par Peter Kuhn.
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L'auteur vise à clarifier les nombreux sens qu'accordent au mot « compétences » les économistes et de les comparer aux notions de compétences utilisées plus fréquemment par ceux qui ne sont pas économistes. De plus, en se fondant en grande partie sur des études existantes en économie et en psychologie, l'auteur évalue les répercussions éventuelles du vieillissement de la population active sur la composition de la maind'oeuvre qualifiée et la possibilité d'adaptation à l'économie canadienne. Les études réalisées dans ces deux domaines font ressortir certains effets compensateurs du vieillissement. D'une part, tout indique que la diminution de la capacité d'acquérir de nouvelles compétences soit, du moins dans une certaine mesure, liée à des facteurs biologiques. D'autre part, trois éléments font contrepoids à ce constat : le plus vaste bagage de connaissances des travailleurs âgés, leur plus grande richesse et leurs horizons prévisionnels plus courts. Fait qui peut paraître paradoxal, les deux derniers points pourraient inciter les travailleurs âgés à investir dans l'acquisition de compétences « à risque », assortie de courts horizons temporels.