Gestion et productivité au Canada : Qu'en disent les données?

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© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada,
représentée par le ministre de l'Industrie, 2015
N° de catalogue Iu172-1/2015-5F-PDF
ISBN 978-0-660-23492-2

N.B. Dans cette publication, la forme masculine désigne tant les femmes que les hommes.

Also available in English under the title Management and Productivity in Canada: What Does the Evidence Say?

Les idées et les opinions exprimées dans le document de recherche sont celles de l'auteur et ne représentent aucunement les idées ou opinions du ministère de l'Industrie ou du gouvernement du Canada.

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Stanford University

Remerciements

Toutes les données sur les secteurs de la fabrication et de la vente au détail du Canada ont été recueillies par Daniela Scur and James Milway de l'Institute for Competitiveness and Prosperity (ICP). Cette étude s'appuie sur de nombreux travaux de recherche réalisés avec M. John Van Reenen et Mme Raffaella Sadun. Nous n'aurions pu mener à bien ce projet de recherche sans l'aide de Mme Rebecca Homkes, de même que sans la collaboration essentielle de M. Stephen Dorgan et de M. John Dowdy de McKinsey & Company. Les données sur l'Australie ont été gracieusement fournies par Mme Renu Agarwal et M. Roy Green de l'Université de technologie de Sydney et par le ministère de l'innovation, de l'industrie, de la science et de la recherche (Department of Innovation, Industry, Science and Research) de l'Australie. Le financement de la London School of Economics et de Stanford a été gracieusement fourni par l'Advanced Institute of Management Research, l'Economic and Social Research Council et l'Alfred Sloan Foundation. Le financement de l'ICP a été gracieusement fourni par le ministère du Développement économique et du Commerce de l'Ontario et par l'Initiative en matière de compétences en milieu de travail du ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences du Canada.

Résumé

Les taux de croissance de la productivité au Canada sont faibles par rapport aux normes internationales, et le niveau de la productivité canadienne se situe maintenant dans la moyenne par rapport aux normes de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L'écart de productivité entre le Canada et les États-Unis (É.-U.), qui est de 20 %, retient particulièrement l'attention. Depuis longtemps, on se demande si des pratiques de gestion déficientes ne seraient pas une des causes de la faiblesse de la productivité canadienne. L'étude répond à cette question en s'appuyant sur les données faisant état des pratiques de gestion employées dans les secteurs de la fabrication et de la vente au détail au Canada. Les résultats de l'analyse des pratiques de gestion indiquent qu'elles sont généralement adéquates, semblables à celles adoptées par les entreprises en Allemagne, au Japon et en Suède, et supérieures à celles utilisées dans la plupart des autres pays d'Europe et dans les pays en développement. Par contre, les pratiques de gestion canadiennes n'égalent toujours pas les méthodes américaines. On analyse ensuite les raisons qui expliquent les différences dans les pratiques de gestion d'une entreprise à l'autre et d'un pays à l'autre, et en particulier les raisons qui sous-tendent l'écart de productivité entre le Canada et les É.-U. L'étude fait également ressortir l'importance de la concurrence sur le marché des produits aux fins de l'amélioration des pratiques de gestion, puisque la concurrence restreint le nombre d'entreprises mal gérées présentes sur le marché. Une des raisons qui expliquent la prédominance des É.-U. au chapitre des saines pratiques de gestion est que les entreprises les mieux gérées semblent recueillir les fruits de leurs efforts plus rapidement en ce sens qu'elles acquièrent une part de marché plus importante, tandis que les entreprises les moins bien gérées sont forcées de diminuer leurs activités et de quitter le marché. Les marchés du travail peu réglementés jouent également un rôle important puisqu'ils permettent aux gestionnaires d'adopter les pratiques qui conviennent le mieux à leur entreprise plutôt que d'avoir à composer avec les méthodes de gestion imposées par le gouvernement. La forme juridique de propriété est également un facteur important : les entreprises cotées en bourse et les entreprises détenues par une société de capital-investissement semblent en moyenne bien gérées, surtout si on les compare aux entreprises publiques et aux entreprises familiales, dont la gestion est en moyenne peu rigoureuse. Enfin, le niveau de scolarité des travailleurs et des gestionnaires semble fortement corrélé avec la qualité de la gestion : dans les entreprises où la proportion de titulaires d'un diplôme d'études universitaires parmi les travailleurs et les gestionnaires est forte, les pratiques de gestion sont de beaucoup supérieures. En ce qui concerne les politiques, le Canada semble faire bonne figure : il encourage la concurrence sur le marché des produits, réglemente peu les marchés du travail et réduit au maximum les distorsions fiscales relatives au droit de succession en faveur des entreprises familiales. Le Canada tire de l'arrière sur un seul plan, à savoir la proportion de gestionnaires et de travailleurs qui possèdent un diplôme d'études universitaires, cette proportion étant très faible comparativement aux autres pays, en particulier par rapport aux É.-U.


Table des matières

  1. Introduction
  2. Comment mesurer les pratiques de gestion?
  3. Pratiques de gestion et rendement – Comparaisons internationales
  4. Quelles sont les causes des différences dans les pratiques de gestion?
  5. Conclusions
  6. Références
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