ARCHIVÉE — Les dirigeants d’entreprises déclarent que les affaires électroniques constituent un important facteur habilitant de l’innovation
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Communiqués de Presse
Le rapport final de la Table ronde sur les possibilités des affaires électroniques montre que le Canada continue de prospérer dans l'économie Internet et de combler l'écart par rapport aux États-Unis, mais qu'il reste des éléments à améliorer
OTTAWA, le 25 mars 2002 - Dans son rapport final sur la situation des affaires électroniques au Canada, la Table ronde sur les possibilités des affaires électroniques canadiennes conclut que les entreprises et les gouvernements ont fait œuvre d'innovation en établissant le Canada comme un chef de file mondial concernant les affaires électroniques et laisse entendre que ces affaires continuent d'être un facteur habilitant important dans la création d'une économie innovatrice.
La Table ronde, qui est présidée par David Pecaut, président et chef de la direction de iFormation Group, a été créée au milieu de 1999 pour accélérer le développement du leadership du Canada dans l'économie Internet. Le rapport final de la Table ronde, intitulé Pour une progression rapide 3.0 - Continuer sur notre lancée, est une mise à jour du bilan sur les affaires électroniques du Canada et souligne les réalisations des é-Quipes du groupe chargées de promouvoir les initiatives sur les affaires électroniques et les changements de politique.
« Dans l'ensemble, ce rapport indique la note « A moins », ce qui signifie que nous avons fait des progrès constants mais qu'il reste des choses à améliorer », a déclaré M. Pecaut. « Un grand nombre de vos recommandations ont été adoptées dans des budgets et annonces successifs du gouvernement fédéral. Le pays a fait de grands progrès en améliorant le climat fiscal et réglementaire pour les affaires électroniques et la connectivité des consommateurs. Toutefois, les fonds de pension du Canada continuent d'investir trop peu dans le capital de risque, et nos petites et moyennes entreprises sont toujours en retard sur leurs homologues américains quant à l'adoption des affaires électroniques. »
Le rapport final de la Table ronde est fondé sur les activités des cinq é-Quipes chargées de promouvoir la stratégie initiale de la Table ronde pour l'établissement d'un leadership concernant les affaires électroniques, c'est-à-dire : combler l'écart en matière de capital de risque par rapport aux États-Unis en insistant sur la réforme de la réglementation et du régime fiscal, faciliter l'adoption des affaires électroniques dans les petites et moyennes entreprises, attirer et garder des travailleurs talentueux et qualifiés en affaires électroniques, accélérer le gouvernement en ligne et promouvoir à l'échelle mondiale l'image de marque du Canada relativement aux affaires électroniques. Comme les rapports antérieurs, Pour une progression rapide est un survol des « gains nets » du Canada et fait état des réussites à ce jour et des défis à relever.
La Table ronde a été créée et dirigée par le secteur public, mais elle a travaillé de concert avec le secteur public. « La réussite du Canada dans le futur dépend de notre capacité d'innover dans tous les secteurs de notre économie et dans toutes les régions du pays. Les affaires électroniques sont un facteur important pour assurer cette réussite », a déclaré Allan Rock, ministre de l'Industrie. « Je tiens à féliciter la Table ronde qui avoir établi un modèle de collaboration efficace entre les secteurs public et privé. La Table ronde incite le Canada à atteindre des objectifs ambitieux ; elle agit comme catalyseur afin de nous aider à devenir un chef de file dans l'économie Internet. »
La Table ronde examine les progrès accomplis par le Canada au cours du dernier exercice et constate que le pays est en avance dans de nombreux domaines mais qu'il ne faut pas lâcher prise :
- Le Canada continue d'être le premier en Amérique du Nord en matière de connectivité, le pourcentage de Canadiens branchés atteignant 60 p. 100 en 2001, tandis que seulement 52 p. 100 des Américains sont branchés. Malgré cette avance, les consommateurs canadiens continuent d'être beaucoup moins prêts que les Américains à acheter en ligne. Selon IDC, seulement 17 p. 100 des Canadiens ont acheté en ligne, ce qui est nettement inférieur aux 27 p. 100 de la population américaine qui ont fait des achats en ligne en 2001.
