Carte des ressources canadiennes dans le domaine des cellules souches et de la médecine régénératrice : Sommaire exécutif
Note : Les données et l'information contenues dans le présent rapport étaient réputées fiables et exactes en date de janvier 2011, cependant l'exhaustivité ni l'entière exactitude ne peuvent être garantie en date d'aujourd'hui.
- La médecine régénératrice, en particulier les cellules souches, possède un potentiel considérable pour aider à traiter un grand nombre de maladies et d'affections courantes et intraitables.
- Le Canada est un chef de file dans le domaine de la recherche sur les cellules souches, ce type de cellule ayant été découvert par des scientifiques canadiens. Cependant, d'autres pays occupent une place de plus en plus importante dans ce domaine.
- On compte 68 centres universitaires ou institutions affiliées répartis dans 25 universités canadiennes qui se consacrent à la recherche sur les cellules souches et la médecine régénératrice.
- Selon les sources (principalement du gouvernement fédéral) disponibles au moment de la rédaction de la présente carte des ressources, plus de 277,5 millions de dollars avaient été consacrés à la recherche sur les cellules souches et la médecine régénératrice au cours des cinq dernières années (de 2006–2007 à 2010–-2011), les plus importants bailleurs de fonds étant les Instituts de recherche en santé du Canada et la Fondation canadienne pour l'innovation (36 p. 100 et 23 p. 100 des fonds, respectivement). Étant donné que les données de ces sources ne comptent que pour 50 à 60 p. 100 du financement global, il est probable qu'environ 460 à 560 millions de dollars aient été consacrés à la recherche sur les cellules souches/la médecine régénératrice.
- La majorité des fonds (65 p. 100) ont été octroyés en Ontario, particulièrement à l'Université de Toronto et à l'Université d'Ottawa; le Québec a, quant à lui, reçu 15 p. 100 des fonds, suivi de la Colombie-Britannique et de l'Alberta (9 p. 100 chacune).
- Il a été établi que 416 chercheurs (professeurs, professeurs agrégés et titulaires de postes similaires) travaillaient dans le domaine de la recherche sur les cellules souches et la médecine régénératrice; de ce nombre, 47 p. 100 sont basés en Ontario, 25 p. 100 au Québec, 13 p. 100 en Colombie-Britannique et 9 p. 100 en Alberta.
- Sur le plan des universités, l'Université de Toronto (ou ses institutions affiliées) est de loin celle qui compte le plus de chercheurs (26 p. 100), suivie de l'Université de la Colombie Britannique (12 p. 100), de l'Université d'Ottawa, de l'Université McGill et de l'Université de Montréal.
- Un grand nombre de ces 416 chercheurs sont extrêmement respectés, 81 étant titulaires d'une chaire dotée dont 69 font partie du Programme des chaires de recherche du Canada; 20 chercheurs ont contribué grandement à la recherche sur les cellules souches et/ou sont particulièrement bien financés et/ou fréquemment cités.
- Les plus importantes organisations de recherche au sein des universités ou de leurs institutions affiliées du point de vue du nombre de chercheurs et de chaires dotées se consacrant à la recherche sur les cellules souches et la médecine régénératrice se trouvent à l'Université de Toronto (Ontario Cancer Institute, Sick Kids, Centre McEwen, Sunnybrook), à l'Université de la Colombie-Britannique (Terry Fox Laboratory), à l'Université Laval (LOEX) et à l'Université d'Ottawa (Centre Sprott).
- 73 p. 100 des chercheurs s'intéressent à un type ou à un autre de cellules souches, tandis que 19 p. 100 d'entre eux se spécialisent dans l'ingénierie tissulaire. Les autres chercheurs œuvrent dans le domaine des sciences sociales et humaines ou de la biotransformation, ou étudient les technologies liées aux cellules souches, comme le tri/l'analyse à haut débit ou la cryoconservation.
