Communiqué :
Le gouvernement canadien investit dans un Laboratoire de recherche sur l'air intérieur du CNRC à la fine pointe de la technologie (Conseil national de recherches Canada)
Je vous remercie, Monsieur Coulombe. Distingués invités, Mesdames et Messieurs, bonjour.
C'est toujours un plaisir de souligner le démarrage d'une nouvelle et importante entreprise et de marquer le franchissement d'une étape sur la route de l'innovation et du progrès. Je suis enchanté de participer à l'inauguration officielle de ce nouveau laboratoire.
Je sais qu'un investissement dans les projets scientifiques et technologiques tels que le Laboratoire de recherche sur l'air intérieur, construit par le Centre national de recherches du Canada (CNRC), aidera à améliorer la santé respiratoire de la population canadienne, tout en aidant d'une façon fondamentale à créer des emplois pour des Canadiens et des Canadiennes qualifiés.
Dans le cas qui nous occupe ici, un tel investissement améliorera la compétitivité à long terme de l'industrie canadienne de la construction et celle de ses nombreux fournisseurs.
On ne saurait exagérer les retombées éventuelles du travail qui se fera dans cette nouvelle installation. Il aidera tant les experts de la construction que ceux de la santé à mieux comprendre les effets de la qualité de l'air intérieur sur la santé humaine, en particulier sur celle des enfants et des adultes souffrant d'asthme.
Au Canada, on estime que l'asthme afflige plus de trois millions de personnes. Statistique Canada signale que l'asthme a été diagnostiqué, à un moment donné, chez 8,3 p. 100 des Canadiennes et des Canadiens âgés de 12 ans ou plus. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le Canada affiche un des taux de prévalence d'asthme clinique les plus élevés du monde.
Les conditions météorologiques extrêmes que nous connaissons en été et en hiver influent énormément sur notre mode de vie. Nous passons presque 90 p. 100 de notre temps à l'intérieur, dans nos maisons, bureaux, écoles et usines, dans les centres commerciaux et dans d'autres environnements intérieurs. Des immeubles plus sains peuvent améliorer notre qualité de vie, voire accroître notre espérance de vie. L'Association pulmonaire du Canada signale que l'asthme tue 500 adultes au Canada chaque année. Si nous arrivons à trouver et à confirmer des façons d'améliorer la santé des enfants asthmatiques en purifiant l'air intérieur, nous rendrons un immense service à leur famille, mais ce n'est pas tout : nous offrirons aussi un avantage concurrentiel considérable aux entreprises canadiennes qui conçoivent, construisent et fournissent des équipements pour les maisons, les écoles et les bureaux commerciaux.
Les retombées éventuelles sont immenses. Une étude récente publiée dans le Journal of Asthma and Allergy a porté sur la perte de productivité due à l'absentéisme chez les adultes souffrant d'asthme en Alberta. Il est clair que la maladie exige un lourd tribut : en effet, dans cette seule province, le coût estimatif varie de 70 à 80 millions de dollars chaque année.
Le gouvernement du Canada fournira huit millions de dollars en quatre ans à l'Initiative sur la qualité de l'air intérieur du CNRC, et cela représente un investissement sûr. Je félicite également les autres partenaires dans ce projet qui s'attaquent avec perspicacité et compassion au problème trop fréquent de l'asthme infantile.
Les fonds fédéraux sont fournis par le biais de notre Programme sur la qualité de l'air, lequel correspond à une stratégie qui prévoit l'investissement de 1,9 milliard de dollars en quatre ans pour relever les défis posés par les changements climatiques et la pollution atmosphérique. Nous avons pour objectif de créer un environnement propre et sain pour les Canadiens et les Canadiennes.
Les Canadiens ont toujours été des innovateurs. À preuve, les nombreux produits et services qu'ils ont créés, depuis l'insuline jusqu'au Canadarm, au fil des années. Le gouvernement actuel est résolu à faire avancer la recherche et le développement au Canada, à tous les stades, depuis les tout premiers travaux de mise au point jusqu'à la commercialisation.
Il y a deux ans, le premier ministre a inauguré la Stratégie fédérale en matière de sciences et de technologie (S et T). Depuis, notre gouvernement a investi des milliards de dollars pour renforcer l'économie et accroître sa capacité d'innover par le biais des S et T. Dans les trois budgets déposés avant celui de 2009, le gouvernement a réservé 2,2 milliards de dollars aux sciences et à la technologie. Le Budget de 2009 prévoit l'affectation de plus de 5,1 milliards de dollars dans des projets de S et T, soit un des plus grands investissements faits dans ce secteur à ce jour.
Nous devons doter le Canada d'un avantage concurrentiel et investir dans les S et T pour faire en sorte qu'il en acquière un et le conserve un. Nous devons encourager la création d'emplois hautement spécialisés. Or, c'est exactement ce que nous faisons grâce aux mesures présentées dans le Budget de 2009, et c'est aussi ce que vous faites, ici même, par le biais de cette recherche importante et novatrice.
Je félicite sincèrement les partenaires et les intervenants dans ce projet ainsi que l'équipe de recherche. J'adresse mes meilleurs vœux aux familles qui y participent et j'ai bien hâte d'en connaître les résultats. Entre-temps, je souhaite à toutes et à tous un franc succès.
Je vous remercie.
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