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Notes d'allocution

L'honorable Maxime Bernier
Ministre de l'Industrie

Chambre de commerce de Québec

Québec (Québec)
le 18 janvier 2007

La version prononcée fait foi

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

Il me fait grand plaisir de pouvoir m'adresser aux membres de la Chambre de commerce de Québec, l'une des plus prestigieuses tribunes économiques de la province. Je tiens à remercier sincèrement votre président, Maître Louis Duquet, et votre vice-président exécutif et directeur général, Monsieur Alain Kirouac, de me permettre de me joindre à vous ce matin.

C'est pour moi une première occasion de m'adresser à cette Chambre de commerce en tant que ministre de l'Industrie du Canada. Je veux avant tout souligner le travail exceptionnel que vous accomplissez dans la région de Québec. Vos membres, ainsi que votre organisation, sont solidement intégrés dans l'économie de la région. Votre contribution active et dynamique a sans contredit permis à la région de jouir d'une croissance économique remarquable au cours des dernières années.

Lorsque je prends la parole, c'est habituellement afin de parler des efforts de notre gouvernement pour améliorer la compétitivité et la prospérité des industries canadiennes. Mais aujourd'hui, vous me permettrez de profiter du premier anniversaire de l'élection de notre gouvernement pour dresser le bilan de nos accomplissements.

Le 23 janvier 2006, les Québécois et les Canadiens ont voté pour le changement et ont élu un gouvernement conservateur à la Chambre des communes. Un peu moins d'un an plus tard, sous le leadership du premier ministre Stephen Harper, notre nouveau gouvernement est fier de dire qu'il a tenu parole. Il a réalisé ses promesses électorales et livré de véritables résultats pour la population du Québec et du Canada.

Et ces résultats parlent d'eux-mêmes. Nous avons tenu les engagements que nous avions pris envers les Canadiens dans cinq domaines prioritaires :

  • rétablir la confiance des Canadiens dans le gouvernement du Canada en adoptant la Loi fédérale sur la responsabilité. Cette loi comprend les mesures les plus ambitieuses de l'histoire du Canada en matière de responsabilisation;
  • récompenser nos travailleurs et les aider à progresser en réduisant la TPS;
  • protéger nos familles et nos communautés en prenant des mesures sévères concernant les armes à feu, les gangs et la drogue;
  • offrir un choix aux parents en matière de garde d'enfants par une aide financière directe et la création de places en garderie;
  • assurer la possibilité d'obtenir en temps opportun des soins de santé de qualité.

Notre priorité absolue a été de regagner la confiance des Québécois et des Canadiens en leur gouvernement.

Notre gouvernement a voulu, le plus tôt possible, mettre en place des mesures strictes pour rassurer les Canadiens que les abus de pouvoir et de fonds publics qui se sont produits lors du scandale des commandites ne pourraient jamais se reproduire. Ce scandale n'a pas seulement terni ce qui restait de l'image de marque du parti de Stéphane Dion. Il a menacé l'unité du pays et détruit la confiance de nos concitoyens envers l'appareil public.

Promesse tenue. Nous l'avons fait. Et, comme l'a dit le premier ministre Harper en adoptant la Loi fédérale sur la responsabilité : « Nous créons une nouvelle culture de responsabilisation qui changera à jamais la façon dont les choses se passent à Ottawa. »

Cette loi contient des dispositions de lutte contre la corruption qui sont les plus exhaustives jamais présentées par un gouvernement fédéral. Elle comprend des mesures protégeant les dénonciateurs de délits de corruption ou de manœuvres frauduleuses qui touchent l'argent des contribuables. Elle accroît les pouvoirs de la vérificatrice générale et diminue l'influence des grands contributeurs à la caisse des partis politiques.

Nous sommes fiers des mesures que nous avons prises pour accroître la transparence et la responsabilité du gouvernement. Et je peux vous assurer que nos efforts continueront dans ce domaine.

Nous avions promis aux Québécois et aux Canadiens de réduire leurs impôts, et d'établir un système fiscal plus équitable et plus compétitif. Nous l'avons fait.

