Manuel de l'inspecteur — Appareils de pesage à fonctionnement non automatique

Partie 3, Section 30 : MEN-30 : Balances mécaniques

Référence

Normes applicables aux appareils de pesage à fonctionnement non automatique (1998)

Généralités

Même si les appareils de pesage à fonctionnement non automatique sont visés par toutes les méthodes d'essai normalisées (MEN) pertinentes mentionnées dans les normes applicables sur les appareils de pesage à fonctionnement non automatique (NAAPFNA), Manuel de l'inspecteur, certains appareils de pesage mécaniques pourraient nécessiter d'autres essais particuliers qui ne sont pas habituellement traités dans le MI. Ces essais sont décrits dans la présente MEN aux fins de référence s'il y a lieu.

Les balances mécaniques peuvent être dotées d'indicateurs électroniques ou mécaniques. Les indicateurs électroniques sont visés par d'autres MEN et ne seront pas traités dans la présente méthode. En général, on peut regrouper les indicateurs mécaniques en deux types distincts : les indicateurs intégrés et les indicateurs non intégrés. Ces derniers ne doivent pas être confondus avec les appareils de pesage à fonctionnement automatique ni avec les appareils de pesage à fonctionnement non automatique.

1.0 Fléau (indicateur non intégré)

Une balance à levier mécanique peut être dotée d'un fléau pour contrebalancer la force produite par le levier. Chaque fléau comporte un contrepoids qui se déplace le long du fléau pour atteindre la position d'équilibre. On appelle fléau composé, un fléau constitué de plusieurs fléaux et poids. L'équilibre est habituellement indiqué par l'alignement de deux points : un point sur le fléau et l'autre sur l'anneau de calage ou près de ce dernier. À ce moment-ci, le poids correspondant peut être lu sur le fléau de la balance. Dans le cas de fléaux composés, le poids indiqué sur chaque fléau est lu, puis additionné pour donner le poids total. L'illustration est représentative du type de fléau que l'on retrouve habituellement. Les fléaux n'ont pas tous la totalité des caractéristiques illustrées.

L'illustration est représentative du type de fléau que l'on retrouve habituellement. Les fléaux  n'ont pas tous la totalité des caractéristiques expliquées dans la section 1.0.

1.1 Équilibre zéro / contrepoids arrière

Il existe plusieurs méthodes différentes pour régler à zéro les balances à fléaux avant utilisation. La plus connue est le réglage à zéro du contrepoids arrière où l'on utilise un poids situé à l'extrémité opposée du fléau, où se trouvent les contrepoids. Ce poids est habituellement déplacé à l'aide d'un outil à main (tournevis, etc.) et sert à établir le réglage de l'équilibre zéro initial du fléau. Ce réglage ne doit pas être effectué pendant une pesée.

Une autre façon de régler l'équilibre zéro est d'utiliser les poids situés à l'une ou l'autre des extrémités du fléau. Souvent, le support à contrepoids comprend un poids de réglage de l'équilibre zéro. Dans certains cas, il y a aussi un poids suspendu à l'autre extrémité du fléau. Dans les deux cas, ces poids doivent être solidement assujettis ou placés dans un boîtier de sorte qu'ils ne puissent être changés durant le pesage. Les poids proportionnels amovibles fendus, habituellement utilisés comme contrepoids, ne peuvent être utilisés pour le réglage de l'équilibre zéro de la balance.

Méthode

Déverrouillez le fléau. Réglez les poids pour obtenir l'équilibre zéro jusqu'à ce que le fléau atteigne l'équilibre au centre de l'anneau de calage. Reverrouillez le fléau. Déverrouiller le fléau de nouveau et s'assurer que le fléau revient à sa position d'équilibre. Faire en sorte que tous les poids utilisés pour le réglage de l'équilibre zéro soient placés à l'intérieur d'un boîtier ou qu'ils ne puissent être enlevés facilement du fléau. Veiller à ce que le réglage de l'équilibre zéro des contrepoids arrières puisse être effectué uniquement à l'aide d'un outil à main et que l'état d'équilibre zéro ne puisse pas être facilement modifiée au moment du pesage.

