Rapport sur l'examen de la politique nationale sur les pylônes d'antenne
Section F — Annexes A, B, C, D, E & F
Annexe A — Opinions tirées des groupes de discussion en ligne
L'analyse qualitative de l'annexe A a été effectuée par une stagiaire de 3e année, Kirsten Drake-McKnight, à l'Université du Nouveau-Brunswick.
Le groupe de discussion en ligne du site Web sur l'examen de la politique nationale sur les pylônes d'antennes a recueilli les commentaires du 3 septembre au 24 octobre 2003. Environ 165 commentaires ont été affichés, et ils ont été consultés environ 6 800 fois. Même si la plupart des participants étaient des radioamateurs, le grand public, des personnes sensibles aux champs électromagnétiques, des groupes communautaires, et quelques intervenants de l'industrie ont également formulé des commentaires.
Voici un exemple des commentaires affichés dans le cadre du groupe de discussion. Ils sont généralement classés sous l'une des six questions soumises par l'équipe de l'examen de la politique sur les pylônes d'antennes a demandé des commentaires.
1. De quelle façon le processus de consultation local concernant le choix de l'emplacement d'un pylône d'antenne peut-il être amélioré? Quels sont les calendriers d'exécution les plus appropriés pour l'approbation de l'emplacement d'un pylône et pour le règlement des litiges à cet égard?
En général, les participants semblent vouloir s'assurer que la consultation comprendrait un véritable dialogue sur la question. Ils voulaient d'abord et avant tout qu'on leur promette de tenir compte de leurs points de vue avant de prendre des décisions.
« Nous
voulons tous la même
chose : être
entendus et obtenir un examen
juste. »
(Grand
public)
« À mon
avis, la situation ne consiste
pas à se
demander qui est pour ou contre
les pylônes
de téléphonie
cellulaire. Il s'agit plutôt
d'un choix éclairé à propos
de l'emplacement des pylônes.
Ce choix doit refléter
que dans un contexte de grave
déséquilibre
des pouvoirs, les entreprises
et le gouvernement fédéral
tiennent à respecter
les droits des personnes et
des collectivités. »
(Grand
public)
Les participants croient qu'Industrie Canada doit jouer un plus grand rôle dans le processus de consultation.
« C'est étrange,
on voit rarement des représentants
d'Industrie Canada à votre
assemblée
publique locale. Ils brillent
toujours par leur absence. Les
petites municipalités
du Canada pourraient facilement
se faire raconter n'importe
quoi. La présence
d'un représentant
d'Industrie Canada empêcherait
au moins les entreprises de
téléphonie
cellulaire de s'y essayer. »
(Grand
public)
Au sujet du rôle accru d'Industrie Canada :
« La
dernière étape
avant l'octroi d'une licence
propre à un
emplacement devrait consister à établir : "L'autorité locale
responsable de l'utilisation
des sols est-elle pleinement
consciente de ses droits et
connaît/comprend-elle
le processus? Un avocat représentant
l'autorité responsable
de l'utilisation du sol a-t-il signé des
documents à cet
effet?" »
(Radioamateur)
La majorité des participants ont indiqué qu'ils aimeraient qu'un processus de consultation uniformisé soit mis sur pied partout au pays.
« Il
semble évident
que, dans certains coins de
notre merveilleux pays, l'érection
de tout type de pylône
soit devenue une question politique
plutôt
qu'un processus de prise de
décision
rationnel. Selon moi, cela fait
ressortir la nécessité d'adopter
une solide approche centralisée;
une consultation uniformisée
surveillée à l'échelle
fédérale
ne ferait peut-être
pas l'unanimité,
mais elle permettrait au moins
d'être
juste (ou injuste) envers tout
le monde. Nous, le public, avons
besoin de temps pour étudier
ces questions, pour nous informer
et pour informer nos voisins. »
(Grand
public)
« Le
véritable
problème,
c'est qu'il n'y a pas d'uniformité entre
les petites villes ni entre
les provinces. »
(Autre)
« Le
processus de consultation ne
devrait pas durer plus de 90 jours
du début à la
fin, et le processus ainsi que
les lignes directrices devraient être
normalisés
dans l'ensemble du pays. »
(Radioamateur)
Les radioamateurs craignent devoir payer des frais de consultation importants dans certains secteurs.
