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Notes d'allocution

L'honorable Gary Goodyear, C.P., député
Ministre d'État (Sciences et Technologie)

Polytechnics Canada Science and Technology Showcase

Collège Seneca
Markham (Ontario)
Le 27 novembre 2009

La version prononcée fait foi

Mesdames et Messieurs, bonjour. C’est un honneur pour moi de prendre la parole à l’occasion de la quatrième édition annuelle du Polytechnics Canada Science and Technology Showcase.

J’aimerais tout d’abord féliciter les organisateurs des activités de la semaine. Le Science and Technology Showcase nous permet vraiment de constater la vigueur et l’importance de la recherche dans les écoles polytechniques canadiennes.

Plusieurs membres de cette assemblée peuvent témoigner de l’avantage concurrentiel que cette recherche procure. En effet, la recherche menée dans les écoles polytechniques aide l’industrie canadienne à être plus efficace.

Les établissements représentés ici aujourd’hui ont à leur crédit un grand nombre de réussites.

Ils excellent en recherche. Ils travaillent en collaboration avec les entreprises afin d’améliorer les compétences de milliers de travailleurs canadiens et de favoriser l’efficacité des entreprises.

Des activités comme ce salon permettent à Polytechnics Canada de mieux faire connaître les établissements qui comptent parmi ses membres, et de faire connaître aux décideurs leurs points de vue et leurs idées. Par conséquent, peu importe l’angle sous lequel vous la considérez, la recherche dans les écoles polytechniques a beaucoup à offrir.

Je parlerai maintenant d’un sujet qui nous intéresse tous, l’innovation.

Je vais décrire l’approche adoptée par le gouvernement pour bâtir une économie novatrice. Nous croyons que cela peut être fait en encourageant le secteur privé et les universités à collaborer dans des domaines de recherche.

Le gouvernement du Canada a lancé la stratégie des sciences et de la technologie en 2007. Dès le départ, nous l’avons conçue pour qu’elle soit un tremplin pour l’innovation.

Dans ses trois derniers budgets, le gouvernement fédéral a investi plus de 7 milliards de dollars afin de soutenir les sciences et la technologie et de stimuler l’activité économique par des investissements massifs. Les dernières données de Statistique Canada montrent que le gouvernement prévoit maintenant que les dépenses liées aux sciences et à la technologie atteindront 10,7 milliards de dollars en 2009‑2010.

Le gouvernement procède à des investissements importants dans les sciences et la technologie afin de créer des emplois, de renforcer l’économie et d’améliorer la qualité de vie des Canadiens.

Nous avons également continué d’établir des partenariats de recherche entre les entreprises et les universités. Le gouvernement estime que les partenariats de ce genre sont essentiels à la transformation de la recherche en des réussites commerciales de calibre mondial.

Nous avons créé le programme des Réseaux de centres d’excellence dirigés par l’entreprise, afin de financer la recherche appuyant l’innovation du secteur privé. Nous avons mis sur pied le programme des Centres d’excellence en commercialisation et en recherche pour encourager la participation du secteur privé aux activités liées aux sciences et à la technologie.

Le budget de 2009, le Plan d’action économique du Canada, prévoit l’un des plus gros investissements uniques jamais effectués dans les sciences et la technologie au Canada, soit plus de 5 milliards de dollars.

Le Plan d’action économique du Canada prévoit, en effet, des investissements massifs dans les secteurs qui mènent des travaux importants de recherche-développement (R‑D). Nous avons lancé le Programme d’infrastructure du savoir, évalué à deux milliards de dollars, afin de moderniser les infrastructures vétustes des établissements canadiens d’enseignement postsecondaire, et nous nous sommes efforcés de fournir rapidement le financement nécessaire.

Du financement total du Programme d’infrastructure du savoir, 684 millions de dollars serviront à soutenir les établissements d’enseignement collégial. Et, par effet de levier, cette somme permettra d’obtenir 992 millions de dollars de plus.

Le Programme d’infrastructure du savoir a permis de financer la construction du nouveau campus Labrador City du College of the North Atlantic à Terre‑Neuve‑et‑Labrador. Le financement provenant du Programme d’infrastructure du savoir a également contribué à la construction de l’installation de formation pour le développement de compétences et l’apprentissage de métiers du North Island College de l’île de Vancouver.