Remarque : il arrive quelquefois que l'anneau de calage s'aimante et que les fléaux métalliques collent. Le cas échéant, les fléaux doivent être libérés manuellement et l'anneau de calage doit être démagnétisé. Ce problème a lieu seulement avec les fléaux métalliques contenant du fer.

Il faut toujours reverrouiller le fléau avant d'ajouter ou d'enlever une charge importante de l'élément récepteur de charge.

1.2 Rapports de la balance à fléau

Les fléaux et les contrepoids doivent être configurés adéquatement en fonction du rapport de multiplication nominal. Au moment d'inspecter la balance, l'inspecteur doit s'assurer de la configuration adéquate du rapport de multiplication de la balance.

Méthode

Mettre d'abord la balance à zéro sans aucune charge sur l'élément récepteur de charge. Pour ce faire, vous avez besoin d'un jeu de poids arrière et d'un contrepoids arrière réglable et de pouvoir ajouter ou enlever des poids sur le support du contrepoids.

Au moyen d'étalons d'essais reconnus représentatifs du rapport de multiplication de la balance, déposer une charge sur l'élément récepteur de charge et accrocher la charge correspondante au support du contrepoids. Par exemple, pour un rapport 100:1 d'une balance à plate-forme, il faut placer un étalon de 100 kg sur l'élément récepteur de charge et accrocher un autre étalon de 1 kg au support du contrepoids. Lorsque tous les contrepoids sont configurés et verrouillés à zéro, le fléau devrait indiquer un état d'équilibre. Si ce n'est pas le cas, le rapport du fléau principal n'est pas configuré adéquatement. Tous les essais subséquents seront difficiles. Il est recommandé que les poids étalons choisis pour cet essai soient équivalents au rapport des poids de l'un des contrepoids. Cela facilitera la réalisation des essais subséquents.

1.3 Contrepoids

Une fois que le rapport du fléau a été confirmé, le ou les contrepoids peuvent être testés.

Les fléaux sont munis d'au moins un contrepoids et quelques fois de plusieurs. Les curseurs coulissants doivent être réglés adéquatement en fonction du fléau avec lequel ils seront utilisés. Les contrepoids sont scellés après leur fabrication. Toute modification ultérieure apportée aux contrepoids entraînera une erreur de mesure. Les contrepoids peuvent être dotés d'un dispositif quelconque de verrouillage comme un cliquet de blocage ou des vis de blocage. L'ajout ou l'enlèvement d'éléments au contrepoids pourrait entraîner des erreurs de mesure.

Examiner visuellement le contrepoids pour s'assurer qu'il est bien assemblé et que toutes les pièces de fixation sont solidement vissées. S'il y a lieu, le verrou du contrepoids (vis ou poignée) doit être fabriqué en usine et ne doit pas être amovible. Si la vis de verrouillage du contrepoids a été remplacée par une vis ou un boulon générique, il est probable que la balance ne fonctionne pas comme il faut. Après confirmation du rapport de multiplication de l''appareil, placer une charge équivalente à la capacité du fléau de moindre capacité sur l'élément récepteur de charge et avec les autres contrepoids verrouillés à zéro, déplacer le contrepoids approprié jusqu'à cette capacité. Une fois de plus, le fléau devrait indiquer l'état d'équilibre. Ramener le contrepoids à zéro et s'assurer qu'il est verrouillé. Déplacer chacun des autres contrepoids jusqu'à l'indication de la capacité appropriée et s'assurer que le fléau est en équilibre. Par la suite, augmenter la charge sur l'élément récepteur à la capacité maximale de l'autre fléau et répéter l'essai. Poursuivre les essais jusqu'à ce que tous les fléaux aient été testés.

Plusieurs fléaux de grande capacité seront dotés d'un curseur fractionnaire intégré au contrepoids principal. Ce curseur fractionnaire permet une lecture plus précise à l'intérieur des divisions plus larges du contrepoids principal. De plus, le curseur fractionnaire doit être testé en plaçant des poids connu sur l'élément récepteur de charge. Il faut toujours s'assurer de retourner à zéro le curseur fractionnaire avant de poursuivre les essais du contrepoids principal.

