Archivé — Carte des ressources canadiennes dans le domaine des cellules souches et de la médecine régénératrice

Maladies et affections visées par les chercheurs sur les cellules souches et la médecine régénérative


Des 416 chercheurs œuvrant dans le domaine de la recherche sur les cellules souches et la médecine régénérative, 16 étudient des thèmes liés aux sciences sociales et humaines. Ces chercheurs ont été exclus de l'analyse portant sur les maladies. Par conséquent, les données des figures 11 à 14 ne concernent que les 400 chercheurs restants ou un sous-ensemble de ceux-ci. Les annexes 3a et 3c présentent les maladies étudiées par chaque chercheur.

La figure 11 montre que les chercheurs travaillant sur plusieurs types de maladies, tels que les maladies hématologiques, cardiovasculaires, neurologiques, urologiques ou cutanées, sont plus nombreux (n=101) que les chercheurs se limitant à un type de maladie donné, quel qu'il soit. Cette tendance est particulièrement marquée chez les chercheurs se consacrant à l'ingénierie tissulaire. Certains de ces chercheurs sont définis davantage dans les sous-sections ci-dessous.

Figure 11: Orientation de la recherche sur les maladies (n=400)

Orientation de la recherche sur les maladies (n=400)

5.1 Cancer

La principale maladie étudiée par les chercheurs canadiens est le cancer; 94 chercheurs travaillent dans ce domaine (figure 11). Par ailleurs, deux des neuf chercheurs étudiant les maladies hématologiques mènent aussi des recherches sur le cancer, tout comme neuf chercheurs s'intéressant à plusieurs maladies. Cela veut dire qu'au moins 105 (26 p. 100) des chercheurs recensés participent à des recherches sur le cancer. Tel qu'indiqué dans la figure 12, les cancers du sang (particulièrement la leucémie) sont le principal type de cancer étudié

Figure 12: Nombre de chercheurs travaillant dans le domaine du cancer (n=105)

Nombre de chercheurs travaillant dans le domaine du cancer (n=105)

5.2 Maladies neurologiques

Les maladies neurologiques viennent au deuxième rang des maladies les plus étudiées. En plus des 56 chercheurs se consacrant presque exclusivement à ces maladies, au moins 10 chercheurs étudiant plusieurs maladies s'y intéressent. Les principales maladies étudiées par ces 66 chercheurs (qui constituent 17 p. 100 de l'ensemble des 400 chercheurs) sont les maladies de l'œil, les lésions de la moelle épinière et la sclérose en plaques (figure 13). Les maladies de la catégorie « Autres » comprennent la sclérose latérale amyotrophique (n=2), la maladie de Parkinson (n=2), la maladie d'Alzheimer (n=2), le syndrome de Rett (n=1), les accidents cérébrovasculaires (n=2), les lésions du cerveau ou non précisées (n=3), les troubles du développement neurologique (n=1) et les troubles de l'odorat (n=2).

Figure 13: Nombre de chercheurs travaillant dans le domaine des maladies neurologiques (n=66)

Nombre de chercheurs travaillant dans le domaine des maladies neurologiques (n=66)

5.3 Maladies musculo-squelettiques

La figure 11 indique que 49 chercheurs se consacrent presque exclusivement aux maladies musculo-squelettiques, qui englobent les troubles de la formation et/ou de la régénération des os, des disques, des ligaments et des cartilages ainsi que la dystrophie musculaire. Dans 32 cas, la maladie étudiée n'a pas été précisée ou touchait plusieurs aspects. Huit chercheurs étudiant plusieurs maladies s'intéressent également aux maladies musculo-squelettiques, ce qui donne un total de 57 (14 p. 100 de l'ensemble des 400 chercheurs).

5.4 Maladies cardiovasculaires

Des 41 chercheurs se consacrant presque exclusivement à la recherche cardiovasculaire, 23 (56 p. 100) se concentrent presque entièrement sur le cœur. Seize chercheurs étudiant plusieurs types de maladies ont mentionné les maladies cardiovasculaires parmi leurs sujets de recherche. Cela veut dire qu'au moins 57 chercheurs (14 p. 100 de l'ensemble des 400 chercheurs) travaillent sur des maladies cardiovasculaires.

