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Responsabilité sociale des entreprises



Tache 3

Élaborer des engagements en matiere de RSE

Qu'entend-on par « engagements en matière de RSE »?

Les engagements en matière de RSE sont des instrument que l'entreprise conçoit ou adopte pour indiquer ses intentions à propos de ses impacts sociaux et environnementaux. Ils découlent de l'évaluation de la RSE et de la stratégie résultante et sont élaborés quand l'entreprise passe de la planification aux actes.

  • Ils sont importants pour s'assurer que la culture de l'entreprise est en harmonie avec les valeurs en matière de RSE.
  • Ils correspondent et sont intégrés à la stratégie d'entreprise, aux objectifs et aux buts généraux de la compagnie.
  • Ils donnent aux employés et à d'autres une orientation claire sur le comportement à adopter.
  • Ils font connaître exactement l'approche de l'entreprise en matière de RSE aux partenaires commerciaux, aux fournisseurs, aux collectivités, aux gouvernements, ainsi qu'au grand public et aux autres intéressés.

Avant d'élaborer des engagements en matière de RSE, les entreprises doivent comprendre la gamme d'engagements disponibles et les distinctions entre eux. La différence entre les engagements ambitieux et les engagements contraignants est importante. Les engagements ambitieux tendent à énoncer les buts à long terme d'une entreprise et sont habituellement formulés en termes généraux, alors que les engagements contraignants, comme les codes de conduite, précisent les comportements que la compagnie accepte explicitement d'adopter.

Les engagements ambitieux prennent souvent la forme de chartes ou d'énoncés de vision, de mission, de valeurs ou d'éthique. Souvent, les entreprises disposent déjà d'engagements ambitieux et contraignants qui peuvent être adaptés pour englober la RSE. Les engagements ambitieux constituent la toile de fond de normes et de codes de conduite précis et contraignants, qui sont habituellement conçus pour mesurer ou contrôler directement le comportement.

Engagements ambitieux

L'objectif principal des engagements ambitieux est de formuler une compréhension commune et de haut niveau de ce que l'entreprise promeut et de la façon dont celle-ci voudrait être perçue. Pour que la RSE soit véritablement intégrée aux valeurs, à la prise de décisions et aux activités, les engagements ambitieux devraient refléter totalement les positions de la compagnie sur les plans social et environnemental.

En l'absence d'engagements ambitieux, divers éléments de l'organisation risquent de se lancer dans des activités de RSE qui sont incompatibles. La probabilité en est d'autant diminuée lorsque les travaux partent d'une vision commune de ce que l'entreprise promeut et de la direction dans laquelle elle se dirige.

Vous trouverez à droite des exemples d'engagements ambitieux élaborés par des entreprises canadiennes.


Exemples canadiens d'engagements ambitieux en matière de RSE

Vision à long terme de Suncor

Suncor se distingue de la concurrence par une stratégie de production qui se concentre sur les immenses ressources de sables bitumineux de l'Athabasca, combinée à une vision globale du développement durable qui reconnaît l'importance du rendement social et environnemental de ses activités.

Ensemble, ces particularités aident à définir une vision à long terme : accroissement de la valeur pour l'actionnaire, réduction de notre empreinte environnementale et contribution au bien-être des collectivités dans lesquelles nous exerçons nos activités.

Vision et mission de Mountain Equipment Co-op

Notre Vision : Mountain Equipment Co-op est une coopérative de plein air novatrice qui se veut florissante. MEC se distingue par l'excellence de ses services et de ses produits, de même que par son enthousiasme pour les activités de grande nature. Notre coopérative aspire à être un modèle d'implication sociale et d'actions pour la santé de notre planète et l'avènement d'un monde juste. Notre vision est notre image de l'avenir et elle précise notre cheminement.

Notre Mission : Mountain Equipment Co-op offre, au plus bas prix possible, des produits et services de qualité pour les loisirs de grande nature non motorisés. Dédiées à nos membres, nos équipes les conseillent avec rigueur pour que chacun soit en mesure de faire des choix qui lui ressemblent. Notre coopérative se veut à l'avant-garde en matière d'engagement social et environnemental, s'y impliquant toujours plus activement. Notre mission dicte nos activités, qui nous servons et de quelle façon. Elle représente la raison fondamentale de l'existence de MEC.