Les curseurs coulissants peuvent être dotés d'une vis de verrouillage, d'un limiteur de couple à rochet ou d'un autre dispositif permettant de maintenir le contrepoids à l'endroit désiré. Dans tous les cas, il faut s'assurer que le curseur coulissant peut être positionné de façon sécuritaire devant l'indication prévue sur le fléau. Le mécanisme de verrouillage doit maintenir solidement le contrepoids. Si le fléau est doté d'encoches pour positionner le contrepoids, ces derniers doivent être en bon état et non usés.

1.4 Contrepoids ou poids proportionnels

Les fléaux sont souvent dotés de contrepoids qui permettent d'augmenter la capacité générale du fléau. Il est important que le rapport de ces poids, de même que le poids réel conviennent à l'appareil avec lequel ils seront utilisés.

Méthode

Tout d'abord, il faut veiller à ce que les contrepoids soient appropriés à la balance. Le rapport du fléau ou les poids actuels et apparents seront inscrits sur les contrepoids. Si le rapport n'est pas indiqué, il peut être exprimé comme suit : poids apparent/poids réel. Les rapports habituels sont 100:1, 40:1, etc. Les contrepoids non conçus pour être utilisés avec la balance (p. ex. mauvais rapport) doivent être enlevés de l'appareil. Les balances, communément appelées « balances de comptoir », seront dotées de contrepoids avec deux poids apparents. Les deux rapports traduisent le poids apparent pour la plate-forme ou le plateau de la balance.

Les contrepoids sont habituellement réglables et ils sont dotés d'un ou de plusieurs trous de réglage, chacun contenant du plomb de réglage. Ils peuvent aussi avoir un ou plusieurs trous de réduction. Le réglage doit être effectué au moyen d'une balance ou de poids adéquats (voir MEN-29).

En utilisant des étalons d'essais reconnus représentatifs du rapport de multiplication de la balance, déposez une charge sur l'élément récepteur de charge et accrochez une charge correspondante au support du contrepoids. Par exemple, pour un rapport 100:1 d'une balance à plate-forme, un étalon de 100 kg devrait être placé sur l'élément récepteur de charge et un étalon de 1 kg doit être accroché au support pour contrepoids. Lorsque les contrepoids sont réglés et verrouillés à zéro, le fléau devrait indiquer un état d'équilibre. Dans le cas contraire, le rapport du fléau principal n'est pas configuré adéquatement (voir ci-dessus). Ensuite, enlever l'étalon de 1 kg du support du contrepoids. Le fléau devrait revenir à l'état d'équilibre. Il ne faut jamais régler le contrepoids en vue de compenser pour un rapport de fléau mal configuré. Les contrepoids de la balance mise à l'essai ne doivent pas être réglés (voir MEN-29).

Répéter les essais avec chacun des autres contrepoids. Il peut être impossible d'appliquer une quantité suffisante d'étalons au contrepoids plus gros. Étant donné que le rapport a déjà été établi pour cet appareil, cette étape n'est pas nécessaire pour tous les contrepoids.

Remarque : le fléau doit toujours être verrouillé au moment d'appliquer la charge sur la balance ou de l'enlever.

1.5 Imprimante de type enregistreur

Auparavant, bon nombre de fléaux plus grands étaient équipés d'imprimantes de type enregistreur. Si elles sont toujours en service, ces imprimantes devraient être vérifiées pendant une inspection. La précision de l'imprimante doit être revérifiée à plusieurs endroits le long du fléau.

Méthode

Positionner le contrepoids à l'endroit souhaité sur le fléau. Insérer un billet dans l'imprimante, appuyer fermement sur la poignée de l'imprimante puis relâcher et enlever le billet. La valeur imprimée devrait correspondre à l'emplacement du poids sur le fléau. Le balance n'a pas besoin d'être chargée pour cet essai.

