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No 17 : La mesure du développement durable : étude des pratiques en vigueur

par Peter Hardi, Stephan Barg et Tony Hodge, Institut international du développement durable, novembre 1997


Résumé

L'année 1997 marque le nbsp;10e anniversaire de la parution du rapport de la Commission mondiale de l'environnement et du développement (CMED, 1987) et le cinquième anniversaire de la Conférence des Nations Unies de 1992 sur l'environnement et le développement. De plus, elle est la dernière occasion de rectifier de façon fondamentale la politique avant le tournant du siècle. Or il est impossible de prendre de décisions sans entreprendre d'abord une étude et un inventaire de ce qui a été fait sur le plan du développement durable.

Comment mesurer les progrès réalisés en matière de développement durable? La question a beau être simple et son importance évidente, les réponses sont loin d'être faciles. Il est question, dans le présent document, d'une gamme de méthodes de mesure qui sont utilisées à l'heure actuelle. L'accent est mis sur des aspects particuliers qui sont susceptibles d'intéresser les personnes qui sont à même de concevoir leurs propres systèmes de mesure.

Les deux premiers chapitres sont consacrés à une révision des notions conventionnelles du développement durable et de la mesure, y compris des indicateurs comme outils de mesure. Plus précisément, les définitions les plus communes et les rudiments du développement durable sont exposés au chapitre 1 tandis que le chapitre 2 porte sur la mesure en tant qu'outil important de contrôle des progrès réalisé, en matière de développement durable.

Le troisième chapitre contient des exemples pratiques de travaux de mesure en cours. Y est notamment inclus un recensement mondial des projets de mesure et des ensembles d'indicateurs qui sont utilisés. Les exemples évoquent les grandes tendances qui caractérisent les travaux actuels fondés sur des indicateurs. Chaque exemple est suivi d'une analyse sommaire des avantages et des limites de la méthode utilisée, avec un résumé des aspects saillants à l'intention des personnes qui oeuvrent dans le domaine. Le recensement rend compte de cas internationaux, de projets nationaux ainsi qu'à l'échelle infranationale et d'exemples qui relèvent des administrations locales ou de grandes sociétés commerciales. Des précisions sur les ensembles d'indicateurs utilisés sont fournies à l'annexe A.

À l'échelle internationale, on commence par passer en revue le travail qu'effectue la Commission du développement durable des Nations Unies (CDDNU). Des projets élaborés par la CDDNU et qui font intervenir un ensemble de 140 indicateurs sont en voie d'être mis à l'essai dans plusieurs pays. La Banque mondiale adopte pour sa part une méthode assez différente, dérivée d'un modèle conceptuel dit modèle des quatre capitaux. Ce modèle exigera la compilation de nouvelles statistiques pour mesurer certains éléments. La troisième approche internationale dont il est question repose sur la correction des comptes de données nationaux, qui ne visent à l'heure actuelle que des questions économiques, afin d'y intégrer des notions associées au développement durable.

À l'échelle nationale, on emploie au Canada deux méthodes qui sont passées en revue dans le présent rapport. La première est celle qu'utilise actuellement Environnement Canada comme indicateurs de mesure et la seconde est celle qui est associée à la mesure de la santé humaine et de la santé de l'écosystème qu'a adoptée la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie. Le système utilisé aux Pays-Bas, qui est fondé sur le plan environnemental national de ce pays, est également abordé, ainsi que le travail entrepris aux État-Unis par le conseil présidentiel sur le développement durable. Toutes ces méthodes nationales visent à attirer l'attention sur des questions nationales et mondiales clés, tout en les liant à des activités et à des politiques d'envergure nationale.

Bon nombre des mêmes questions reviennent à l'échelle infranationale, où les mesures en cours sont plutôt axées sur des questions locales et orientées par des consultations au niveau fondamental, tout en étant liées, bien sûr, aux questions plus générales d'envergure mondiale. Les travaux visant des indicateurs entrepris par des sociétés commerciales sont généralement davantage axées sur les questions environnementales, malgré que l'on prenne certaines mesures pour intégrer des indicateurs initiaux des aspects financiers. Rares sont les projets entrepris qui reflètent réellement les trois composantes du développement durable.

Si le troisième chapitre consiste en un recensement pratique des projets en cours, le quatrième chapitre est un guide conceptuel. Il a pour objet de guider le lecteur parmi les divers cadres et modèles qui définissent le but, l'orientation et la portée des cas pratiques. On s'y attarde également sur les problèmes méthodologiques qui doivent être résolus. Enfin, il se termine par un bref résumé des réalisations actuelles et des limites existantes des programmes de mesure.

Au cinquième chapitre, on associe la mesure au processus décisionnel. On y précise le rôle de la mesure dans le cadre d'un programme de gestion intégrée et on analyse les prodédés de sélection des indicateurs et de prise des mesures. Enfin, au chapitre six, on donne des directives pratiques pour évaluer les progrès réalisés sur le plan du développement durable.

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