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Notes d'allocution

L'honorable Gary Goodyear, C.P., député
Ministre d'État (Sciences et Technologie)

Politique en matière de sciences et de technologie

Economic Club of Canada
Toronto (Ontario)
Le 18 mars 2009

La version prononcée fait foi.

Je vous remercie, Mark, de cette aimable présentation et je remercie l'Economic Club de m'avoir invité ici, aujourd'hui.

Votre organisme a la réputation bien méritée de s'attaquer à des questions importantes, d'explorer de nouvelles idées, de mobiliser des penseurs de renom et, à bien des égards, de fixer l'ordre du jour des débats publics au Canada.

Je suis donc enchanté d'être ici, aujourd'hui, et de partager avec vous la vision de notre gouvernement au chapitre des sciences et de la technologie au Canada, vision qui met en exergue l'importance des S et T pour la création des emplois de demain.

J'aborde tout de suite le sujet, car je voudrais garder du temps pour répondre à vos questions.

Aujourd'hui, je parlerai :

  • des racines scientifiques et technologiques du Canada;
  • du plan que le gouvernement a dressé pour promouvoir les S et T en tant que moteur économique;
  • de la façon dont vous, les gens d'affaires, pouvez participer à l'élaboration de notre programme en S et T et en profiter.

Le Canada ne compte plus ses réalisations scientifiques, et il a tout lieu d'en être fier. Depuis Sir Sandford Fleming, « père du temps légal », jusqu'à Abraham Gesner, qui a découvert le kérosène et est devenu le principal fondateur de l'industrie moderne du pétrole, les Canadiens ont fait des découvertes et présenté des produits qui ont changé la vie des êtres humains partout dans le monde. Avec des inventions aussi diversifiées que le stimulateur cardiaque, l'insuline, le Canadarm et, bien sûr, le BlackBerry, les Canadiens ont montré tant et plus que leur norme d'excellence peut être celle que le monde cherche à imiter.

Aujourd'hui, cette tradition d'excellence continue. En ce moment même, des chercheurs, partout dans le pays, repoussent toujours plus loin les frontières du savoir. Ils mettent au point de nouveaux produits, réalisent d'importantes percées et effectuent des travaux scientifiques qui sont vraiment de classe mondiale.

Ici même à Toronto, par exemple, des chercheurs de l'Hôpital pour enfants (Hospital for Sick Children) cherchent à comprendre les fondements génétiques de l'autisme et font germer chez des millions d'enfants et leur famille l'espoir d'une vie meilleure.

Dans des centres de toutes les régions du pays, Génome Canada décode le langage des gènes et permet ainsi de mieux comprendre les rouages de la vie même.

À Waterloo, le Perimeter Institute for Theoretical Physics fournit des concepts clés dans des domaines aussi variés que l'astronomie, la neuroscience, les mathématiques pures et l'informatique. Sa réputation est telle que Stephen Hawking, scientifique de réputation internationale, a accepté d'en devenir le titulaire émérite de la chaire de recherche et qu'il y séjournera régulièrement à partir de cet été.

L'industrie aérospatiale canadienne compte parmi les plus importantes du monde et fait preuve d'un leadership sans pareil dans les domaines de la robotique spatiale et de la technologie des satellites.

Par ailleurs, le secteur canadien des sciences de la vie figure parmi les quatre premiers du monde pour ce qui est du nombre d'entreprises de biotechnologie. Il a, en outre, la capacité de faire des découvertes qui sauvent des vies aujourd'hui et qui créeront des emplois qui stimuleront notre économie pendant des années à venir.

Lorsqu'il s'agit de mettre à profit son patrimoine d'innovations et d'inventions, le Canada dispose de formidables atouts : il possède la population la plus instruite de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), des universités et des collèges de classe mondiale, et des centres de recherche menant des travaux de pointe.

Notre gouvernement est résolu à favoriser la recherche fondamentale axée sur les découvertes. Comparativement à d'autres pays, le Canada appuie extrêmement bien la recherche universitaire. Nous investissons plus, proportionnellement au produit intérieur brut, dans la recherche-développement faite dans les établissements d'enseignement supérieur que n'importe quel autre pays du G-7. Le Canada se classe au premier rang du G-7, et notre gouvernement vise à faire en sorte que cela ne change pas.

