Archivé — Carte des ressources canadiennes dans le domaine des cellules souches et de la médecine régénératrice

Survol des travaux de recherche sur les cellules souches et la médecine régénérative au Canada

3.1 Position du Canada dans le monde en matière de recherche sur les cellules souches et la médecine régénérative

Le Canada est un chef de file dans le domaine de la recherche sur les cellules souches depuis que les chercheurs canadiens James Till et Ernest McCulloch, de l'Ontario Cancer Insitutes du Princess Margaret Hospital de Toronto, ont été les premiers à démontrer l'existence de cellules souches (hématopoïétiques) il y a près de 50 ansNote 2. Cette percée leur a valu le prix Lasker de 2005 (généralement considéré comme le « prix Nobel de l'Amérique »)Note 3. Leurs travaux ont ouvert la voie à plusieurs thérapies sauvant des vies, tels que la greffe de moelle osseuse pour traiter le cancer. À l'échelle mondiale, plus de 42 000 personnes ont reçu des cellules souches du sang pour renouveler leur sangNote 4. Le Canada contribue encore de façon importante à ce domaine en offrant une formation continue en laboratoire à la communauté scientifiqueNote 5 :

Le rôle du Canada dans la recherche sur les cellules souches hématopoïétiques, au moins jusqu'en 2000, a été mis en évidence dans un article de Nature Immunology, selon lequel 15 des 32 publications les plus importantes dans le domaine de 1960 à 2000 avaient été rédigées par des CanadiensNote 8. En ce qui a trait à la recherche sur les cellules souches embryonnaires, le Canada s'est classé au deuxième rang pour le nombre de publications de 1991 à 2001 et au premier rang pour le nombre total de citations et le nombre de citations par publicationNote 9.

Cependant, au cours des dernières années, le Canada a perdu de son importance, en grande partie à cause de la réduction du financement de la recherche. Selon un rapport d'information à l'intention de l'industrie sur la médecine régénérative (MaRS, 2009)Note 10, en 2009, le Canada se situait au quatrième rang mondial au chapitre du financement de la recherche sur les cellules souches (derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et la Corée du Sud) et au troisième rang au chapitre des brevets importants sur les cellules souches (derrière les États-Unis et le Royaume-Uni), mais occupait toujours le premier rang en ce qui concerne les citations. Bien que les investissements sud-coréens aient probablement diminué récemment à la suite de la découverte des fraudes du professeur Hwang, d'autres gouvernements (p. ex., Allemagne, Union européenne) et certains États américains ont engagé des sommes importantes et croissantes (Drew Lyall, directeur exécutif, RCS, communication personnelle). Depuis 2007, des États américains autres que la Californie ont promis d'allouer plus de 1 milliard de dollars à la recherche sur les cellules souches, généralement sur une période de 10 ans (100 millions de dollars au Connecticut, 250 millions de dollars au New Jersey et 600 millions de dollars à New York)Note 11, tandis que le Wisconsin a établi un partenariat privé-public d'une valeur de 750 millions de dollars dans ce domaineNote 12. Quant à la Californie, elle consacre à elle seule 3 milliards de dollars à la recherche sur les cellules souches et à la mise au point de traitements (recherche fondamentale, établissements de production, essais cliniques, etc.)Note 13.

3.2 Financement de la recherche sur les cellules souches et la médecine régénérative

La majorité des données sur le financement proviennent de sources fédérales. Nous avons aussi consulté les sites Web de la Fondation Terry Fox, des National Institutes of Health (États-Unis), d'AllerGen, du gouvernement de l'Ontario et de la Saskatchewan Health Research Foundation. Les sites Web des autres gouvernements provinciaux n'indiquaient pas les sommes allouées. Bien que le RCS répartisse ses fonds entre plusieurs projets de recherche, seul le financement total par les RCE a été utilisé dans l'analyse (veuillez vous reporter à l'Annexe 1 – Méthodologie).

Au moins 277,5 millions de dollars reçus des sources mentionnées ci-dessus ont été investis dans la recherche sur les cellules souches et la médecine régénérative durant les cinq dernières années (de 2006-2007 à 2010-2011). Tel qu'indiqué à la figure 1, les IRSC ont fourni le plus important financement (36 p. 100 des fonds de recherche). Le financement offert par les RCE, qui représente 10 p. 100 du montant, est allé au RCS.