2.0 Bascule à cadran, à tambour et à cadran en éventail (indicateur intégré)

La bascule à levier mécanique peut comporter un cadran (un tambour ou un cadran en éventail) pour équilibrer la force produite par le levier. La cadran peut être doté d'un fléau à tare, d'un fléau à portée maximale et/ou de poids additionnels (poids unitaires). On considère que le cadran est un indicateur électronique puisque que sa lecture est possible sans l'intervention de l'utilisateur. Cependant, si l'on utilise un fléau à portée maximale ou des poids additionnels, ces poids doivent être ajoutés à l'indication du cadran pour obtenir le poids total. Lorsqu'on utilise un fléau de tare, le poids total est équivalent au poids net étant donné que la tare a déjà été soustraite avant de faire la lecture du poids. Le fléau de tare n'est pas conçu pour effectuer la mise à zéro d'une balance à vide. L'illustration est représentative d'un indicateur à cadran type seulement. Les cadrans n'ont pas tous la totalité des caractéristiques illustrées ci-dessous.

L'illustration est représentative d'un indicateur à cadran type seulement. Les cadrans n'ont pas tous la totalité des caractéristiques tel qu'éxpliquées dans la section 2.0.

2.1  Équilibre à zéro

Il y a plusieurs façons de mettre à zéro une balance avec indicateur intégré. Le réglage du zéro brut s'effectue au moyen de la boîte à grenailles et de la boîte de chargement. La mise à zéro de la balance à cadran s'effectue habituellement au moyen d'une vis qui traverse le boîtier du cadran. Elle sera habituellement recouverte d'une petite plaque qui doit être poussée de côté pour donner accès à la vis de réglage.

Dans le cas d'une bascule à cadran en éventail, le réglage du zéro brut s'effectue en réglant la charge dans la boîte à grenailles, habituellement située sous le plateau de la bascule. Pour certains appareils, la mise à zéro peut s'effectuer au moyen d'une vis extérieure, traversant souvent le boîtier de la bascule.

2.2 Portée de la bascule

La portée de la bascule devrait être testée au moyen des étalons d'essai que l'on possède. Les essais doivent s'étendre du 0 à la portée maximale. Toutes les fois que l'on ajoute ou que l'on enlève des poids d'une bascule à cadran de grande portée, il faut s'assurer de verrouiller le cadran pour ne pas endommager le mécanisme. Une attention particulière doit être portée aux essais des quadrants.

2.3 Mise à l'essai des quadrants

En plus du rapport global de l'infrastructure, les bascules à cadran à pendules et contrepoids sont conçus pour permettre les réglages individuels de chacun des quadrants. Ces réglages sont relativement indépendants d'un quadrant à l'autre.

Méthode

En plus de tous les autres essais, utiliser des poids équivalents à environ 25 %, 50 %, 75 % et 100 % de la portée du cadran pour vérifier le réglage des quadrants.

2.4 Fléau de tare et fléau à portée maximale

Les fléaux de tare (habituellement non marqués) et les fléaux à portée maximale (marqués) sont des fléaux dotés de curseurs coulissants que l'on retrouve habituellement sur les bascules à cadran à indicateur intégré. Les fléaux de tare permettent de soustraire la tare des poids appliqués avant de déterminer le poids net. Les fléaux à portée maximale servent à accroître périodiquement la capacité de pesage de la bascule à cadran. Ces deux fléaux influencent la portée totale de l'appareil et doivent, par conséquent, faire l'objet d'essais.

Méthode

Les fléaux de tare sans marquage servent à soustraire le poids d'un contenant (tare). Pour ce faire, placer le contenant sur la bascule et déplacer le contrepoids du fléau de tare le long du fléau jusqu'à ce que le cadran indique zéro. Puis, verrouiller le contrepoids à cette position. Comme le fléau est habituellement non marqué, le poids de la tare est inconnu.

Les fléaux à portée maximale comporteront des indications de portée additionnelle, même si habituellement ils ne comportent que quelques très grandes divisions (équivalentes à la portée du cadran ou à une fraction de celle-ci). Ces fléaux doivent être testés de la même façon que les balances à fléau. C'est-à-dire qu'une charge équivalant à la portée maximale du fléau de tare à doit être appliquée à l'élément récepteur de charge et que le poids doit être déplacé pour indiquer la même charge. Le cadran devrait indiquer une charge zéro. Cet essai peut être effectué en tout temps pendant les essais de l'appareil. Dans tous les cas, le poids indiqué sur le cadran doit être égal à la charge réelle sur l'élément récepteur, moins la valeur indiquée sur le fléau de tare.

