Manuel de l'inspecteur — préparation à l'inspection

Table des matières


Préparation à l'inspection

Avant d'entreprendre une inspection, l'inspecteur devrait consulter le dossier de l'établissement en vue de connaître :

  • le nombre et le type d'appareils situés dans l'établissement;
  • l'équipement spécialisé ou les produits d'essai requis;
  • les mesures coercitives et/ou les restrictions antérieures.

Entrevue pré-inspection

Au cours de cette entrevue, l'inspecteur doit :

  • se présenter à la personne responsable du site à inspecter en montrant sa carte d'identité et lui remettre sa carte professionnelle;
  • indiquer l'objectif de l'inspection en expliquant brièvement en quoi consistera l'inspection et aviser de tout besoin particulier Note de bas de page 1 (équipement, produit, ralentissement ou arrêt du travail dans une zone particulière) Note de bas de page 2;
  • connaître et respecter toutes les règles de sécurité de l'établissement et du service Note de bas de page 3.

Entrevue post-inspection

Au cours de l'entrevue qui suit l'inspection, l'inspecteur doit s'assurer que le commerçant comprend bien :

  • les résultats de l'inspection (même si aucune infraction n'a été relevée);
  • les mesures de suivi qui doivent être prises afin de corriger toute non-conformité Note de bas de page 4.

L'inspecteur doit demander au commerçant de signer le rapport d'inspection et tous les documents connexes et lui remettre une copie de tous les documents relatifs à l'inspection Note de bas de page 5.

Annexe I — Tableaux de facteurs de conversion

Facteurs de conversion (unités canadiennes en unités métriques)
pour convertir les en multiplier par
verges mètres 0.914 4
gallons mètres cubes 0.004 546 09
livres kilogrammes 0.453 592 37
pieds mètres 0.304 8
pieds millimètres 304.8
pouces millimètres 25.40
verges carrés mètres carrés 0.836 127 36
pieds carrés mètres carrés 0.092 903 04
pouces carrés centimètres carrés 6.451 6
pouces carrés millimètres carrés 645.16
verges cubes mètres cubes 0.764 554 8
pieds cubes mètres cubes 0.028 316 8
pouces cubes centimètres cubes 16.387 064
gallons litres 4.54609
pintes litres 1.136 52
chopines litres 0.568 261
chopines millilitres ou centimètres cubes 568.261
demiards litres 0.284 131
demiards millilitres ou centimètres cubes 248.130 742
onces liquides millilitres ou centimètres cubes 28.413
onces (avoirdupoids) grammes 28.349 5
tonnes (courtes) kilogrammes 907.184 74
tonnes (courtes) tonnes métriques 0.907 184 74

Nota : Certains facteurs peuvent avoir été arrondis

Facteurs de conversion (unités métriques en unités canadiennes)
pour convertir les en multiplier par
mètres verges 1.093 6
mètres cubes gallons 219.969
kilogrammes livres 2.2046 623
mètres pieds 3.280 81
millimètres pieds 0.003 281
millimètres pouces 0.039 37
mètres carrés verges carrés 1.196
mètres carrés pieds carrés 10.764
centimètres carrés pouces carrés 0.155
millimètres carrés pouces carrés 0.001 55
mètres cubes verges cubes 1.307 951
mètres cubes pieds cubes 35.314 667
centimètres cubes pouces cubes 0.061 024
litres gallons 0.219 969
litres pointes 0.879 877
litres chopines 1.759 753
millilitres ou centimètres cubes chopines 0.001 76
litres demiards 3.519 5
millilitres ou centimètres cubes demiards 0.003 519
millilitres ou centimètres cubes onces liquides 0.035 195
grammes onces 0.035 274
kilogrammes tonnes (courtes) 0.001 102 3
tonnes métriques tonnes (courtes) 1.102 3

Nota : Certains facteurs peuvent avoir été arrondis

Annexe II — Interpolation linéaire

Il y a des occasions où un inspecteur doit interpoler des valeurs entre deux valeurs connues. Il s'agit d'une opération souvent utilisée lors de l'évaluation des tolérances en pourcent ou de l'application de divers facteurs de correction à une grandeur mesurée. Même si le calcul n'est pas difficile, il est important que la valeur obtenue par interpolation soit déterminée correctement et avec rigueur.