Figure 1: Sources de financement pour la recherche dans le domaine des cellules souches et de la médecine régénérative de 2006-07 à 2010-11 (277,5 millions de dollars)

Sources de financement pour la recherche dans le domaine des cellules souches et de la médecine régénérative de 2006-07 à 2010-11-277,5 millions de dollars

À la lumière des données figurant dans la carte des ressources de médecine régénérative de la Colombie-Britannique, les bailleurs de fonds ci-dessus visés par la présente analyse ne fournissent vraisemblablement que 50 à 60 p. 100 des sommes attribuées à la recherche sur les cellules souches et les biomatériaux en médecine régénérative. Cela veut dire qu'environ 460 à 560 millions de dollars auraient été investis dans ce domaine de recherche durant les cinq dernières années. Selon les renseignements affichés sur les sites Web de divers chercheurs, les autres bailleurs de fonds comprennent notamment :

3.3 Centres de recherche sur les cellules souches et la médecine régénérative

Tel qu'indiqué dans le tableau 1, 25 universités canadiennes participent à la recherche sur les cellules souches et la médecine régénérative. Si l'on prend en compte les établissements de recherche au sein de ces universités ou affiliés à celles-ci (pour plus de détails, veuillez vous reporter à l'annexe 4), on arrive à au moins 68 centres canadiens où des chercheurs étudient les cellules souches et la médecine régénérative. La section 8 contient des renseignements sur les centres les plus importants.

Tableau 1. Universités canadiennes participant à la recherche sur les cellules souches et la médecine régénérative
Province Université
Colombie-Britannique (CB) Simon Fraser Université
Université de Colombie-Britannique
Université de Victoria
Alberta (AB) Université de l’Alberta
Université de Calgary
Saskatchewan (SK) Université de Saskatchewan
Manitoba (MB) Université de Manitoba
Ontario (ON) Carleton Université
McMaster Université
Queen's Université
Université de Guelph
Université d'Ottawa
Université de Toronto
Université de Waterloo
Université de Western Ontario
York Université
Québec (QC) École polytechnique de Montréal
McGill Université
Université de Laval
Université de Montréal
Université de Québec à Montréal
Université de Sherbrooke
Nouvelle-Écosse (NS) Dalhousie Université
Nouveau-Brunswick (NB) New Brunswick Heart Centre
Terre-neuve et Labrador (NL) Memorial Université

3.4 Financement et chercheurs par université et par province

Tel qu'illustré à la figure 2Note 14, 65 p. 100 du financement de 277,5 millions de dollars est allé en Ontario. Le Québec a reçu 15 p. 100 du financement, et la Colombie-Britannique et l'Alberta, 9 p. 100 chacune.

Figure 2: Financement total par province de 2006-07 à 2010-11 (277,5 millions de dollars)

Financement total par province de 2006-07 à 2010-11 (277,5 millions de dollars)

Parallèlement au fait que l'Ontario a obtenu le financement le plus important, la University of Toronto a reçu la part du lion des sommes allouées de 2006-2007 à 2010-2011, soit 117 millions de dollars (figure 3Note 14). Toutes les autres universités ont reçu moins de 50 millions de dollars.

Figure 3: Financement universitaire de plus de 10 millions de dollars (de 2006-07 à 2010-11)

Financement universitaire de plus de 10 millions de dollars (de 2006-07 à 2010-11)

En suivant les définitions énoncées à la section 2.2 et la méthodologie décrite à l'annexe 1, nous avons cerné 416 chercheurs (professeurs, professeurs agrégés et autres postes similaires) travaillant dans le domaine de la recherche sur les cellules souches et la médecine régénérative. La liste des chercheurs figure à l'annexe 3a. Bien que tous ces chercheurs aient obtenu des bourses de recherche sur les cellules souches et des sujets connexes et/ou qu'ils mentionnent les cellules souches et d'autres sujets de recherche connexes sur leurs sites Web, il importe de noter que bon nombre d'entre eux travaillent également dans d'autres domaines et que les cellules de souches ne sont pas nécessairement leur principal sujet de recherche.

L'annexe 4 présente le nombre des chercheurs par province et par établissement. La figure 4 montre la répartition des chercheurs par province. Quarante-sept pour cent des chercheurs habitent en Ontario, 25 p. 100, au Québec, 13 p. 100, en Colombie-Britannique et 9 p. 100, en Alberta. En ce qui concerne les universités, la University of Toronto (et ses établissements affiliés) compte de loin la plus forte proportion de chercheurs (26 p. 100). Elle est suivie par The University of British Columbia (12 p. 100), l'Université d'Ottawa (8 p. 100), l'Université de McGill (8 p. 100) et l'Université de Montréal (8 p. 100) (figure 5 et annexe 4). Pour plus de détails sur les établissements de recherche affiliés aux universités, veuillez vous reporter à la section 8.

Figure 4: Nombre de chercheurs par province

Nombre de chercheurs par province

Figure 5: Nombre de chercheurs par université

Nombre de chercheurs par université

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