« Le
processus de consultation doit
tenir compte du type d'utilisation
radio. Si nous (les radioamateurs)
sommes réglementés
par Industrie Canada en tant
qu'entité non
commerciale (c.-à-d. passe-temps sans
but lucratif), aucune politique
ni aucun processus ne pourraient
logiquement exiger de nous des
frais déraisonnables. »
(Radioamateur)
Les radioamateurs sont préoccupés par le fait que les assemblées publiques éveillent souvent des sentiments non fondés et se concentrent davantage sur les opinions que sur les faits. Ils préféreraient que le processus de consultation soit moins « émotif ».
« Je
crois fermement que le personnel
du service d'urbanisme et du
service technique devraient
se charger du processus du début à la
fin. À la
différence
des politiciens, ils sont en
poste longtemps. Les assemblées
locales ouvertes au public,
aux médias,
aux journalistes, à différents "groupes
de payeurs" et à divers "experts" et
de gens atteints du syndrome " pas
dans ma cour"etc.
sont complètement
improductives et chronophages.
Elles ne servent habituellement
qu'à jauger
la colère
du public. Il serait préférable
de mettre sur pied un processus
où les
gens peuvent envoyer leurs questions
et commentaires par écrit à l'avance.
Cela laisserait suffisamment
de temps aux opposants des pylônes
pour y répondre
en détail. »
(Radioamateur)
2. Quels seraient les renseignements les plus utiles aux personnes préoccupées par les installations proposées, et quelle serait la meilleure façon de les leur communiquer?
On a demandé aux radioamateurs de participer à la discussion en raison des difficultés qu'ils ont vécues, à l'échelle locale, avec les politiciens et les résidents, qui connaissent mal les questions techniques relatives aux antennes, aux pylônes, ainsi qu'aux radiofréquences et aux champs électromagnétiques. Les radioamateurs souhaiteraient voir plus d'éducation sur la différence entre les antennes commerciales et amateurs dans le processus de consultation locale. Les groupes communautaires locaux ont également semblé comprendre la différence entre les pylônes commerciaux et amateurs et ont exprimé la nécessité de faire la distinction entre les deux.
« Aux
yeux des municipalités,
les installations de radioamateurs
sont classées
comme étant
du même
type que les installations commerciales.
Les autorités
responsables de l'utilisation
des sols ne font pas la distinction
entre les deux. C'est là le
problème. »
(Radioamateur)
« Je
ne suis pas un radioamateur
(seulement un scientifique qui
a beaucoup travaillé avec
les radiofréquences),
mais en lisant le préambule
du questionnaire de l'Examen
de la politique nationale sur
les pylônes
d'antennes, cela m'a frappé de
constater qu'on avait regroupé à tort
les pylônes
cellulaires et amateurs. »
(Groupe
communautaire local)
Une grande part de la discussion avait trait aux informations qui devraient être fournies en ce qui concerne les pylônes à haut rendement et aux stations cellulaires. On a souligné l'importance des informations de base ainsi que de certaines informations techniques pour éduquer le grand public.
« En
ce qui concerne les pylônes
de transmission à haut
rendement, le public n'a pas
vraiment besoin d'avoir beaucoup
d'information si les antennes
sont situées
dans des régions
non peuplées,
comme l'impose la Loi
sur la radiocommunication.
Dans les rares cas où les
autorités
n'ont pas d'autre choix que
d'envisager la possibilité de
les ériger
en zones habitées,
les personnes qui vivent ou
qui travaillent à proximité de
l'emplacement proposé doivent être
informées
des faits suivants : Autorités : Quels
ordres de gouvernement ont le
pouvoir d'examiner le choix
de l'emplacement, de donner
la permission de construire,
d'inspecter les travaux de construction
et de rectifier les problèmes
de brouillage? Autres
choix de site : Pourquoi envisage-t-on précisément
ce site? Quels autres sites
ont été envisagés?
La colocation a-t-elle été envisagée?
