Profil industriel d'innovation des technologies océanologiques (2002)

Secteur

Le secteur des technologies océanologiques offre les produits et services suivants :

  • technologies et matériel de navigation, notamment les systèmes de robotique, les véhicules sous-marins, les appareils d'imagerie de navigation, les sondes océaniques, les logiciels d'application maritime et les systèmes d'information utilisés dans des opérations maritimes;
  • appareils de communication et matériel électronique souvent utilisés en navigation;
  • services professionnels tels que des services de génie électronique et écologique; conception de plates-formes de forage en mer; conception d'appareils et de structures; intégration des systèmes; services océanographiques; services météorologiques; et services de levé et de cartographie océaniques;
  • incidence environnementale et gestion côtière;
  • réseautage et coopération accrues entre les parties intéressées des secteurs public et privé dans le domaine des technologies océanologiques, dans tout le Canada, ce qui contribuera à une plus grande reconnaissance internationale, favorisera la pénétration des marchés et alimentera la croissance industrielle;
  • réglementation plus poussée des transports maritimes, ce qui créera des possibilités pour les technologies rentables et novatrices que peuvent fournir des Canadiens, comme le Système électronique de visualisation des cartes marines (SEVCM, les enregistreurs de données des navires (VDR) et les communications en mer, tout particulièrement, les systèmes d'identification automatique (SIA), et réglementation internationale, notamment celle établie par l'Organisation maritime internationale (OMI) en vertu de conventions telles que la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer, ou Convention SOLAS, ces instruments devenant de véritables moteurs du marché;
  • Centres d'excellence dans les universités.

Voici les principaux moteurs de l'activité dans le secteur :

  • prospection et exploitation du pétrole et du gaz naturel en mer;
  • pêches, aquaculture et transformation du poisson;
  • exploration des océans;
  • défense et sécurité;
  • transport et construction maritimes;
  • construction et réparation navales (matériel spécialisé);
  • opérations portuaires.

Le secteur des technologies océanologiques regroupe quelques grandes entreprises et beaucoup de petites et moyennes entreprises (PME) qui exportent 90 p. 100 environ de leurs produits et services.

L'emplacement des entreprises de ce secteur, leur type et leur nombre sont très liés à la géographie du pays et à la prospection pétrolière et gazière.

D'après les détails des inscriptions actuelles au répertoire des technologiesocéanologiques de la base de données Réseau des entreprises canadiennes, la Colombie-Britannique et les provinces de l'Atlantique abritent environ 47 p. 100 des entreprises du secteur, l'Ontario et le Québec en abritant pour leur part 45 p. 100. Quelque 500 entreprises canadiennes, qui emploient 70 000 personnes environ, travaillent dans des secteurs en rapport avec les technologies océanologiques.

On trouve dans le secteur des technologies océanologiques des fournisseurs divers appartenant aux grandes catégories suivantes :

  • Les entreprises manufacturières, qui fabriquent :
    • du matériel de transport;
    • des produits électriques et électroniques;
    • des machines;
    • des produits métalliques;
    • d'autres produits.
  • Les entreprises de services commerciaux, qui offrent :
    • des services d'ingénierie;
    • des services spécialisés dans l'acquisition de données;
    • des services permettant de tirer des connaissances des données;
    • d'autres services scientifiques et techniques;
    • des services informatiques, y compris le développement de logiciels.
  • Les entreprises de construction, y compris celles qui sont présentes dans les domaines suivants :
    • transports;
    • bâtiments industriels et construction lourde.

Innovation

Voici les principaux moteurs de la recherche-développement (R-D) :

  • recherche technique et scientifique dans le domaine océanographique et, plus particulièrement, sur l'environnement, les icebergs, la glace et l'aquaculture;
  • mise au point de systèmes de radionavigation et cartographie marine, avec une utilisation accrue des systèmes électroniques de visualisation des cartes marines et des systèmes de localisation par satellite plus précis;
  • perfectionnement des communications maritimes pour une utilisation accrue des transmissions de données en mer, et mise au point de nouveaux systèmes de communication par satellite à bande plus large et à un coût inférieur;
  • gestion de bases de données volumineuses;
  • interopérabilité des données et des métadonnées;
  • sondes marines et plates-formes de déploiement pour de meilleures données, à un coût inférieur et avec une localisation par satellite plus précise (par ex., bouées intelligentes, sonars, ROV);
  • création de connaissances pour des ensembles de données de base facilitant la gestion des zones côtières;
  • traitement et synthèse de données pour des applications spécialisées (par exemple, Lidar, classification des fonds marins).

La R-D est une activité essentielle de la plupart des entreprises du secteur des technologies océanologiques. Elle représente, en moyenne, de 30 à 50 p. 100 de leurs dépenses annuelles. Ces entreprises comptent dans leur personnel une assez forte proportion de personnes hautement qualifiées.

Les programmes et organismes fédéraux suivants appuient la R-D :

  • Partenariat technologique Canada, qui a déjà investi quelque 15 millions de dollars dans cinq projets liés aux technologies océanologiques;
  • l'Agence des douanes et du revenu du Canada, qui gère le programme de crédits d'impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental;
  • le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada, qui encourage l'innovation technologique dans les PME canadiennes;
  • le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada;
  • la Fondation canadienne pour l'innovation, qui a versé 5,9 millions de dollars pour financer de la R-D dans les technologies océanologiques;
  • l'Agence de promotion économique du Canada atlantique;
  • Diversification de l'économie de l'Ouest canadien.

Les entreprises du secteur des technologies océanologiques collaborent avec succès avec des universités locales et des laboratoires du gouvernement. Les compétences sont concentrées sur les côtes Est et Ouest et le long du fleuve Saint-Laurent.

Les organismes suivants effectuent de la recherche liée aux technologies océanologiques :

Le Conseil national de recherches du Canada joue un rôle important dans le développement du secteur des technologies océanologiques par l'intermédiaire de l'initiative Cartes routières technologiques qui permet de dire quels progrès technologiques seront nécessaires pour répondre à la demande future du marché, et grâce à la grappe de technologies océanologiques OceansAdvance créée à St. John's (Terre-Neuve), en 2001.

Les grandes associations suivantes représentent les entreprises du secteur des technologies océanologiques :