Archivé — Sommaires de recherche : Document de travail 2007-04 : Analyse comparative des indicateurs d'innovation

par Marie Lavoie.

L'innovation joue un rôle de plus en plus stratégique dans la croissance de l'économie et le rendement des entreprises. Or, malgré les nombreux efforts qui ont récemment été déployés pour mettre au point des indicateurs, il demeure difficile, voire impossible, de mesurer le degré d'innovation. La difficulté vient du fait que les sources d'innovation sont nombreuses et qu'elles varient d'un secteur à un autre et d'un pays à un autre. Une abondante littérature en économie, en gestion des affaires et en gestion de la technologie est consacrée à la mesure dans laquelle les indicateurs des intrants et des extrants peuvent révéler les dimensions et les stades du processus d'innovation, à l'échelle de l'entreprise, de l'industrie, du pays et du monde. Le document débute par quelques réflexions sur les concepts de l'innovation et de la technologie selon différentes théories économiques classiques aux niveaux macro, micro et sectoriel. On y décrit les indicateurs les plus courants et les plus récents, ainsi que les points forts et les points faibles de chacun. L'unique conclusion que l'on puisse tirer pour le moment est qu'aucun indicateur ne peut à lui seul nous permettre de mieux comprendre la réalité de l'innovation. Le défi consiste donc à mieux comprendre la dynamique de l'innovation. Trop souvent, les indicateurs nous renvoient une image statique d'un phénomène, mais comme la technologie évolue, il faut bien saisir la façon dont la technologie progresse ou stagne pour concevoir la politique d'innovation appropriée. Les indicateurs composites constituent un intéressant point de départ à l'analyse. Ils donnent lieu à des comparaisons transnationales du rendement d'un pays et sont très utiles pour pousser l'analyse. Toutefois, ils n'expliquent pas à eux seuls les raisons pour lesquelles le rendement national d'un pays est inférieur aux attentes. Nous nous proposons d'analyser la capacité d'innover d'une façon plus systémique en examinant la dynamique des flux des biens et services entre les branches d'activité. Cela implique l'établissement d'une taxinomie dont l'objectif serait de produire des tableaux de résultats différents pour chaque catégorie d'entreprises dont le processus d'innovation aurait des points en commun. Cette exploration devra être fondée sur une théorie appréciative.

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