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No 21 : Progrès technique incorporé au capital et ralentissement de la croissance de la productivité au Canada

par Surendra Gera, Wulong Gu et Frank C. Lee, Direction de l'analyse de la politique micro-économique, Industrie Canada, avril 1998


Résumé

Les auteurs d'études empiriques antérieures sur la croissance de la productivité ne sont pas parvenus à déterminer les causes du ralentissement observé depuis 1973. Notre étude vise à jeter un meilleur éclairage sur les causes de ce ralentissement par une estimation des effets du progrès technique intégré au capital (l'effet de génération) sur la croissance de la productivité au Canada. Plus précisément, nous analysons les effets possibles de trois grands facteurs. Premièrement, nous nous demandons si l'effet de génération a joué un rôle important. Deuxièmement, nous examinons les conséquences de l'effet de "rattrapage" pour les industries canadiennes. Troisièmement, nous analysons l'incidence de la croissance du rapport capital-travail sur la performance des industries canadiennes. Nous sommes en mesure de conclure qu'il existe des preuves empiriques significatives et robustes de la présence d'un effet de génération parmi les industries canadiennes et que ce phénomène explique, en moyenne, environ 14 pour cent du ralentissement de la croissance de la productivité totale des facteurs et près de 7 pour cent de la décélération du rythme de croissance de la productivité du travail depuis 1973. L'effet de génération s'est surtout manifesté sous la forme d'un ralentissement du taux de progrès technique incorporé au stock de capital, notamment dans le secteur des machines et des biens d'équipement. Nous avons aussi constaté que l'effet de rattrapage, même s'il représente une source importante de croissance de la productivité, n'a pas joué un rôle important dans le ralentissement de la productivité. Enfin, nous avons pu conclure que, contrairement à la situation qui a prévalu dans d'autres grands pays industrialisés, le taux de croissance du rapport capital-travail au Canada a augmenté dans presque toutes les industries depuis 1973. Cette accélération a eu pour effet de stimuler et non de ralentir la croissance de la productivité. Nous avons aussi pu déceler la présence d'une complémentarité entre l'accumulation de capital et le progrès technologique. Cette interaction fait en sorte que l'accumulation de capital permet aux industries canadiennes de se rapprocher graduellement des niveaux de productivité de leurs rivales aux États-Unis. Nous interprétons ce résultat comme un élément supplémentaire à l'appui de l'hypothèse de l'intégration du progrès technique au capital dans l'industries canadienne.

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