Commerce électronique au Canada

Les chefs de file de l'industrie recommandent aux canadiens de faire du commerce électronique l'affaire du Canada

Communiqués de Presse

La Table ronde sur les possibilités des affaires électroniques canadiennes publie son rapport électronique - Le Canada obtient la note de passage mais sa performance n'a rien d'extraordinaire

Toronto, 23 février 2001 - Dans son deuxième rapport sur les perspectives du Canada dans l'économie mondiale axée sur Internet, la Table ronde sur les possibilités des affaires électroniques canadiennes constate que le Canada a fait quelques progrès impressionnants au cours de l'année dernière mais n'est pas allé assez loin ni assez vite pour exploiter les possibilités des affaires électroniques.

La Table ronde, qui est coprésidée par M. David Pecaut, président du iFormation Group et M. John Roth, p.-d.g. de Nortel Networks, recommande aux entreprises canadiennes, aux gouvernements et aux institutions de relever la plupart des défis liés au commerce électronique qui n'ont pas encore été abordés. D'après le rapport de la Table ronde, Pour une progression rapide 2.0 – Faire passer le Canada au palier suivant, si le Canada a fait des progrès dans bien des secteurs du commerce électronique, le défi important qu'il aura à relever dans l'économie d'Internet n'est plus une question de sensibilisation accrue; il s'agira plutôt d'accélérer l'adoption du commerce électronique et de faire preuve de leadership.

« Les forces conjointes de la mondialisation et de la révolution engendrée par Internet obligeront toutes les entreprises à devenir des entreprises cybercommerciales. Pour le Canada, la manière de faire des affaires ne sera jamais plus la même. La révolution engendrée par Internet a tout bouleversé – pas seulement pour les entreprises électroniques, mais aussi pour tous les secteurs de l'économie », a déclaré M. Roth.

« Le Canada a fait quelques progrès impressionnants depuis l'année dernière, a déclaré M. Pecaut. Le nombre de particuliers et d'entreprises en ligne s'est accru, le capital de risque augmente et notre environnement fiscal a été considérablement amélioré. Cependant, si nous tenons vraiment à devenir la « Cybercapitale du Nord », nous devons évoluer très rapidement sinon, nous serons à la traîne par rapport à d'autres pays. »

Le deuxième rapport de la Table ronde est basé sur les activités des six équipes qui ont été formées pour faire progresser la stratégie initiale de la Table ronde pour le leadership dans le commerce électronique, qui sont axées sur l'investissement international, l'accélération des affaires électroniques, la réserve de talents, les gouvernements en direct, les marchés des capitaux et la marque de fiabilité du Canada. Il donne un bref aperçu des « gains nets » réalisés par le Canada au cours des 12 derniers mois et contient de l'information détaillée sur les réalisations, les écueils et les questions émergentes.

« La Table ronde est un exemple de collaboration du gouvernement du Canada avec le secteur privé visant à accélérer l'adoption et l'utilisation du commerce électronique, a déclaré M. Brian Tobin, ministre de l'Industrie. Je remercie les membres de la Table ronde pour leur rapport et le travail ardu qu'il représente. L'industrie et le gouvernement s'inspireront de ces constatations pour accroître l'avantage concurrentiel du Canada dans l'économie du savoir. »

Rapport électronique du Canada pour l'an 2000
La Table ronde examine les progrès réalisés par le Canada au cours de l'année dernière et signale que nous progressons sur plusieurs fronts, tout en restant en retard sur les États-Unis :

Le nombre de Canadiens qui se branchent sur Internet continue d'augmenter, bien que le degré de connectivité soit actuellement plus élevé aux États-Unis qu'au Canada.

Un plus grand nombre d'entreprises se mettent en ligne. Les entreprises de taille moyenne ont réduit l'écart avec les États-Unis tandis que le pourcentage de grandes entreprises en ligne dans les deux pays est demeuré sensiblement égal. Les petites entreprises canadiennes restent insuffisamment représentées sur Internet.

Les investissements de capital de risque augmentent; leur valeur totale est passée de 1,7 milliard de dollars en 1998 à 2,7 milliards de dollars en 1999 (+ 59 p. 100). Aux États-Unis, les investissements de capital de risque étaient 35 fois plus élevés qu'au Canada à la fin du deuxième trimestre de l'an 2000.