La réduction de l'impôt sur le revenu des particuliers et sur le revenu des entreprises était un élément clé de notre budget 2006 et de notre récente mise à jour économique.

Le budget de 2006 a non seulement confirmé notre engagement à réduire la TPS d'un point de pourcentage, mais il a aussi allégé les impôts des Canadiens de plus de 20 milliards de dollars, au total, sur deux ans. C'est plus que le montant global des allégements prévus par les quatre derniers budgets fédéraux combinés.

Et, dans la Mise à jour économique et financière de novembre, M. Flaherty, ministre des Finances, s'est engagé à réduire la dette d'au moins 3 milliards de dollars par année en 2006–2007 et à chaque exercice ultérieur. Bien sûr, tous les Canadiens profiteront directement de cette mesure. Les économies d'intérêt générées par la diminution de la dette seront remises aux contribuables du pays sous forme de réductions d'impôt.

Nous avions promis aux Canadiens de leur donner plus de choix en ce qui concerne la garde d'enfants, et plus de soutien et de places en garderie : encore une fois, nous avons tenu promesse.

Nous savons tous que nos enfants sont l'avenir du pays. Et, lorsqu'il est question de garde d'enfants, nous savons que ce sont les parents, et non les gouvernements, qui sont les mieux placés pour faire les bons choix pour leurs enfants.

Nous avons donc mis en place la Prestation universelle pour la garde d'enfants, qui donne accès aux parents à 1 200 $ par année pour les aider à concilier leurs responsabilités professionnelles avec celles en matière de garde, selon leurs besoins et ceux de leurs enfants. Plus de 1,9 million d'enfants et leurs familles profitent aujourd'hui de cette initiative.

Dans le domaine de la santé, notre gouvernement travaille en collaboration étroite avec les provinces et les territoires dans le but de réduire les délais d'attente liés à d'importants services médicaux.

Une autre promesse que nous avons honorée — nous attaquer au crime.

Depuis notre accession au pouvoir, notre gouvernement a présenté pas moins de 11 projets de loi qui aideront à contenir la criminalité et qui témoignent de notre engagement clair à s'attaquer efficacement au problème de la violence criminelle.

Plus encore, grâce au travail de ma collègue, la ministre Josée Verner, notre gouvernement est à l'écoute des besoins de la grande région de Québec. Nous avons investi dans les célébrations du 400e anniversaire de la ville et l'agrandissement de l'aéroport Jean-Lesage.

Notre gouvernement est respectueux de la différence québécoise et des aspirations de nos concitoyens. Nous avons fait une place au Québec à l'UNESCO, nous avons investi beaucoup d'efforts diplomatiques pour adopter la convention de l'ONU sur la diversité culturelle et… qui saurait l'oublier, nous avons reconnu sans arrière-pensée que les Québécois formaient une nation au sein d'un Canada uni.

Dans le domaine de l'environnement, notre gouvernement a mis fin aux belles paroles et aux gestes vides. Les belles paroles ne sèment que des illusions et ne s'attaquent pas aux défis environnementaux majeurs auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui.

Permettez-moi ici de remettre les pendules à l'heure.

1. Le Canada ne s'est pas retiré du Protocole de Kyoto. Le Canada a signé ce Protocole. Nous comptons d'ailleurs parmi les pays, minoritaires, qui acquittent chaque année leur contribution au Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Et nous continuons de sensibiliser des pays non signataires qui, eux, sont responsables de 70 p. 100 des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

2. Par contre, il ne fait aucun doute que le Canada ne peut atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre auxquels s'est engagé le gouvernement libéral précédent.

À Kyoto, en décembre 1997, le gouvernement précédent a pris l'engagement de ramener les émissions canadiennes de GES à un niveau de 6 p. 100 inférieur à celui de 1990 dans l'intervalle 2008-2012. Or, ces émissions sont aujourd'hui de 27 p. 100 supérieures au niveau de 1990.