Étant donné que les deux fléaux augmentent la portée globale de la bascule, ces derniers doivent être utilisés pour faire les essais de la bascule. Une portée suffisante doit être ajoutée à l'élément récepteur de charge de sorte que le fléau de tare et le fléau à portée maximale (s'il y a lieu) soient utilisés à leur pleine portée. La portée du cadran restante est ensuite mise à l'essai. La charge additionnelle compensée par le fléau de tare et le fléau à portée maximale doit être laissée sur l'appareil pendant l'essai.

2.5 Poids additionnels

Les bascules à cadran de grande portée peuvent être dotées de poids additionnels (quelques fois appelées les poids unitaires) pour accroître la portée globale de la balance. Chaque poids additionnel doit être étalonné adéquatement pour que la deuxième étendue et les étendues subséquentes soient configurées adéquatement en fonction de l'appareil. Les poids additionnels seront ajoutés dans la boîte de chargement, un à un, pour augmenter la portée de la bascule. Les poids additionnels sont habituellement configurés pour égaler l'étendue totale du cadran. C'est-à-dire, l'ajout d'un poids additionnels augmentera la capacité de pesage de l'appareil d'une quantité égale à la portée du cadran. Dans la plupart des cas, l'indication pondérale sur le cadran augmentera pour correspondre au nombre de poids additionnels ajoutés.

Méthode

En débutant avec la première étendue (aucun poids additionnel), charger la bascule à 100 % de la portée du cadran. Prendre note de toute erreur. En laissant la charge sur la bascule, utiliser le premier jeu de poids additionnels. Si la balance est dotée d'un indicateur pondéral variable, l'indication devrait changer et refléter la nouvelle portée de l'appareil. L'aiguille du cadran devrait revenir au début de l'étendue. Faire l'essai sur l'étendue totale du cadran une fois de plus. Répéter l'essai pour chaque jeu de poids additionnels.

Les rapports du levier et du cadran ne doivent pas être réglés lorsque des poids additionnels sont utilisés pour éviter d'introduire une erreur sur la première étendue (aucun poids additionnel) de la bascule.

2.6 Imprimantes

Même si ce n'est pas fréquent, certaines balances à cadran sont dotées d'imprimantes mécaniques. Si ces dernières sont toujours en utilisation, elles doivent faire l'objet d'essais durant l'inspection de la bascule.

Méthode

Insérer un billet dans l'imprimante et lancer une impression. Le billet imprimé doit indiquer le même poids que celui affiché sur le cadran. Répéter cet essai à plusieurs reprises pendant l'inspection en portant une attention particulière à l'impression lorsque des poids additionnels sont utilisés. Le type d'imprimante n'imprime pas habituellement les unités et autres renseignements. Tout autre renseignement obligatoire doit être pré-imprimé sur le billet.

2.7 Indicateurs à fenêtre

Certaines balances se distinguent des autres en ce sens qu'au lieu d'indiquer le poids à l'aide d'une aiguille, c'est le cadran en entier qui tourne en fonction de la charge appliquée. Le cadran de ces appareils est complètement recouvert à l'exception d'une petite fenêtre qui permet la lecture de la charge appliquée. Habituellement, on peut y voir plusieurs divisions de poids et le poids réel est indiqué par une aiguille fine ou un pointeur. Les essais précédents s'appliquent au besoin.

2.8 Balances à cadran en éventail

Les balances à cadran en éventail sont semblables aux bascules à cadran, sauf que l'aiguille se déplace à l'intérieur d'un arc allant de 0 à la portée maximale de l'appareil. On retrouve habituellement ces indicateurs sur des appareils de faible portée. Les balances à cadran en éventail peuvent simplement indiquer le poids ou comporter des cartes de calcul. Certaines balances que l'on appelle communément « trieuses pondérales » peuvent comprendre un éventail qui indique approximativement la valeur supérieure ou inférieure au poids cible. Dans ce cas, l'éventail n'est pas gradué à l'aide des valeurs pondérales réelles. Les essais précédents s'appliquent au besoin.

