Archivé — Collection Le Canada au 21e siècle

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No 6 : Visualiser le 21e siècle - Investissements en infrastructure pour la croissance économique, le bien-être et le mieux-être des Canadiens

par Christian DeBresson, Université du Québec à Montréal, et Stéphanie Barker, Université de Montréal, dans le cadre d'un contrat avec Industrie Canada, 1998


Sommaire

Il est proposé quelques investissements d'infrastructure :

  • Un réseau d'éducation préscolaire.
  • Des programmes expérimentaux d'excellence pour réduire le décrochage scolaire au niveau secondaire.
  • Deux instituts d'apprentissage des langues étrangères contemporaines.
  • Des recherches sur les applications possibles d'Internet, en particulier des évaluations des possibilités d'échanges interactifs.
  • La mise en place de réseaux de veille technologique.
  • La mise en place de forums locaux d'évaluation technologique.
  • Le remplacement progressif des carburants fossiles par l'électricité dans les transports urbains et interurbains, le recyclage et la purification des eaux.
  • La restauration des infrastructures des quartiers et des centre-villes.
  • Des investissements relationnels en vue de réduire les coûts de transaction entre les partenaires de ces projets d'infrastructure.

Étant donné le déficit public, le financement de ces infrastructures doit être assuré par le secteur privé. Tout emprunt public ne pourrait aujourd'hui qu'aggraver notre vulnérabilité aux crises financières. Les trois paliers de gouvernement doivent, comme au 19e siècle, susciter et assister des partenariats privé-public pour ces projets et mobiliser d'emblée les utilisateurs. Le principe de la subsidiarité doit commander la gestion de ces infrastructures. Ces choix d'infrastructure visent quatre objectifs :

  1. Accroître notre participation à l'économie de l'apprentissage.
  2. Instaurer et préserver un climat de confiance.
  3. Améliorer la qualité de la vie et de l'environnement.
  4. Repositionner le Canada dans l'économie mondiale.

Dix grandes tendances irréversibles président au choix de ces objectifs :

  • La domination croissante de l'économie de l'apprentissage.
  • La recherche du mieux-être comme motivation centrale de nos économies.
  • L'Asie comme nouveau centre de l'économie mondiale et de la croissance.
  • L'aggravation de la crise environnementale.
  • L'émulation avec des jeux à somme positive remplace de plus en plus les jeux compétitifs à somme nulle.
  • L'économie de l'innovation comporte de plus en plus de coûts de transaction qui ne peuvent être réduits que par la confiance entre acteurs.
  • La réduction de la taille de toutes les organisations, y compris les gouvernements.
  • L'accélération du changement technique.
  • La mondialisation, qui va de pair avec une réaffirmation du rôle des métropoles.
  • La domination d'un secteur financier international volatil.

La position du Canada est évaluée relativement à chacune de ces tendances. Nous élaborons des scénarios extrêmes, nous analysons leurs interactions et nous imaginons les réactions des différents acteurs. Il devient ainsi possible de mieux cerner les points critiques et les moyens d'action pertinents. Le texte s'attache au retour en force de différents types de collectivités, particulièrement celles où règne la confiance entre les membres.

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