Par l’intermédiaire du Programme d’infrastructure du savoir, le gouvernement est devenu partie prenante à de petits et grands projets d’immobilisations partout au pays. En fait, l’incidence de ce programme peut s’expliquer d’une autre façon.

Aujourd’hui, je vais annoncer les derniers bénéficiaires d’un financement dans le cadre du Programme d'innovation dans les collèges et la communauté, qui encourage la coopération entre les établissements d’enseignement supérieur et les entreprises. Dans quelques minutes, nous dévoilerons les noms des neuf établissements d’enseignement collégial qui recevront des fonds au titre du Programme d'innovation dans les collèges et la communauté.

Mais avant de procéder à l’annonce comme telle, je tiens à souligner l’importance du Programme d’infrastructure du savoir. En effet, les neuf établissements d’enseignement collégial qui bénéficient d’un financement aujourd'hui recevront près de 64 millions de dollars en vertu de ce programme.

Au cours des dernières années, nos efforts dans ce domaine — non seulement du côté du gouvernement, mais aussi dans plusieurs secteurs — ont permis au Canada de figurer à la tête des pays du G-7 pour la R‑D menée dans les établissements d’enseignement supérieur.

Les efforts déployés au Canada en matière d’enseignement postsecondaire font de notre pays un chef de file à plus d’un titre. Cet automne, 11 universités canadiennes figuraient sur la liste du Times de 2009 des 200 meilleurs établissements d’enseignement supérieur au monde.

Parmi les 30 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques, le Canada compte le plus grand nombre de personnes ayant fait des études supérieures.

De telles constatations mènent à une conclusion inéluctable. Si nous acceptons que la prospérité future du Canada dépende de notre capacité de mettre au point des produits et des pratiques novatrices, nous pouvons y arriver.

En adoptant la stratégie des sciences et de la technologie, nous voulions redéfinir la façon dont le gouvernement, les gens d’affaires et les chercheurs s’unissent pour stimuler l’activité économique en participant à des projets scientifiques. Comme je l’ai déjà dit, en augmentant l’investissement des entreprises dans la R‑D, nous améliorons les chances du Canada d’être compétitif à long terme.

Le Programme d'innovation dans les collèges et la communauté a été créé en tant que projet pilote en 2004. Afin de renforcer l’engagement du secteur privé à l’égard de la R‑D, le gouvernement a établi ce programme en permanence en 2007.

Le Programme d'innovation dans les collèges et la communauté soutient la collaboration en matière de recherche entre les entreprises et les établissements d’enseignement collégial. Nous avons constaté l’immense potentiel qu’il recèle pour inciter les gens à travailler ensemble et à développer de nouvelles idées et de nouveaux produits. Pour les entreprises canadiennes, ce programme signifie également une amélioration de leurs résultats.

C’est pourquoi je suis heureux d’annoncer aujourd’hui les résultats de la dernière tranche de financement dans le cadre du Programme d'innovation dans les collèges et la communauté. Comme je l’ai dit, neuf établissements d’enseignement collégial se partageront un investissement gouvernemental de 20 millions de dollars.

Les projets qui bénéficieront des fonds annoncés aujourd’hui s’ajoutent à 13 autres projets, estimés à près de 30 millions de dollars, qui ont été annoncés au début de l’année.

Voici les derniers bénéficiaires d’un financement dans le cadre du Programme d'innovation dans les collèges et la communauté. Il s’agit :

  • du Collège Algonquin, à Ottawa (Ontario);
  • du Cégep de l’Abitibi-Témiscaminque, à Rouyn-Noranda (Québec);
  • du Cégep de Rimouski (Québec);
  • du Cégep de Saint-Jérôme (Québec);
  • du Cégep de Trois-Rivières (Québec);
  • du Fanshawe College, à London (Ontario);
  • du Red River College, à Winnipeg (Manitoba);
  • du Collège Seneca, notre hôte aujourd’hui;
  • et du Southern Alberta Institute of Technology, à Calgary.