Pour quelles raisons les autres
sites ne convenaient pas (aspect
financier, accès,
etc.)? Santé : Quels
niveaux de puissance de sortie
prévoit-on,
et quels effets de nature thermique
ou non prévoit-on
sur la santé?
Comment ces derniers se conforment-ils aux
exigences du Code de sécurité 6
de Santé Canada? Effets
nocifs : Quels
appareils électroniques
seront touchés,
et comment remédiera-t-on à la
situation? »
(Groupe
communautaire local)
« Dans
tous les cas (haut rendement
et cellulaire), le public doit être
conscient des questions suivantes :
Quel genre d'inconvénients a-t-on considérés
pour le pylône?
Les bruits du vent seront-ils importants?
Quelles sortes de structures
sont installées
sur le site et comment seront-elles intégrées
au paysage? L'équipement énergétique
sur place fera-t-il du
bruit? Qui compensera la perte
de revenus fiscaux et la baisse
de la valeur foncière? »
(Groupe
communautaire local)
« Quels
sont les seuils de tolérance
normaux (radiofréquences/champs électromagnétiques),
comment les mesure-t-on,
avec qui et comment doit-on communiquer
pour demander que l'antenne
soit testée,
qui est responsable de ces tests,
et combien de temps faut-il avant
d'obtenir une réponse
et qu'une mesure subséquente
soit prise? »
(Grand
public)
« Un
règlement
devrait être
pris pour imposer la divulgation
de l'information sur l'émission
de radiodiffusion à grande
puissance. Le demandeur d'une
licence aurait à organiser
une consultation publique en
présence
de représentants
des gouvernements fédéral
et municipal, et un procès-verbal
devrait être
rédigé.
Le processus d'appel public
doit être
simple et pratique. Ce processus
doit avoir une certaine influence
et donner au public une occasion
d'examiner et de renverser les
décisions. »
(Groupe
communautaire local)
Les groupes communautaires locaux semblaient préoccupés par les effets néfastes des pylônes sur la faune, particulièrement sur les oiseaux migrateurs. Les radioamateurs semblaient sceptiques quant aux effets sur les oiseaux et semblaient croire que les lignes directrices actuelles sont suffisantes.
« Les
lignes directrices et les règles
en vigueur sont suffisantes.
Elles n'ont qu'à être
correctement appliquées
et suivies par les deux parties. »
(Radioamateur)
3. De quels moyens disposent-on pour déterminer rapidement si l'installation proposée est susceptible d'engendrer des champs de radiofréquences excédant les limites d'exposition établies dans les zones d'habitation et d'activités humaines?
Nombre de radioamateurs ayant participé au groupe de discussion en ligne étaient convaincus que les stations de base respectent les limites du Code de sécurité 6 de Santé Canada, et y sont généralement inférieures. Toutefois, le grand public est encore préoccupé par les résultats non concluants des études au sujet des effets sur la santé. Les gens veulent en savoir plus sur les tests des niveaux d'exposition et sur la sensibilité aux champs magnétiques.
« Il
semble trop tôt
pour affirmer qu'il n'y a aucun
risque pour la santé...
Les données
semblent ne pas être
assez concluantes pour qu'on
puisse avoir des certitudes
d'un côté comme
de l'autre, ce qui n'a pas empêché les
entreprises de téléphonie
cellulaire ainsi que Cell Phone
Canada de poursuivre leur démarche.
Il y a beaucoup d'informations
sur le Web à ce
sujet. Je n'ai pas les compétences
voulues pour en évaluer
la pertinence, mais j'en ai
trouvé qui
soulevaient certains problèmes
et préoccupations
qui justifient de pousser plus
loin les recherches. »
(Grand
public)
« Je
doute qu'il y ait beaucoup de
gens assez qualifiés
et qui ont poussé leurs
recherches assez loin pour être
certains que personne ne serait
sensible aux champs électromagnétiques
ou à autre
chose. Chacun sait comment sa
peau réagit
après
un coup de soleil. Peut-être
y a-t-il des
situations particulières
qui prédisposent
une personne à être
sensible à certains éléments. »
(Grand
public)
Certains utilisateurs ont également exprimé leurs préoccupations à propos des effets cumulatifs des pylônes.