Engagements contraignants

Prenant surtout la forme de codes de conduite et de normes, les engagements contraignants précisent les changements de comportement que l'entreprise accepte de viser. Une compagnie peut choisir d'élaborer son propre code (voir, le texte sur le code de conduite d'Alcan Inc.) ou de respecter une norme ou un code élaboré par un tiers. Aux annexes 3 et 4, vous trouverez une description d'initiatives, de normes et de codes existants en matière de RSE.

Du point de vue d'une entreprise, l'avantage principal de l'élaboration de son propre code de conduite réside dans la possibilité de l'adapter à l'évolution de la situation. D'un autre côté, le processus de mise au point du document peut s'avérer long et onéreux, et le produit final peut ne pas bénéficier de la même crédibilité que celui élaboré par un tiers. D'une certaine façon, lorsque les compagnies choisissent de respecter les normes et les codes provenant de tiers, elles peuvent se greffer au long processus de consultation et de mise au point que de telles initiatives exigent, tout en tirant profit de leur meilleure réputation.

Les entreprises canadiennes peuvent choisir parmi une multitude de normes et de codes élaborés par des tiers en matière de RSE. Les organisations non gouvernementales sont souvent des chefs de file lorsqu'il s'agit d'élaborer de tels documents et de voir à ce qu'ils fassent l'objet de consultations multilatérales. Les normes et les codes sont souvent liés à des programmes de labellisation mis au point par des tiers et axés sur la vérification ou l'homologation. Selon un sondage GlobeScan réalisé en 2004 pour le compte d'Environnement Canada, 4 Canadiens sur 10 se servent de tels labels comme moyens de reconnaître le bon comportement des entreprises en matière de RSE.

Lorsqu'elles envisagent la possibilité de souscrire à des normes et à des codes existants, les entreprises doivent comprendre les risques importants liés à une telle adhésion si elles ne respectent pas leurs obligations à cet égard. Il est possible de réduire les risques d'échec ultérieur des programmes en examinant, d'entrée de jeu, les modalités exposées dans les documents pour s'assurer qu'elles sont compatibles avec la mission, la culture et les activités de l'entreprise. Souvent, l'investissement nécessaire pour respecter le code peut s'avérer élevé.


Des engagements en matière de RSE aident à intégrer diverses cultures d'entreprise

EnCana est né en 2002 de la fusion de deux des plus importantes sociétés nord-américaines d'exploration et de production de pétrole et de gaz. La compagnie compte actuellement parmi les plus grandes entreprises pétrolières et gazières privées de la planète.

Les deux sociétés fondatrices possédaient des cultures solides et différentes, de sorte que la nouvelle compagnie avait besoin de sa propre définition claire et cohérente de ses engagements en matière de RSE. EnCana devait aussi adopter une norme à la grandeur de l'entreprise pour réaliser son but de devenir chef de file de la RSE. Afin de définir celle-ci, l'entreprise a décidé de cibler huit secteurs qui reflétaient les repères existants et naissants à cet égard et qui s'harmonisaient aux valeurs et aux principes énoncés dans son acte constitutif. Les engagements d'EnCana en matière de RSE sont axés sur le leadership, la création d'une valeur durable, les pratiques de gouvernance et commerciales, les droits de la personne, les pratiques de travail, l'environnement, la santé et la sécurité, l'implication des parties prenantes et le développement socioéconomique et communautaire.

Pour vous renseigner davantage, rendez-vous à l'adresse www.encana.com (en anglais).


Pourquoi se doter d'engagements en matière de RSE?

Comme nous l'avons mentionné à la partie 1, les clients, les collectivités, les partenaires commerciaux, les investisseurs, les organisations non gouvernementales et d'autres intervenants demandent de plus en plus aux entreprises d'expliquer ce qu'elles font à l'égard de leurs impacts sociétaux et environnementaux. Les engagements en matière de RSE font connaître la nature et l'orientation des activités sociales et environnementales de la compagnie et permettent donc aux autres de comprendre le comportement probable de celle-ci dans une situation donnée.

Les engagements en matière de RSE constituent une composante essentielle des efforts de toute entreprise qui se veut transparente et redevable. Ils créent les bases de référence qui serviront à mesurer le comportement de la compagnie. Lorsqu'ils sont bien mis en œuvre, ils accroissent les chances que la société saisisse adéquatement une occasion et diminuent les probabilités qu'elle adopte une conduite problématique.

