Recherche et statistique sur la petite entreprise

Principales statistiques relatives aux petites entreprises - juillet 2005

Combien d'entreprises apparaissent et disparaissent chaque année?

Des milliers d'entreprises commencent ou cessent leurs activités au cours d'une année. Il n'est pas facile de suivre ces entrées et ces sorties. Le Programme d'analyse longitudinale de l'emploi (PALE) de Statistique Canada est la meilleure source à ce sujet; il permet d'établir des tableaux pour comparer le nombre d'entreprises pour une année de référence avec celui de l'année suivanteNote 2. Si on constate qu'une entreprise existe au cours de l'année de référence, mais qu'elle n'existe plus l'année suivante, il s'agit d'une « sortie ». Dans le cas contraire, il s'agit d'une « entrée ». Bien que d'autres raisons pourraient expliquer l'absence d'une entreprise dans le Registre pour l'une ou l'autre de ces annéesNote 3, ces données offrent une bonne vue d'ensemble du roulement des entreprises qui voient le jour et de celles qui disparaissent.

Les données du PALE sont fondées sur l'information fournie par les employeurs au sujet des retenues salariales (feuillets T4) et ne couvrent donc que les entreprises employeuses. L'unité de comptage d'un « employé » utilisée dans ces tableaux est l'unité de travail individuelle, unité de mesure dérivée selon laquelle une unité équivaut à un employé. Si l'employé reçoit un feuillet T4 au cours d'une année, on lui attribue une unité de travail individuelle. S'il en reçoit plus d'un, son « unité » est répartie entre plusieurs entreprises au prorata des revenus gagnés. Toutefois, comme les heures de travail ne sont pas prises en compte, on n'établit aucune distinction entre les travailleurs à plein temps et à temps partiel.

Le figure 2 illustre le nombre de PME (entreprises comptant de 1 à 499 employés) qui ont commencé ou cessé leurs activités, de 1991 à 2002. Pendant la première moitié de cette période, le nombre annuel d'entrées est passé d'environ 135 000 à un sommet de 146 000 en 1996-1997. Par la suite, il a diminué de façon régulière pour revenir au niveau du début de la période, soit 135 000. Le nombre annuel de sorties s'est situé entre 130 000 et 135 000 au début des années 90. Toutefois, l'économie a cessé de croître au milieu de années 1990 et il a grimpé à 143 000 en 1995-1996. Après cette pointe, le nombre de sorties a chuté et il est demeuré autour de 127 000 chaque année jusqu'en 2002. Le nombre net d'entrées s'est établi à environ 8 800 de 1991 à 2002, mais il a été presque nul en 1991-1992.

Figure 2 : Entrées et sorties des entreprises canadiennes de 500 employés ou moins, et croissance du PIB, de 1991-1992 à 2001-2002

Figure 2 : Entrées et sorties des entreprises canadiennes de 500 employés ou moins, et croissance du PIB, de 1991-1992 à 2001-2002

Source : Statistique Canada, tableaux spéciaux de données provenant du Programme d'analyse longitudinale de l'emploi (PALE), 1991-2002; Comptes nationaux des revenus et dépenses.

Le figure 2 illustre aussi les entrées et les sorties par rapport à la croissance du PIB réel, qui est une mesure de l'état de l'économie et de sa capacité de produire des biens et d'offrir des services. Le nombre d'entrées a augmenté au début et au milieu des années 1990, mais il a diminué après 1996. En revanche, le nombre de sorties a été plus cyclique au cours de cette période et montre une corrélation inverse avec la croissance du PIB. Le nombre net d'entrées indique aussi une corrélation inverse avec la croissance du PIB. Sa variation est davantage liée à celle du nombre de sorties que du nombre d'entrées. Il y a donc lieu de croire que le cycle économique influe davantage sur le taux de sortie et de survie que sur le taux d'entrée.

Statistiques sur les faillites

Seul un petit nombre d'entreprises qui cessent leurs activités déclarent faillite. En moyenne, au cours des 13 dernières années, le nombre de faillites au Canada s'est chiffré à approximativement 12 000 par année. Le nombre de faillites a graduellement augmenté, passant d'environ 11 000 en 1990 à un sommet de plus de 14 000 en 1996. Depuis, le nombre de faillites a régressé, se situant à environ 8 100 en 2004.

Des statistiques détaillées sur les faillites d'entreprises et le passif en cause sont régulièrement présentées dans le Bulletin trimestriel sur la petite entreprise d'Industrie Canada. Elles peuvent également être obtenues en consultant le site Web du Bureau du surintendant des faillites (http://www.bsf.ic.gc.ca).



Note 2. Statistique Canada publiait autrefois des données sur les entrées et les sorties dans Variations de l'emploi, qui reposait sur les données provenant du Programme d'analyse longitudinale de l'emploi (PALE). Or, comme Variations de l'emploi n'est plus publié, on a commandé des tableaux spéciaux à partir du fichier du PALE pour obtenir des données sur les entrées et les sorties. Ces nouvelles données sont compatibles avec celles présentées dans les éditions précédentes de Principales statistiques relatives aux petites entreprises; Les données tirées du PALE et de Variations de l'emploi sont pratiquement identiques pour la période comprise entre 1991-1992 et 1998-1999.

Note 3. La réorganisation d'une entreprise peut se traduire par un changement de nom, une fusion, le fractionnement de la liste de paie ou d'autres changements. Dans la mesure du possible, les données qui pourraient être interprétées à tort comme des entrées ou des sorties sont supprimées. Il arrive qu'une véritable sortie résulte de certaines fusions, lorsqu'un propriétaire décide de faire cesser les activités d'une entreprise parce qu'elle a fait faillite ou pour diverses autres raisons. Pour plus d'information sur les faillites, consulter le paragraphe Statistiques sur les faillites.