5.5 Maladies métaboliques, y compris le diabète

Les 12 chercheurs classés dans la figure 11 comme travaillant sur des maladies métaboliques se consacrent tous au diabète. Cinq des chercheurs étudiant plusieurs maladies s'intéressent également au diabète. Cela veut dire que 17 chercheurs (4 p. 100 de l'ensemble des 400 chercheurs) ont recours à des cellules souches ou à des techniques d'ingénierie tissulaire connexes pour étudier le diabète.

5.6 Maladies hématologiques

La figure 11 montre que neuf chercheurs se consacrent à des maladies hématologiques autres que le cancer. Cinq des chercheurs travaillant sur plusieurs maladies s'intéressent également aux maladies hématologiques. Le tableau 2 présente la répartition de ces 14 chercheurs selon le type de maladie étudié.

Tableau 2. Nombre de chercheurs oeuvrant dans le domaine des maladies hématologiques (exclusion faite du cancer)
Type de maladie Nombre de chercheurs
Anémie 5
Hémophilie 4
Non précisé 5

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5.7 Autres

La figure 14 présente tous les autres types de maladie visés par les chercheurs sur les cellules souches et la médecine régénérative du Canada. Les principaux types de maladie étudiés sont les maladies immunitaires (n=6), qui englobent les allergies, l'asthme, les déficits immunitaires et les maladies auto-immunes. Cinq chercheurs travaillent également à éclaircir l'embryogénèse, tandis que huit autres se penchent sur la fertilité masculine et féminine (la « reproduction »). Quatre chercheurs s'intéressent aux maladies respiratoires, telles que la fibrose kystique et les troubles du développement pulmonaire et de la réparation des tissus pulmonaires. Tous les autres types de maladie sont étudiés par trois chercheurs ou moins.

Figure 14: Nombre de chercheurs travaillant sur d'autres maladies (n=38)

Nombre de chercheurs travaillant sur d'autres maladies (n=38)

5.8 Médecine translationnelle

Bien que les contraintes de la préparation du présent rapport ne permettent pas une analyse détaillée des chercheurs du domaine de la médecine translationnelle (c.-à-d. mise en application des résultats de laboratoire dans le milieu clinique), un grand nombre d'entre eux ont été recensés. Trente-neuf d'entre eux figurent à l'annexe 3d.

Il ne fait aucun doute que de nombreux autres chercheurs figurant à l'annexe 3a travaillent aussi à la mise en application des résultats des études sur les cellules souches dans le milieu clinique : le RCS a annoncé que ses quelque 100 chercheurs avaient reçu environ 50 millions de dollars pour la médecine translationnelle durant les 10 dernières années (Lyall, communication personnelle). De plus, le Canada a une longue tradition d'innovations cliniques sur les cellules souches. Par exemple, des cliniciens de la University of Alberta ont publié « The Edmonton Protocol » dans le New England Journal of Medicine (2000), qui fournissait la première démonstration du principe selon lequel le diabète de type 1 peut être traité efficacement par des cellules bêta de remplacement (en l'occurrence, de dons de pancréas)Note 16. Cette innovation a amené des chercheurs à explorer la possibilité de générer des cellules bêta fonctionnelles à partir de cellules souches. Des cliniciens canadiens ont aussi établi le « protocole d'Halifax », qui est maintenant utilisé dans les essais cliniques internationaux pour traiter la maladie de ParkinsonNote 17. Nos chercheurs sont également en train d'élaborer de nouveaux protocoles concernant la sclérose en plaques, le syndrome de réaction du greffon contre l'hôte, les accidents cérébrovasculaires, l'hypertension artérielle pulmonaire, les neuroblastomes et d'autres maladies pouvant être traitées par des cellules souches.

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