Les engagements en matière de RSE précisent ce à quoi les parties peuvent s'attendre d'une entreprise. En exprimant nettement les attentes dès le début, la compagnie réduit les risques de malentendus ultérieurs. En ce sens, les engagements en matière de RSE peuvent accroître la qualité de son intervention auprès de ses interlocuteurs. En fait, il arrive que certains n'acceptent de faire affaire qu'avec des entreprises qui ont énoncé clairement leurs engagements en matière de RSE. S'ils sont bien mis en œuvre, ces derniers peuvent augmenter les chances qu'une compagnie soit perçue comme faisant preuve de diligence raisonnable. Ils sont également susceptibles de réduire les risques que son rendement soit jugé inférieur aux normes de RSE.

Les engagements en matière de RSE procurent un autre avantage, celui de jouer un rôle important dans l'intégration d'organisations (voir le texte à gauche).


Code de conduite d'Alcan Inc.

En 2002, Alcan Inc. a publié la version révisée de son Code de conduite mondial des employés et de l'entreprise, auquel tous ses employés, ses consultants et ses fournisseurs doivent se conformer. Les employés en contravention s'exposent à des mesures disciplinaires, alors que les consultants et les fournisseurs fautifs risquent de ne plus voir leurs services retenus. Le Code traite des droits de la personne, de l'environnement, de la santé et de la sécurité, de la concurrence, des versements illicites, du harcèlement sur le lieu de travail et des relations avec les actionnaires, les médias et la communauté.

Un ensemble de valeurs communes, définies par Alcan, complète le code et met en évidence l'importance de l'intégrité, de la responsabilité et de la transparence. (Alcan définit chacun de ces aspects.) Les valeurs visent à refléter et à favoriser un milieu dans lequel les employés peuvent se réaliser pleinement. Pour vous renseigner davantage, rendez-vous à l'adresse www.alcan.com/web/publishing.nsf/content/Home_FR.


Méthodes d'élaboration d'engagements en matière de RSE

Voici une méthode d'élaboration d'engagements en matière de RSE. Il en existe toutefois beaucoup d'autres, étant donné que les engagements concernent une multitude de sujets et qu'ils sont susceptibles de revêtir toutes sortes de formes.

  1. Examiner des engagements en matière de RSE.
  2. Échanger avec les principales parties prenantes.
  3. Créer un groupe de travail chargé d'élaborer les engagements.
  4. Préparer une ébauche préliminaire.
  5. Consulter les parties prenantes concernées.
  6. Réviser et publier les engagements.

Le processus d'élaboration des engagements en matière de RSE devrait tenir compte du fait qu'il existe des risques considérables de malentendus et d'erreurs de communication au sujet des attentes. Ces problèmes peuvent compromettre la réussite de l'initiative. Il faudra donc être pragmatique et se concentrer.

1.Examiner des engagements en matière de RSE

Avant d'élaborer des engagements en matière de RSE ou d'accepter de respecter des normes ou des codes élaborés par des tiers, il est utile d'examiner les documents dans lesquels d'autres, en particulier des entreprises de premier rang, exposent les leurs. Les compagnies devraient également effectuer des recherches sur les instruments mis au point par des organismes intergouvernementaux, comme les Nations Unies, l'Organisation internationale du Travail et l'Organisation de coopération et de développement économiques. Comme des gouvernements les ont conçu conjointement avec d'autres parties, ces textes sont crédibles et constituent de bons guides des pratiques acceptables et inacceptables (pour vous renseigner davantage, consultez l'annexe 3, intitulée « Instruments internationaux importants en matière de RSE »). Finalement, on devrait examiner les codes et normes élaborés par des tiers (comme ceux qui sont présentés à l'annexe 4).

Lorsqu'on étudie les instruments élaborés par des tiers au sujet des engagements en matière de RSE, il est utile de poser des questions, comme les suivantes :

  • Quelles personnes et organisations ont participé à l'élaboration de ces engagements? S'agit-il des mêmes personnes et des mêmes organisations qui devraient prendre part à la mise au point des engagements de l'entreprise?
  • Quels sont les objectifs qui sous-tendent ces engagements? Sont-ils identiques à ceux de l'entreprise ou s'en éloignent-ils?
  • Un problème relevé par l'entreprise en matière de RSE peut-il être résolu en recourant à ces engagements ou à des engagements semblables? Quels sont les coûts, les inconvénients et les avantages des divers types d'engagement?
  • Quelle est l'applicabilité de ces engagements à l'organisation ou leur pertinence à la lumière de la portée et de la répartition géographique de ses activités? La compagnie tirera-t-elle des avantages de ces engagements? Comment?