« Y a-t-il des
effets cumulatifs découlant
de la présence
de plusieurs antennes sur un
même
pylône?
J'ai entendu dire que les fréquences
des antennes diffèrent
selon l'usage, et qu'elles peuvent
donc ne pas avoir nécessairement
d'effets cumulatifs lorsqu'elles
sont installées
les unes à côté des
autres. J'aimerais simplement
savoir si quelqu'un fait le
suivi de tout cela et s'il existe
un processus de surveillance
utile et responsable – quel
est ce processus et qui l'applique? »
(Grand
public)
4. Les autorités locales responsables de l'utilisation du sol et les promoteurs d'antennes pourraient-ils établir des protocoles concernant la planification et l'emplacement et l'aménagement des structures d'antennes, des lignes directrices régissant les aspects visuels et des mécanismes de règlement des différends?
L'industrie des télécommunications croit que les protocoles municipaux peuvent être avantageux, vu que les municipalités reconnaissent les limites de leurs protocoles et respectent l'autorité du gouvernement fédéral.
« Certaines
municipalités
utilisent leurs processus d'examen
des projets à des
fins de consultation, en tenant
compte du fait qu'ils ne sont
pas exécutoires.
Pour d'autres, la réponse
consiste en un protocole créé en
coopération
avec les promoteurs des structures
d'antennes... Un protocole peut
avoir pour effet de réduire
la controverse en définissant
des attentes réalistes,
en reconnaissant l'autorité du
gouvernement fédéral
et en créant
un équilibre
entre les objectifs d'utilisation
des sols des municipalités
et les avantages de la technologie
sans fil. La délégation
des pouvoirs de commenter au
personnel municipal, fondée
sur les protocoles, réduit
le fardeau qui pèse
sur le programme du Conseil
et sur les ressources municipales. »
(Industrie)
Les radioamateurs veulent qu'on établisse une distinction juridique claire entre les pylônes utilisés à des fins commerciales et ceux utilisés à des fins personnelles. Ces distinctions devraient se refléter dans les protocoles municipaux.
« On
doit faire une distinction claire
entre les pylônes
utilisés à des
fins commerciales et ceux utilisés à des
fins "personnelles"… pas
seulement pour la radioamateur,
mais aussi pour la bande publique,
et les antennes de réception
pour la télévision
par satellite, les radiocommunications
terrestres et la télévision. »
(Radioamateur)
« Les
radioamateurs craignent d'être
mis de côté par
un nouveau régime
de réglementation. »
(Radioamateur)
Les radioamateurs ont longuement discuté des avantages communautaires des antennes, particulièrement des pylônes amateurs, pour les services d'urgence. Ils croient qu'au moment d'établir des protocoles locaux, il faudrait tenir compte du potentiel des pylônes relativement aux services d'urgence. (Voir également la question 5).
« Pour être
en mesure d'intervenir en cas
d'urgence comme nous l'avons
fait pour les feux de forêts
en Colombie-Britannique,
les pannes d'électricité en
Ontario, les tempêtes
de verglas en Ontario et au
Québec,
les inondations au Manitoba
et au Saguenay et l'écrasement
de l'avion de Swiss
Air à Peggy's
Cove,
nous devons pouvoir fonctionner
de façon
adéquate.
Notre intervention sera entravée
si des restrictions déraisonnables
sont appliquées
aux pylônes. »
(Radioamateur)
Les groupes communautaires locaux constatent la nécessité d'établir des méthodes d'approbation des pylônes qui reconnaissent la nécessité de l'engagement communautaire.
« À mon
avis, la solution consiste en
un processus d'examen collectif
qui requiert l'intégration
des systèmes
technologiques au milieu bâti
et qui fera parti du système
d'approbation des aménagements
communautaires standards. Nous
ne pouvons passer sous silence
les répercussions
sur la collectivité des
pylônes
de communication et le rôle
que celle-ci peut
jouer pour préserver
nos paysages et nos points de
vue. Je crois que cette reconnaissance
procurera automatiquement d'autres
solutions de rechange plus créatives
et satisfaisantes à l'intégration
des pylônes
au tissu communautaire. »
(Groupe
communautaire local)
Les radioamateurs sont inquiets au sujet des lignes directrices visuelles faisant partie des protocoles locaux. (Voir également la question 6).
