Archivé — Sommaires de recherche : Document de travail 2007-02 : Comment expliquer l'écart d'intensité du capital entre le Canada et les É.-U.?

par Someshwar Rao, Jianmin Tang et Weimin Wang.

On sait que le Canada accuse un retard sur le plan de la productivité du travail par rapport aux États-Unis et que ce retard s'accentue sensiblement depuis 1996, surtout dans le secteur de la fabrication. La plus faible intensité de capital au Canada contribue directement et indirectement à l'écart de productivité. Les auteurs ont examiné les sources des écarts d'intensité pour l'ensemble du capital (y compris les structures et les machines et le matériel [M&M]), le capital pour les M&M et le capital pour les TIC (les technologies de l'information et des communications) entre le Canada et les États-Unis. Selon une décomposition de type Bennet de l'écart total au chapitre de l'intensité du capital entre le Canada et les États-Unis, il semble que l'abolition des différences relatives aux structures industrielles entre les deux pays aurait eu pour effet de creuser l'écart d'intensité du capital pour ce qui est du capital total et du capital pour les M&M. Par contre, la structure industrielle n'intervient que pour une petite part de l'écart d'intensité du capital pour les TIC. Les auteurs ont ensuite créé un ensemble de données longitudinales (18 ans, 41 industries) pour cerner les principaux facteurs qui pourraient être à l'origine des écarts d'intensité du capital. Les résultats de l'analyse de régression des données laissent supposer que les différences qui existent dans les prix des investissements (y compris les taux de change réels), les taux salariaux réels, le capital humain, la R-D et les cycles économiques sont des facteurs qui ont tous une incidence considérable sur l'écart d'intensité du capital entre le Canada et les États-Unis.

Date de modification :