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Notes d'allocution

L'honorable Gary Goodyear, C.P., député
Ministre d'État (Sciences et Technologie)

Politique en matière de sciences et de technologie

Hôtel Crowne Plaza
Moncton (Nouveau-Brunswick)
Le 24 juillet 2009

La version prononcée fait foi

Merci de votre aimable présentation. Je remercie la Chambre de commerce et le Club Rotary de m’avoir invité à prendre la parole aujourd’hui. C’est pour moi un honneur que de m’adresser à certains des gens d’affaires les plus influents du Nouveau-Brunswick.

Comme vous le savez, le monde des affaires change, et j’aimerais vous entretenir de l’importance grandissante des sciences et de la technologie (S et T) au Canada.

Les S et T ont un rôle de premier plan à jouer dans l’avenir du pays. Les S et T, en effet, sont en voie de devenir des maillons indissociables de l’industrie canadienne.

J’aimerais également parler de la valeur de l’innovation. Certains affirment que la réussite de toute l’économie canadienne dépend de notre capacité d’innover. À titre de ministre responsable des sciences et de la technologie au Canada, je peux vous dire que je suis tout à fait conscient de l’importance de l’innovation. Je veux vous faire part, aujourd’hui, des mesures prises par le gouvernement fédéral pour l’encourager.

Le gouvernement travaille de concert avec des intervenants dans l’ensemble de l’industrie canadienne afin d’améliorer le calibre des entreprises d’ici. Nous voulons qu’elles réussissent, non seulement parce que ce succès peut se traduire par un nombre accru d’emplois — de meilleurs emplois — pour les travailleurs d’aujourd’hui, mais aussi parce qu’il peut jeter les bases de la prospérité future de notre pays.

Qui plus est, il faut perpétuer la tradition canadienne d’excellence scientifique.

Depuis Sir Sandford Fleming, « père du temps légal », jusqu’à Abraham Gesner, qui a découvert le kérosène et est devenu le principal fondateur de l’industrie pétrolière moderne, des Canadiens ont réalisé des découvertes et présenté des produits qui ont changé la vie des êtres humains partout dans le monde.

Avec des inventions aussi diversifiées que le stimulateur cardiaque, l’insuline, le BlackBerry et le Canadarm, les Canadiens ont maintes et maintes fois montré qu’ils figuraient parmi les meilleurs au monde.

Créé par le gouvernement pour établir des liens entre les S et T et le bien-être socioéconomique du Canada, le Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation a publié un rapport au printemps dans lequel il attire l’attention sur certains obstacles qui se dressent sur la voie de notre réussite.

Le rapport fait état du rendement du Canada au chapitre de l’innovation, en s’appuyant sur plus de 50 normes nationales et internationales d’excellence. Ces normes portent notamment sur les efforts de recherche, les taux de commercialisation, la qualité de la recherche et les compétences de la main-d’œuvre.

Il ressort du rapport que les choses vont bien pour nous et que le Canada s’améliore, mais que d’autres pays le font plus rapidement. Certes, le Canada possède de bonnes assises et d’excellentes compétences en matière de sciences et de technologie, mais le rapport du Conseil conclut que les entreprises canadiennes pourraient investir davantage dans la recherche-développement. Le rapport mentionne aussi qu’il faut un effort encore plus concerté de la part du gouvernement, du secteur privé et des universités.

Notre gouvernement a bien accueilli les conclusions du rapport et nous prenons les mesures nécessaires pour que le pays atteigne des objectifs plus ambitieux que jamais.

Nous devons nourrir de plus grandes ambitions et tirer parti de notre solide réputation. C’est dans cet esprit que nous avons élaboré la stratégie canadienne des sciences et de la technologie il y a deux ans, qui est notre vision pour donner au Canada un avantage concurrentiel en matière d’innovation, de sciences et de technologie. Nous avons ensuite effectué d’importants investissements dans les S et T.