L'an dernier, 4 700 bourses d'études supérieures du Canada ont été accordées dans le pays, et plus de 1 800 brevets d'invention ont été délivrés à des Canadiens. Nos 1 831 titulaires de chaire de recherche du Canada se font les champions de la réputation mondiale de nos universités et collèges. Nos conseils subventionnaires appuient près de 30 000 chercheurs.

Qu'aucun doute ne subsiste donc : dans un monde où les idées, l'innovation et l'ingéniosité détermineront l'avenir, le Canada sera bien placé pour exceller.

Cependant, nous n'avons pas aussi bien réussi à commercialiser les résultats de notre recherche et à faire passer nos idées de l'université et des laboratoires au marché, là où les Canadiens et la population mondiale peuvent profiter de nos découvertes.

La commercialisation est un domaine où le gouvernement joue un rôle énorme, pour établir les conditions qui permettront au secteur privé de faire ce à quoi il excelle : transformer le savoir en innovations, et faire en sorte que les innovations accroissent la richesse et le bien-être des Canadiens.

Comme nous ne connaissons pas l'origine de la prochaine idée géniale, notre gouvernement soutient aussi la recherche scientifique fondamentale axée sur les découvertes. Le Canada est et demeurera le meilleur endroit où les scientifiques et les chercheurs peuvent et pourront librement chercher à faire des découvertes tandis que le pays renforce sa capacité de mettre un plus grand nombre de ces découvertes à la disposition des Canadiens par le biais du marché. Si nous voulons véritablement améliorer et sauver des vies humaines, si nous voulons créer des emplois et la prospérité et si nous voulons aider notre environnement et les victimes de la maladie, il nous incombe — non, en fait, c'est une obligation — de concrétiser nos idées sur le marché, pour que le monde entier en bénéficie.

Or, c'est exactement l'objectif de notre stratégie des S et T.

La compétitivité économique du Canda à long terme dépend, plus que jamais auparavant, des idées, de l'innovation et de l'inventivité. Depuis que le premier ministre a inauguré la stratégie canadienne des S et T, en 2007, notre gouvernement a investi plus de sept milliards de dollars pour aider à stimuler l'activité économique grâce à des investissements d'envergure dans les S et T.

Nous savons que les emplois de demain dépendent des découvertes d'aujourd'hui; par conséquent, nous considérons le financement de la recherche comme un investissement dans l'innovation, la découverte scientifique et la création d'emplois et comme une protection contre les conditions économiques difficiles.

Maintenant, quand nous parlons de la stratégie des S et T, nous parlons en fait de la façon dont nous, les gouvernements, les milieux d'affaires et les milieux de la recherche, pouvons conjuguer nos efforts pour stimuler l'activité économique par le biais de la science.

Afin d'y parvenir, nous travaillons à la création de trois avantages distincts :

  1. un avantage entrepreneurial, pour encourager les entreprises à innover;
  2. un avantage du savoir, grâce auquel les Canadiens demeurent à l'avant-garde de la recherche et des découvertes;
  3. un avantage humain, pour aider les Canadiens à acquérir les compétences nécessaires afin de participer à une économie fondée sur les idées, voire de la diriger.

Je m'explique.

Notre gouvernement sait que l'augmentation des investissements des entreprises dans la recherche-développement (R-D) est essentielle à la compétitivité du Canada à long terme. Il est primordial que notre pays se dote d'un avantage entrepreneurial pour pouvoir se redresser rapidement après des périodes de ralentissement économique.

Bien sûr, soyons clairs à ce sujet : la réussite et la prospérité de l'économie supposeront un partenariat avec le gouvernement. Vous, les gens d'affaires, êtes les principaux acteurs.