2. Échanger avec les principales parties prenantes

L'élaboration d'engagements en matière de RSE ou l'acceptation de respecter des normes et des codes existants offre à l'entreprise l'occasion de susciter l'intérêt de l'organisation à l'égard de la responsabilité sociale et de dégager un terrain d'entente sur les modalités d'application des codes et des normes. À partir de ce consensus, l'entreprise peut élaborer des étapes plus concrètes vers la mise en œuvre.

D'abord, il est essentiel que le conseil d'administration et la haute direction appuient fermement les engagements d'une compagnie en matière de RSE. Sans un tel soutien, il est très peu probable que des activités soient réalisées dans ce domaine. Il vaut la peine de prendre le temps, au début, pour que les engagements en matière de RSE soient bons aux yeux du conseil d'administration et de la haute direction.

De même, il est très important d'obtenir, d'entrée de jeu, l'apport et l'appui du personnel de l'entreprise. Les employés sont les premiers à connaître les problèmes auxquels l'organisation fait face et, au bout du compte, ils joueront un rôle crucial dans la mise en œuvre. Par exemple, si le code anticorruption d'une entreprise est élaboré sans tenir compte du point de vue des représentants de commerce, il risque de ne pas refléter la réalité et d'être rejeté dès le début.

Il peut aussi s'avérer utile d'engager des discussions préliminaires informelles avec les partenaires commerciaux, les membres de la chaîne d'approvisionnement et d'autres entrepreneurs. Ces échanges ont pour but de sonder les opinions de ces parties intéressées sur les engagements à choisir et de dénicher les partenaires qui sont disposés à aider à les élaborer. Si les engagements les touchent, il est essentiel que ces parties intéressées collaborent à leur mise au point et acceptent de les respecter.

Il serait peut-être utile de ne pas se limiter à ceux avec qui l'entreprise entretient des liens contractuels et de s'adresser à des groupes qui sont plus largement touchés, comme les consommateurs, les syndicats, les organismes à vocation environnementale, les groupes communautaires et les gouvernements. Un tel exercice peut aider à confirmer les perceptions initiales de leurs intérêts et de leurs préoccupations, et est susceptible d'engendrer la contribution d'autres personnes et organismes à l'élaboration des engagements. Par ailleurs, les groupes de discussion, composés de pairs de même mentalité ou d'un échantillon représentatif d'intérêts, peuvent se révéler utiles pour mettre de nouvelles idées à l'épreuve.

3. Créer un groupe de travail chargé d'élaborer les engagements

Le groupe de travail devrait être un échantillon représentatif de l'organisation, depuis les membres du conseil d'administration et de la haute direction jusqu'aux employés de première ligne. Il pourrait inclure des gens qui sont très enthousiasmés par la RSE ainsi que des sceptiques, afin de favoriser l'expression d'opinions différentes sur les questions à débattre. Il faudrait aussi faire participer les entrepreneurs et d'autres qui sont visés par les engagements.

Il est essentiel que le groupe de travail soit composé des bonnes personnes. Elles doivent être fiables, crédibles et bien informées, tout en disposant du temps et des ressources nécessaires pour s'acquitter de la tâche à accomplir.

Au tout début, une discussion franche doit avoir lieu à propos des objectifs du groupe, des responsabilités des membres, de la charge de travail et des résultats prévus, et des règles de fonctionnement fondamentales du groupe. Des échanges réguliers entre le groupe de travail et l'entreprise peuvent également s'avérer utiles.

4. Préparer une ébauche préliminaire

Les engagements en matière de RSE devraient être rédigés dans un langage simple et comporter des obligations claires et concises.

Il est recommandé que les membres du groupe de travail dressent la liste des personnes qui seront responsables de la mise en œuvre et qu'ils les fassent participer à la rédaction de l'ébauche.

En outre, les entreprises feraient bien d'utiliser des textes existants qui énoncent des engagements (comme ceux décrits à l'étape 1), afin de s'en servir comme documents sources lors de la rédaction des leurs.

5. Consulter les parties prenantes concernées

La réalisation de consultations approfondies dès le début peut empêcher les problèmes de survenir. Une bonne approche consiste à commencer par les gens qui sont les plus susceptibles d'être directement touchés par les engagements en matière de RSE et qui sont déjà au courant des enjeux connexes. Par la suite, le groupe de travail pourrait avoir des échanges plus officiels avec des groupes et des personnes qui ne sont peut-être pas au courant de l'initiative de RSE.