La formule d'interpolation linéaire s'énonce comme suit :

Equation 1
B int = [(B sup. − B inf.) (A int. − A inf.)] ÷ [(A sup. − A inf.) + B inf.]

Où :

  • Asup. = Valeur supérieure connue
  • Ainf. = Valeur inférieure connue
  • Bsup. = Valeur supérieure correspondante
  • Binf. = Valeur inférieure correspondante
  • Aint = Valeur intermédiaire connue
  • Bint = Valeur intermédiaire correspondante inconnue

Le concept est mieux décrit par un exemple :

Exemple

En supposant que vous mesurez la température à l'aide d'un thermomètre certifié. Le thermomètre est accompagné d'un certificat d'étalonnage qui énumère les températures « indiquées » et les températures « vraies ». La température que vous observez (26,50 °C) se trouve entre deux valeurs indiquées adjacentes (20,00 °C et 30,00 °C) sur le certificat d'étalonnage. Comment trouvez-vous la température vraie correspondante?

Température correspondante
Temp. indiquée Température vraie
20,00 °C (Ainf.) 20,20 °C (Binf.)
26,50 °C (Aint.) Bint.
30,00 °C (Asup.) 30,25 °C (Bsup.)

Quelle est la température vraie pour une température indiquée de 26,5 °C?

  • Bint. = [(30,25 − 20,20) (26,50 − 20,0)] ÷ (30,00 − 20,00) + 20,20
  • Bint. = [(10,05)(6,50) ÷ 10,00] + 20,20
  • Bint. = [65,325 ÷ 10,00] + 20,20
  • Bint. = [6,5325] + 20,20
  • Bint. = 26,7325
  • Bint.26,73 °C

Cette formule est utile pour établir une feuille de calcul ou un petit programme sur un portable, un calculateur programmable ou un PDA. Si l'interpolation doit être faite à la main, l'explication simplifiée suivante est très claire.

En utilisant une approche simplifiée :

Figure 1

Figure 1 la description détaillée se trouve sous l'image
Description détaillée de la figure 1

Voici un exemple de l'interpolation linéaire d'une température affichée observée (28,50), qui descend entre deux températures affichées (20,00 et 30,00) pour lesquelles les températures réelles correspondantes sont connues (20,20 and 30,25). La température réelle correspondant à la température observée est inconnue (Bmid). La différence entre la température la plus élevée et la température la plus basse affichées est égale à 10, et la différence entre la température affichée observée et la température la plus basse affichée est égale à 6,5; la différence entre les températures réelles correspondantes et celle des températures correspondant à celle des températures affichées est égale à 10,5; et la différence entre la température réelle correspondant à la température affichée observée et la température réelle la plus basse observée est inconnue (x). La différence entre la température réelle correspondant à la température affichée observée et la plus basse température réelle (x) est déterminée comme suit : établir le produit en croix du coefficient de la différence entre la températures affichées (la plus haute et la plus basse) et de la différence entre la température affichée observée et de la température le plus basse affichée (10,00 sur 6,5) par le coefficient de la différence entre les températures réelles correspondantes pour les températures affichées (la plus haute et la plus basse) à la différence entre la température réelle correspondant à la température affichée observée et à la plus basse température réelle (10,5 sur x), ce qui donne : x = [10.05 × 6.5] ÷ 10.00 = 6.5325. Par conséquent, la détermination de la température réelle correspondant à la température affichée observée (Bmid) s'effectue comme suit : ajouter la différence entre la température réelle correspondant à la température affichée observée et la température réelle la plus basse (x) à la température réelle la plus basse, ce qui donne : Bmid = 6.5325 ÷ 20.20 = 26.7325. Une fois réduite à deux signes décimaux de précision, la température réelle correspondant à la température affichée observée est 26,73 °C.