Autres méthodes

Effectuer un examen visuel pour voir si l'aiguille est pliée près du point d'appui. Le cas échéant, elle semblera déformée. Cela est plus visible avec les balances à cadran en éventail dotées d'une aiguille fine et de cartes de calcul. S'assurer que la balance retourne à la position zéro. Dans certains cas, les aiguilles déformées ont été réajustées manuellement à zéro au lieu d'être réparées ou remplacées. Souvent, l'éventail de ces balances ne permet pas d'indiquer la portée totale de la balance. Cela peut être vérifié en déposant la charge maximale de la balance sur l'élément récepteur et en s'assurant que la balance indique adéquatement la charge.

S'assurer que l'aiguille fine est intacte. Charger la balance et vérifier les cartes de calcul s'il y a lieu.

2.9 Balances à tambour

Les balances à tambour utilisent un tambour pré-imprimé monté à l'horizontal pour afficher le poids. Souvent, l'impression sur le tambour comprend les renseignements relatifs au calcul du prix. Le poids est affiché dans une fenêtre et le calcul du prix est imprimé sur le tambour et habituellement lu à l'aide d'une aiguille fine. Les essais précédents s'appliquent au besoin.

Autres méthodes

S'assurer que le tambour tourne sur lui-même de façon régulière et sans à-coups. Vérifier que le tambour n'est pas bosselé, ce qui pourrait entraîner une erreur de lecture. S'assurer que l'aiguille fine est intacte et montée horizontalement à travers le tambour.

3.0 Divers

3.1 Différents dispositifs indicateurs

Un grand nombre de balances mécaniques font appel à une combinaison d'indicateurs. Cela peut comprendre des fléaux combinés à des cadrans ou à des éventails. Les contrepoids et les poids commerciaux peuvent aussi être utilisés. Tous les types d'indicateurs doivent faire l'objet d'essais indépendants et d'essais combinés pour vérifier l'exactitude de l'indication.

Bon nombre de balances sont dotées d'un dispositif d'affichage électronique à deux écrans. Le cas échéant, l'inspecteur doit s'assurer de la concordance de l'affichage sur les deux écrans. Contrairement au dispositif d'affichage électronique, il arrive souvent que les deux indicateurs d'un dispositif d'affichage mécanique ne concordent pas.

Les fléaux doivent être examinés visuellement pour s'assurer que le marquage est adéquat et lisible. Ils doivent être droits et bien alignés.

3.2 Dispositif d'affichage électromécanique

Même si cela n'est plus fréquent, certaines balances mécaniques étaient dotés auparavant d'un dispositif d'affichage électronique et d'un dispositif d'affichage mécanique auquel cas il fallait désactiver le dispositif d'affichage électronique pour utiliser le dispositif d'affichage mécanique. Pour ce faire, on utilise un microcontact situé sur l'anneau de calage du fléau.

3.3 Amortissement (amortisseur d'oscillations)

La plupart des balances à cadran et des balances à cadran en éventail, et certaines balances à fléau incorpore une méthode pour amortir le mouvement de l'indicateur. Dans plusieurs cas, il s'agit d'un amortisseur d'oscillations rempli de liquide (habituellement de l'huile). Il ne faut pas incliner ni retourner une balance dotée d'un amortisseur afin d'éviter de renverser l'huile. Le mouvement d'oscillation de l'indicateur pendant la lecture de l'appareil prend plus de temps à s'immobiliser, lorsque l'amortisseur d'oscillations est vide ou sec. Il arrive parfois que l'huile ait durci et colle, nuisant ainsi au mouvement de l'indicateur, ce qui entraînera presque certainement des erreurs de lecture. D'autres dispositifs d'amortissement sont aussi utilisés, comme les amortisseurs magnétiques. Dans tous les cas, le dispositif d'amortissement doit être vérifié pour s'assurer qu'il fonctionne adéquatement et qu'il ne pourra bloquer la balance et conduire à des indications pondérales erronées.