Si vous examinez les investissements que nous avons faits depuis 2006, vous y verrez une tendance. Par exemple, notre gouvernement a créé l'Initiative stratégique pour l'aérospatiale et la défense (ISAD); il s'agit d'un programme aux termes duquel des contributions remboursables sont versées pour des projets stratégiques de recherche industrielle et de développement préconcurrentiel dans les secteurs de l'aérospatiale, de la défense, de l'espace et de la sécurité. Depuis le lancement de l'ISAD, en avril 2007, notre gouvernement a investi 150 millions de dollars dans le secteur de l'aérospatiale au titre de la recherche-développement, et ces fonds ont engendré des dépenses en R-D de 350 millions de dollars de la part du secteur privé.

Dans le budget de 2007, nous avons affecté 11 millions de dollars à la création de cinq réseaux de recherche en collaboration dirigés par le secteur privé et mettant l'accent sur des besoins particuliers des entreprises en matière de recherche.

En outre, il a mis sur pied le Programme des centres d'excellence en commercialisation et en recherche qui, jusqu'ici, a financé 17 centres de classe mondiale pour promouvoir la commercialisation des technologies, produits et services.

Dans le budget de 2008, notre gouvernement a annoncé la création du Fonds d'innovation pour le secteur de l'automobile afin de susciter de grands projets stratégiques de R-D et de favoriser la construction de véhicules novateurs, moins polluants et plus éconergétiques.

Plus récemment, dans le cadre de notre plan d'action économique, nous avons ajouté 200 millions de dollars au budget du Programme d'aide à la recherche industrielle, pour aider les entreprises telles que les vôtres à commercialiser les résultats des projets technologiques et à embaucher de nouveaux diplômés hautement qualifiés.

Nous avons aussi accru les fonds réservés au Programme de stages en R-D industrielle, afin d'aider les étudiants diplômés à trouver du travail dans le secteur privé.

Nous avons récemment proposé d'apporter des modifications à la Loi sur la concurrence et à la Loi sur Investissement Canada pour accroître la compétitivité du Canada, protéger les consommateurs canadiens et créer des emplois ici, chez nous.

Par ailleurs, nous avons amélioré le crédit d'impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental.

En créant ces conditions, le gouvernement engendre un avantage entrepreneurial qui permettra aux entreprises canadiennes d'exceller grâce aux sciences et à la technologie.

Prenons, par exemple, la technologie de compression de la parole mise au point à l'Université de Sherbrooke. Cette technologie figure maintenant parmi les meilleures qui soient dans l'industrie mondiale des télécommunications. Jusqu'ici, plus de 156 licences d'application de cette technologie ont été accordées à des entreprises qui se situent à l'avant-garde mondiale dans leur domaine.

C'est là le genre d'avantage entrepreneurial dont le Canada a besoin et que nous essayons d'établir.

Or, comment créer un avantage du savoir grâce auquel les Canadiens demeurent à l'avant-garde de la recherche et des découvertes? D'ailleurs, pourquoi cherchons-nous à le faire?

Permettez-moi de répondre tout d'abord à la dernière question.

Le Canada a besoin d'un avantage du savoir. Les idées sont le moteur de la prospérité. L'imagination et l'innovation engendrent les débouchés. Comme vous le savez fort bien, le savoir est une ressource à nulle autre pareille : il est renouvelable à l'infini et, quand on le partage et que l'on en combine les éléments, il rend possibles des progrès exponentiels.

Prenons, par exemple, le gigantesque Centre canadien de rayonnement synchrotron, en Saskatchewan. Le Centre est plus grand qu'un terrain de football et il produit d'intenses faisceaux de lumière qui analysent la composition moléculaire de la matière, créant ainsi d'incroyables possibilités pour la découverte de nouveaux médicaments contre le cancer, pour l'élaboration de meilleures façons de détecter les polluants ou pour la création d'alliages métalliques plus forts en vue des voyages spatiaux. Il s'agit d'un des synchrotrons les plus perfectionnés du monde, et grâce à lui, le Canada est l'avant-garde de la recherche et des découvertes.

