Recherche et statistique sur la petite entreprise

Novembre 2011, vol. 13, n° 3 - Insolvabilité des entreprises

Bannière corporative du Bulletin trimestriel de la petite entreprise - www.ic.gc.ca/trimestrielPME

Bannière du Bulletin trimestriel de la petite entreprise

De nombreuses entreprises ferment leurs portes en raison de chocs externes et d'événements indépendants de leur volonté. En sortant de la récente crise financière et de la récession subséquente, les entreprises canadiennes se sont heurtées à de nombreux problèmes, mais, contre toute attente, on a observé une diminution remarquable du nombre d'insolvabilités d'entreprisesNote 1.

La figure 4 présente le nombre d'insolvabilités d'entreprises au Canada depuis le premier trimestre de 2007. Les niveaux trimestriels d'insolvabilité sur 12 mois ont diminué régulièrement depuis 2007, ce qui contraste avec ce qui est arrivé dans d'autres grandes économies. La situation au Canada est quelque peu particulière, puisque le nombre d'insolvabilités d'entreprises calculé sur 12 mois a continué de diminuer pendant la récession de 2008-2009 (entre le troisième trimestre de 2008 et le deuxième trimestre de 2009). Cette situation est due en partie à deux faits : les PME canadiennes sont axées sur le marché intérieur (seulement 9 % des petites entreprises exportaient en 2007); et la demande intérieure a régressé moins vite que le volume d'exportation pendant la récession (0,5 % par rapport à 4,5 %, en moyenne).

Figure 4 : Nombre d'insolvabilités d'entreprises, du premier trimestre de 2007 au deuxième trimestre de 2011
Figure 4 : Nombre d'insolvabilités d'entreprises, du premier trimestre de 2007 au deuxième trimestre de 2011[Description de la figure 4]
Source : Bureau du surintendant des faillites Canada (www.bsf.ic.gc.ca).

Au deuxième trimestre de 2011, on a enregistré 1 257 insolvabilités d'entreprises au Canada, soit un recul d'environ 10 % par rapport au trimestre correspondant de 2010. Compte tenu de cette tendance, l'économie canadienne est bien partie pour afficher la dixième réduction annuelle consécutive des insolvabilités d'entreprises.

À l'exception du secteur des services publics, toutes les industries productrices de biens ont enregistré une baisse de leur nombre d'insolvabilités au deuxième trimestre de 2011, comparativement au trimestre correspondant de 2010. Dans les industries de services, c'est le secteur de la gestion de sociétés et d'entreprises, celui des services immobiliers, de la location et de la location à bail et celui du commerce de détail qui ont affiché les baisses trimestrielles sur 12 mois les plus fortes. Parallèlement, le secteur de la finance et des assurances et celui des soins de santé et de l'assistance sociale ont enregistré une hausse trimestrielle sur 12 mois du nombre d'insolvabilités d'entreprises.

Fait encourageant, les industries qui enregistrent habituellement les taux d'insolvabilité les plus élevés obtiennent de bons résultats. Du deuxième trimestre de 2010 jusqu'au trimestre correspondant de 2011, le nombre d'insolvabilités dans les industries de la construction, de la fabrication, du commerce de détail et de l'hébergement et des services de restauration — industries où l'on enregistrait habituellement plus de la moitié des insolvabilités d'entreprises — a baissé de 7 %, 8 %, 21 % et 5 % respectivement, ce qui correspond à une baisse globale de 10 %.


Note 1 Les insolvabilités incluent les propositions (c'est-à-dire les propositions de restructuration aux créanciers) et les faillites. Les faillites représentent environ 65 % des cas d'insolvabilité.

Note 2 Source : Programme de recherche sur le financement des PME, Statistique Canada, Enquête sur le financement des petites et moyennes entreprises, 2007.


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