Extrapolation linéaire

L'une ou l'autre de ces deux approches peut être utilisée pour l'extrapolation linéaire (trouver une valeur inférieure ou supérieure à celles contenues dans un ensemble de données), mais il y a lieu de se rappeler qu'il faut absolument s'assurer que la valeur extrapolée est représentative et valide. L'extrapolation ne doit pas être utilisée pour des valeurs d'étalonnage à moins d'obtenir l'autorisation du spécialiste régional en gravimétrie.

Révision

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Annexe III — Détermination du point-limite

Il peut y avoir des occasions où l'inspecteur doive déterminer le poids selon une résolution plus petite que ne le permet l'échelon de la balance. Cette situation se produit souvent dans le cas des appareils de pesage à fonctionnement non automatique lorsque les tolérances peuvent être exprimées en termes d'échelons partiels. Cette notion est également utilisée pour bâtir des charges d'essai pour les appareils de pesage à fonctionnement automatique et non automatique. Même si l'opération n'est pas difficile à effectuer, il est important que la résolution plus fine soit déterminée avec minutie et exactitude. Si un appareil est muni d'indications de résolution étendues, il est possible d'utiliser cette caractéristique au lieu de la procédure suivante.

Le point-limite (PL) correspond à l'extrémité de la zone d'incertitude d'un échelon. La zone d'incertitude (ZI) est le point où l'indicateur électronique hésite entre deux échelons. À ce point-là, les appareils de jadis clignotaient entre deux échelons adjacents, mais les nouveaux appareils peuvent être équipés d'une fonction qui empêche le clignotement entre deux indications, même si la zone d'incertitude est atteinte. Ces appareils exigent donc un changement additionnel de charge égale à 0,1d ou 0,2d avant d'afficher le prochain échelon. Voir détermination de la zone d'incertitude pour obtenir plus d'information.

Il est possible de supposer que la largeur de la zone d'incertitude est ≤0,3d, si l'appareil réussit l'essai de mobilité décrit à la MEN 14 de la NAPFNA.

La détermination du point-limite doit être effectuée avec des petits poids d'au moins 0,1d. Étant donné que les conditions environnementales peuvent compliquer la détermination des points-limites, l'inspecteur peut être obligé d'utiliser des plus gros poids (0,25d − 0,3d), ou de laisser tomber simplement l'essai de détermination des points-limites. Il est important de s'assurer que le changement de l'affichage est dû au point-limite de l'appareil à l'essai et non aux influences externes agissant sur l'appareil.

Il convient de noter que la détermination du point-limite à une charge nulle peut être influencée par le circuit du dispositif de mise à zéro automatique (DMZA). Il ne faut pas tenter de déterminer le point-limite à une charge nulle sur des appareils équipés d'un DMZA.

Dans le cas des appareils munis d'un indicateur du centre du zéro (± 0,25d), on peut supposer que l'indicateur est au centre du zéro lorsqu'il est en circuit. Dans ces cas-là, il n'est pas nécessaire de procéder à la détermination du point-limite à une charge nulle.

Si la cumulation de charges d'essai est effectuée sur un appareil sans remise à zéro (soit par charge différentielle), le point-limite doit être établi aux valeurs inférieure et supérieure indiquées.

Les exemples qui suivent démontrent comment déterminer les points-limites. Dans les exemples, les petits poids sont ajoutés, mais la procédure est également valide en sens inverse, lorsque les petits poids sont retirés.

Formule pour déterminer le point-limite :

Équation 2
W réel = (W indiqué + ½ échelon) − petits poids ajoutés

Où :

  • Wréel = poids réel sur balance
  • Wind = indication de la balance

Exemple :

Un pont-bascule routier ayant un échelon de 10 kg indique 20 010 kg avec une charge. À l'aide de petits poids (0,1 d), les inspecteurs ajoutent 3 kg afin de faire clignoter l'indicateur jusqu'à 20 020 kg. Le poids réel de la charge sur le pont-bascule est ensuite calculé comme suit :

  • Wréel = (Wind + ½ échelon) − petits poids ajoutés
  • Wréel = (20 010 kg + 5 kg) − 3 kg
  • Wréel = 20 012 kg

