par Jean Mercenier, Marcel Mérette et Maxime Fougère.
Ce document n'est disponible qu'en anglais.
Il est prévu que la population canadienne va vieillir à un rythme exceptionnel au cours des prochaines décennies, ce qui pourrait entraîner des changements structurels profonds dans le marché des biens, le marché du travail et les marchés financiers. Cela pourrait également entraîner des pressions importantes sur le marché du travail au niveau sectoriel, professionnel et selon les compétences. Le principal objectif de cette étude consiste à quantifier l'impact dynamique de transition sectoriel du vieillissement démographique, provenant de la combinaison de deux changements structurels importants qui vont affecter l'économie canadienne et le marché du travail. Le premier est le choc d'offre de travail négatif provenant d'une croissance plus faible de la population active. Le second est le changement dans la composition de la demande de consommation causée par la hausse de la part des consommateurs plus âgés. L'analyse est effectuée à l'aide d'un modèle calculable d'équilibre général à générations imbriquées comportant des secteurs industriels et des professions. Les principaux résultats de l'étude indiquent que le choc d'offre de travail va dominer les effets provenant de la demande. Toutefois, il y aura également quelques changements de composition sectoriels importants dû aux changements dans la demande finale. En particulier, la part sectorielle des services de santé dans le PIB total pourrait augmenter de près de 50% entre 2000 et 2050. Les salaires réels dans les professions de la santé pourraient également devoir augmenter deux fois plus rapidement que dans le reste de l'économie afin de prévenir des pénuries de main-d'œuvre dans ce secteur. De plus, le secteur de la finance, assurance et immobilier pourrait aussi profiter dans une certaine mesure, au cours des 20 prochaines années, du changement dans la composition de la demande finale. D'un autre côté, la contribution sectorielle combinée de l'éducation, la construction, fabrication et commerce de gros et de détail pourrait diminuer de 3,3% du PIB entre 2000 et 2050. Cela aurait pour conséquence de réduire les pressions salariales dans les professions liées à la transformation, la fabrication ainsi que dans les métiers.