Dans les trois premiers budgets déposés par notre gouvernement, un montant de plus de 2,2 milliards de dollars a été investi dans les S et T. Cette année, dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, nous avons réalisé un des plus importants investissements en S et T jamais consentis au Canada, soit plus de 5,1 milliards de dollars.

L’engagement de notre gouvernement à l’égard des sciences et de la recherche n’a pas vu le jour avec le Plan d’action économique du Canada, et il ne s’arrêtera pas là. Le budget de 2009 tire profit des progrès accomplis depuis trois ans.

Au Nouveau-Brunswick, Industrie Canada a investi, en 2007-2008 seulement, plus de 30 millions de dollars par l’entremise de diverses composantes de son portefeuille. Au cours du même exercice, la Banque de développement du Canada a autorisé le versement de prêts d’une valeur de 74 millions de dollars à des bénéficiaires de la province.

Des douzaines d’entreprises ont obtenu un financement du Conseil national de recherches Canada l’an dernier au Nouveau-Brunswick, et plusieurs de ces entreprises sont installées à Moncton. Par exemple, le fabricant de terminaux de loterie Spielo Manufacturing a reçu 498 400 $.

Cette année, trois chercheurs de l’Université de Moncton recevront près de 32 000 $ en vertu du Programme de subventions à la découverte qu’administre le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

Le printemps dernier, le gouvernement a publié un rapport sur l’état d’avancement des S et T qui expose le résultat évident et positif de ses réalisations.

Nous voulons favoriser encore plus un avantage entrepreneurial, afin d’encourager les entreprises à innover.

Nous voulons favoriser un avantage du savoir qui placerait le pays à l’avant-garde de la recherche et des découvertes à l’échelle internationale.

Et nous voulons favoriser un avantage humain, c’est-à-dire doter le Canada de la main-d’œuvre la plus instruite, la plus compétente et la plus souple au monde.

En deux ans, nous avons pris d’importantes mesures pour assurer la concrétisation de ces trois objectifs.

Pour créer un avantage entrepreneurial, nous avons modernisé les politiques canadiennes en matière de concurrence et d’investissement, afin d’améliorer la compétitivité et de stimuler l’injection de capitaux, tout en protégeant les consommateurs.

Nous avons amélioré la compétitivité du régime fiscal canadien des entreprises. En 2008-2009 et au cours des cinq exercices financiers suivants, les allégements consentis aux sociétés devraient totaliser plus de 60 milliards de dollars selon le rapport de progrès des S et T.

En outre, nous avons bonifié le Programme d’encouragements fiscaux à la recherche scientifique et au développement expérimental. Ce programme constitue déjà l’un des régimes les plus avantageux du monde industrialisé à l’appui de la recherche-développement dirigée par l’entreprise. L’an dernier, le gouvernement a apporté une aide fiscale de près de 4 milliards de dollars à des compagnies canadiennes dans le cadre de ce programme.

Il y a deux ans, le gouvernement a effectué d’importants investissements dans les Réseaux de centres d’excellence, de renommée internationale. Depuis de nombreuses années, les Réseaux rassemblent les forces des secteurs gouvernemental, universitaire et privé en matière de recherche. Par ailleurs, nous avons créé les Réseaux de centres d'excellence dirigés par l'entreprise en investissant 46 millions de dollars sur quatre ans, afin de soutenir la recherche pertinente aux besoins économiques du secteur privé.

Pour créer un avantage du savoir, le budget de 2007 a accordé 85 millions de dollars par année aux trois conseils du pays qui subventionnent la recherche. Un an plus tard, nous avons réitéré notre appui en octroyant 80 millions de dollars supplémentaires par année.

Nous nous employons aussi à renforcer les liens entre les collèges et le secteur privé. Le Programme d’innovation dans les collèges et la communauté vise à accroître l’innovation en permettant aux collèges de rehausser leur capacité de collaborer avec des entreprises locales. Il soutient la recherche appliquée et les collaborations qui favorisent la commercialisation et le transfert de technologie.

