Dans cette section vous trouverez de l’information sur les achats annuels et cumulés de machines et matériel et d’actifs en construction effectués dans les différents secteurs de l’économie canadienne (SCIAN 11-91). Cette information vous donnera un aperçu du rythme du progrès technologique, ainsi que de la compétitivité et de la santé générale de l’économie.
Le stock de capital sert de barème pour mesurer les investissements accumulés en capital. Il s'agit de la valeur de tous les actifs fixes en usage au prix effectif pour l'achat d'actifs nouveaux de type semblable (c.-à-d. au coût de remplacement). Notons que ces données ne sont pas ajustées pour tenir compte de la dépréciation des actifs. Ces données ne sont donc pas rajustées pour tenir compte de la dépréciation des actifs, même si les actifs mis hors service (appelés biens désaffectés) sont déduits du stock de capital.
Les investissements accumulés en capital au Canada, qui étaient de l’ordre de 4 119,6 milliards $ en 2011, se sont chiffrés à 2 709,4 milliards $ en 2002. L’accroissement des investissements accumulés en capital au taux annuel composé de 4,8 % s’explique entre autres par la longue période d’expansion de l’économie canadienne et par la faiblesse prolongée des taux d’intérêt. Entre 2010 et 2011, le taux d’augmentation a été de 4,2 %.
| Type d'actif | Valeur en milliards $ | TCAC** 2002-2011 |
% de variation 2010-2011 |
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|---|---|---|---|---|
| 2002 | 2011 | |||
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*Stock brut de capital (non déprecié). **Taux de croissance annuel composé. Source : Statistique Canada, Relevé des dépenses d'immobilisations et réparations, 2002 à 2011. |
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| Matériel et outillage | 879,7 | 907,9 | 0,4 % | -1,5 % |
| Construction | 1 829,7 | 3 211,7 | 6,5 % | 6,0 % |
| Totaux | 2 709,4 | 4 119,6 | 4,8 % | 4,2 % |
La croissance du stock de capital accumulé au Canada est en majeure partie attribuable à l’augmentation des investissements en construction. En effet, ces derniers sont passés de 1 829,7 milliards $ en 2002 à 3 211,7 milliards $ en 2011, ce qui représente un taux de croissance annuel composé de 6,5 %. Une augmentation de 6,0 % a été enregistrée entre 2010 et 2011.
Les investissements accumulés en matériel et en outillage n’ont que légèrement progressé, passant de 879,7 milliards $ en 2002 à 907,9 milliards $ en 2011. Cette situation est en partie explicable par la durée de vie plus courte de ces actifs et par la diminution des investissements annuels. Le taux de croissance annuel composé enregistré sur ces dix ans n’a d’ailleurs été que de 0,4 %. Un recule de 1,5 % a été observée entre 2010 et 2011.
Source : Statistique Canada, Relevé des dépenses d'immobilisations et réparations, 2002 à 2011.
Les investissements annuels en capital constituent un flux (pour une période de un an dans ce cas-ci) qui s’ajoute au stock de capital. La plupart du temps, les entreprises réalisent des investissements quand la conjoncture est favorable et que les taux d’intérêt sont faibles. Par conséquent, le taux d’investissement est plus élevé lorsque l’économie est florissante.
Les investissements annuels en capital au Canada, qui s’étaient établis à 159,3 milliards $ en 2002, ont atteint 254,5 milliards $ en 2011, ce qui correspond à un taux de croissance annuel composé de 5,4 %. Le taux de variation entre 2010 et 2011 a été une augementation de 3,9 %.
| Type d'actift | Valeur en milliards $ | TCAC* 2002-2011 |
% de variation 2010-2011 |
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|---|---|---|---|---|
| 2002 | 2011 | |||
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*Stock brut de capital (non déprecié). **Taux de croissance annuel composé. Source : Statistique Canada, Relevé des dépenses d'immobilisations et réparations, 2002 à 2011. |
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| Matériel et outillage | 89,3 | 107,4 | 8,6 % | 5,1 % |
| Construction | 70,0 | 147,1 | 2,1 % | 2,5 % |
| Totaux | 159,3 | 254,5 | 5,4 % | 3,9 % |
Les investissements annuels en matériel et en outillage ont totalisé 107,4 milliards $ en 2011, comparativement à 89,3 milliards $ en 2002. Le taux de croissance annuel composé a été de 8,6 % mais on voit une augmentation de 5.1% observée entre 2010 et 2011. Les entrerprises on tendance a retenir leurs matériel et outillage plus longtemps qui en temps de la récession.
En ce qui concerne les investissements annuels en construction, qui étaient de l’ordre de 70,0 milliards en 2002, ils ont été estimés à 147,1 milliards $ en 2011, pour un taux de croissance annuel composé de 2,1 %. Les investissments annuels ont augmenté chaque année depuis 2002, et encore en 2011 on voit une augmentation de 2,5 %.
Source : Statistique Canada, Relevé des dépenses d'immobilisations et réparations, 2002 à 2011.
Il est également possible d’examiner l’investissement en capital sous l’angle du ratio investissements annuels-investissements accumulés. Les investissements annuels servent d'une part a remplacer les actifs vendus ou devenus obsolescents, et d'accroître le stock de capital de l'autre.
Le taux de remplacement dépends des changements technologiques, de la disponibilité du capital ainsi que de la compétitivité de l'industrie.