- Dans le domaine de la recherche sur les cellules souches, 54 p. 100 des chercheurs se consacrent aux cellules souches tissulaires, 16 p. 100 aux cellules souches pluripotentes et 10 p. 100 à différents types de cellules souches, la majorité étant à la fois les cellules souches tissulaires et les cellules pluripotentes.
- Parmi les chercheurs qui étudient seulement les cellules souches tissulaires, 36 p. 100 se spécialisent dans les cellules hématopoïétiques, 19 p. 100 dans les cellules souches de la moelle osseuse/mésenchymateuse et 14 p. 100 dans les cellules souches neuronales.
- Parmi les chercheurs qui étudient les cellules souches pluripotentes, 92 p. 100 se spécialisent dans les cellules souches embryonnaires et 20 p. 100 dans les cellules souches pluripotentes induites (certains chercheurs se consacrent à ces deux types de cellules souches pluripotentes).
- Dans le domaine de l'ingénierie tissulaire, au moins 65 p. 100 des chercheurs étudient à la fois les échafaudages et les cellules, tandis que 27 p. 100 se consacrent uniquement aux biomatériaux; le sujet d'étude des autres chercheurs n'a pas été précisé.
- En ce qui concerne les maladies, 25 p. 100 des chercheurs s'intéressent à deux types de maladie ou plus, 24 p. 100 se penchent uniquement sur le cancer, 14 p. 100 sur les maladies neurologiques, 12 p. 100 sur les maladies musculosquelettiques et 10 p. 100 sur les maladies cardiovasculaires.
- Approximativement 100 chercheurs (24 p. 100) participent à l'intégration en clinique des recherches en laboratoire sur les cellules souches, le Réseau de cellules souches ayant consacré environ 50 millions de dollars au financement de projets d'intégration au cours de 10 dernières années.
- Le Canada compte au moins quatre banques de sang ombilical publiques ou universitaires, deux banques de lignées de cellules souches et 15 autres banques de tissus pertinentes auxquelles les chercheurs dans le domaine de la médecine régénératrice ont accès; on recense également trois installations de biotransformation/fabrication de cellules souches, ainsi que d'autres infrastructures partagées dignes d'intérêt.
- Les chercheurs canadiens dans les domaines des cellules souches et de la médecine régénératrice sont membres d'au moins cinq réseaux internationaux, de six réseaux nationaux et d'un grand nombre de réseaux provinciaux.
- Dans l'ensemble, le Canada fait toujours partie des chefs de file mondiaux en matière de recherche sur les cellules souches.
Remerciements
Nous tenons à remercier toutes les personnes ayant participé à l'élaboration du présent document, à savoir :
- Sue Kingsley, présidente, International BioPharma Solutions ltée
- Richard Taylor, via International BioPharma Solutions ltée
- Helen Kingsley, via International BioPharma Solutions ltée
- Drew Lyall, directeur administratif, Réseau de cellules souches, ainsi que membre du conseil d'administration de la Fondation canadienne de cellules souches et du Consortium sur les cellules souches du cancer;
- Michael Rudnicki, directeur scientifique, Réseau de cellules souches, ainsi que préposé principal à la recherche et directeur du programme de médecine régénératrice du Centre de recherche sur les cellules souches Sprott à l'Institut de recherche en santé d'Ottawa;
- Cindy Bell, directrice administrative par intérim, Consortium sur les cellules souches du cancer, ainsi que vice-présidente exécutive, Développement corporatif, Génome Canada;
- Gordon Keller, titulaire de la chaire de recherche du Canada en biologie des cellules souches embryonnaires, ainsi que directeur, Centre McEwen pour la médecine régénératrice, Réseau universitaire de santé, Université de Toronto;
- Juan Carlos Zúñiga-Pflücker, directeur, Advanced Regenerative Tissue Engineering Centre, Université de Toronto;
- Jim Till, président, Consortium sur les cellules souches du cancer et membre du conseil d'administration de la Fondation canadienne de cellules souches;
- Éric Cloutier, conseiller en politiques, Direction générale de l'industrie des sciences de la vie, Secteur de l'industrie, Industrie Canada.
- Date de modification :