Un plan de consultation peut s'avérer utile. Il devrait inclure les rôles que pourraient jouer des figures dominantes de l'entreprise qui possèdent de bonnes aptitudes en communications et qui sont en mesure d'expliquer clairement les engagements en matière de RSE et de recevoir des commentaires. Ces derniers devraient être transmis au groupe de travail, qui discutera de la manière dont l'ébauche finale les reflétera et de la mesure dans laquelle cela se produira.

6. Réviser et publier les engagements

En s'inspirant des commentaires obtenus lors des consultations, le groupe de travail peut mettre la dernière main aux engagements, qui seront publiés et communiqués aux employés dans le contexte de la mise en œuvre. TeckCominco imprime ses engagements sur ses cartes d'affaires, qu'il distribue à tous ses employés.

Principales initiatives internationales d'organismes gouvernementaux et intergouvernementaux en matière de RSE

Pacte Mondial des Nations Unies

Élaboré en 1999-2000 à l'initiative de Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies, le Pacte Mondial demande au secteur privé d'embrasser, de promouvoir et de faire respecter un ensemble de valeurs fondamentales dans les domaines des droits de la personne, des normes du travail, de l'environnement et de la lutte contre la corruption, sous forme de dix principes de base. Le Pacte fait la promotion de saines pratiques d'affaires, mais n'appuie aucune entreprise. Plusieurs entreprises canadiennes l'ont signé. Pour vous renseigner davantage, rendez-vous à l'adresse Pacte Mondial des Nations Unies.

Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales

En juin 2000, l'Organisation de coopération et de développement économiques a révisé ses Principes directeurs à l'intention des entreprises multinationales. Il s'agit de normes et de principes facultatifs qui favorisent une conduite responsable des affaires qui soit conforme aux lois pertinentes. Des dispositions traitent de questions comme la publication d'informations, l'emploi et les relations professionnelles, les droits de la personne, l'environnement, la lutte contre la corruption et les intérêts des consommateurs. Le gouvernement du Canada et 38 autres gouvernements ont appuyé les principes directeurs révisés. Le Canada a établi un point de contact national pour en faire la promotion et aider à résoudre les problèmes pouvant surgir lors de leur mise en œuvre. Pour vous renseigner davantage, rendez-vous à l'adresse www.ncp-pcn.gc.ca.

Engagements de l'Organisation internationale du Travail

L'Organisation internationale du Travail (OIT) est une institution des Nations Unies qui regroupe des gouvernements et des associations d'employeurs et d'employés. Elle a accordé une attention particulière aux entreprises multinationales en adoptant, en 1977, la Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales et la politique sociale (en cours de révision). Cet engagement d'envergure mondiale vise à aider les gouvernements, les employeurs et les travailleurs dans les secteurs de l'emploi, de la formation, des conditions de travail et des relations professionnelles. L'OIT a aussi adopté des conventions internationales sur le travail et la Déclaration relative aux principes et droits fondamentaux au travail. Pour vous renseigner davantage sur les engagements de l'OIT, rendez-vous à l'adresse www.ilo.org/public/french/.

Principes de l'Équateur de la Société financière internationale et de la Banque mondiale

La Société financière internationale est affiliée à la Banque mondiale, qu'un échantillon représentatif de gouvernements nationaux a créée à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Conçus en 2002, les Principes de l'Équateur établissent un ensemble facultatif de principes environnementaux et sociaux en fonction duquel les banques gèrent le financement. Pour vous renseigner davantage, rendez-vous à l'adresse www.equator-principles.com (en anglais).

La RSE et les droits de la personne

Principes volontaires sur la sécurité et les droits de la personne

Les Principes volontaires sur la sécurité et les droits de la personne fixent des normes de comportement pour les entreprises extractives œuvrant dans des zones de conflit. Ils visent à aider les compagnies à assurer la sécurité, tout en favorisant et en protégeant les droits de la personne. Élaborés en 1999 et 2000, les principes sont le fruit de la collaboration des gouvernements du Royaume-Uni et des États-Unis avec des entreprises et des organisations non gouvernementales. Ils ont été lancés conjointement en décembre 2000 par le Foreign and Commonwealth Office et le Département d'État américain. Les gouvernements des Pays-Bas et de la Norvège, ainsi qu'un nombre croissant d'entreprises et d'organisations non gouvernementales, les ont adoptés par la suite. Pour vous renseigner davantage, rendez-vous à l'adresse www.state.gov/g/drl/rls/2931.htm (en anglais).

