par Richard E. Mueller et Gary L. Hunt.
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Dans notre étude axée sur les années 1980 et le début des années 1990 (Hunt et Mueller, 2004), nous avons constaté que les États américains obtiennent un plus grand rendement du développement des compétences que les provinces canadiennes. Cela a favorisé une migration de certains Canadiens hautement qualifiés aux États-Unis. Dans la présente étude, nous avons étendu notre analyse à l'incidence de l'impôt moyen applicable à chaque décile de revenu dans chaque domaine visé par une migration possible ainsi qu'aux dépenses par habitant liées à divers services publics. Nous avons utilisé une base d'observation étendue de microdonnées des recensements de 2000-2001 des États-Unis et du Canada. Grâce à notre modèle qui nous a permis d'identifier les personnes hautement qualifiées, nous avons effectué des simulations concernant différents types de variables économiques et autres variables qui motivent les personnes à migrer soit au sein de leur pays d'origine soit d'un pays à l'autre, ainsi que l'ampleur de ces migrations. Nous avons constaté qu'un faible niveau de compétences, le fait d'être né au Canada (surtout chez les Francophones) et l'âge sont des facteurs liés négativement à la propension à migrer. Parmi ceux qui migrent, un domaine comportant un rendement moyen plus élevé pour les compétences, un taux de croissance de l'emploi plus élevé, un climat modéré et une proximité géographique à la région d'origine du migrant augmentent la probabilité de migration vers ces régions. Les simulations laissent supposer que l'augmentation du rendement après impôts des compétences et de la péréquation fiscale (par la réduction des impôts moyens au niveau moyen des États-Unis ainsi que des dépenses de manière à équilibrer le budget) serait la politique la plus efficace pour réduire la migration vers le sud, surtout parmi les personnes hautement qualifiées.