Le nombre d'émissions initiales d'actions d'entreprises liées à Internet est toujours beaucoup moins élevé qu'aux États-Unis. Compte tenu de la taille de notre économie et de notre population par rapport à celles des États-Unis, le nombre d'émissions initiales d'actions d'entreprises liées à Internet aurait dû être de huit à douze en l'an 2000. Nous n'avons même pas répondu à ces attentes modestes.

Les possibilités d'accès à des talents en commerce électronique s'élargissent. Des cours et des programmes en commerce électronique sont maintenant offerts par des établissements d'enseignement postsecondaire et de recherche de toutes les régions du Canada. En outre, les modifications qui ont été apportées aux politiques en matière d'immigration permettent à un plus grand nombre de travailleurs du secteur de la technologie de venir au Canada et d'occuper des postes clés.

C'est le Canada qui a fait le plus de progrès sur le plan de l'amélioration de l'environnement fiscal au cours de l'année dernière. Les changements qui ont été apportés dans le traitement des gains en capital, des options sur actions ou de l'impôt sur le revenu des sociétés et des particuliers au cours de l'année dernière ont largement contribué à rétablir l'équilibre entre le Canada et les États-Unis et à faire du Canada un pays plus attrayant pour les talents et les investissements.

« Il est encore nécessaire de créer un avantage canadien décisif dans quelques secteurs clés pour que le Canada devienne un pays extrêmement attrayant pour les talents et le capital de risque », a déclaré John Eckert, associé à la direction de McLean Watson Capital Inc. et chef de l'équipe des marchés des capitaux de la Table ronde.

Malgré les progrès signalés brièvement plus haut, le rapport indique que les initiatives de Gouvernement en direct semblent être en perte de vitesse, que les marques de fiabilité sont pour le moins troubles et que l'image de marque mondiale du Canada dans le secteur des affaires électroniques ne progresse pas.

La Table ronde fait remarquer qu'étant donné que les gouvernements de divers pays se précipitent pour créer des environnements propices aux affaires électroniques, il est encore plus important de mettre ces questions au premier plan des préoccupations nationales. Pour que le Canada soit un des chefs de file de l'économie mondiale axée sur Internet, nous devons réaliser des « gains considérables plutôt que des progrès modestes ».

Questions émergentes
Le rapport examine des questions comme la mondialisation des entreprises, à l'échelle planétaire, le développement d'une nouvelle race d'entreprises de haute technologie à capitalisation moyenne qui sont les moteurs de la prospérité au Canada et l'évolution permanente des marchés en ligne ; il conclut que la technologie demeure le moteur de la prospérité au Canada et dans les autres pays.

Le rapport indique que, bien que la disparition des entreprises électroniques et le refroidissement des marchés technologiques surchauffés soient à la une des médias, les affaires électroniques ont plus d'importance que jamais parce que la nouvelle économie représente l'ensemble de l'économie. Jamais la concurrence pour les talents, les capitaux ou les emplois n'a été aussi forte, non seulement entre les entreprises mais à l'échelle mondiale.

Pour obtenir sa part de ce que IDC considère comme un marché de 4 billions de dollars, le Canada devra accélérer les tentatives qu'il fait pour atteindre ou dépasser son objectif de 5 p. 100 du cybercommerce mondial d'ici 2003. Une des principales difficultés auxquelles il est confronté consiste à faciliter la mutation des petites entreprises actuelles en entreprises cybercommerciales rentables. Par ailleurs, le Canada devra s'assurer que tous les secteurs de l'économie, pas seulement le commerce, auront accès à Internet et posséderont les outils nécessaires pour participer à la révolution en ligne afin d'éviter que l'écart dû à la technologie numérique ne s'accentue davantage.

Faire passer le Canada au palier suivant
Le programme de la Table ronde pour 2001 est axé sur cinq possibilités « à haut rendement » de faire passer le Canada au palier suivant du leadership en matière d'affaires électroniques :

  • Établir l'image de marque internationale du Canada
  • Accélérer l'adoption du commerce électronique par les PME
  • Faire du Canada un pays très attrayant pour les talents
  • Mettre un terme à la pénurie de capital de risque
  • Faire de Gouvernement en direct un moteur du commerce électronique.

« Le programme de la Table ronde est un cri de ralliement qui s'adresse à tous les Canadiens pour qu'ils contribuent à faire passer le Canada au palier suivant, concluent les membres de la Table ronde. L'année prochaine sera très révélatrice. Le Canada devra ne pas se contenter de rattraper le retard qu'il a sur ses compétiteurs dans l'économie axée sur Internet. Il devra les dépasser. »