Les entreprises augmentent généralement leur stock de capital en période de prospérité économique, lorsque la hausse des ventes et la faiblesse des taux d’intérêt rendent l’opération profitable.
Le ratio d’investissement global au Canada est passé de 5,9 % en 2002 à 6,2 % en 2011. Le ratio d’investissement en matériel et en outillage, qui était évalué à 10,2 % en 2002, a atteint 11,8 % en 2011. Du côté de la construction de bâtiments et des travaux de génie, le ratio était de l’ordre de 3,8 % en 2002, mais il a atteint 4,6 % en 2011. En règle générale, les installations n’ont pas besoin d’être remplacées aussi rapidement que les biens d’équipement. C’est pourquoi le ratio d’investissement en construction est, la plupart du temps, moins élevé on voit la tendance des entreprises de garder les matériel et outillage plus longtemps mais en 2011, ont commence a voire une augmentation des ratio d'investissement en matériel et outillage.
Le diagramme ci-dessous illustre les fluctuations du ratio d’investissement au Canada entre 2002 et 2011.
Adapté de : Statistique Canada, Relevé des dépenses d'immobilisations et réparations, 2002 à 2011.
Les données contenues dans cette section proviennent de Flux et stocks de capital fixe de Statistique Canada et elles portent sur la période 2002-2011.
L’investissement accumulé en capital est une mesure brute, puisque l’amortissement n’est pas déduit des investissements. Une certaine valeur est retranchée du stock brut de capital chaque année afin de tenir compte des actifs mis hors service durant l’année en question.
Les actifs sont répartis en deux catégories : machines et matériel, et construction. Seule la valeur des constructions non résidentielles, c’est-à-dire des constructions immobilières (comme les bâtiments industriels ou les édifices à bureaux) et des travaux de génie (comme les routes et les barrages), est calculée.
Le lecteur trouvera une présentation plus complète des données tirées de Flux et stocks de capital fixe de Statistique Canada, y compris les critères utilisés pour classer les actifs, dans la section Sources de données de ce site.
Pour bien comprendre le rapport entre l’investissement annuel en capital et l'investissement accumulé en capital, il est essentiel d’établir une distinction entre la notion de stock et la notion de flux.
Un stock représente une quantité disponible à un moment donné. Un flux correspond à une quantité exprimée en fonction d’une unité de temps (une année par exemple). Le stock de capital (c.-à-d. les installations, le matériel et les bâtiments) varie en fonction de deux flux : les investissements et l’amortissement.
Par investissement, on entend l’achat de nouvelles immobilisations. Cet achat fait augmenter le stock de capital tandis que l’amortissement, c.-à-d. la perte de valeur attribuable à l’usure ou au temps, le fait diminuer.
Dans le contexte des Statistiques relatives à l’industrie canadienne, l'investissement accumulé en capital correspond en quelque sorte à l’augmentation du stock de capital provoquée par le flux d’investissements annuels en capital. L'investissement accumulé en capital constitue une mesure brute puisque l’amortissement n’est pas déduit des investissements. Une certaine quantité est retranchée du stock de capital chaque année afin de tenir compte des actifs mis hors service durant l’année en question.
En admettant que les autres facteurs demeurent constants, plus le taux de profit que les entreprises prévoient tirer de leur nouveau capital est élevé, plus le montant des investissements qu’elles réalisent est important. Le taux de profit attendu est fonction de la phase du cycle économique en cours et des progrès technologiques.
Lorsque l’activité économique est en expansion, le taux de profit escompté augmente; en période de ralentissement, il diminue. Quand l’économie est en expansion, les ventes et le rythme auquel les entreprises font usage de leur capital génèrent un plus grand profit tandis qu’en période de repli, les ventes diminuent, le capital est utilisé de façon moins efficiente et le taux de profit décline. Les entreprises s’attendent à ce que les coûts baissent et à ce que leurs profits gonflent au fur et à mesure que les nouvelles technologies leur deviennent plus familières.
Les taux d’intérêt influent également sur les décisions liées aux investissements en capital, en ce sens que les fonds requis pour financer ces investissements sont généralement empruntés ou puisés à même les bénéfices non répartis de l’entreprise. Dans un cas comme dans l’autre, des taux d’intérêt élevés entraînent une augmentation du coût de renonciation à l’investissement de fonds dans le capital. Donc, en admettant que tous les autres facteurs demeurent constants, plus le taux d’intérêt réel est faible, plus les investissements en capital sont importants.
La plupart du temps, lorsque les entreprises doivent prendre des décisions quant aux investissements en capital, elles prennent en considération à la fois le taux de profit attendu et le taux d’intérêt réel. Néanmoins, il arrive parfois que des facteurs comme les rapides progrès technologiques et le degré de concurrence au sein d’une industrie forcent les entreprises à investir dans du capital sans tenir compte de la rentabilité de l’investissement ou du taux d’intérêt réel.
Dans les Statistiques relatives à l’industrie canadienne, les mesures de l’investissement accumulé en capital et de l’investissement annuel en capital sont exprimées en dollars courants (c.-à-d. que les valeurs ne sont pas rajustées pour tenir compte de l’inflation). Chacune des mesures est divisée en deux types d’actifs : matériel et outillage ainsi que construction. Seule la valeur des constructions non résidentielles, c’est-à-dire des constructions immobilières (comme des bâtiments industriels ou des bureaux) et des travaux de génie (les routes et les barrages, par exemple), est calculée.