Instruments des Nations Unies relatifs aux droits de la personne

Bien que les États soient les principaux responsables de la promotion et de la protection des droits de la personne, on est de plus en plus conscient du rôle que le secteur privé et d'autres acteurs peuvent jouer pour éviter de s'associer à la violation de ces droits et pour promouvoir plus largement le respect de ceux-ci. La plupart des initiatives de RSE qui sont appuyées multilatéralement comportent un volet axé sur les droits de la personne qui reposent en partie sur des instruments clés des Nations Unies, comme la Déclaration universelle des droits de l'homme. Cependant, dans la plupart des cas, les sections des mécanismes existants qui traitent des droits de la personne ne sont pas aussi bien développées que d'autres aspects de la RSE. Pour mieux comprendre les rapports entre le monde des affaires et les droits de la personne, John Ruggie, professeur à Harvard, a été nommé, en juillet 2005, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la question des droits de l'homme, des sociétés transnationales et autres entreprises. M. Ruggie a pour mandat de recenser et de clarifier les normes relatives à la responsabilité sociale et à la reddition de comptes des sociétés transnationales et d'autres entreprises au regard des droits de la personne. Pour vous renseigner davantage, rendez-vous à l'adresse www.ohchr.org/french/.

Vous trouverez des renseignements au sujet des Normes provisoires sur la responsabilité en matière de droits de l'homme des sociétés transnationales et autres entreprises.


main À faire absolument
Voyez à ce que la RSE soit intégrée uniformément dans les énoncés de mission et de valeurs ainsi que dans les codes de déontologie et de conduite de l'organisation.


ambouleConseils éclairs

  • Pour rallier les employés, faites-les participer au processus d'élaboration de la vision et des valeurs. Pour amorcer le processus, créez un groupe de travail sur la RSE ou lancez un concours de suggestions, en encourageant le personnel et ses représentants à les formuler après mûre réflexion.
  • Organisez une séance de visualisation de l'avenir et demandez aux participants de réfléchir à ce que pourrait ressembler l'entreprise si elle devenait chef de file de la RSE.
  • Examinez les priorités en matière de RSE afin de repérer les codes de déontologie ou de conduite qui sont les plus compatibles avec les buts de l'entreprise.

oeilL'heure juste

« Encore un autre code! On entend déjà tellement souvent la critique selon laquelle les codes sont, en grande partie, inefficaces quand ils sont dépourvus d'un élément de reddition de comptes. Il existe plus de 250 normes et codes axés sur la RSE. Comment sommes-nous censés nous y retrouver et choisir quelque chose qui nous convienne? Qui sait, un code nouveau et meilleur sera peut-être disponible l'an prochain? »

La prolifération des normes et des codes axés sur la RSE constitue un bon indice qu’il s’agit d’un domaine nouveau et que beaucoup de travaux d’élaboration sont en cours. Cela veut aussi dire que la RSE n’est pas près de disparaître. Il est préférable de commencer en chargeant un membre du personnel de se tenir au courant des engagements intergouvernementaux et des codes d’organisations non gouvernementales ou du secteur privé qui s’avèrent pertinents. Une stratégie pour maîtriser la multitude d’instruments en matière de RSE est de signer ou d’adapter un code de conduite existant considéré crédible et efficace aux yeux des intervenants concernés de votre entreprise, instrument qui offre la possibilité de contribuer aux révisions éventuelles. Ainsi, l’entreprise est dans une position propice pour démontrer à ses parties prenantes, à court terme, les principaux avantages résultant du respect des dispositions du code, tout en étant bien placée pour influer sur les futures révisions en se fondant sur son expérience.


La RSE et les petites entreprisesloupe

« Comment pouvons-nous élaborer des engagements en quelques étapes simples? »

Il faut se concentrer sur la création de la vision, de la mission et de l'énoncé de valeurs de l'entreprise. La vision devrait comprendre explicitement la RSE parmi ses éléments fondamentaux. Elle servira à formuler les énoncés de mission et de valeurs.

Pour rallier les employés, faites-les participer au processus d'élaboration de la vision et des valeurs. Lancez un concours de suggestions et encouragez le personnel à les formuler après mûre réflexion.