par Maxime Fougère, Simon Harvey, Jean Mercenier et Marcel Mérette.
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Même si la population vit plus longtemps, les travailleurs ont tendance à prendre leur retraite plus jeune dans la plupart des pays de l'OCDE. Si ces tendances se poursuivent, l'effet négatif sur l'offre de travail généré par la retraite hâtive va s'intensifier dans le futur avec le vieillissement démographique. Cette étude examine le coût économique potentiel de la tendance à la retraite hâtive au Canada dans le contexte du vieillissement démographique, au niveau national et régional. Cet exercice est effectué à l'aide d'un modèle régional calculable à générations imbriquées. Les principaux résultats indiquent que le coût économique à long terme de la retraite hâtive en termes de capacité de production non utilisée est considérable. En conséquence, les gains économiques d'un départ à la retraite plus tardif pourraient être élevés. Par exemple, l'effet marginal de travailler une année supplémentaire entraînerait un gain économique correspondant à 3,5% du PIB réel par habitant, alors qu'une hausse de l'âge de la retraite à 65 ans entraînerait des gains d'environ 12% du PIB réel par habitant. De plus, les pressions futures sur le marché du travail seraient réduites de façons importantes.