« Les
opinions concernant l'impact
visuel sont difficiles à défendre
sur le plan juridique. Même
si je n'aime pas l'apparence
de la remise de mon voisin parce
qu'il l'a peinte en rose clair,
je ne peux pas y faire grand-chose,
car il s'agit d'une préférence
personnelle. C'est la même
chose pour un pylône
placé sur
une propriété privée.
On peut définir
la sécurité de
la structure, comme le fait
le Code de sécurité 6,
mais pas l'apparence. On ne
devrait pas permettre à ce
type d'opinions d'entraver ou
d'affecter le processus d'examen
d'un pylône,
qu'il soit amateur ou pas. »
(Radioamateur)
« Je
n'aime pas les voitures rouillées
de mon voisin, les logements
locatifs, les gens qui peinturent
leur maison en orange (avec
une bordure vert lime autour
des fenêtres),
les fêtes
bruyantes, la musique tonitruante à 3 heures
du matin, etc. Un Trylon sur
pied (avec un mât)
me semble tout à fait
acceptable. »
(Radioamateur)
5. De quelle façon et dans quelle mesure l'utilisation partagée des pylônes peut-elle contribuer à en réduire le nombre?
Le partage et la colocation de pylônes commerciaux semblent être un concept souhaité par la plupart des sous-groupes qui ont participé au groupe de discussion en ligne.
« On
ne peut pas dire que les pylônes
soient agréables à regarder,
mais ils constituent un mal
nécessaire
pour la prestation des services
sans fil. On entend des arguments
techniques relatifs à certaines
discordances de technologies
sur un même
pylône,
mais dans bien des scénarios,
les technologies mixtes et les
bandes de spectre peuvent coexister
sur un même
pylône.
Le partage des pylônes
peut représenter à la
fois un avantage économique
pour les fournisseurs de services
et réduire
l'impact esthétique
négatif
entraîné par
la présence
de pylônes
inutiles... Toutes les mesures
visant à réduire
le nombre de pylônes
sans que cela nuise à la
libre concurrence est la bienvenue;
toutefois, il faut continuer
de respecter des normes de sécurité strictes. »
(Autre)
Le fardeau financier imposé à l'industrie par le partage des pylônes a été réglé, mais de nombreux participants ont maintenu que les municipalités devraient ériger elles-mêmes les pylônes et louer les espaces à l'industrie.
« Les
entreprises de téléphonie
cellulaire peuvent ne pas vouloir
investir des montants faramineux
pour se retrouver seules ou à deux
sur un pylône
conçu
pour quatre à six
antennes, puis devoir attendre
des années
avant que d'autres entreprises
similaires décident
de se joindre à elles
et de payer leur part. »
(Radioamateur)
« Pourquoi
la première
entreprise de téléphonie
cellulaire à occuper
un pylône devrait-elle payer
tous les coûts
de démarrage
d'un pylône
surdimensionné qui
prendra en charge toutes les
antennes des concurrents? Le
feriez-vous? Moi pas. »
(Radioamateur)
« Ou
bien les municipalités
installent les pylônes
et en assument les frais (puis
s'occupent de la location d'espaces),
ou bien le gouvernement fédéral
accorde des déductions
fiscales à la
première
entreprise qui installe un pylône
surdimensionné dans
chaque région. »
(Radioamateur)
« Les
municipalités
peuvent se lancer dans les activités
d'érection
de pylônes.
Si les pylônes
doivent être
installés
sur leur territoire, elles pourraient
en être
entièrement
responsables et, en plus, en
tirer des profits. Il y aurait
au bout du compte moins de bâtis,
les préoccupations
des citoyens seraient abordées
longtemps d'avance, et le public
tirerait parti de la vive concurrence
créée
par chaque emplacement qu'il
possède. »
(Radioamateur)
Les radioamateurs ont fait valoir que, bien que la colocation et le partage des pylônes puissent être efficaces pour les pylônes commerciaux, ils ne le sont habituellement pas pour les radioamateurs. Comme il s'agit d'un passe-temps, la plupart des radioamateurs érigent une antenne sur leur propriété.
