Archivé — Sommaires de recherche : Document de travail 2007-05 : Investissements directs et exportations du Canada et des États-Unis à l'étranger – La Chine et l'Inde sont-elles des cas spéciaux?

par Madanmohan Ghosh et Weimin Wang.

Cette étude traite de l'investissement étranger direct (IED) et des exportations du Canada et des États-Unis, principalement en Chine et en Inde. Des séries de données chronologiques des deux pays pour la période 1989-2001 sont utilisées pour estimer des équations fondées sur une variante du modèle gravitationnel et exprimant les sorties d'IED et les exportations du Canada et des États-Unis. Un examen sommaire des données brutes peut donner à penser que les exportations et l'investissement direct du Canada en Chine sont moins importants qu'ils ne pourraient l'être, mais ce n'est pas ce que montrent les résultats du modèle économétrique. Ces résultats laissent cependant entendre que l'investissement direct du Canada en Inde est inférieur à celui que prédit le modèle économétrique.

De façon générale, le Canada et les États-Unis investissent plutôt dans les grandes économies, mais l'élasticité des sorties d'IED par rapport au PIB est plus forte aux États-Unis qu'au Canada. Selon les résultats, le degré d'ouverture au commerce des pays d'accueil et la distance séparant les pays d'origine et les pays d'accueil influent nettement sur les flux d'investissement direct et les exportations provenant tant du Canada que des États-Unis. Il est toutefois intéressant de constater que, tandis que les résultats de l'analyse économétrique montrent de façon très probante que les États-Unis investissent généralement davantage dans les économies en développement, ces résultats sont moins probants dans le cas du Canada.

Il faudra approfondir l'analyse pour comprendre pourquoi les pays d'accueil en croissance n'exercent pas un très grand attrait sur les investisseurs canadiens, mais il se peut que les occasions d'investir offertes par des pays à forte croissance, comme l'Inde et la Chine, ne concordent pas avec les domaines dans lesquels le Canada a un avantage comparatif. Par exemple, une grande part de l'investissement canadien direct à l'étranger touche les secteurs des services financiers et de l'exploitation minière, mais la Chine et l'Inde n'ont pas encore ouvert ces secteurs à l'investissement étranger. En outre, l'IED des États-Unis est plus diversifié et les investisseurs américains sont plus en mesure de tirer parti des occasions accrues qu'offrent des pays à forte croissance comme la Chine et l'Inde.

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