- Le commerce électronique au Canada continue de s'accroître. Selon IDC, le Canada a enregistré des transactions de commerce électronique d'une valeur de 26,4 milliards de dollars américains en 2001 - une hausse de 69 p. 100 par rapport aux 15,6 milliards de dollars américains enregistrés en 2000. Mais les PME continuent d'accuser un retard par rapport à leurs homologues américains dans l'adoption des affaires électroniques.
- En 2001, l'investissement dans les entreprises à risque au Canada était plus solide qu'aux États-Unis. Selon Macdonald & Associates, les dépenses aux États-Unis ont diminué de 65 p. 100, tombant de 104 milliards de dollars américains en 2000 à 36,5 milliards en 2001.
- Les dépenses des investisseurs étrangers au Canada ont légèrement augmenté en 2001 : le Canada a enregistré une légère hausse, de 1,585 milliards de dollars en 2000 à 1,602 milliards en 2001.
- En 1999, 5,6 p. 100 seulement du nouveau capital de risque généré au Canada provenaient de fonds de pension investissant du capital dans des fonds à risque au Canada. En 2000, cette part a grimpé à 11 p. 100, mais elle est retombée à 3 p. 100 en 2001, tandis qu'aux États-Unis, 40 p. 100 du total des nouveaux engagements de capitaux provenaient de fonds de pension en 2000!
- Des changements fiscaux instaurés en 2000 et 2001 par suite des recommandations de la Table ronde ont continué d'améliorer le climat des affaires électroniques et de l'innovation au Canada. En 2000, le taux fédéral d'inclusion des gains en capital est tombé de 75 p. 100 à 50 p. 100, une réduction du taux d'imposition des sociétés qui, jointe aux réductions annoncées par les provinces, aura pour effet de placer les taux canadiens cinq points de pourcentage en-dessous des taux américains d'ici 2005.
- La connaissance de l'image de marque mondiale du Canada concernant les affaires électroniques s'accroît, mais la perception demeure en retard sur le rendement. Le Canada a dépassé trois autres pays pour se hisser à la quatrième place quant aux cotes attribuées pour l'état de préparation électronique de haut niveau compilées par la Economist Intelligence Unit et Pyramid Research.
« La Table ronde a reçu un appui massif et a eu énormément de succès », a expliqué David Pecaut. « Les technologies continueront de susciter la création de richesses au Canada. Nous espérons que notre réussite concernant la promotion des initiatives sur les affaires électroniques inspireront d'autres organismes à redoubler d'effort pour mettre en œuvre le programme d'innovation. »
Le travail de la Table ronde se poursuivra grâce à la nouvelle Initiative sur les affaires électroniques canadiennes (IAEC). Comme la Table ronde, l'IAEC constituera un partenariat public-privé qui encouragera la mise en œuvre du programme des affaires électroniques en se concentrant sur la productivité, le leadership et l'innovation.
« Mon but pour l'IAEC est de m'assurer qu'une masse critique de PME comprend les avantages directs de l'adoption des affaires électroniques pour les profits », a déclaré Nancy Hughes Anthony, présidente et chef de la direction de la Chambre du commerce du Canada et coprésidente de l'initiative. « Les affaires électroniques constituent un outil important dont se servent les entreprises canadiennes pour améliorer leur position concurrentielle sur le marché mondial. »
Pierre-Paul Allard, directeur général de Cisco Systems Canada Co. et coprésident de l'IAEC, a souligné la nécessité de se concentrer sur les gains de productivité. « Les autres pays du G8 sont d'avis que les affaires électroniques contribuent plus que tout autre facteur à la croissance future de notre productivité - ce facteur est appelé impact net. En augmentant la productivité, le Canada peut dépasser son voisin du Sud et devenir chef de file mondial », a affirmé M. Allard.
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