3.4 Pivots et paliers

On remarque que les balances à pivots et à paliers sont souvent brisées ou qu'elles ont des pièces manquantes. Ces balances devraient faire l'objet d'une vérification visuelle durant leur inspection pour s'assurer qu'elles sont en bon état et appropriées à l'appareil en question. On remarque qu'il manque souvent des paliers à l'élément récepteur de charge inférieur des balances communément appelées balances de comptoir. Ces paliers peuvent être difficiles à trouver et ils sont souvent remplacés par des pièces fabriquées à la main. Ils doivent être usinés aux bonnes dimensions et durcis pour assurer le bon fonctionnement de l'appareil. Des paliers de mauvaise facture ne sont pas convenables, car ils échouent souvent à l'essai d'excentricité. La détérioration des paliers et des pivots peut être catastrophique et il faut veiller particulièrement à ce que la charge demeure stable dans le cas où une pièce tombe pendant les essais.

Souvent, les pivots sont dotés d'une plaque antifriction qui empêche le mouvement latéral du pivot sur le palier. Ces plaques doivent être présentes et en bon état.

Dans le but d'incorporer à la balance un système d'autovérification des pivots, certains fabricants ont utilisés des pivots de type à roulement à billes. Ces billes sont disposées dans des coupes durcies. Leur disposition permet un mouvement latéral contrôlé avec un retour automatique à une position centrale ou neutre. Il incombe à l'inspecteur de s'assurer que toutes les billes sont toujours présentes et en bon état.

Les balances doivent comporter des tiges de retenue qui ne coincent pas l'élément récepteur de charge. Il faut régler les tiges de retenue qui ne sont pas libres. Elles ne doivent pas simplement être enlevées.

3.5 Contrepoids ou poids proportionnels

Un des problèmes communs est le rapport inapproprié des contrepoids pour l'appareil. Au moment de vérifier la condition générale des poids et afin de s'assurer que les poids de réglage sont toujours en bon état, il est important de noter que le ratio est adéquat pour l'appareil à l'essai, sinon il peut en résulter d'importantes erreurs de mesure. Ces poids devraient être inscrits sur le certificat d'inspection et enlevés de l'appareil.

3.6 Verrous pour balances à fléau et à cadran

Il faut toujours verrouiller la balance à fléau ou à cadran au moment d'ajouter ou d'enlever une importante charge de l'élément récepteur de charge sous peine d'endommager l'appareil. Déverrouiller la balance à fléau ou à cadran avec soin, seulement après s'être assuré que les paramètres sont adéquats pour la charge à peser, afin que l'indicateur ne bloque pas brusquement sous une charge excessive.

3.7 Leviers

Les balances à leviers utilisent un système de leviers monté sur des pivots et des paliers. Différents types de leviers sont utilisés couramment. Une inspection visuelle doit être effectuée pour s'assurer que les leviers sont alignés les uns par rapport aux autres et qu'il n'y a aucune possibilité de blocage de l'appareil au moment de son utilisation. Contrairement aux balances entièrement électroniques, les balances à leviers comportent plusieurs pièces mobiles.

3.8 Montage et installation

Les fléaux et les cadrans utilisés sur des balances de grande capacité doivent être solidement assujettis sur une base rigide. Elles sont souvent installées sur le plancher d'un bâtiment de pesage. Tout mouvement relatif du plancher dans la zone où se trouve l'indicateur se soldera pas une indication erronée ou non reproductible pendant l'utilisation de l'appareil.

3.9 Tabliers (éléments récepteurs de charge)

Les tabliers en bois doivent être inspectés avec soin avant de commencer les essais. Ils peuvent s'être détériorés au point de ne plus pouvoir supporter une charge d'essai sans danger. À première vue, cette détérioration n'est pas toujours visible. Les ponts-bascules dotés de tabliers comprennent habituellement des planches intercalaires longitudinales conçues pour supporter les pneus du véhicules. Ces planches sont soutenues par le châssis principal de l'élément récepteur de charge et sont, par conséquent, l'endroit où la charge doit être déposée. En aucun cas, un véhicule ne doit se trouver ailleurs sur les planches transversales par exemple.

Révision

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