Principales statistiques relatives aux petites entreprises - juillet 2006
Combien de petites entreprises font des affaires électroniques?
Une entreprise qui fait des affaires électroniques « mise sur Internet pour offrir ou échanger des informations et tire son chiffre d'affaires, en totalité ou en partie, d'opérations sur Internet ou de la production ou de la vente, ou des deux, de produits ou de services liés à Internet »Note 19 En plus des achats et des transactions en ligne (que l'on désigne par l'expression « commerce électronique »), les affaires électroniques englobent la gestion de portefeuille, l'établissement de plans d'affaires et les communications Internet ou intranet entre une entreprise et ses clients, ses fournisseurs et ses autres partenaires.
L'adoption des affaires électroniques peut offrir de nombreux avantages à une entreprise, peu importe sa taille. L'utilisation d'Internet en tant qu'outil d'affaires permet d'améliorer la coordination dans le processus de production, d'améliorer la communication avec les fournisseurs et les clients, d'optimiser les sources d'approvisionnement et d'accroître la présence d'une entreprise sur le marché. Toutefois, la mesure dans laquelle les entreprises font des affaires électroniques, et les fins ainsi visées, varient considérablement en fonction de la taille.
Les données sur les affaires électroniques proviennent de diverses sources, qui sont souvent contradictoires. Ces divergences tiennent au fait que les résultats des enquêtes sur les affaires électroniques sont très sensibles à la sélection de l'échantillon et au moment où l'enquête est menée. La source la plus fiable de données sur les affaires électroniques est l'Enquête sur le commerce électronique et la technologie (ECET)Note 20 de Statistique Canada, qui porte sur plus de 21 000 entreprises. Pour les besoins de cette enquête, les petites entreprises ont moins de 20 employés, les moyennes entreprises en comptent entre 20 et 99 (499 pour le secteur de la fabrication) et les grandes en ont 100 ou plus (500 ou plus pour le secteur de la fabrication). Le tableau 15 est fondé sur les résultats de l'ECET.
Le simple fait de disposer d'une connexion Internet ne signifie pas qu'une entreprise fait des affaires électroniques, mais il peut servir d'indicateur de la pratique des affaires électroniques, car il s'agit d'une exigence minimale pour participer aux affaires électroniques sous pratiquement toutes leurs formes. Le taux de connexion des petites entreprises va en augmentant, mais celles-ci continuent d'accuser un retard par rapport à leurs homologues de moyenne ou grande taille, tant au chapitre du taux de connexion que des différents modes d'utilisation d'Internet en affaires. Le taux de connexion global des entreprises se chiffrait à 82 % en 2004, mais les petites entreprises accusaient un retard marqué (79 %), comparativement aux moyennes et aux grandes entreprises (respectivement 96 % et 99 %). Toutefois, les petites entreprises ont réduit ces dernières années l'écart qui les sépare des moyennes et des grandes entreprises.
La proportion d'entreprises dotées d'un site Web augmente également en fonction de la taille de l'entreprise. Comparativement aux petites entreprises (32 %), les moyennes et les grandes entreprises étaient plus de deux fois plus nombreuses (respectivement 69 et 79 %) à posséder un site Web en 2004. Au cours des quatre dernières années, la proportion d'entreprises dotées d'un site Web s'est accrue dans toutes les tailles d'entreprise.
Le pourcentage d'entreprises qui achètent ou vendent en ligne augmente manifestement en fonction de la taille. En outre, le nombre d'entreprises qui achètent en ligne a augmenté au cours des dernières années et elles sont environ cinq fois plus nombreuses que celles qui vendent en ligne et ce, pour toutes les catégories d'effectif. La proportion d'entreprises qui vendent en ligne n'a guère changé depuis 2001, mais le nombre de PME qui achètent en ligne a doublé. Ainsi, en 2004, seulement 7 % des petites entreprises vendaient en ligne, alors que 40 % y faisaient des achats. Pour les moyennes entreprises, ces proportions étaient de 12 % et de 59 % respectivement et pour les grandes entreprises, elles étaient de 13 % et de 62 %. Ces chiffres s'expliquent par le fait que les coûts associés à l'aménagement d'un site Web pour la vente en ligne sont élevés comparativement aux coûts associés à l'achat en ligne.
Les petites entreprises du secteur des services font généralement davantage de commerce électronique que celles du secteur des biens. Toutefois, dans toutes les industries, les petites entreprises sont moins actives à cet égard que leurs homologues de moyenne ou grande taille.
Note 19. Pour une progression rapide — Comment faire du Canada un leader dans l'économie sur Internet, Rapport de la Table ronde sur les possibilités des affaires électroniques canadiennes, janvier 2000, p. 11.
Note 20. Le niveau minimal de recettes qu'une entreprise doit avoir pour participer à l'Enquête sur le commerce électronique et la technologie (ECET) de Statistique Canada varie entre 150 000 $ et 250 000 $ par an, selon l'industrie. Les entreprises qui n'ont aucun employé à temps plein mais qui respectent le critère de recettes minimales sont incluses dans l'Enquête. Ces entreprises regroupent les travailleurs indépendants sans aide rémunérée, les entreprises saisonnières et les entreprises virtuelles.