« En
ce qui concerne la radioamateur,
le partage des pylônes
n'est pas vraiment une option
viable, à moins
que les amateurs ne possèdent
des terrains adjacents. »
(Radioamateur)
« En
ce qui concerne l'intervention
en matière
de services collectifs et de
réactions
en cas de catastrophe, le fait
d'avoir plusieurs radioamateurs
sur des stations/pylônes
distincts est une bonne chose.
Si 90 % d'entre elles sont mises
hors service par un sinistre,
il en reste assez pour poursuivre
la communication tandis que
d'autres modes comme le téléphone,
la téléphonie
cellulaire et les radios d'intérêt
public seront (probablement)
hors service ou (certainement)
débordés. »
(Radioamateur)
Les participants ont reconnu qu'il peut y avoir plusieurs interprétations de « colocation », et ils aimeraient que ce terme soit défini plus clairement.
« Il
semble y avoir plusieurs interprétations
du terme "colocation" .
La colocation pourrait signifier
le partage de plusieurs forêts
d'antennes sur un pylône
commun OU la présence
de plusieurs émetteurs
de radiodiffusion partageant
la même
antenne. Le même
concept fonctionnerait également
pour d'autres services, OU cela
pourrait signifier le regroupement
d'une ensemble de pylônes
situés
sur un seul site, c'est-à-dire
cinq pylônes
distincts qui partagent le même
sommet, l'alimentation en courant
alternatif, l'accès
routier, etc. »
(Radioamateur)
6. Y a-t-il une preuve que la valeur des propriétés est touchée par l'installation de pylônes d'antennes?
L'opinion des participants était partagée sur la question de la valeur des propriétés.
« Il
est évident
qu'un beau paysage procure beaucoup
d'agrément,
et les terrains et édifices
qui offrent un point de vue
coûtent
plus cher. Il va de soi que
les lots avec un paysage valent
beaucoup plus cher que des lots
similaires sans point de vue.
Il y a perte de certains avantages
et diminution de la valeur des
propriétés
lorsque des constructions inappropriées
viennent obstruer le panorama.
L'important n'est pas la perte
de valeur, mais sa sauvegarde
ou sa protection, ou l'indemnisation
des propriétaires
en cas de perte d'un point de
vue. Le plus grand problème
est l'enlaidissement d'une localité en
raison d'un manque d'égard
flagrant pour les valeurs liées
au paysage comme le fait de
pouvoir jouir d'un point de
vue sur l'horizon, par exemple.
Il est intéressant
de souligner que la tour Eiffel,
initialement perçue
comme une abomination pour la
ville de Paris aux allures si
classiques, est aujourd'hui
considérée
comme l'emblème
de cette ville. Toutefois, nos
forêts
de poteaux électriques
et téléphoniques
n'ont jamais été et
ne seront jamais considérées
comme des éléments
esthétiques.
Visiblement, une discussion
publique s'impose sur le rôle,
l'emplacement, le coût
et la nature des pylônes
de communication. »
(Groupe
communautaire local)
« Je
crois que la question va au-delà de
l'impression que l'érection
d'un pylône
réduira
la valeur des propriétés.
Il existe des pylônes
pour l'électricité et
d'immenses réservoirs
surélevés
pour l'eau et ils semblent bien
acceptés
(mais avons-nous vraiment
le choix?). Les avantages des
pylônes
d'antennes doivent peut-être
soulignés,
car les gens semblent s'attarder
davantage au pylône
qu'à son
utilité.
De plus, tous les risques connexes
pour la santé doivent être
examinés. »
(Grand
public)
« Selon
mon expérience,
toute pollution visuelle affecte
négativement
la valeur de revente. Cela n'est
peut-être
pas si vrai dans une zone urbaine,
où les
condos, les lignes de transport
d'électricité,
les stations cellulaires, etc.
font partie du paysage quotidien.
J'ai présentement
un voisin mordu de radio amateur.
Il a érigé un
pylône
de 90 pieds.
