Je vous remercie, Monsieur Saini, pour vos bons mots. Bonjour Mesdames et Messieurs.
C’est toujours un plaisir pour moi de visiter l’une des plaques tournantes de l’innovation au Canada — l’Université de Waterloo. Au fil des ans, cette université a subi de gigantesques transformations, et le résultat est vraiment impressionnant. Vos installations de pointe ont valu de nombreux prix à l’Université, et je dois admettre qu’à titre d’ancien élève de l’Université de Toronto, je suis un peu jaloux!
Je suis vraiment très heureux de vous parler aujourd’hui à l’occasion de l’ouverture officielle de la School of Environment, Enterprise and Development (SEED), une école spécialisée en environnement, en affaires et en développement. Cette ouverture est un événement particulièrement important.
La date d’aujourd'hui marque le point culminant d’un travail immense amorcé il y a de nombreuses années. J’en parlais avec David Johnston la semaine dernière, lors de la réunion annuelle d’automne de l’Association des universités et collèges du Canada, et il s’est dit fier de cette nouvelle école, et à juste titre.
Je suis heureux que notre gouvernement ait contribué à ce merveilleux projet dans le cadre du Programme d’infrastructure du savoir. Ce programme a été conçu pour aider à compenser le coût des nouvelles constructions et des rénovations réalisées dans les établissements d’enseignement et l’espace réservé à la réalisation de projets.
Mon collègue, le député de Kitchener-Waterloo, Peter Braid, a travaillé sans relâche en votre nom pour voir à ce que cette université reçoive ce financement du gouvernement fédéral.
Ce dont j’aimerais vous parler aujourd’hui, c’est pourquoi le gouvernement perçoit des installations telles que la SEED comme essentielles, non seulement pour notre avenir pédagogique et environnemental, mais également pour notre prospérité économique future. Je voudrais aussi expliquer pourquoi l’écologisation est logique du point de vue commercial.
Le Canada a la possibilité de devenir un chef de file dans un marché mondial qui prend conscience du fait que les décisions environnementales et financières peuvent être complémentaires. En fait, cette combinaison peut offrir un avantage concurrentiel.
Notre gouvernement, comme vous êtes nombreux à le savoir, cherche à soutenir les fondations d’une économie du savoir. Selon nous, l’économie du savoir de l’avenir ne supplante pas nos industries traditionnelles; elle les complète à tous les égards. Nos investissements stratégiques dans la recherche et l’innovation, réalisés par l’entremise du Plan d’action économique du Canada, en témoignent.
Guidé par sa stratégie des sciences et de la technologie, le gouvernement fédéral a beaucoup investi dans la recherche et le développement effectués par les établissements d’enseignement supérieur.
Dans le budget de 2007, nous nous sommes concentrés sur l’établissement de partenariats de recherche entre les entreprises, les universités et le secteur public. Ces partenariats sont essentiels si nous voulons que les découvertes canadiennes se traduisent par des innovations de calibre mondial.
Dans le budget de 2008, nous avons investi dans l’excellence de la recherche internationale. En mettant en œuvre le Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier et le Programme des chaires d’excellence en recherche du Canada, nous pouvons attirer et retenir les meilleurs étudiants et chercheurs du monde.
Nous avons créé le Fonds d’innovation pour le secteur de l’automobile, destiné à des projets de recherche-développement stratégiques de grande envergure, visant à construire des véhicules innovateurs, plus écologiques et économiques en carburant. Notre objectif consiste à améliorer la capacité de recherche-développement du secteur canadien de l’automobile et à garantir des emplois davantage axés sur le savoir.
De plus, en 2009, dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, nous avons fait l’un des plus importants investissements budgétaires en sciences et en technologie de l’histoire du Canada, en injectant un montant sans précédent de 5 milliards de dollars dans les sciences et la technologie.
Comme je l’ai mentionné plus tôt, la SEED a profité du financement de 6,75 millions de dollars octroyé à l’Université de Waterloo dans le but d’agrandir et de rénover les locaux de la Faculté de l’environnement. Ces fonds ont été accordés au titre du Programme d’infrastructure du savoir, annoncé dans le Plan d’action économique du Canada.
Laissez-moi vous parler brièvement du Programme d’infrastructure du savoir.
Il s’agit d’une initiative de 2 milliards de dollars qui sert à financer des projets d’infrastructure menés dans les universités et les collèges, partout au Canada.
Ce programme illustre ce qu’il est possible de réaliser grâce à un dialogue constructif et bilatéral. Les présidents des universités et des collèges nous ont dit que l’infrastructure des établissements d’enseignement postsecondaire était prioritaire pour appuyer les chercheurs canadiens. En fait, les investissements dans cette infrastructure constituent en même temps un moyen essentiel de stimuler notre économie au cours de la présente récession mondiale, en créant des emplois pour les Canadiens.
Avec le Programme d’infrastructure du savoir, le besoin a donné lieu à une occasion. Et je suis fier de dire que le mois dernier, l’enveloppe de 2 milliards de dollars du Programme avait été affectée à des projets sur des campus dans l’ensemble du Canada.
Bien sûr, je ne dois pas oublier de mentionner les investissements fédéraux réalisés précédemment dans la région, notamment au Perimeter Institute for Theoretical Physics et à l’Institut d’informatique quantique.
