Principales statistiques relatives aux petites entreprises - juillet 2005
Combien de temps les petites entreprises survivent-elles?
La survie des entreprises dépend de nombreux facteurs. La situation géographique, le type d'industrie ainsi que la taille et l'âge de l'entreprise sont quelques-uns des aspects qui influencent la longévité de celle-ci. Des facteurs externes à l'entreprise entrent également en jeu, comme les influences du marché (nombre et taille des concurrents, nouvelles entreprises) ainsi que la conjoncture économique globale.
Une façon d'évaluer la durée de vie des petites entreprises consiste à calculer leur probabilité de survie à partir des facteurs prévisibles. Les résultats ainsi obtenus sont plus utiles qu'un simple calcul de la durée de vie moyenne des entreprises, car la majorité des nouvelles entreprises ne restent pas en activité très longtemps. La probabilité de survie est exprimée en pourcentage des entreprises qui poursuivent leurs activités lorsqu'elles atteignent un âge donné. Le tableau 4 donne les taux de survie des nouvelles entreprises, par région, pour deux classes d'entreprises : les micro-entreprises (moins de 5 employés) et les autres petites entreprises (de 5 à 99 employés). Les données représentent les entreprises qui ont amorcé leurs activités entre 1984 et 1995; par conséquent, l'âge maximal observé est de 11 ans. Le tableau révèle, par exemple, que 30 % des micro-entreprises qui ont lancé leurs activités dans les provinces de l'Atlantique sont restées sur le marché au moins quatre ans.
Le pourcentage d'entreprises qui survivent après un, deux et trois ans décline rapidement. Autrement dit, le taux d'échec est élevé au cours des premières années. La tendance est encore plus marquée dans le cas des micro-entreprises. Même après les trois premières années, le taux de survie des microentreprises reste bien inférieur à celui des autres petites entreprises. Une des explications possibles est que les micro-entreprises nécessitent un investissement moins élevé, ce qui les incite à prendre davantage de risques, d'où une plus grande probabilité d'échec.
Les taux de survie des micro-entreprises sont systématiquement plus bas dans la région de l'Atlantique qu'ailleurs, quel que soit l'âge des entreprises. Ils y sont aussi parmi les plus bas dans le cas des autres petites entreprises. Le taux de survie des petites entreprises est également bas dans les Prairies. Comme le montre le tableau 4, les taux de survie des petites entreprises du Québec, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique sont très similaires, pour les entreprises de tout âge et des deux catégories de taille.