Pour la première
fois, mes autres voisins et
moi expérimentons
des problèmes
de brouillage des RF,
soit la coupure complète
des signaux de téléphones
cellulaires et de plusieurs
signaux de télévision
par ondes hertziennes. Nous
vivons dans une région
où nous
n'avons pas accès
au câble,
et nous dépendons
de l'antenne et, depuis peu,
des signaux Internet à large
bande, pour capter les signaux
de télévision.
Cet élément
gênant
peut diminuer l'envie de vivre
ici, au même
titre que les fêtes
bruyantes et les terrains jonchés
de détritus. »
(Grand
public)
En général, les radioamateurs qui ont participé au groupe de discussion en ligne ne pensent pas que les pylônes amateurs occasionneraient une diminution considérable de la valeur des propriétés, comparativement à d'autres éléments de pollution visuelle.
« Les
pylônes
de radioamateurs n'ont pas de
fins commerciales et permettent
de pratiquer un passe-temps agréable
et de communiquer en cas de
sinistre. Le pylône
est généralement
démonté lorsque
son propriétaire
déménage.
La plupart des pylônes
ne dépassent
pas 50 pieds
de hauteur; ils sont donc moins
hauts que bien des arbres. Un
terrain et une maison sales
et mal entretenus dans la même
rue, la présence
d'épaves
d'automobiles et de camions
(à différents
stades de réparation)
stationnées
dans la rue et sur la pelouse
ou les facteurs financiers auxquels
les propriétaires
ne peuvent rien réduisent
davantage la valeur des propriétés. »
(Radioamateur)
« Les
structures de soutien des radioamateurs
sont de taille réduite
et temporaires. Lorsqu'un radioamateur
déménage,
le pylône
est enlevé.
En raison de leur petite taille,
ils peuvent souvent être
dissimulés
par les arbres environnants.
Des entrepreneurs ont construit
et vendu des résidences à proximité de
telles installations, et bien
qu'un certain nombre de facteurs
puissent contribuer à réduire
la valeur subjective d'une propriété,
rien ne permet vraiment de croire
que les installations de communication
de radioamateur le font. De
plus, les données
fournies par des évaluateurs
et des spécialistes
immobiliers ne révèlent
aucun déclin
de la valeur foncière
ou fiscale de la propriété uniquement
en raison de la présence
d'installations de communication
de radioamateur dans le secteur.
Dans certains cas, cela fait
même
augmenter la valeur des propriétés,
car la proximité des
radioamateurs accroît
les ressources en situation
d'urgence/de sinistre, ainsi
que la rapidité d'intervention,
le cas échéant. »
(Radioamateur)
« On
pourrait débattre
toute la journée
de la valeur des propriétés
et de ce qui cause son déclin.
Il existe des tas de raisons,
depuis un taux de criminalité élevé,
certains groupes de la population,
un employeur important qui quitte
la région,
le mauvais temps, la diminution
de la qualité de
l'eau potable, les feux de forêts
qui détruisent
le paysage, et ainsi de suite. »
(Radioamateur)
Plusieurs membres du grand public croient qu'une évaluation de la valeur des propriétés devrait faire partie du processus de révision, et qu'il devrait être possible d'indemniser les propriétaires si l'évaluation révèle une diminution de la valeur de la propriété.
« Il
faudrait procéder à un
examen indépendant
afin d'évaluer
l'incidence des installations
de téléphonie
cellulaire sur la valeur des
propriétés
privées
concernées.
Les propriétaires
touchés
par une diminution de la valeur
de leur propriété devraient être
indemnisés
par les entreprises de téléphonie
cellulaire. Il est ridicule
de ne pas reconnaître
que, dans certains cas, la présence
de pylônes à proximité d'une
propriété résidentielle
peut en réduire
considérablement
la valeur. L'évaluation
de l'incidence financière
de telles installations sur
les propriétaires
résidentiels
devrait faire partie du processus
d'examen requis. Un ombudsman
ayant l'autorité de
représenter
les droits des citoyens dans
ce type d'affaires et d'ordonner
une indemnisation sensibiliserait
les entreprises de téléphonie
cellulaire sur l'incidence financière
entre autres, de leurs choix
d'emplacements. »
(Grand
public)