Le budget de 2007 a fourni 510 millions de dollars à la Fondation canadienne pour l’innovation afin qu’elle contribue à renforcer la capacité de recherche du pays. Le budget de 2009 lui a accordé une somme additionnelle de 750 millions, destinée à l’infrastructure de recherche de pointe.

Dans le cadre du Plan d’action économique annoncé cette année, le gouvernement a mis sur pied le Programme d’infrastructure du savoir, une initiative d’une valeur de 2 milliards de dollars et d’une durée de deux ans pour soutenir la modernisation de l’infrastructure des établissements d’enseignement postsecondaire du Canada. Les recteurs des collèges et des universités nous ont fait savoir que c’était là leur priorité. Ces investissements vont créer des emplois maintenant, tout en procurant aux établissements d’enseignement l’infrastructure dont ils auront besoin pendant des années.

Grâce à ce programme, le gouvernement fédéral investit plus de 49 millions de dollars dans 17 projets d’établissements postsecondaires du Nouveau-Brunswick. Le montant de ce financement atteint environ 10 millions à l’Université de Moncton seulement. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick et d’autres partenaires accordent une somme supplémentaire de 128,8 millions de dollars à ces initiatives.

Nos investissements dans les universités et les collèges visent à former la prochaine génération de travailleurs en sciences et technologie, ainsi qu’à attirer les esprits les plus brillants de la planète. Nous solidifions les liens du Canada avec le bassin mondial de talents et d’idées.

Nos efforts pour encourager l’innovation ne s’arrêtent pas ici.

Dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, nous avons versé 200 millions de dollars au Programme d’aide à la recherche industrielle du CNRC, qui fournit des services-conseils et du soutien financier aux petites et moyennes entreprises novatrices. Ce financement comprend 170 millions de dollars visant à doubler la contribution du Programme aux entreprises et 30 millions de dollars destinés à l’embauche de plus de 1 000 nouveaux diplômés postsecondaires par l’entremise de son Programme emploi jeunesse.

Certaines entreprises ont besoin de conseils et d’avis techniques, tandis que d’autres recherchent les occasions de faire du réseautage et de nouer des partenariats. Et, bien sûr, certaines ont besoins de soutien financier pour réaliser des travaux de recherche-développement. Grâce au Programme d’aide à la recherche industrielle du CNRC, nous sommes en mesure de soutenir un grand nombre d’initiatives novatrices.

Ce que nous devons faire — nous tous, les gouvernements, le monde universitaire et le secteur privé —, c’est mettre au point les mécanismes qui stimuleront notre réussite en tant qu’innovateurs.

Nous avons besoin d’un secteur privé qui place les stratégies en matière de sciences, de technologie et d’innovation au cœur de ses activités. Nos établissements d’enseignement supérieur et de recherche doivent former, recruter et conserver des réserves de talents solides. Et nous avons besoin de chercheurs qui nous maintiennent à l’avant-garde du savoir et une main-d’œuvre qui perçoit les possibilités et y réagit afin de travailler plus intelligemment et d’une façon plus créative.

De profondes transformations se dressent à l’horizon pour les économies nord-américaine et mondiale au cours des prochaines années. Elles refléteront les changements apportés à la structure industrielle et l’émergence de nouvelles réalités économiques. Pour le Canada, le meilleur moyen de s’adapter à ces mutations et même d’exceller dans des circonstances éprouvantes est d’assurer que son économie est flexible, efficace et dynamique.

La prochaine découverte ne sera pas le fait du gouvernement. La détermination et les rêves des Canadiens en seront plutôt l’origine.

Quel est votre rêve, Mesdames et Messieurs? Que léguerez-vous à la prochaine génération?

La vision que nous proposons est passionnante, mais nous avons besoin de votre aide. Si nous collaborons pour que les Canadiens puissent satisfaire leur soif de découvertes, nous créerons de nouvelles possibilités et mettrons le monde au défi de façons que nous ne pouvons même pas imaginer.

Je vous remercie.

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