Voici la formule pour élaborer une charge d'essai par charge différentielle, lorsque l'appareil de pesage ne retourne pas à zéro :

Équation 3
W essai = (W cap − W inf.) + (E inf. − E cap)

Où :

  • Wessai = Poids réel de la charge d'essai
  • Wcap = Indication de l'appareil avec charge
  • Winf = Indication de l'appareil sans charge
  • Einf = Petits poids ajoutés à l'appareil sans charge pour atteindre le point-limite
  • Ecap = Petits poids ajoutés à l'appareil avec charge pour atteindre le point-limite

Exemple :

Une trémie de pesage de 10 000 kg x 1 kg est utilisée pour établir une charge d'essai à capacité. En raison du confinement du produit, l'affichage de la trémie indique 500 kg. En utilisant des chiffres échantillons pour les poids-limites, le poids de cette charge d'essai (partielle) est déterminée comme suit :

  • Wessai = (WcapWinf) + (EinfEcap)
  • Wessai = (10 000 kg − 500 kg) + (0,4 kg − 0,2 kg)
  • Wessai = 9 500 kg + 0,2 kg
  • Wessai = 9 500,2 kg

Il est également possible de précharger à l'indication inférieure (condition sans charge) avec une quantité suffisante d'étalons d'essai pour se trouver au centre de la valeur indiquée. Il ne reste plus alors qu'à déterminer le point-limite en charge.

Figure 2

Une représentation graphique de la détermination du point limite comme il est expliqué dans l'annexe III.

Détermination de la zone d'incertitude

La largeur de la zone d'incertitude peut être déterminée, au besoin. Il faut d'abord déterminer le point-limite inférieur, soit le point où l'appareil clignote entre l'échelon inférieur et le prochain échelon supérieur. Continuer à ajouter des petits poids (0,1d) jusqu'à ce que l'affichage indique sans équivoque le prochain échelon supérieur. Il s'agit du point-limite supérieur. Déterminer la quantité de petits poids ajoutés entre le point-limite inférieur et le point-limite supérieur. La valeur obtenue correspond à la largeur de la zone d'incertitude.

Dans le cas d'appareils qui suppriment l'affichage clignotant comme indiqué ci-dessus, il faut utiliser une autre méthode. En partant du point-limite inférieur, ajouter des petits poids jusqu'à l'affichage du prochain échelon supérieur. Consigner le nombre de petits poids ajoutés. Après, retirer les petits poids jusqu'à l'obtention de l'affichage de l'échelon inférieur antérieur. Il convient de noter que les points-limites semblent se déplacer de la position élevée à la position plus basse. La quantité de mouvement apparent correspond à la largeur de la zone d'incertitude.

Révision

Document d'origine

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

L'inspecteur est en droit de demander et d'obtenir l'assistance du commerçant et de son personnel, s'il le juge nécessaire. L'inspecteur doit aviser le commerçant de ce besoin au début de l'inspection.

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Note de bas de page 2

L'inspecteur doit, autant que possible, réduire au minimum l'interruption des activités du commerçant, mais pas au détriment de la validité de l'intégralité de l'inspection.

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Note de bas de page 3

Il peut arriver qu'il soit demandé à un inspecteur de signer un document attestant qu'il accepte de respecter les règles de sécurité de l'entreprise. Ces règles contiennent une clause exonérant l'entreprise de toute responsabilité. L'inspecteur peut signer la première partie, mais il ne doit pas signer la clause d'exonération de responsabilité.

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Note de bas de page 4

En cas de saisie ou de détention, il est important de bien expliquer au commerçant qu'il est interdit de bouger ou de modifier l'appareil, sauf obtention d'une autorisation écrite de l'inspecteur. Si celle-ci est accordée, sa portée et ses limites doivent être clairement expliquées et confirmées par des directives ou des habilitations écrites.

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Note de bas de page 5

Si le commerçant refuse de signer les documents relatifs à l'inspection, l'inspecteur ne doit pas en faire un cas mais simplement noter ce fait dans le rapport d'inspection, et en aviser son superviseur dès que possible.

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