Par conséquent, les pays qui connaîtront le succès seront ceux qui créeront le savoir en encourageant la recherche et en adoptant de nouveaux modes de réflexion, et ceux qui auront compris aujourd'hui que la technologie, les découvertes ou les traitements de demain reposent sur la recherche d'aujourd'hui.

Afin de favoriser la création du savoir, notre gouvernement a affecté d'importants nouveaux fonds à la recherche par le biais des conseils subventionnaires; il s'agit de fonds cumulatifs, continus et permanents. Le gouvernement a aussi investi 240 millions de dollars dans Génome Canada afin d'en appuyer les recherches des quatre prochaines années. Il a par ailleurs investi des millions de dollars dans l'Inforoute Santé du Canada et pour payer les frais indirects de la recherche.

Ces organismes investissent dans les chercheurs qui vont exécuter certains des travaux les plus extraordinaires jamais vus dans le monde. Or, nos scientifiques ont aussi besoin des outils nécessaires pour faire le travail.

C'est pourquoi notre gouvernement a affecté plus de 1,25 milliard de dollars à la Fondation canadienne pour l'innovation afin qu'elle soutienne l'acquisition d'équipements de recherche, de laboratoires et d'autres installations haut de gamme. La recherche que la FCI rend possible crée par ailleurs les conditions nécessaires à une croissance économique durable; mentionnons ici la création d'entreprises dérivées, la commercialisation des découvertes et le soutien qu'il faut pour améliorer la société, la qualité de vie, la santé et l'environnement.

La semaine dernière, dans le cadre de notre plan d'action économique, nous avons annoncé la mise sur pied du Programme d'infrastructure du savoir aux termes duquel deux milliards de dollars seront versés en deux ans pour soutenir la modernisation des infrastructures des établissements d'enseignement postsecondaire partout au pays. Les recteurs des collèges et des universités nous ont fait savoir que c'était là leur toute première priorité.

Ces investissements vont créer des emplois maintenant, tout en procurant aux universités et aux collèges l'infrastructure dont ils ont besoin pour les années à venir.

Troisièmement, et c'est peut-être l'aspect le plus important de tous, nous avons travaillé avec ardeur pour créer un « avantage humain ». À une époque où la créativité et la compétitivité vont de pair, le plus puissant moteur du progrès, c'est l'esprit humain. C'est un cliché de le dire, mais c'est aussi la vérité : les personnes constituent notre plus grande ressource.

Dans chaque génération et à chaque stade de notre histoire, les Canadiens ont été à la hauteur des exigences de leur époque. La présente génération n'a pas fait exception. Je parle ici de personnes telles que :

  • Julia Levy, de la société QLT, une des rares personnes qui ait fondé une société de biotechnologie et en ait fait une entreprise rentable;
  • James Gosling, qui a créé JAVA, un des langages informatiques les plus utilisés du monde;
  • Jim Balsillie et Mike Lazaridis, de Research in Motion, qui ont combiné la technologie du sans-fil et Internet pour créer le BlackBerry, instrument de connexion employé partout dans le monde.

Ce sont des personnes telles que ces innovateurs qui aident à concrétiser l'avantage humain.

Il y a deux ans, notre gouvernement s'est fixé un objectif ambitieux : doter le Canada de la main-d'œuvre la mieux instruite et la plus qualifiée du monde. À cette fin, il a accru considérablement le soutien accordé à l'enseignement postsecondaire et il a affecté de nouveaux fonds à la formation professionnelle.

Nous avons également élargi les cadres du Programme de bourses d'études supérieures du Canada pour soutenir plus de jeunes cerveaux brillants que jamais. Ainsi, 2 000 autres étudiants faisant leur maîtrise et 500 candidats au doctorat pourront poursuivre leurs études, approfondir leurs compétences et mieux se préparer à profiter des occasions qui se présenteront à eux à l'avenir.

Afin de recruter certains des meilleurs étudiants canadiens au niveau du doctorat, d'attirer ici les meilleurs étudiants étrangers de ce même niveau et de les garder chez nous, nous avons mis sur pied la Bourse d'études supérieures du Canada Vanier; il s'agit d'une bourse non imposable de 50 000 $ par année qui compte parmi les plus généreuses du monde.

