une économie, un secteur ou une industrie sont calculés sur plusieurs années. Dans Statistiques relatives à l'industrie canadienne, le taux de croissance annuel composé (TCAC) est souvent employé pour décrire l'évolution de la croissance du PIB réel et d'autres indicateurs économiques.
La croissance du PIB est un indicateur économique important. Elle permet de mesurer la progression de l'économie ou de déterminer dans quelle mesure sa capacité de production (de biens et de services) a augmenté. Elle est vue comme une mesure de la stabilité ou de l'instabilité à court terme de l'économie. La croissance du PIB est aussi révélatrice des perspectives futures de consommation d'un pays. C'est surtout d'elle que découle l'amélioration de notre niveau de vie avec le temps.
La croissance économique résulte du développement du capital humain (connaissances et compétences), de l'investissement dans le capital physique (usines, machines et équipement) et de l'application de nouvelles technologies de production.
La croissance économique a des avantages, mais ces avantages ont un prix. Ainsi, pour améliorer les perspectives futures de consommation, il ne faut pas se limiter à répondre aux besoins actuels de consommation. Pour maintenir la poussée économique, il faut se concentrer davantage sur la progression de la technologie et la promotion de l'investissement en vue de produire des biens qui répondront aux besoins futurs des consommateurs, et non à leurs besoins actuels.
Le maintien d'une forte croissance économique peut aussi se faire aux dépens des ressources et de l'environnement. Toutefois, la mesure de l'expansion du PIB ne tient pas compte des effets d'une croissance plus vigoureuse de l'économie sur notre environnement et nos ressources.