Archivé — Carte des ressources canadiennes dans le domaine des cellules souches et de la médecine régénératrice

Sujets de recherche des chercheurs sur les cellules souches et l'ingénierie tissulaire


Des 416 chercheurs du domaine de la recherche sur les cellules souches et la médecine régénérative, 303 (73 p. 100) s'intéressent à un type ou à un autre de cellules souches et 79 (19 p. 100) se spécialisent dans l'ingénierie tissulaire (figure 6). Les autres chercheurs travaillent dans les domaines des sciences sociales et humaines (n=16), de la biotransformation (n=6) et des technologies liées aux cellules souches, comme le tri/l'analyse à haut débit ou la cryoconservation (n=9) ou n'ont pas précisé leur domaine de recherche (n=3).

Figure 6: Pourcentage de chercheurs travaillant dans chaque discipline dominante (n=416)

Pourcentage de chercheurs travaillant dans chaque discipline dominante (n=416)

Dans le domaine de la recherche sur les cellules souches, la majorité des chercheurs (54 p. 100, n=166) se consacrent aux cellules souches tissulaires. Quarante-neuf (16 p. 100) chercheurs se sont spécialisés dans les cellules souches pluripotentes et 30 (10 p. 100), dans les cellules souches du cancer. Vingt-neuf autres (10 p. 100) étudient plusieurs types de cellules, dont au moins 17 s'intéressent à la fois aux cellules souches tissulaires et aux cellules souches pluripotentes (figure 7). L'annexe 3b décrit les sujets de recherche précis d'un grand nombre de ces chercheurs.

Figure 7: Orientation de la recherche sur les cellules souches (n=303)

Orientation de la recherche sur les cellules souches (n=303)

4.1 Cellules souches pluripotentes

Tel qu'expliqué ci-dessus, les cellules souches pluripotentes englobent les cellules souches embryonnaires et induites. Des 49 chercheurs étudiant exclusivement les cellules souches pluripotentes, la majorité se concentre sur les cellules souches embryonnaires (84 p. 100, en plus de 12 p. 100 se consacrant aux deux types, soit 96 p. 100 au total). De même, des 17 chercheurs qui s'intéressent aux cellules souches pluripotentes et tissulaires, 82 p. 100 se concentrent sur les cellules souches embryonnaires (65 p. 100 de façon exclusive, les 17 p. 100 restants se consacrant aux deux types). Cela veut dire que, des 66 chercheurs étudiant les cellules souches pluripotentes, peu importe que ce soit de façon exclusive ou non, 92 p. 100 travaillent sur des cellules souches embryonnaires. Vingt pour cent (n=13) des chercheurs étudiant les cellules souches pluripotentes s'intéressent aux cellules induites (quatre [6 p. 100], aux cellules souches pluripotentes induites seulement, sans tenir compte des cellules tissulaires; et neuf [14 p. 100], aux deux types de cellules souches pluripotentes, sans tenir compte des cellules tissulaires) (figure 8). L'annexe 3b contient une liste des chercheurs se consacrant à chaque groupe de cellules.

Figure 8: Orientation de la recherche sur les cellules souches pluripotentes (n=66)

Orientation de la recherche sur les cellules souches pluripotentes (n=66)

4.2 Cellules souches tissulaires (somatiques)

La majorité des chercheurs canadiens sur les cellules souches étudient les cellules tissulaires. Tel que montré à la figure 9, ces cellules peuvent prendre de nombreuses formes.

Des 166 chercheurs étudiant exclusivement les cellules souches tissulaires, 58 (36 p. 100) se spécialisent dans les cellules hématopoïétiques. Les types qui suivent en ordre d'importance sont les cellules mésenchymateuses (issues de la moelle osseuse) et neurales. La moelle osseuse contient au moins deux types de cellules souches : les cellules souches hématopoïétiques, qui peuvent se transformer en tout type de cellule du sang, et les cellules souches mésenchymateuses, qui sont à l'origine des os, des cartilages, des tissus adipeux, des cellules hématogènes et du tissu conjonctif fibreuxNote 15. La plupart des chercheurs ayant fait mention de cellules souches de la moelle osseuse n'ont pas précisé le type de cellules souches en question. Les cellules souches neurales, quant à elles, regroupent les cellules souches issues du cerveau, de la moelle épinière et de l'œil. La catégorie « Autres » englobe les quelques chercheurs à s'être penché sur les cellules souches mentionnées dans le bas de la figure 9. Deux des chercheurs se consacrant à plusieurs types de cellules souches ont également travaillé sur ces types plus rares. L'annexe 3b décrit les cellules tissulaires précises étudiées par chaque chercheur.

Figure 9: Orientation de la recherche sur les cellules souches tissu-spécifiques (n=166)

Orientation de la recherche sur les cellules souches tissu-spécifiques (n=166)

4.3 Cellules souches du cancer

Tel qu'indiqué dans la Figure 7, 30 chercheurs se consacrent aux cellules souches du cancer. Parmi les chercheurs étudiant plusieurs types différents de cellules souches, un travaille également sur les cellules souches du cancer. Les cellules souches du cancer sont un groupe important de cellules cancéreuses rares qui ont la capacité de s'autorenouveler et, du même coup, de permettre l'entretien et la croissance des tissus cancéreux. L'annexe 3b contient une liste des chercheurs se consacrant aux cellules souches du cancer.

4.4 Ingénierie tissulaire

Un grand nombre de chercheurs en ingénierie tissulaire étudient à la fois des biomatériaux et des cellules souches. Cependant, certains d'entre eux travaillent seulement à mettre au point les biomatériaux, particulièrement les échafaudages, qui sont nécessaires à l'administration et/ou à l'intégration des cellules souches dans l'organisme d'une personne. La figure 10 présente les sujets de recherche des 79 ingénieurs tissulaires canadiens oeuvrant dans le domaine de la médecine régénérative, qui englobe les cellules souches. Au moins 65 p. 100 d'entre eux travaillent sur des échafaudages et sur des cellules, tandis que 27 p. 100 se consacrent exclusivement aux biomatériaux. L'annexe 3b présente les sujets de recherche de chaque chercheur en ingénierie tissulaire.

Figure 10: Orientation de la recherche en génie tissulaire (n=79)

Orientation de la recherche en génie tissulaire (n=79)

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