Félicitations à tous et bonne chance dans vos projets.

Permettez‑moi de vous expliquer brièvement pourquoi le Programme d'innovation dans les collèges et la communauté peut produire des résultats spectaculaires en matière d’innovation.

Les établissements d’enseignement collégial entretiennent traditionnellement des rapports étroits avec les collectivités de leur région et avec les petites et moyennes entreprises en particulier. Je vais vous donner quelques exemples.

Ici au collège Seneca, les chercheurs examinent la possibilité d’utiliser davantage la technologie de simulation dans la formation des pilotes. Leurs travaux viennent à point pour répondre à une baisse du nombre des stagiaires et à la viabilité incertaine des écoles de formation des pilotes.

Les chercheurs du collège Seneca espèrent que leurs conclusions aideront à revitaliser la formation au pilotage.

Au Red River College de Winnipeg, on veut établir un groupe de recherche sur la technologie des infrastructures durables. Le groupe entend travailler avec la grappe des nouvelles entreprises en infrastructures durables du Manitoba.

La collaboration entre le Red River College et les autres intervenants produirait un certain nombre d’avantages : expérience de travail utile pour les étudiants inscrits au Programme d’enseignement coopératif, détachements pour les professionnels du corps professoral et de l’industrie, et transfert de connaissances aux petites et moyennes entreprises.

Cela me semble une très bonne idée.

Ainsi, grâce au financement gouvernemental dans le cadre du Programme d'innovation dans les collèges et la communauté, le collège Seneca, le Red River College et sept autres établissements d’enseignement collégial ont annoncé aujourd’hui qu’ils auront la chance de travailler avec des entreprises locales et de faire profiter leur collectivité de leur recherche.

J’en profite pour féliciter le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) du Canada pour l’ouverture officielle de son bureau régional à Mississauga, en Ontario. L’ouverture a été annoncée au début de l’année, et nous sommes maintenant prêts à passer à la prochaine étape.

Le Conseil représente l’une des plus importantes sources de soutien financier au Canada pour les partenariats publics privés en matière de R‑D. Il investit en effet, plus de 310 millions de dollars chaque année afin d’appuyer plus de 1 500 partenariats de R‑D entre l’industrie et les établissements d’enseignement supérieur. Ces partenariats produisent le genre d’innovation qui contribue à la croissance des entreprises, à la création d’emplois, et à une économie plus vigoureuse et plus résiliente.

Afin de promouvoir davantage ces partenariats, le Conseil a élaboré la Stratégie en matière de partenariats et d’innovation, qui vise à mieux faire connaître aux entreprises de toute taille et de tout secteur la mine de ressources que renferme le système de recherche postsecondaire de calibre mondial du Canada.

L’augmentation et l’amélioration de la collaboration en matière de R‑D accéléreront l’innovation au Canada et contribueront à notre prospérité nationale.

Le Conseil s’est engagé à doubler d’ici 2014 le nombre de partenariats entre l’industrie et les établissements d’enseignement supérieur qu’il soutient. Le nouveau bureau régional travaillera à réaliser l’objectif de la stratégie, qui consiste à créer des liens plus solides et plus rapides entre les universités, les établissements d’enseignement collégial et l’industrie.

Cette année, le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation, un organisme auquel le gouvernement demande des conseils d’experts en matière de S et T, a défini les conditions hautement propices à l’innovation. Ces conditions sont un marché favorable, des citoyens engagés, des personnes hautement qualifiées et une infrastructure moderne.

Ces conditions sont en place au Canada. Mais le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation a ajouté un autre élément propice à l’établissement d’une économie novatrice : la collaboration. Quand les organisations appartenant à différents secteurs travaillent ensemble, l’innovation change la donne.

L’innovation survient de plus en plus, non comme le fruit d’actions isolées de chacun des intervenants, mais grâce à la collaboration accrue entre eux. Les Canadiens peuvent gagner à ce jeu. Et la recherche dans les écoles polytechniques — le genre de recherche dont il a été question aujourd’hui et dont nous avons eu des exemples à cette conférence — remplit un rôle central.

Je vous remercie.

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