Cet engagement a été pris sans aucune évaluation scientifique, et sans même consulter l'industrie. Bref, le gouvernement de l'époque y est allé au pif! Ce n'est pas moi qui l'affirme, remarquez bien. Dans une entrevue au Globe and Mail en août dernier, Stéphane Dion admettait lui-même que cette promesse avait été approuvée par Jean Chrétien dans le seul but d'embarrasser les Américains.

D'ailleurs, la commissaire à l'environnement du Bureau du vérificateur général du Canada, madame Johanne Gélinas, a démontré dans son récent rapport le manque total de préparation et de rigueur du gouvernement libéral face aux objectifs de Kyoto.

La plupart des pays signataires avaient fait leurs devoirs. Mais pas le Canada. Alors que le gouvernement précédent engageait le Canada à une réduction de GES sans aucun plan pour y arriver, d'autres pays comme l'Australie ou encore l'Islande s'engageaient à freiner la croissance de leurs émissions.

Ceux qui nous font aujourd'hui la leçon sur Kyoto ont joué la réputation du Canada sur un coup de dés. Et ils ont perdu.

Dans ce dossier comme dans tous les autres, notre gouvernement a un autre style : nous faisons face à la réalité, et nous disons la vérité. Nous avons décidé d'engager le pays sur la voie de mesures et de gestes concrets pour lutter contre les gaz à effet de serre, pour s'attaquer au problème des changements climatiques et pour améliorer notre environnement.

En octobre dernier, nous avons déposé la Loi canadienne sur la qualité de l'air qui établit notre orientation pour les prochaines années. Cette loi vise un champ plus large que le Protocole de Kyoto.

La Loi canadienne sur la qualité de l'air que nous avons présentée permet de réglementer toutes les industries responsables des émissions polluantes, soit les industries pétrolière, automobile, des pâtes et papiers et chimique.

Pour la première fois dans l'histoire de notre pays, notre gouvernement fera passer ces industries de la conformité volontaire à l'application stricte. Elles seront soumises à des cibles obligatoires à court, moyen et long terme. Si les cibles ne sont pas atteintes, des pénalités seront imposées.

Pour l'industrie automobile, par exemple, il est déjà établi qu'elle doit réduire ses émissions polluantes de 5,3 mégatonnes d'ici 2010.

Notre gouvernement reconnaît comme une évidence que les changements climatiques représentent l'un des grands défis environnementaux. Nous avons donc consacré 1,3 milliard de dollars pour développer des transports collectifs. Et nous avons établi une marche à suivre pour que les carburants comportent 5 p. 100 de contenu renouvelable aussi tôt qu'en 2010.

Jamais un gouvernement n'est allé aussi loin au Canada dans la lutte pour contrer les GES et le smog, et pour améliorer la qualité de l'environnement. Nous avons prouvé qu'en matière d'environnement, notre vision est claire, axée et précise et nous sommes déterminés à faire encore davantage. Nous sommes passés des paroles creuses et des gestes inefficaces du gouvernement libéral à des actions concrètes, des actions qui auront un impact positif sur la santé des gens.

En conclusion, tout ce que notre gouvernement a accompli dans si peu de temps, il l'a fait dans un contexte de responsabilité financière et de saine gestion des finances. Nous avons contrôlé les dépenses du gouvernement, et nous continuerons de le faire.

Nous sommes conscients des désirs et aspirations des Québécois et des Canadiens, et nous continuerons de progresser, de bâtir, et d'innover. Nous mettrons à la disposition de la population tous les moyens nécessaires pour qu'elle puisse exploiter au maximum les possibilités que lui offre ce pays.

Un pays où l'entrepreneuriat et le travail sont respectés et récompensés.

Un pays où les citoyens peuvent se promener sans crainte dans les rues de leurs communautés.

Un pays où les enfants jouissent du meilleur départ possible dans la vie, et où abondent les possibilités de concrétiser leurs rêves.

Un pays qui défend les valeurs que sont la liberté, l'intégrité et la démocratie.

Tel est le pays que nous voulons.

Les Québécois et les Canadiens ne méritent rien de moins. Je suis fier de faire partie d'un gouvernement qui a la vision et la détermination de leur donner ce qu'ils méritent, et plus.

Merci de votre attention.