Il ne fait aucun doute que les investissements à long terme du gouvernement du Canada dans les sciences et l’innovation ont stimulé notre situation économique et qu’ils nous serviront bien lors de la reprise économique.
Toutefois, il ne s’agit pas seulement d’investissements stratégiques.
Avec la mondialisation de l’économie et l’émergence de chaînes d’approvisionnement intercontinentales, les capitaux et de nombreux services sont plus mobiles que jamais. Bon nombre d’industries se regroupent, et les entreprises sont forcées de s’ajuster et de revoir leur façon d’atteindre leurs objectifs.
Par conséquent, pourquoi est-il logique d’être écologique maintenant d’un point de vue commercial?
À titre d’ancien ministre de l’Environnement de l’Ontario, je connais la valeur d’une école qui réunit les études commerciales et environnementales. Cette approche est logique à plusieurs niveaux différents.
Nous nous éloignons de l’époque où l’adoption de pratiques commerciales écologiques était perçue comme un sacrifice économique et non pas comme une source de débouchés.
Il s’agit simplement de mieux équilibrer les deux objectifs : l’économie et l’environnement. Mais ce qui est perdu dans ce débat, selon moi, c’est que ces deux objectifs peuvent être très complémentaires.
De plus en plus, les chefs d’entreprise comprennent que l’écologisation de leurs opérations se répercute sur leurs résultats nets, car ils observent une réduction des dépenses et réalisent des profits plus importants.
En fait, un sondage mondial mené auprès des principales entreprises de produits de consommation par le Boston Consulting Group a conclu que les entreprises qui écologisent leurs opérations en sont récompensées par des marges supérieures et une plus grande part du marché. Dans les marchés d’aujourd’hui, les entreprises écologiques saisissent les occasions qu’elles n’avaient pas avant. Au fur et à mesure que de plus en plus d’entreprises adoptent cette tendance « émergente », nous verrons aussi la croissance de l’innovation et de la durabilité environnementales devenir une industrie en soi.
Le comportement et les préférences du consommateur peuvent entraîner des changements dans les entreprises, petites et grandes. Les forces du marché peuvent avoir un impact positif et environnemental important sur les activités commerciales. La tendance croissante vers l’utilisation de bacs et de sacs réutilisables en est un bon exemple.
Mountain Equipment Co-op suscite la préférence des consommateurs en développant des produits de marque qui utilisent moins de matériaux et du contenu recyclé dans la mesure du possible. L’entreprise communique cet effort en insistant sur le pouvoir des consommateurs de choisir et en les mettant au défi de faire leur part pour limiter l’impact environnemental de leurs achats.
Canadian Tire a conçu une ligne de produits écologiques sous la bannière « Planète bleue », y compris des produits de nettoyage domestique, des ampoules électriques et des produits d’entretien des pelouses. L’entreprise promeut activement les avantages de ces produits, et c’est rentable. La croissance des ventes de ses produits Planète bleue monte en flèche et dépasse celle des autres gammes de produits de l’entreprise.
Pour les fabricants desservant ce groupe de consommateurs, la durabilité consiste à réduire au minimum, voire à éliminer, les déchets de production et de traitement par l’entremise de pratiques écoefficaces et l’adoption de nouvelles technologies environnementales.
Bref, les activités de production écologique peuvent transformer l’objectif d’une entreprise axé sur un résultat net traditionnel en un objectif axé sur un triple résultat — dans le cadre duquel les facteurs économiques, environnementaux et sociaux contribuent à mesurer la valeur réelle de l’entreprise.
Certains chefs d’entreprises renommés utilisent ces pratiques innovatrices pour apporter des changements au sein de leurs industries et créer ou obtenir l’accès à une chaîne d’approvisionnement de plus en plus courante, lucrative et écologique.
Walmart Canada écologise sa chaîne d’approvisionnement en exigeant de ses fournisseurs qu’ils mesurent et divulguent leur rendement environnemental. Cela permet à Walmart de choisir des fournisseurs plus écologiques et, en retour, de communiquer à ses clients l’impact environnemental lié aux produits qu’ils achètent.
Les entreprises qui utilisent des outils et des pratiques écoefficaces ont un avantage concurrentiel, car elles livrent aux clients des produits à moins forte concentration de matériaux.
Industrie Canada travaille avec les intervenants du secteur sur les pratiques exemplaires en matière de gestion de la chaîne d’approvisionnement. Ces pratiques prévoient notamment l’utilisation d’énergie renouvelable, comme l’énergie solaire et éolienne, et encourage les fournisseurs à adopter des pratiques écologiques. Dans l’atelier, ces mesures ont une portée générale et peuvent comprendre des procédés sans papier, des palettes réutilisables et des systèmes de refroidissement écologiques.
Mesdames et Messieurs, de façon globale et d’un point de vue économique, environnemental et social, la durabilité représente un investissement à long terme dans l’avenir de nos entreprises, de nos collectivités et de notre pays.
Les diplômés de la SEED constituent un avantage de taille pour nous, et j’invite les gens d’affaires présents dans la salle aujourd’hui à puiser dans cette ressource. Ils sont votre gage de réussite.
Encore une fois, félicitations à tous ceux qui ont participé à ce projet.
Je suis impatient de travailler avec vous afin de construire ensemble un avenir prometteur.
Merci.
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