Archivé — Sommaires de recherche : Document de travail 2008-01 : Obstacles formels et informels à l'investissement direct étranger dans les télécommunications

par Ronald Hirshhorn

L'étude examine les efforts antérieurs déployés pour mesurer les obstacles à l'investissement direct étranger (IDE) et utilise une nouvelle méthode pour évaluer l'importance relative des obstacles canadiens à l'IDE dans le secteur des télécommunications. Comme dans des études antérieures, on crée un indice moyen pondéré où le poids attribué représente l'importance relative de divers obstacles. Cependant, contrairement aux récentes mesures des obstacles à l'IDE créées par l'Organisation de coopération et de développement économiques, qui ne prennent en compte que les obstacles à l'IDE de nature juridique, nous tentons également de tenir compte des obstacles officieux, comme les obstacles mis en place par les entreprises de télécommunication existantes et les pratiques d'affaires et de travail de certains pays qui ont un effet décourageant pour les non-résidents. Dans beaucoup de pays industrialisés, les obstacles à l'IDE ont été éliminés, mais il reste difficile de pénétrer le marché en raison des avantages dont bénéficient les entreprises de télécommunication déjà implantées. L'indice créé dans la présente étude tient compte de divers indicateurs de marché et de politique pour refléter ces obstacles officieux.

Comme dans les études antérieures, on constate que le Canada fait partie de ceux ayant le plus d'obstacles à l'IDE entrant. L'indice des obstacles à l'IDE du Canada, selon les données de 2003 à 2006, est plus élevé que celui des neuf autres pays étudiés à l'exception de la Corée. Le R.-U. et les É.-U. ont le moins d'obstacles à l'IDE. Des indices secondaires ont été créés pour mesurer les restrictions touchant : 1. les nouveaux venus sur le marché des services de réseaux fixes; 2. les nouveaux venus sur le marché des services de réseaux mobiles; 3. les entreprises étrangères et les éventuels investisseurs étrangers. Les obstacles globaux à l'entrée sur les marchés des services de réseaux fixes ou mobiles ne sont pas significativement plus importants au Canada que dans les autres pays industrialisés, mais les obstacles discriminatoires sont beaucoup plus importants, ce qui signifie que le Canada est un des rares pays industrialisés qui limite encore l'investissement étranger dans le domaine des télécommunications.

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