Pour être les meilleurs, nos étudiants doivent être guidés par des mentors de tout premier ordre. C'est pourquoi nous avons créé les Chaires d'excellence en recherche du Canada qui procureront à 20 chercheurs la somme de 10 millions de dollars chacun pour qu'ils puissent constituer leur équipe de chercheurs et devenir des chefs de file mondiaux dans leur domaine.

Grâce à tous ces efforts et à toutes ces initiatives, le Canada se dote d'un « avantage humain » et engendre des débouchés sans précédent pour nos étudiants, tout en établissant une nouvelle génération de dirigeants dans le domaine des sciences au Canada.

L'objectif fondamental de tous ces programmes et de toutes ces initiatives se résume à ceci : créer un pays mû par l'excellence scientifique et aspirant à réaliser son potentiel scientifique.

Voilà quel a été l'objectif primordial de notre gouvernement dès le début! Il a commencé par élaborer la stratégie des S et T et il a ensuite affecté à ces domaines des fonds considérables chaque année depuis.

Tous comptes faits, le budget annuel du gouvernement du Canada au chapitre des S et T dépasse maintenant 10 milliards de dollars. C'est un investissement considérable, mais nous croyons qu'il rapportera d'énormes dividendes aux Canadiens pendant de nombreuses générations.

C'est ce qui rend mon travail si captivant et ce qui me remplit d'espoir. En raison de leur essence, les sciences et la technologie créent les fondements de l'espoir. Elles permettent d'espérer des réponses, des solutions à d'anciens mystères et à de nouveaux défis, des emplois et de nouvelles industries, de nouveaux remèdes et de nouveaux carburants, de meilleures récoltes pour nourrir le monde, et de nouvelles technologies pour accroître la durabilité du monde.

Or, pour mener mon travail à bien, j'ai besoin de votre aide.

Le Canada possède un riche patrimoine de découvertes et d'innovations, mais son avenir dépend de l'accroissement de ses investissements dans la R-D aujourd'hui. Je vous demande d'investir davantage dans l'innovation, les idées et l'ingéniosité et, à cette fin, je vous invite à renforcer vos liens avec les universités et les collèges.

Non seulement la R-D est bonne pour les affaires, mais c'est aussi l'affaire de tout le monde. Aujourd'hui plus que jamais. Il importe d'investir dans les idées non seulement quand le moment est favorable, mais surtout quand l'économie tourne au ralenti, car c'est alors qu'existent les meilleures occasions de créer des avantages concurrentiels qui nous seront profitables par la suite.

Que léguerez-vous à la prochaine génération? Quel genre de possibilités et de débouchés lui laisserez-vous?

La nuit du 30 octobre 1920, Frederick Banting, alors âgé de 28 ans, lisait un ouvrage concernant la recherche sur le diabète; il prit ses revues médicales avec lui en allant au lit, il s'endormit et rêva. Quelques heures plus tard, il se réveilla et rédigea un court paragraphe, des notes qui l'amenèrent à découvrir l'insuline. Deux ans plus tard, on mit pour la première fois l'insuline à l'essai sur des humains, et les résultats furent spectaculaires. Banting confia ensuite la formule de l'insuline aux soins de l'Université de Toronto pour le plus grand bien de l'humanité.

Aujourd'hui, à l'extérieur de la résidence Banting, à London (Ontario), une flamme brûle pour tous les diabétiques du monde. Quand nous découvrirons une façon de guérir le diabète, on éteindra la flamme.

Quel est votre rêve, Mesdames et Messieurs? Que léguerez-vous à la prochaine génération?

La prochaine découverte ne sera pas le fait du gouvernement. La détermination et les rêves des Canadiens en seront plutôt l'origine.

Nous avons une vision enivrante de l'avenir, mais nous avons besoin de votre aide. En travaillant ensemble pour permettre aux Canadiens de donner suite à leur curiosité, nous créerons des débouchés et nous changerons le monde comme nous ne pouvons même pas l'imaginer.

Je vous remercie.

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