Principales statistiques relatives aux petites entreprises - juillet 2006
Combien d'entreprises apparaissent et disparaissent chaque année?
Des milliers d'entreprises commencent ou cessent leurs activités au cours d'une année. Il n'est pas facile de suivre ces entrées et ces sorties. La meilleure source d'information à cet égard est le Programme d'analyse longitudinale de l'emploi (PALE) de Statistique Canada, qui permet d'établir des tableaux afin de comparer les entreprises d'une année de référence avec celles de l'année suivanteNote 3. Si l'on constate qu'une entreprise qui existait au cours de l'année de référence n'est plus en activité l'année suivante, il s'agit d'une « sortie ». Dans le cas inverse, il s'agit d'une « entrée ». Bien que d'autres raisons pourraient expliquer l'absence d'une entreprise pour l'une ou l'autre de ces annéesNote 4, ces données offrent une bonne vue d'ensemble du roulement des entreprises qui voient le jour et de celles qui disparaissent.
Les données du PALE sont fondées sur l'information fournie par les employeurs au sujet des retenues salariales (feuillets T4) et ne couvrent donc que les entreprises employeurs. L'unité de comptage d'un « employé » utilisée dans ces tableaux est l'unité de travail individuelle, unité de mesure dérivée selon laquelle une unité équivaut à un employé. Si l'employé reçoit un feuillet T4 au cours d'une année, on lui attribue une unité de travail individuelle. S'il reçoit plus d'un feuillet T4, son « unité » est répartie entre les différentes entreprises au prorata des revenus gagnés. Toutefois, comme les heures de travail ne sont pas prises en compte, on n'établit aucune distinction entre les travailleurs à plein temps et ceux à temps partiel.
La figure 2 illustre, pour chaque année comprise entre 1991 et 2003, le nombre de PME (entreprises comptant de 1 à 499 employés) qui ont commencé ou cessé leurs activités. Pendant la première moitié de cette période, le nombre annuel d'entrées est passé d'environ 135 000 à un sommet de 146 000 en 1996-1997. Par la suite, il a diminué de façon régulière pour revenir au niveau du début de la période, soit 135 000, avant d'augmenter légèrement au cours des trois dernières années. Le nombre annuel de sorties s'est situé entre 130 000 et 135 000 au début des années 1990. Toutefois, l'économie a cessé de croître au milieu des années 1990 et le nombre de sorties a atteint une pointe de 143 000 en 1995-1996, après quoi il a chuté pour s'établir autour de 125 000 chaque année jusqu'en 2003. Le nombre net d'entrées s'est chiffré à environ 8 800 par an de 1991 à 2003, mais il a été presque nul en 1991-1992.
La figure 2 montre aussi les entrées et les sorties par rapport à la croissance du PIB réel, qui est une mesure du taux d'expansion de l'économie et de sa capacité à produire des biens et à offrir des services. Après avoir augmenté au début et au milieu des années 1990, le nombre d'entrées a commencé à diminuer après 1996-1997, puis il a augmenté de nouveau après 2000-2001. En revanche, le nombre de sorties a été plus cyclique au cours de ces années, et il est en corrélation inverse avec la croissance du PIB. Le nombre net d'entrées est aussi en corrélation inverse avec la croissance du PIB. Il y a donc lieu de croire que le cycle économique influe davantage sur le taux de sortie et de survie que sur le taux d'entrée.
[Description de la figure 2]
Sources : Statistique Canada, tableaux spéciaux de données provenant du Programme d'analyse longitudinale de l'emploi (PALE), de 1991-1992 à 2002-2003; Comptes nationaux des revenus et dépenses, de 1991 à 2003.
Statistiques sur les faillites
Seule une faible proportion des entreprises qui cessent leurs activités déclarent faillite. En moyenne, au cours des 13 dernières années, le nombre de faillites commerciales au Canada s'est chiffré à approximativement 12 000 par année. Il a graduellement augmenté, passant d'environ 11 000 en 1990 à un sommet de plus de 14 000 en 1996. Depuis, le nombre de faillites a régressé pour s'établir à environ 7 500 en 2005.
Des statistiques détaillées sur les faillites commerciales et le passif connexe sont régulièrement présentées dans le Bulletin trimestriel sur la petite entreprise d'Industrie Canada. On peut également les trouver dans le site Web du Bureau du surintendant des faillites (http://www.bsf.ic.gc.ca).
Note 3. Statistique Canada publiait autrefois des données sur les entrées et les sorties dans Variations de l'emploi, publication qui reposait sur les données provenant du Programme d'analyse longitudinale de l'emploi (PALE). Or, comme cette publication ne paraît plus, on a commandé des tableaux spéciaux à partir du fichier PALE pour obtenir des données sur les entrées et les sorties. Ces nouvelles données concordent avec celles présentées dans les éditions précédentes de Principales statistiques relatives aux petites entreprises. Les données tirées du PALE et de Variations de l'emploi sont pratiquement identiques pour la période allant de 1991-1992 à 1998-1999.
Note 4. La réorganisation d'une entreprise peut se traduire par un changement de nom, une fusion, le fractionnement de la liste de paie ou d'autres changements. Dans la mesure du possible, les données qui pourraient être interprétées à tort comme l'indication d'une entrée ou d'une sortie sont supprimées. Il arrive qu'une véritable sortie résulte de certaines fusions, lorsqu'un propriétaire décide de cesser les activités d'une entreprise parce qu'elle a déclaré faillite ou pour diverses autres raisons. Pour obtenir plus d'information sur les faillites, consulter l'encadré Statistiques sur les faillites.